Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663

           

Plongée sous-marine et vie chrétienne par un séminariste - Bulletin d'information SME-Info Vol. 41 n. 2, avril 2014

Mot du Supérieur général sur la cause de canonisation de François de Laval, saint François de Laval : une canonisation équipollente par chanoine Jacques Lemieux, la plongée sous-marine et la vie chrétienne par Léandre zefack, dates à retenir, etc. Version PDF



MOT DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL

Une nouvelle attendue depuis très longtemps…

La nouvelle attendue depuis si longtemps a été enfin annoncée par le Bureau de presse du Saint-Siège le matin du 3 avril dernier. Le Pape François, sur la recommandation de la Congrégation pour la cause des saints, venait de signer le décret de canonisation de François de Laval en même temps que celui de Marie de l’Incarnation et de José de Anchieta, tous les trois ayant été béatifiés en même temps (1990) par le Pape Jean-Paul II.

Cette canonisation est le couronnement d’un long travail amorcé en 1880. C’est Mgr Elzéar Alexandre Taschereau, archevêque de Québec (créé Cardinal en 1886) qui a initié les démarches en créant un tribunal ecclésiastique diocésain chargé d’étudier la vie, les vertus de Mgr de Laval et les miracles attribués à son intercession. Ce tribunal siégea durant plus de trois ans et les conclusions de son travail furent acheminées à Rome. Dix ans plus tard, le Pape Léon III, après étude du dossier, signe le décret d’introduction de la cause de François de Laval, et à partir de ce moment, notre fondateur reçoit le titre de Vénérable.

Puis, le 28 février 1960, le Pape Jean XXIII signe un nouveau décret reconnaissant l’héroïcité des vertus du premier évêque de la Nouvelle France.

En 1980, le Pape Jean-Paul II béatifie François de Laval qui peut désormais faire l’objet d’un culte plus généralisé. Canonisé aujourd’hui par le Pape François, il est proposé comme modèle de vie évangélique et de pasteur à l’Église universelle.

La canonisation de notre fondateur est donc l’aboutissement d’un long processus auquel ont participé plusieurs personnes à qui j’aimerais rendre un hommage reconnaissant. Je pense aux évêques de notre diocèse, à ses biographes, aux postulateurs et vice-postulateurs de la cause, aux différents responsables du Centre d’animation François de Laval qui ont travaillé à faire connaître et aimer le premier évêque de ce pays. Parmi ces personnes, j’aimerais nommer de façon spéciale feu Mgr Georges Edouard Demers qui a consacré une bonne partie de sa vie à la cause de François de Laval. Plus près de nous, j’aimerais souligner le travail soutenu du Père Roger Laberge, r.s.v., le postulateur actuel, et de notre confrère le chanoine Jacques Lemieux, vice-postulateur, tous deux en fonction depuis plus de 30 ans.

Merci au Pape François et à tous ceux qui ont préparé le terrain pour que la canonisation de notre fondateur puisse voir le jour. L’Église nous le propose comme modèle à imiter. Puisse-t-il inspirer chacune de nos vies par la vigueur de sa foi, son esprit missionnaire et son audace de visionnaire!


Jacques Roberge, ptre


NOMINATION

Un proche du Séminaire de Québec, monsieur Jérôme Frenette, déjà bien engagé auprès des évêques comme assistant-cérémoniaire vient d'être nommé par Mgr l’Archevêque, cérémoniaire officiel et responsable des cérémoniaires pour les célébrations liturgiques à la Basilique-Cathédrale et à l'extérieur.

DATES À RETENIR

-30 avril 2014 : Assemblée du Clergé
- 6 mai 2014 : Fête liturgique du fondateur du Séminaire, saint François de Laval, et hommages aux jubilaires : Mgr Laurent Noël (70 ans de prêtrise), monsieur le chanoine Marc Bouchard (60 ans de prêtrise) messieurs les abbés Michel Stein, Gilles Noreau, Laurent Côté (50 ans de prêtrise) et Mgr Denis Grondin (25 ans de prêtrise).
- 18 mai 2014 : Célébration pour la canonisation de François de Laval et Marie de l’Incarnation (endroit à déterminer).
- 12 juin 2014 : Ouverture officielle du Petit Cap.

ACTIVITÉS PASTORALES

MAISON FRANÇOIS-DE-LAVAL À PETIT CAP

- 9 au 11 mai 2014 : Famille Marie-Jeunesse « Retraite jeunes adultes 15 à 30 ans»;
- 30 mai au 1er juin 2014 : Rencontre du groupe « Vivre et Aimer »;
- 5 juin 2014 : Rencontre Association de policiers;
- 6 au 8 juin 2014 : Rencontre de pastorale avec l’abbé Claude Jobin;
- 25 juin au 16 août 2014 : Camps diocésains;
- 17 au 24 août 2014: Rencontre des Sœurs Dominicaines adoratrices;
- 26 au 31 août 2014 : Session début d’année des séminaristes de 1re étape.

CHÂTEAU BELLEVUE À PETIT CAP

4 au 7 août 2014 : Retraite pour les prêtres avec sœur Gilberte Baril, prieure générale des Dominicaines Missionnaires Adoratrices.

SAVIEZ-VOUS …
- … qui a fondé le Collège de La Flèche où a étudié saint François de Laval et ce qu’il est devenu maintenant ?

Réponse Œ 1 à la fin du Bulletin.

- … où saint François de Laval a mis pied à terre pour la première fois en Amérique?

Réponse 2 à la fin du Bulletin.

CANONISATION ÉQUIPOLLENTE DE FRANÇOIS DE LAVAL
PAR LE VICE-POSTULATEUR,
MONSIEUR LE CHANOINE JACQUES LEMIEUX

Monsieur le chanoine Jacques Lemieux, vice-postulateur de la cause de François de Laval nous explique dans cet article la procédure choisie par le Pape François pour reconnaître notre fondateur, François de Laval comme saint.

C’est d’une manière magnifique que le pape François vient de répondre aux souhaits et aux vœux de tous ceux qui ont cru à la sainteté de François de Laval en proclamant sa canonisation le 3 avril dernier. Il convient de lui exprimer notre plus profonde gratitude.

Si les canonisations font habituellement suite à des procédures longues, précises et rigoureuses, il est possible qu’une autre forme de canonisation soit utilisée pour proclamer la sainteté d’une personne qui a déjà été béatifiée : c’est la canonisation « équipollente », un mode exceptionnel de canonisation « produisant le même effet que la procédure plus connue » (Can. 2000 de 1917).

La pratique de la canonisation équipollente (ce qui signifie canonisation équivalente) n’a pas été très fréquemment utilisée dans l’Église. Elle est pourtant présente depuis très longtemps. On souligne ainsi le pouvoir du pape de proclamer par sa seule autorité la canonisation d’un bienheureux et d’étendre à l’Église universelle, le culte liturgique qui lui est rendu par la récitation de l’office divin et par la célébration de la messe.

Les procédures habituelles de canonisation n’ont donc pas lieu en ce moment. Il faut cependant que certaines conditions soient réunies. C’est le pape Benoit XIV, dont le pontificat s’étend de 1740 à 1758, qui a fixé les conditions de ce mode de canonisation. Trois éléments sont requis : la pratique ancienne du culte ; l’attestation constante et commune d’historiens dignes de foi sur les vertus du serviteur de Dieu ; la reconnaissance ininterrompue de faveurs obtenues. Si le Saint-Père reconnaît que ces conditions ont été satisfaites, il peut procéder à la proclamation de la sainteté d’un bienheureux « sans aucune autre sentence officielle définitive, sans avoir postulé aucun procès juridique, sans avoir accompli les cérémonies officielles ». Avant de procéder à une canonisation équipollente, le pape reçoit, pour chaque cas qui lui est soumis, un dossier spécial qu’il présente aux cardinaux.
Ce dossier rappelle l’état de la cause du bienheureux, mentionne les suppliques qui sont adressées au souverain pontife en faveur de cette canonisation et souligne les avantages pastoraux qu’elle peut apporter. C’est alors un décret du pape qui vient clore cette procédure.

Au 18e siècle, Benoit XIV énumère douze cas de saints canonisés de cette façon. Entre autres, on trouve les noms de saint Romuald (1595), de saint Norbert (1621), de saint Bruno (1623) de saint Jean de Matha et de saint Félix de Valois (1694).

À une époque plus récente, ont été canonisés de cette façon les saints Pierre Damien (1828), Cyrille et Méthode (1880), Augustin de Cantorbéry (1882), Jean Damascène (1890), Bède le Vénérable (1899), Albert le Grand (1931), Marguerite de Hongrie (1943) et Jean d’Avila (1970).

Le pape Benoît XVI, le 10 mai 2012, a canonisé ainsi Hildegarde de Bingen, une mystique allemande qui a vécu de 1098 à 1179. C’est le pape François qui, le 9 octobre 2013, a signé le décret de canonisation équipollente d’Angèle de Foligno, une religieuse italienne née en 1248 et décédée en 1309.

La dernière canonisation équipollente a été celle de Pierre Favre (1506 1546), un prêtre jésuite savoyard, compagnon de saint Ignace de Loyola, par le pape François, le 17 décembre 2013.

On peut facilement découvrir des similitudes entre ces trois dernières canonisations tout particulièrement. Il s’agit toutes les fois de causes très anciennes. Des populations entières ont aussi gardé le souvenir des personnes canonisées et leur ont voué un culte qui s’est toujours maintenu au cours des siècles.
C’est sans doute pour des raisons du même ordre que la Pape François a voulu tout récemment ordonner l’inscription au catalogue des saints de François de Laval, de Marie de l’Incarnation et de José de Anchieta.

Il est légitime de penser aussi que cette liste n’est pas fermée.

Chanoine Jacques Lemieux, ptre


EN PROFONDEUR : LA PLONGÉE SOUS-MARINE
ET LA VIE CHRÉTIENNE

Léandre Zefack a 30 ans. . Il est français d'origine camerounaise. Ingénieur en Génie des Matériaux, il est venu travailler au Québec en 2011 et il a vécu un appel à devenir prêtre qui l'a amené au Grand Séminaire de Québec en septembre2013. Il est en deuxième année de Grand Séminaire. Il pratique depuis plusieurs années la plongée sous-marine qui lui a inspiré l’article qui suit.

Pour partir à la rencontre des personnes vers qui nous sommes envoyés comme chrétiens, nous avons besoin d’aller au cœur de notre propre misère, nous avons besoin d’aller en profondeur, de descen-dre dans notre pauvreté. Quoi de mieux que la plongée sous-marine pour illustrer cela!

Les amateurs de plongée sous-marine comprendraient mieux que quiconque ce que nous essayons d’illustrer ici. En effet, lorsque les plongeurs amorcent leur descente au cours d’une immersion, ils le font à une vitesse constante et modérée afin d’éviter des barotraumatismes. Ainsi, au fur et à mesure de la descende, ils équilibrent leurs oreilles par la « manœuvre de Valsalva» pour éviter des douleurs aux tympans ou leur rupture.

C’est le même principe pour un chrétien qui se lance dans la descente au cœur de sa pauvreté. Le chrétien qui se lance dans un tel exercice, le fait en fonction de lui-même, c’est-à-dire en tenant compte de ses limites, de son histoire, de ses capacités, etc. Il doit de ce fait tenir compte de ses faiblesses, les reconnaître une à une, en prendre conscience, les accueillir puisqu’elles font partie de sa personne. Ce n’est qu’en le faisant qu’il pourra « se présenter tel qu’il est et en vérité » devant le Christ. S’il ne le fait pas et choisit de se précipiter comme un plongeur qui veut atteindre le fond à l’instar d’une fusée lors de son immersion, il court un grand danger : « l’orgueil spirituel ».

Le plongeur une fois rendu à la profondeur fixée dans sa planification équilibre son gilet stabilisateur afin de maintenir une stabilité adéquate durant toute l’immersion et l’exploration. Il ajustera ainsi son gilet stabilisateur en fonction de la « courbe de plongée ». C’est encore le même principe pour le chrétien qui plonge au cœur de ses misères. Il doit, en accueillant sa pauvreté, se laisser aimer et rejoindre par le Christ. Il doit oser lui faire confiance au point que se déploie à travers ses faiblesses la force de l’Esprit-Saint comme chez Saint Paul. S’il ne se laisse pas entrainer dans cette profondeur, s’il ne se dépossède pas de tout pour se laisser remplir par l’Esprit du Seigneur qui comble tout vide et tout manque, il se fera plutôt entrainer en surface comme nous l’avons illustré précédemment avec le plongeur. Il demeurera un être superficiel, plaisant certes aux yeux du monde, mais avec une intériorité perdue dans le néant.

C’est exactement ce que la Pape François appelle le « fonction-nalisme » chez les prêtres qui ne vivent pas une intimité profonde avec le Christ. Ils sont rendus des fonctionnaires qui ne vivent pas d’intériorité, mais qui se complaisent dans l’activisme sans fin. Pour ne pas quitter le « fond » à cause d’une mauvaise régulation de son équilibre, à cause de la stabilité de sa vie spirituelle, le chrétien doit se donner des moyens parmi lesquels la primauté est réservée à la prière.
La remontée rapide du plongeur en surface n’est pas le seul fait d’un mauvais équilibrage de son gilet stabilisateur. Elle peut aussi être due à un manque d’air, à une mauvaise gestion de son air.

De la même façon, le chrétien qui au cœur de sa misère n’a plus la force de l’Esprit-Saint que procure la prière ou l’intimité avec le Christ, finit par se lasser durant des périodes de sècheresse et redevient superficiel, remonte en surface, demeure dans le « paraître ». Les chrétiens qui perdent la foi sont ceux qui ont arrêté de prier, et il y a beaucoup de personnes dans le monde, dans nos sociétés actuelles qui ont perdu la foi parce qu’elles ont arrêté de prier. Nous devons entretenir notre foi, non par des œuvres uniquement, mais surtout et en premier lieu par la prière.

Comme chrétiens, nous avons besoin de plonger au cœur de notre pauvreté pour découvrir la miséricorde de Dieu, pour découvrir son amour, pour découvrir ses merveilles. C’est ce que fait le plongeur qui découvre au fond de l’eau la splendeur de Dieu à travers les merveilles de sa création, à travers la paix que procure l’extase devant les myriades d’espèces aquatiques qui jalonnent les fonds marins.

Léandre Zefack



« Comme chrétiens, nous avons besoin de plonger au cœur de notre pauvreté pour découvrir la miséricorde de Dieu …. »
« Pour celui qui n’arrête pas son regard à l’homme ou au héros, le saint devient parole de Dieu. C’est un succès de Dieu. Dieu a réussi, avec la glaise dont nous sommes faits, à façonner un être dans lequel la grâce a surélevé la force de la nature. »
Père Xavier Léon-Dufour S.J. (1912-2007)


RÉPONSES AU SAVIEZ-VOUS… ?

Œ1) Le Collège de La Flèche où a étudié saint François de Laval de 1631 à 1641 a été créé par Henri IV en 1603 « pour instruire la jeunesse et la rendre amoureuse des sciences, de l’honneur et de la vertu, pour être capable de servir au public… » Il fut confié aux Jésuites en 1604. « On commença d’y faire leçons en la grammaire, la rhétorique, les langues latine, grecque, hébraïque, la philosophie, les mathématiques, la théologie… ». Grâce à la munificence du roi Henri IV, l’établissement se développa et prit le nom de Collège Henri-le-Grand jusqu’en 1762. Un des premiers élèves, René Descartes, qui séjourna à La Flèche de 1607 à 1615, a retracé notamment dans la première partie du Discours de la méthode l’histoire de l’enseignement qu’il y reçut. Il est rouvert en 1808 par Napoléon. Depuis lors, il est connu sous des noms divers, École royale militaire, Collège royal militaire, Collège national militaire et depuis 1870 « Prytanée national militaire » qui désigne maintenant le Collège militaire de La Flèche.


2) C'est à Percé, le 16 mai 1659, que le fondateur de l'Église catholique en Amérique, saint François de Laval, foule pour la première fois le sol de l'Amérique. Le navire avait quitté La Rochelle le jour de Pâques, 13 avril 1659. Le premier évêque de Québec, alors vicaire apostolique, profitera de son passage à Percé pour célébrer sa première messe en Nouvelle-France et confirmer 140 personnes, Français et Autochtones dont 55 Micmacs. Percé est donc le premier endroit en Nouvelle France où un évêque fait un geste religieux. Les missionnaires jésuites en Acadie, les pères Richard, Lyonne et Frémin, informés de l'arrivée imminente de l'évêque, avaient réuni à Percé autant de néophytes que possible. C'était la première fois que les autochtones voyaient un évêque et c'était la première fois que François de Laval voyait de vrais Autochtones qu’on appelait alors « les sauvages ». Le séjour à Percé se termina le 19 mai et l'on repartit en direction de Québec où on arriva le 16 juin .



Photo Léandre Zefack
Photo Léandre Zefack



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Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction


SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XLI – No 2, avril 2014

Vendredi 25 Avril 2014
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