Séminaire de Québec
Société de prêtres diocésains fondée en 1663 par le Bienheureux François de Laval, premier évêque de Québec




SEIGNEURIE DE BEAUPRÉ

Séminaire de Québec


À cause d’un officier anglais qui écrivait que le Roi Louis XIV avait donné la Sei­gneurie de Beaupré à Mgr de Laval, on a, involontairement parfois, propagé à tort cette informa­tion. La réalité est bien autre. Mgr François de Laval a acquis la Seigneurie de Beaupré avec ses propres deniers.

De qui Mgr de Laval a-t-il acheté la Seigneurie de Beaupré ?

La Seigneurie de Beaupré fut concédée à la Compagnie de la Nouvelle-France [1] à Paris le 15 janvier 1636. Cliquez ici pour lire une transcription de l'acte de concession. Celle-ci comprenait le territoire de la Côte-de-Beaupré et l'Ile d'Orléans. C’est avec les actionnai­res de la Compagnie de la Nouvelle-France, connue par la suite sous le nom de Beaupré, que Mgr de Laval eut à transiger lorsqu’il décida, en 1662, d’acquérir la Seigneurie de Beaupré ainsi que l’Île d’Orléans, dans le but de doter la Société des prêtres du "Séminaire des Missions Étrangères" (SME) qu'il fonda le 26 mars 1663. Il voulait, en effet, que cette communauté de prêtres, qui se nomme maintenant le "Séminaire de Québec", ait les ressources nécessaires pour ses oeuvres, principalement la formation des futurs prêtres.

Pour ce faire, il se mit à l'oeuvre et acheta les parts des associés Antoine Cheffault, Jacques Duhamel, Jean Rozée, la veuve de Georges Berruyer, Charles Aubert de la Chesnaye et Julien Fortin dit Bellefontaine. Julien Fortin fut le premier à vendre sa part le 11 février 1662, suivi des autres au cours des années postérieures. En 1668, Mgr de Laval avait acquis toutes les parts.

De son vivant, en 1680, Mgr de Laval légua à la Société des prêtres du Séminaire de Québec pour leur oeuvre d'évangélisation et d'éducation la Seigneurie de Beaupré, celle de l'Île Jésus (la Ville de Laval) qu'il avait acquise en cédant l'Île d'Orléans et la petite seigneurie de la Petite Nation (Montebello) qui fut vendue par les prêtres du Séminaire au père de Louis-Joseph Papineau qui la développa.

Si nous revenons à la Seigneurie de Beaupré, nous constatons qu'elle existe encore aujourd'hui, mais qu'elle ne couvre plus les fermes et les villages de la Côte-de-Beaupré. Elle est constituée uniquement de forêts et de lacs qu'on appelle communément les "terres du Séminaire". D’une superficie de près de 1600 km2, ce vaste territoire s’étend de la route 175, dans la région de Stoneham, jusqu’à la rivière du Gouffre à Saint-Urbain.

Pendant de nombreuses années, la plus grande des propriétés du SME incluait de nombreuses fermes qui avaient comme tâche d’approvisionner le Séminaire (où résidaient jusqu'à 900 étudiants, prêtres et employés) en farine, en produits laitiers, en viande d’élevage, en fruits et légumes, en bois de chauffage et en charbon. Au début du 20e siècle avant l'introduction du charbon, il fallait mille cordes de bois pour chauffer les édifices du SME et encore, on ne chauffait pas les corridors.

Dans les années 1970, les prêtres du Séminaire se départirent des fermes une à une. La Grande Ferme à St-Joachim devient à ce moment-là un centre d'interprétation et la Petite Ferme au pied du Cap Tourmente fut transformée en réserve faunique en raison de la présence des oies sauvages qui, le printemps et l'automne, en font un de leurs arrêts préférés dans leur migration saisonnière.

Ainsi disparaissait le Service des fermes. Il ne reste aujourd'hui que le Service forestier qui assure, tel que voulu par le fondateur de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, le bienheureux François de Laval, un revenu de subsistance tiré de la forêt et des lacs pour les oeuvres et les services que celle-ci maintient pour le diocèse de Québec dont elle est fait partie intégrante sous l'autorité de l'Archevêque de Québec. En 2005, le Séminaire de Québec a permie au consortium Boralex et Gaz Métro de faire des études pour le développement de l'énergie éolienne sur ce territoire. (Voir le communiqué de presse). Et en 2011, le 2 juin, la première pelletée de terre était levée pour le développement des Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré créés par le consortium Boralex/Gaz Métro-Valener.


[1] Note: La Compagnie de la Nouvelle-France ou Compagnie des Cent-Associés est fondée le 29 avril 1627 (approbation royale le 6 mai 1628) par le cardinal Richelieu, grand ministre de Louis XIII, pour établir l'Empire français en Amérique du Nord. Le territoire qui lui est octroyé comprend la NOUVELLE-FRANCE, de la Floride à l'Arctique et de l'Atlantique à l'Ouest inconnu, ainsi que d'importants privilèges de traite. En 1628, les Anglais capturent la flotte de la compagnie et, en 1629, la flotte et la colonie. Cette dernière est rendue à la France en mars 1632, mais la compagnie ne s'en remet jamais. En 1645, elle est forcée de sous-louer à la COMMUNAUTÉ DES HABITANTS ses droits et obligations, lesquels lui sont retirés le 24 février 1663. La Nouvelle-France devient alors une colonie royale.

tiré de L'Encyclopédie canadienne de la fondation HISTORICA


On peut rejoindre le Service forestier du Séminaire de Québec en s'adressant au Régisseur des forêts, Monsieur Jacques L. Laliberté, au numéro de téléphone 418-692-3981 ou par courriel en cliquant ici

  • Dernière mise à jour 21 juin 2011




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