BULLETIN D'INFORMATION DE LA SOCIÉTÉ DES PRÊTRES DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC

Sceau du SME représentant la Sainte Famille
SME-Info Volume 30 numéro 4 décembre 2003



Mot du Supérieur général

Ce numéro du SME-Info ne pouvait man­quer de souligner l’entrée de notre archevê­que, Mgr Marc Ouellet, au Collège des car­dinaux. Il nous a donné l’occasion de le re­cevoir et de lui offrir nos hommages le 23 novembre dernier. Encore une fois, nous l’assurons de toute la collaboration possible du Séminaire dans la réalisation de son ministère au service de l’Église de Québec.

Pour compléter ce numéro, vous trouverez quelques notes qui rappellent l’histoire du SME et qui nous donnent le goût de conti­nuer à l’école de tant de devanciers qui n’ont pas eu peur d’oser et d’avancer, comme nous y invite la phrase de Jean-Paul II que le cardinal Ouellet a choisie pour l’ image souvenir de son cardinalat : « Ouvrez toutes grandes les portes au Christ. »

Joyeux Noël et Bonne Année !

Hermann Giguère, ptre





NOMINATION

- Monseigneur l’Archevêque a nommé Monsieur l’abbé Réal Grenier, supérieur du Grand Séminaire, administrateur à temps partiel de la paroisse Notre-Dame de Saint-Roch dans la Basse-Ville de Québec. Notre confrère accepte à pied levé une tâ­che nouvelle dans des circonstances parti­culières dues à la démission du nouveau curé. Nous lui souhaitons tout le succès possible dans cette nouvelle mission.






DATES À RETENIR

- 12 décembre2003 : fin de la session d’automne à Université

- 17 décembre 2003 : séance du Conseil du SME

- 23 décembre : échange de vœux avec les employées et employés du Séminaire

- 28 décembre : fête de la Sainte Famille, patronne principale du Séminaire de Qué­bec

- 6 janvier 2004 : sessions diverses pour les sémi­naristes

- 12 janvier 2004 : début des cours du se­cond trimestre à l’Université

- 21 janvier 2004 : à 16h30, concélébration eucharistique pour la « Saint-François-de-Sales », patron secondaire du SME, prési­dée par Mgr Eugène Tremblay, évêque auxiliaire à Québec, et banquet auquel se­ront invités les prêtres de la région pasto­rale Laurentides/Québec-Centre



ACTIVITÉS PASTORALES

Maison François-de-Laval à Petit-Cap

- 9-11 janvier : rencontre d’un groupe des JMJ sous la responsabilité de M. l’abbé Yves Guérette.





À RÉSERVER À VOTRE AGENDA

24 mars 2004, pour la célébration de l’anniversaire de l’Acte de fondation du Séminaire (26 mars 1663), sous la prési­dence de Monsieur le cardinal Ouellet, ar­chevêque de Québec.






RÉCEPTION EN L'HONNEUR DU CARDINAL OUELLET PAR LE SÉMINAIRE DE QUÉBEC

Le 23 novembre 2003, à la Salle des prêtres du 3e étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand (Résidence des prêtres), le Séminaire a reçu la visite du Cardinal Ouellet dans le cadre d’une rencontre familiale et fraternelle et d’un repas où prêtres et séminaristes lui ont offert leurs hommages à l’occasion de son entrée au Sacré Collège des cardinaux le 21 octobre 2003.

Extraits de l’allocution du Supérieur général

Comme j’avais le bonheur et la joie de vous accompagner de près en ces moments uni­ques, j’y ai vécu une intensité spirituelle qui dépassait ce que les reportages des médias pouvaient laisser transparaître. Vous per­mettez que je témoigne ici, puisque nous sommes un peu en famille et assez loin du faste protocolaire que nous avons vécu, de ces instants d’un point de vue plus person­nel.

De vous voir, Monsieur le cardinal, re­cueilli sur la tombe de saint Pierre, devant le corps de Jean XXIII et à l’autel du Saint-Sa­crement juste avant de recevoir la barrette cardinalice, me laissait entrevoir la profon­deur de l’engagement que ce titre repré­sentait pour vous. Les paroles qui accom­pagnent la remise de la barrette prenaient alors tout leur sens : « reçois cette pourpre en signe de la dignité et de l’office de Cardi­nal, elle signifie que tu es prêt à l’accomplir avec force, au point de donner ton sang pour l’accroissement de la foi chrétienne, pour la paix et l’harmonie au sein du Peuple de Dieu, pour la liberté et l’extension de la Sainte Église catholique et romaine ».

…Les ministères dans l’Église, les dignités aussi, ne sont pas la propriété de celui qui les exerce mais ils sont « pour les autres ». Le ministre ordonné ne peut jamais regarder ce qu’il reçoit comme un cadeau personnel, mais comme un don pour servir.




DE RETOUR DE ROME

Du 18 au 27 octobre, en compagnie de l'abbé Hermann Giguère, de Marie-Lou Ber­nier des Brebis de Jésus, de Jean-Bernard Rousseau, animateur de pastorale à l’Université Laval, de Jacques Ouellet et Monique Ouellet, frère et sœur du cardinal Marc Ouellet, j'ai eu le plaisir d'être délégué à Rome pour accompagner notre archevê­que dans les célébrations qui ont entouré son accession au cardinalat. Une occasion de revoir des lieux riches d'histoire et de beauté. Mais bien sûr, notre voyage avait un but autre que touristique.

Vous trouvez sur le site internet du diocèse de Québec des reportages quotidiens, agrémentés de photos, produits par les deux plus jeunes membres de notre groupe, Bernard Rousseau et Marie-Lou Bernier. Voici quelques aspects complé­mentaires que j'aimerais souligner.

Tout d'abord, j'ai pris une conscience plus profonde de l'universalité de notre Église. Pour entourer les nouveaux cardinaux, des personnes de tous les continents, toutes les langues, toutes les cultures ont convergé vers Rome, exprimant par leur seule pré­sence l'influence actuelle de la foi chré­tienne et la diversité de ses expressions. La variété des personnes qui sont venues pré­senter leurs hommages à notre archevêque nous a rappelé que ce dernier a des contacts avec des communautés de foi très di­versifiées.

Ensuite, je retiens le message discret contenu dans la décision du pape d'unir dans une même période de fête la béatifica­tion de mère Térésa et la création des car­dinaux : un rappel du primat de la charité dans notre Église ; un rappel que le titre de cardinal est plus une invitation à servir qu'un honneur. Les médias expriment souvent en termes de promotion, de plan de carrière, les étapes par lesquelles Mgr Ouellet vient de passer, mais lui-même a insisté fréquemment sur cet appel au service qui lui est adressé.

Enfin, je veux souligner l'importance d'avoir eu dans notre groupe une membre des Bre­bis de Jésus et un agent de pastorale dans la trentaine. Par la sincérité et la fraîcheur de leur foi, ces deux jeunes adultes nous ont redit qu'une nouvelle génération est prête à apporter son dynamisme à notre Église… si nous lui ouvrons les portes.

Jean Picher, vicaire épiscopal
de la région pastorale Portneuf/Lorette




SAVIEZ-VOUS QUE… ?

1- …dès la formation de la communauté des prêtres du Séminaire, la vie en commun a été au cœur du projet du bienheureux Fran­çois de Laval. Comme, en 1663, on n’avait pas encore de locaux pour la communauté, où s’est-elle installée ?
Réponse ? à la fin du Bulletin.

2- …à cause d’un officier anglais qui écrivait que le Roi Louis XIV avait donné la Sei­gneurie de Beaupré à Mgr de Laval, on a continué de propager à tort cette informa­tion. La réalité est bien autre. De qui Mgr de Laval a-t-il acheté la Seigneurie de Beaupré ?
Réponse  à la fin du Bulletin.

3- …le SME a eu des biens immobiliers im­portants en France jusqu’à la Révolution française. Pouvez-vous indiquer de quels biens il s’agissait et dans quelle région de la France ils se trouvaient ? Réponse ? à la fin du Bulletin. 4- …après la suppression du Collège des Jésuites par les Anglais lors de la Conquête, le Séminaire de Québec décida de prendre la re­lève et de se lancer dans l’enseignement des humanités, transformant le Petit Séminaire, qui était jusque-là une résidence vocationnelle en collège classi­que sur le modèle de celui des Jésuites. En quelle année fut prise cette décision et combien y avait-il d’élèves pensionnaires et externes ?
Réponse à la fin du Bulletin.






NOTES SUR LES ARMOIRIES DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC (SME)
On trouvera plus de détails ainsi que des liens internet sur les armoiries de la famille de Montmorency-Laval dans ce texte de l'abbé Georges Marceau, prêtre du Séminaire de Québec qui a procédé à une recherche minutieuse concernant les armoiries du Séminaire de Québec.
Cliquez ici

Voici la présentation usuelle des armoiries du bienheureux François de Laval, premier évêque de Québec, qui sont maintenant les armoiries du Séminaire de Québec. Celui-ci s’est vu recon­naître par le Héraut d’armes du Canada la pos­session à perpétuité de ces armoiries le 9 sep­tembre 1999.

Armoiries du Séminaire de Québec
Les armes de la famille Montmorency-Laval étaient ainsi : d'or, à la croix de gueules, chargée de cinq coquilles d'argent, canton­née de seize alérions d'azur.

Ces armoiries étaient souvent accompa­gnées de la mention Aplanos qui signifie « sans dévier ». Les quatre premiers alé­rions sont dus à une victoire de Bouchard 1er de Montmorency (980), remportée sur les Alle­mands. En 978, ce baron repoussa l'empe­reur d'Allemagne Othon II qui mar­chait sur Paris à la tête d'une armée de 60 000 hom­mes. On sait qu'au début du XIIIe siècle, le baron Mathieu II de Montmorency ajouta douze alérions (aigles sans pattes ni bec) aux quatre qui cantonnaient la croix des Montmorency, l'une des familles les plus illustres de la noblesse féodale.

La croix de couleur rouge aurait été tracée par Philippe Auguste avec le sang du baron Mathieu II qui avait été blessé au cours de la bataille. On trouve sur les pièces d’une armure donnée le 10 décembre 2002 à l’Université Laval par le duc Antoine de Lé­vis-Mirepoix, maître d’armes de la Maison de Montmorency-Laval, en plus de la men­tion Aplanos, la devise Dieu ayde au pre­mier baron chrétien.




BÉNÉDICTION DE LA CRYPTE DES PRÊTRES DU SME À LA CATHÉDRALE

Le 4 novembre dernier a eu lieu la bénédic­tion de la nouvelle crypte des prêtres du Séminaire à la Cathédrale par le Cardinal Ouellet en présence des prêtres du SME, de membres de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-Québec, du personnel du Centre d’animation François-de-Laval et de plusieurs invités, dont l’auteur de la porte de bronze qui orne cette crypte, madame Lu­cienne Cornet.

Cette œuvre d’art vous sera présentée dans un prochain numéro du SME-Info. C’est une photo de cette porte que le Cardinal Ouellet a choisie pour illustrer l’image sou­venir de son cardinalat. Le SME s’en trouve grandement honoré ainsi que l’artiste.

Voici, pour votre méditation, les citations qui ornent cette crypte. La première se trouve de chaque côté de la porte  et est tirée du psaume 31, verset 6 : In manus tuas, Do­mine, commendo spiritum meum. Redemisti nos, Domine Deus veritatis et rappelle une des dernières paroles du Christ. C’est ce verset que, chaque soir à « Complies », nous redisons ou chantons comme répons.

La seconde se trouve sur un des murs de la crypte et est tirée d’une des cinq lettres plus personnelles du bienheureux François de Laval à son ami Henri-Marie Boudon, ar­chidiacre d’Évreux. Elle est datée du 6 no­vembre 1677.

« Tout ce que la main de Dieu fait nous sert admirablement, quoi­que nous n'en voyions pas sitôt les ef­fets.  Pourvu que sa sainte volonté soit faite, il ne nous importe. Il me semble que c'est toute ma paix, mon bonheur en cette vie que de vouloir point d'au­tre pa­radis. C'est le royaume de Dieu qui est au-dedans de l'âme qui fait no­tre centre et notre tout. »




RÉPONSES AU SAVIEZ-VOUS QUE… ?



1- Les premiers ecclésiastiques logèrent avec les prêtres et l'évêque lui-même dans le presbytère de la cathédrale. On adjoignit à ce bâtiment, dès 1667, une grande mai­son en bois placée en forme de croix au chevet de l'église, maison qui hébergea dès lors les ecclésiastiques et leurs directeurs. Le 8 décembre 1677, on inaugura une nou­velle maison plus spacieuse.

2- La Seigneurie de Beaupré fut créée par la Compagnie de la Nouvelle-France à Paris le 15 janvier 1636. C’est avec les actionnai­res de cette compagnie, connue par la suite sous le nom de Beaupré, que Mgr de Laval eut à transiger lorsqu’il décida, en 1662, d’acquérir la Seigneurie de Beaupré ainsi que l’Île d’Orléans, dans le but de doter la Société des prêtres du Séminaire qu'il fonda le 26 mars 1663. Pour ce faire, il se mit à l'oeuvre et acheta les parts des associés Antoine Cheffault, Jacques Duhamel, Jean Rozée, la veuve de Georges Berruyer, Charles Aubert de la Chesnaye et Julien Fortin dit Bellefontaine. Julien Fortin fut le premier à vendre sa part le 11 février 1662, suivi des autres au cours des années postérieures. En 1668, Mgr de Laval avait acquis toutes les parts.

3- Il s’agit de l’abbaye de Méobec et de ses prieurés. L’abbaye en ruines, mais pourvue de nombreuses rentes, se trouvait dans le diocèse de Bourges, à mi-chemin entre Mé­zières et Argenton (département actuel de l’Indre) et avait été fondée en 632 par le roi Dagobert 1er.

4- Les premières classes commencèrent à l’automne 1765 avec vingt-huit élèves dont treize externes.




Visitez le site internet du Séminaire
www.seminairedequebec.org

Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général
Mise en page, présentation et diffussion : Michelle D. Barabé, secrétaire


le 17 décembre 2003

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Dernière mise à jour 17 décembre 2003

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