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  <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
  <description><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></description>
  <link>http://www.seminairedequebec.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2014-10-30T14:05:01+01:00</dc:date>
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   <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
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   <title>Homélie pour les funérailles (Jean 14, 1-6) : "La place préparée par Jésus" </title>
   <pubDate>Sat, 10 Aug 2013 16:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux funérailles de Carole Bourret-Giroux Église St-Joseph-de-Beauce 9 août 2013. Textes de l'Écriture: I Jean 6, 3-4.8-11et Jean 14, 1-6 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5760382-8587615.jpg?v=1376143969" alt="Homélie pour les funérailles (Jean 14, 1-6) : "La place préparée par Jésus" " title="Homélie pour les funérailles (Jean 14, 1-6) : "La place préparée par Jésus" " />
     </div>
     <div>
      Carole nous a donné le témoignage d’une fin de vie que nous admirons. Diminuée dans sa santé par une terrible maladie pendant presque un an et demi, grâce à Marc, Annie et Véronique et à ses amis, elle s’est ajustée à la situation avec un abandon remarquable et une sérénité constante même dans les moments plus difficiles. Jamais un mot de refus. Des moments d’émotion vécus lorsque les signes de la progression de la maladie l’empêchait de marcher, de tenir ses petits-enfants dans ses bras, mais toujours vécus dans la sérénité.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un amour enraciné dans celui de Dieu le Père</span>       <br />
              <br />
       Tout au cours de ce cheminement, il y a eu un fil conducteur. C’est celui de l’amour. Saint Paul dans un très beau texte de sa Lettre aux Corinthiens que l’abbé Denis Veilleux a mis en musique écrit: « L’amour prend patience…L’amour supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. »       <br />
              <br />
       Carole a vécu l’amour jusqu’au bout. Elle y a trouvé la force de supporter sa terrible maladie. Son époux et ses filles lui ont déversé des tonnes d’amour eux aussi. Leur demeure a été pendant tous ces mois remplie d’amour.        <br />
              <br />
       Ce faisant, ils s’abreuvaient tous, sans le savoir peut-être ou sans le dire, à la fontaine d’un amour plus grand encore celui de Dieu pour chacun et chacune d’entre nous comme le rappelle la lecture de saint Jean qui vient d’être faite.       <br />
              <br />
       Cet amour de Dieu est un amour de Père qui se penche sur nous et qui nous fait ses enfants, un amour qui nous fait entrer dans la même famille, dans la demeure où il nous attend tous et toutes un jour.        <br />
              <br />
       Pour le chrétien, le mystère de la vie éternelle, c’est le mystère d’une relation vivante avec Celui qui nous a donné la vie et qui nous attend comme un père et une mère attendent leurs enfants. Dieu notre Père  attend ses enfants auprès de Lui.       <br />
               <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une place pour chacun dans la demeure éternelle</span>       <br />
              <br />
       Carole a vu Dieu notre Père venir à elle pour toujours. Il lui avait préparé une place. Sa place est une demeure éternelle qui fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé.        <br />
              <br />
       En effet, le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité.        <br />
              <br />
       Carole a été baptisée, elle est devenue enfant de Dieu et Dieu l’a reconnue et l’a reçue. Il lui a donné la place préparée par Jésus pour elle.        <br />
              <br />
       Cette place préparée par  Jésus, elle s’est construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun. Le chemin de Carole vous est connu. Elle a développé une gentillesse et une affabilité remarquables dans son travail, une application et une régularité appréciées autour d’elle, la constance, la générosité et l’amour pour sa famille. Et quand sa maladie s’est déclarée, elle a manifesté une patience remarquable.        <br />
              <br />
       Au terme de son chemin personnel de vie, Carole, nous renvoie à nous-mêmes : Quel est mon chemin de vie? Comment est-ce que je le vis? Où me conduit-il? Vers quelle place me dirige-t-il dans la demeure éternelle que Dieu m’offre et où il m’attend?        <br />
              <br />
       Ce sont des questions que je vous laisse méditer au cours de notre célébration en écoutant dans votre cœur cette parole extraordinaire de Jésus qui terminait la lecture de l’évangile : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi  ».       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, la vie que nous attendons, la place qui nous est préparée sont déjà là. Dans l’Eucharistie nous avons déjà accès à la rencontre avec Jésus dans le partage du pain et du vin, signes du repas éternel où il nous attend pour l’éternité.        <br />
       Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix par la miséricorde de Dieu.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       9 août 2013</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5760382-8587615.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-funerailles-Jean-14-1-6-La-place-preparee-par-Jesus_a546.html</link>
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   <title>«  La maison de beaucoup de monde » - Homélie pour des funérailles (19 décembre 2009)</title>
   <pubDate>Sun, 20 Dec 2009 01:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux funérailles de madame Suzanne Laroche, épouse de monsieur Claude Laroche, ancien contremaître au Séminaire de Québec. Église St-Pierre-aux-Liens (Québec), le 19 décembre 2009 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec.Textes de l'Écriture: 1 Jean 3, 14.16-20 et Jn, 14, 1-6.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1774175-2410486.jpg?v=1289459876" alt="«  La maison de beaucoup de monde » - Homélie pour des funérailles (19 décembre 2009)" title="«  La maison de beaucoup de monde » - Homélie pour des funérailles (19 décembre 2009)" />
     </div>
     <div>
      Mgr de Laval, le fondateur du Séminaire de Québec, voulait que ses prêtres réunis dans cette communauté ne fassent qu’une seule famille. Cet esprit de famille s’est toujours continué et il s’étend au personnel et aux personnes employées au Séminaire.        <br />
              <br />
       C’est ainsi que chaque année, à Petit Cap au cours de l’automne il y a une fête qui réunit tous les employés pour une journée de fraternité et d’amitié. C’est au cours d’une de ces fêtes que j’ai connu madame Suzanne Laroche.        <br />
              <br />
       Je la revois encore, un peu timide, me présentant un de ses petits-fils qui l’accompagnait. Je sentais chez elle tout l’amour d’une grand-mère et d’une mère.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un amour sans limites</span>       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, je n’ai pas été surpris que l’on choisisse comme texte de la première lecture que vous venez d’entendre le beau texte de saint Jean qui nous dit qu’aimer c’est vivre et que refuser d’aimer, c’est mourir. Aimer d’un amour sans limites, voilà ce que notre sœur a vécu.        <br />
              <br />
       Cet amour sans limites elle l’a répandu autour d’elle, en particulier dans sa famille. Se dépenser pour les autres fut sa préoccupation de tous les instants. Elle fait partie de ces personnes pour qui vivre c’est aimer, c’est se donner. Elle l’a fait avec combien de charme, de patience et de dévouement.       <br />
              <br />
       N’est-ce pas, mes frères et sœurs, un chemin qui doit nous inspirer nous aussi dans notre vie? N’est-ce pas un message dont a besoin notre société, si dure et si égoïste parfois? Le souvenir de madame Laroche nous met les choses à la bonne place, je dirais. Oui! Comme le dit saint Jean :  « Mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité…et devant Dieu nous aurons le cœur en paix. »       <br />
              <br />
       Cet amour sans limites que nous sommes invités à vivre, Jésus l’a vécu le premier et c’est pour cela que sa vie et son message continuent d’être si actuels. On le connaît peu et mal parfois. On se laisse modeler par les médias qui n’en donnent que des approximations et pourtant quelle force et quelle beauté qui rejoignent ceux et celles qui, comme la défunte que nous accompagnons de nos prières, se laissent bien simplement modeler par l’amour qui est au-dessus de tout et qui ne mourra jamais.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une demeure éternelle</span>       <br />
              <br />
       Si nous passons maintenant au texte de l’évangile que j’ai lu il y a un instant, je dois dire que madame Suzanne Laroche a pu avoir un avant-goût, je pense, de la demeure éternelle qui nous attend. Elle avait déjà ici-bas une demeure qu’elle chérissait énormément. Cette demeure c’était  la nature tout entière. La nature des Monts Vallin, les couchers de soleil, les poissons qu’elle ne faisait pas que taquiner, mais qu’elle attendait avec une patience que son mari se plaît à vanter. Nous reconnaissons là ses origines indiennes. Elle aimait deux prières qu’à la fin de la messe on entendra : la première une prière indienne que lira son fils Yves entouré de ses autres fils Denis et Marc et la seconde une prière que madame Laroche récitait tous les jours et que lira Francine, sa belle-fille.       <br />
              <br />
       Cette nature si belle qu’elle aimait, c’est aux Monts Vallin, en particulier, qu’elle la goûtait. J’ai remarqué hier soir au salon funéraire que plusieurs des photos exposées le rappelaient. J’ai été frappé par l’un d’elle qui la montre assise dans le soleil couchant devant la roulotte avec son mari, Claude. Celui-ci me disait que cette photo était une de celle qu’il préférait car c’étaient les moments de paix et de plénitude que Suzanne appréciait le plus. Elle était alors, me disait-il, en paix, pleinement heureuse et détendue.       <br />
              <br />
       Cette paix qu’elle a connue en ces moments forts, elle la trouve maintenant pour toujours d’une façon mystérieuse qui nous surprend, mais qui est bien réelle. « Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes » comme le dit saint Paul dans sa lettre au x Thessaloniciens (1Th 4, 13)       <br />
              <br />
       Le baptisé ne se retrouve pas seul après son passage à la maison du Père, il y trouve une « demeure » où il a sa place, une famille où il est chez lui, une table où le Seigneur s’assoit avec lui et l’accueille au banquet éternel.        <br />
              <br />
       Notre sœur en Jésus-Christ, Suzanne,  a vu le Seigneur venir à elle pour toujours. Sa demeure n’est plus faite de main d’homme, elle dépasse la belle nature visible qu’elle aimait tant, elle est une demeure éternelle. Cette demeure fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé. Le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité : « Là où je suis, vous y serez aussi ». Une famille où il a sa place : « Je pars vous préparer une place »       <br />
              <br />
       Cette place que nous prépare Jésus, elle se construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun, un chemin de vie où nous sommes encore engagés, nous qui nous souvenons aujourd’hui de celle qui a été une épouse, une mère, une grand-mère, une amie, une confidente et par-dessus tout une enfant de Dieu par le baptême qui lui a ouvert les portes d’une demeure que l’œil ne peut voir et que l’esprit ne peut imaginer, une demeure où celui qui nous attend, le Seigneur Jésus, nous dit : « Venez le bénis de mon Père et assoyez-vous à ma table pour le banquet éternel ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre messe est l’image de ce banquet éternel. Déjà nous vivons en ce moment, en nous unissant au Christ et en nous unissant les uns aux autres, un amour et une communion qui ne passent pas et qui sont comme les commencements de cette vie bienheureuse qui nous attend et que je vous souhaite  toutes et à tous. Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 19 décembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/La-maison-de-beaucoup-de-monde-Homelie-pour-des-funerailles-19-decembre-2009_a316.html</link>
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   <title>«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)</title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2009 16:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Edmond Labrecque, prêtre agrégé de la Société des prêtres du Séminaire de Québec, Basilique-cathédrale Nortre-Dame de Québec, 11 mai 2009, par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Romains 6, 3-4.8-11 et Jean 14, 1-6.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1367435-1806319.jpg?v=1289459855" alt="«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)" title="«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)" />
     </div>
     <div>
      Quand j’étais plus jeune la mort était un sujet de réflexion et d’enseignement. Depuis que je m’occupe d’accompagner des gens en fin de vie et que je suis rendu à un âge certain, la mort est devenu un événement, un événement imprévu parfois, un événement attendu, mais toujours un événement incontournable.       <br />
              <br />
       Le grand théologien jésuite, Karl Rahner, comparaît cet événement à une ascèse et à un dépouillement nécessaire qui met toute personne en face d’un choix. Comment vivre cet événement?        <br />
              <br />
       Je vois plein de gens autour de moi qui, à cause de leur grand âge, attendent cet événement dans la paix et la confiance. Monsieur l’abbé Labrecque fut l’un de ceux-là. Diminué dans sa santé depuis plusieurs années, il s’ajustait à la situation avec un abandon remarquable. Jamais un mot de refus :  une sérénité qui m’a frappée lorsque dans les jours qui ont précédé son décès, il m’a dit lentement : « J’ai…été..heureux.. ».        <br />
              <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une demeure de famille</span>       <br />
              <br />
       Quel cadeau d’entendre cette phrase et de le voir ainsi dans une paix profonde avant de passer de ce monde à la nouvelle demeure où le Père l’attend. « Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes » comme le dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Pour le chrétien, le mystère de la vie éternelle n’est pas une question philosophique d’abord, ce qu’il est bien entendu, mais c’est le mystère d’une relation vivante avec Celui qui le premier a franchi les portes de la mort et qui entraîne à sa suite tous ceux et celles qui croient en Lui.  Écoutons encore saint Paul :   « Nous le savons, écrit-il, Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. » « Avec vous » : le baptisé ne se retrouve pas seul après son passage à la maison du Père, il y trouve une « demeure » où il a sa place, une famille où il est chez lui, une table où le Seigneur s’assoit avec lui et l’accueille au banquet éternel.        <br />
              <br />
       Les disciples l’ont expérimenté plusieurs fois après la résurrection. Pensons aux disciples d’Emmaüs qui témoignent d’une présence qu’ils ont reconnu dans la fraction du pain ou  aux apôtres sur les bords du Lac de Génésareth en Galilée qui entendent Jésus leur dire : « Eh, les enfants n'avez-vous pas un peu de poisson?...Venez déjeuner avec moi » (Jn 20, 5.12).        <br />
              <br />
       Les chrétiens des premiers siècles s’entendent dire ce mot du livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe, si quelqu’un entends ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je prendrai le repas avec lui et lui avec moi » (Apoc 3, 26)  et ils y répondent par une prière d’attente ardente : « Maranatha » « Viens, Seigneur, viens » (1 Co 16, 22).       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une place pour chacun</span>       <br />
              <br />
       Notre frère monsieur l’abbé Labrecque a vu le Seigneur venir à lui pour toujours. Sa demeure n’est plus faite de main d’homme, elle est une demeure éternelle. Cette demeure fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé.  Le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité : « Là où je suis, vous y serez aussi ». Une famille où il a sa place : « Je pars vous préparer une place »       <br />
              <br />
       Cette place que nous prépare Jésus, elle s’est construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun, un chemin de vie où les talents et les qualités personnelles ainsi que les limites se révèlent. Le chemin de notre confrère l’abbé Labrecque vous est connu. Il a développé dans ses affectations une gentillesse constante, une application soignée à réaliser ses tâches d’administration, une régularité sans faille et quand les infirmités se sont déclarées, il a manifesté une patience remarquable. Ce ne sont que des aperçus furtifs du chemin qui fut le sien, car le mystère des personnes n’est connu que de Dieu seul. Nous en connaissons bien peu en somme.       <br />
              <br />
       Au terme de son chemin personnel de vie, notre confrère l’abbé Labrecque, nous renvoie à nous-mêmes : Quel est mon chemin de vie? Comment est-ce que je le vis? Où me conduit-il? Vers quelle place me dirige-t-il?        <br />
              <br />
       Ce sont des questions que je vous laisse méditer au cours de notre célébration en écoutant dans votre cœur cette parole extraordinaire de Jésus : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi  ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, la vie que nous attendons, la place qui nous est préparée sont déjà là. Dans l’Eucharistie nous avons déjà accès à la demeure de Dieu parmi nous, à sa présence vivante et comblante, « en cette vie où nous espérons le bonheur qu’[Il] promet et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur » comme le dit la prière après le Notre Père.       <br />
              <br />
       Que les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       11 mai 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/Je-pars-vous-preparer-une-place-Homelie-pour-des-funerailles-11-mai-2009_a274.html</link>
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