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  <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
  <description><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></description>
  <link>http://www.seminairedequebec.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2014-10-30T14:28:54+01:00</dc:date>
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   <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : "La porte étroite..."</title>
   <pubDate>Fri, 23 Aug 2013 20:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C à la Chapelle du Lac Poulin (St-Benoît-Lâbre, Québec) le 25 août 2013 par Mgr Hermann Giguère P.H., prêtre du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13, Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5789840-8631266.jpg?v=1377283139" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : "La porte étroite..."" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : "La porte étroite..."" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       le 23 août 2013</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
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   <title>« Reconnaître le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours » : Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C </title>
   <pubDate>Fri, 05 Apr 2013 20:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marc Bouchard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour le 2e dimanche de Pâques, Année C, donnée le 7 avril 2013 à l'église Notre-Dame-des-Victoires à Québec par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 5, 12-16; Apocalypse, 1,9-11a.12-13.17-19 et Jean, 20, 19-31 Apparition à Thomas     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5390524-8041600.jpg?v=1365189890" alt="« Reconnaître le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours » : Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C " title="« Reconnaître le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours » : Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C " />
     </div>
     <div>
      Quand vous venez recevoir la communion, le prêtre vous présente l’hostie en disant : « Le Corps du Christ » ; vous répondez « Amen ». Votre « Amen » signifie : « Oui, je crois que ce pain est le Corps du Christ ». Votre « Amen » est un acte de foi en la présence réelle du Christ dans ce morceau de pain qui vous est offert.       <br />
              <br />
       Le Corps du Christ ! Est-ce celui de l’enfant de Bethléem, ou du jeune ouvrier de Nazareth, ou de l’adulte parcourant les routes de la Palestine, proclamant la Bonne Nouvelle du salut ? Est-ce le corps de Jésus vivant sa passion, mourant sur la croix ? … Oui…, oui, mais l’Eucharistie est le sacrement, le signe sensible de la présence réelle du Christ au milieu de nous rassemblés en son nom, et en chacune, chacun de nous quand nous rompons et partageons le pain.        <br />
              <br />
       Le Christ dont notre rassemblement et le pain que nous allons partager disent la présence vivante dans notre monde, maintenant, c’est le Christ ressuscité. Le Corps du Christ auquel nous allons communier, c’est ce Corps qui est apparu vivant au matin de Pâques, c’est Jésus, celui que les apôtres, les disciples ont reconnu, et non sans hésitation, le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours.       <br />
              <br />
       Chaque fois que vous dites « Amen » en recevant l’hostie, vous manifestez, vous affirmez votre foi dans ce mystère que nous célébrons, avec toute l’Église, en ce temps pascal, ce mystère que rappelle ce cierge allumé, présent à chacune de nos eucharisties. « Amen », oui, je crois que le Christ est ressuscité, oui, je crois qu’il m’est possible de vivre en sa présence, oui, je crois qu’il vient demeurer en moi. C’est le sens du mot « Amen », au moment de la communion, un mot plein de sens pour nous, chrétiens, chrétiennes, disciples du Ressuscité.       <br />
              <br />
       La résurrection du Christ ! Toute la révélation biblique, cette longue histoire que la Bible nous raconte, conduit, aboutit à ces récits évangéliques que la liturgie nous fait lire en ce temps pascal. Le cardinal Lustiger, ancien archevêque de Paris, qui était de religion juive, baptisé, devenu chrétien à l’âge de quinze ans, refusait qu’on dise de lui qu’il était converti. Il disait que son passage à la foi en Jésus le Ressuscité n’était pas une conversion, que ce changement dans sa vie s’inscrivait tout simplement dans la continuité de sa démarche de foi, là où l’avait conduit sa foi dans les Écritures, dans la Parole de Dieu.         <br />
              <br />
       Au cœur du mystère chrétien, il y a cet événement que nous avons célébré solennellement samedi et dimanche derniers, que nous célébrons de nouveau en ce deuxième dimanche de Pâques, que nous célébrons chaque dimanche. Au cœur de la foi chrétienne, il y a le mystère de Pâques, la résurrection du Christ, et en conséquence, notre résurrection.         <br />
              <br />
       Les deux récits d’apparition que nous lisons aujourd’hui ont été écrits par saint Jean parce qu’ils nous disent que Celui qui est ressuscité au matin de Pâques, c’est bien Celui qui est passé par la mort trois jours auparavant. Celui qui est ressuscité et qui vient les rencontrer, c’est bien celui qu’ils ont connu et avec qui ils ont vécu.        <br />
              <br />
       Dans les heures qui ont suivi la mort de Jésus, les apôtres, les disciples vivaient quelque chose de tragique, de difficile, l’expérience qu’ils avaient vécue avec lui leur paraissait ne mener nulle part et les remplissait de crainte. Le récit, rapportant l’expérience de la mort de leur Maître telle qu’ils l’ont vécue, dit bien que ce soir-là, le soir du premier jour de la semaine, et donc le soir même de Pâques, « ils avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur ». Il nous est facile d’imaginer leur incompréhension, leur tristesse, leur inquiétude : ils craignaient d’être arrêtés eux aussi et qu’il leur arrive ce qui était arrivé à leur Maître. «  Ils avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient ».       <br />
              <br />
       Voilà que Jésus se présente et leur dit : « La paix soit avec vous !» Et il ajoute : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ». Il vient leur parler de paix et de mission. Il met la paix dans leur cœur et il leur dit d’ouvrir les portes, de sortir sur la place publique et de parler de lui. « De même que le Père m’a envoyé… » Les problèmes, les difficultés, le tragique de la vie, Jésus a connu tout cela et il dit à ses disciples qu’ils peuvent comme lui ressusciter à une autre vie et tout de suite.          <br />
              <br />
       Jésus est bel et bien vivant au milieu de ses disciples rassemblés, et pour le prouver, il leur montre ses plaies qui sont les marques de sa crucifixion; la résurrection ne nie pas la mort. Même si tout cela peut leur paraître incompréhensible, saint Jean dit : Les disciples furent remplis de joie. C’est inouï ce qui leur arrive. L’évangéliste poursuit son récit : Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous.        <br />
              <br />
       Les apôtres, les disciples peuvent être dans la paix, non pas comme si rien n’était arrivé, mais malgré ce qui est arrivé, parce que la paix du Ressuscité est plus forte que tout ce qui peut arriver. De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Cette paix que je vous donne, allez la porter aux autres, elle est plus forte que tout ce qui peut vous arriver.       <br />
               <br />
       Quand nous disons « Amen ! » au  moment de communier, nous affirmons reconnaître le Ressuscité, présent sous ce signe du pain. Nous reconnaissons Jésus vivant, le Christ, le Seigneur, qui vient nous offrir sa paix, nous libérer de nos inquiétudes, ou bien nous rendre capables de les vivre ; il vient nous libérer de nos tristesses, de nos peurs, ou bien nous rendre capables de les dépasser.        <br />
              <br />
       Il vient nous dégager de tout ce qui nous tient enfermés et il nous dit de faire rayonner autour de nous cette lumière que lui, le Ressuscité, fait briller en nous, cette lumière qui est joie et paix. N’est-ce pas ce que le Pape François a dit, nous a dit, cette semaine, dans une de ses homélies : La joie de savoir que Jésus est vivant, l’espérance qui remplit le cœur ne peuvent être contenues. Nous croyons en un Ressuscité qui a vaincu le mal et la mort. Ayons le courage de sortir pour apporter cette joie et cette lumière dans tous les lieux de notre vie. La Résurrection du Christ est notre plus grande certitude, c’est notre trésor le plus précieux. Comment ne pas partager avec les autres ce trésor, cette certitude ?       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Monsieur le chanoine Marc Bouchard       <br />
       Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec       <br />
       Le 7 avril 2013</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/Reconnaitre-le-Ressuscite-vivant-maintenant-et-pour-toujours-Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-C_a528.html</link>
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   <title>Homélie pour le Jeudi Saint à la Cathédrale de Québec par Mgr Gaétan Proulx O.S.M. le 28 mars 2013 : "Jésus agenouillé devant nous"</title>
   <pubDate>Fri, 29 Mar 2013 03:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Gaétan Proulx</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici l'homélie donnée par Mgr Gaétan Proulx O.S.M., évêque auxiliaire à Québec, à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec lors de la célébration du mémorial de la Cène du Seigneur présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec, le Jeudi Saint, 28 mars 2013.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5365498-8005454.jpg?v=1364522945" alt="Homélie pour le Jeudi Saint à la Cathédrale de Québec par Mgr Gaétan Proulx O.S.M. le 28 mars 2013 : "Jésus agenouillé devant nous"" title="Homélie pour le Jeudi Saint à la Cathédrale de Québec par Mgr Gaétan Proulx O.S.M. le 28 mars 2013 : "Jésus agenouillé devant nous"" />
     </div>
     <div>
      Le Jeudi saint est plus que l'anniversaire de la Cène du Seigneur. C'est plus que la fête des prêtres ou du sacerdoce ministériel. C'est plus qu'un hommage à la présence réelle...        <br />
              <br />
       C'est l'entrée de Jésus dans sa Pâque, dans son passage de cette vie à la vie nouvelle.        <br />
              <br />
       Le début de l'évangile que vous venez d'écouter nous redit ces mots: «Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin » (Jeann 13,1). Dieu aime sa créature, l'homme; il l'aime même dans sa chute et ne l'abandonne pas à lui-même. Il aime jusqu'au bout, jusqu'à l'extrême. Il descend de sa gloire divine. Il dépose les habits de sa gloire divine et revêt les vêtements de l'esclave. Il descend jusqu'au degré le plus bas de notre chute. Il s'agenouille devant nous et il nous rend le service de l'esclave; il lave nos pieds sales, afin que nous devenions admissibles à la table de Dieu, afin que nous devenions dignes de prendre place à sa table.        <br />
              <br />
       «Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin ». En cela frères et sœurs, s'exprime tout le mystère de Jésus-Christ. En cela devient visible ce que signifie sa rédemption. Le bain dans lequel il nous lave est son amour prêt à affronter la mort. Seul l'amour a cette force purificatrice qui nous ôte notre impureté et nous élève à la hauteur de Dieu. Oui frères et sœurs, cet amour qui nous lave est présent en permanence dans l'Église à travers les sacrements du baptême et de la pénitence, ces sacrements si précieux qui nous purifient et à travers lesquels le Seigneur se met sans cesse à genoux pour nous rendre aptes à recevoir Dieu. Vous savez comme moi que le refus de l'amour existe et cela existe aussi parfois dans nos vies: ne pas vouloir être aimé, ne pas aimer. Nous avons besoin de purification. Dieu en Jésus-Christ prend la position de l'esclave, il se met encore et toujours à genoux pour nous laver, pour nous purifier et nous faire entrer dans la communion du banquet avec Lui, avec Dieu lui-même.        <br />
              <br />
       « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin ». En Jésus, Dieu se met à genoux. Cela, nous le supportons mal. On a de la difficulté avec cette manière de comprendre cette attitude de Dieu. L'attitude de Pierre dans l'évangile est assez révélatrice de cette difficulté: « Tu ne me laveras pas les pieds; non jamais! ». On a de la misère avec cette attitude de Dieu parce que nous croyons qu'il faut se redresser pour être grand. Jésus nous apprend ceci: l'homme est le plus « élevé » là où il accepte, par amour pour les autres, d'être au plus « bas ».       <br />
               <br />
       Jésus donne ainsi sa vie pour que la Bonne Nouvelle annoncée depuis le commencement continue de résonner dans nos cœurs. Cette Bonne Nouvelle c'est que Dieu n'a pas la mainmise sur nous, mais qu'il nous ouvre les bras comme un Père dont la grandeur consiste à se courber pour être à la hauteur des plus petits. La Bonne Nouvelle, c'est que Dieu ne demeure dans aucune église ni cathédrale, mais qu'il marche sur notre terre.        <br />
              <br />
       Quand le Christ dit: » Prenez et mangez ce pain, mon corps; prenez et buvez mon sang », il nous dit en d'autres mots: « Laissez ma vie nourrir votre vie. Vivez de mon Évangile. Mangez ma Parole, qu'elle soit votre force. À votre tour, soyez d'autres Christ ». Célébrer l'eucharistie en vérité entraîne en nous une transformation de l'être. Nous devenons d'autres Christ dont les actes et les paroles sauvent nos frères et nos sœurs.        <br />
              <br />
       C'est vrai, comment pourrions-nous manger et boire la vie réelle du Christ sans que notre existence en soit elle-même renouvelée et nous rende aptes au don et au service? À moins d'être faux, il n'est pas possible de faire mémoire du Christ dans l'eucharistie sans grandir dans la fidélité renouvelée à l'Évangile. Cela peut aussi nous conduire à la croix. Vous comprenez que ce qui a coûté cher à Dieu ne peut pas être bon marché pour l'homme.        <br />
              <br />
       « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin ». C'est ainsi que Dieu en Jésus-Christ nous a purifiés, qu'il a voulu nous élever à la hauteur de Dieu. Et c'est pour cette raison que nous osons prendre place à sa table. Prions-le de nous donner la grâce de pouvoir un jour être pour toujours des hôtes de l'éternel banquet nuptial. Amen!        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5365498-8005454.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-a-la-Cathedrale-de-Quebec-par-Mgr-Gaetan-Proulx-O-S-M-le-28-mars-2013-Jesus-agenouille_a526.html</link>
  </item>

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   <title>« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles </title>
   <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 20:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour les funérailles d'un défunt en l'église de St-Joseph-de-Beauce le 21 janvier 2012 par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec .Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 11,17-27.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3700136-5467882.jpg?v=1327256675" alt="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " title="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " />
     </div>
     <div>
      Je suis arrêté souhaiter  la Bonne Année au défunt le samedi 7 janvier quelques jours avant son décès. Il m’a entretenu avec charme de ses premières années dans son commerce en me racontant comme il l’avait mis sur pied en 1938 et en se rappelant ses premières rencontres avec son épouse. Il me disait qu’il refaisait souvent le parcours de sa vie qu’il ne voyait plus très longue, ce qui est bien normal quand on approche de 97 ans, et il concluait : « Tu sais, tout compte fait, j’ai eu une belle vie. »  Il était serein et en paix.        <br />
              <br />
       Oui, il a eu une belle vie, une vie qui ne fut pas sans épreuves, sans sacrifices, mais une vie comme la vie des justes dont parle la première lecture, une vie « dans la main de Dieu »       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La foi,  une lumière sur la route </span>       <br />
              <br />
       Le défunt était de la race de ces croyantes et croyants pour qui la foi n’était pas seulement une convention encore moins une fuite dans l’imaginaire, mais une lumière constante sur leur route. comme le dit le psaume « Une lampe sur mes pas, ta Parole, une lumière sur ma route&quot; (Ps 118 [119], 105), une rencontre entretenue avec Dieu dans la vie quotidienne par la prière, l’attention à ses proches, par la fidélité à ce qu’on on appelé souvent le « devoir d’état ».       <br />
              <br />
       Je ne sais si notre ami lisait la Bible souvent, mais sa présence constante jusqu’à un âge avancé à la messe le dimanche, son attention aux homélies le remplissaient de la Parole de Dieu. Il reprendrait volontiers, j’en suis sûr, les paroles de Marthe à Jésus dans l’Évangile : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11, 27).       <br />
              <br />
       Vous voyez cette profession de foi de Marthe est celle que tous les chrétiens sont invités à faire de diverses façons au cours d’une vie. Professer sa foi n’est pas d’abord en faire étalage et s’en glorifier en rabaissant les autres, Professer sa foi c’est accepter de vivre une rencontre avec Jésus, de le questionner comme Marthe, de chercher des réponses et de rester ouverts à l’amour de Dieu qui nous rejoints tous qui que nous soyons.  Ainsi, c’est Dieu lui-même qui nous rend croyant, « juste » comme le dit la première lecture.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Professer sa foi aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Mais, me demanderez-vous, comment professer sa foi aujourd’hui?       <br />
              <br />
       Avoir la foi et la professer c’est d’abord témoigner de ce qui nous fait vivre dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans la suite du Christ. Ainsi, la foi ne s’impose pas, elle se propose. « Aujourd’hui, comme le répète souvent notre nouvel archevêque Mgr Lacroix, je n’ai pas envie d’imposer ma foi à quiconque, je veux seulement donner le témoignage de quelqu’un qui est heureux à la suite du Christ, qui remplit ma vie. C’est ça pour moi évangéliser aujourd’hui. »       <br />
              <br />
       L’attachement à la personne de Jésus voilà le cœur de la foi. Et pour le chrétien-croyant, ce Jésus qu’il suit n’est pas disparu pour toujours, non! Il est toujours vivant, il est ressuscité. Il est au milieu de nous : il est là dans le pauvre, le malade, le prisonnier, le délaissé. Rappelez-vous cette phrase de l’évangile de saint Mathieu : J’étais malade et vous m’avez visité, j’étais affamé et vous m’avez donné à manger…venez les bénis de mon Père.  « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (<span style="font-style:italic">Matthieu 25, 40</span>).       <br />
              <br />
       Notre ami décédé a su tout au cours de sa vie, mais surtout dans les 10 dernières années reconnaître le Christ dans son épouse malade et diminuée qu’il a accompagnée et soutenue sans jamais se décourager et avec un amour admirable. C’est Jésus qu’il a servi en elle. Il a entendu maintenant, j’en suis sûr, Jésus lui dire « Viens, béni de mon Père ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, comme je le disais au début de la messe, la mort est d’une certaine façon une « nouvelle naissance ». Mais cette « nouvelle naissance » est préparée. Nous vivrons pour toujours ce que nous avons commencé à vivre aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, prenons conscience à travers les signes du Pain et du Vin, présence réelle de Jésus, que la vie éternelle est déjà présente et qu’à la suite du Christ nous sommes entrés dans une vie nouvelle qui ne se terminera pas par la mort mais qui se transformera en vie éternelle…que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 21 janvier 2012
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3700136-5467882.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Lampe-sur-mes-pas-ta-Parole-lumiere-sur-ma-route-Homelie-pour-des-funerailles_a449.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »</title>
   <pubDate>Thu, 21 Apr 2011 20:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi Saint. 21 avril 2011. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26 et Jn, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2910717-4122648.jpg?v=1303411183" alt="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" title="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" />
     </div>
     <div>
      La célébration du Jeudi-Saint nous renvoie au mystère de l’Incarnation qui se déploie totalement dans celui de Pâques. En effet, il est à propos aujourd’hui de parler de l’Eucharistie comme du mystère de la Nouvelle Alliance dans le Verbe qui a habité parmi nous et qui nous entraîne derrière lui dans la vie nouvelle, participation à vie divine elle-même.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près si vous le voulez bien.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vie, fruit d’une Alliance </span>       <br />
              <br />
       L’humanité a besoin de signes et de gestes qui expriment le sens de la vie. Dans la première lecture, nous voyons le Peuple de Dieu appelé par Moïse à mettre en œuvre son lien à son Dieu, fruit de l’Alliance scellée avec Abraham dans un rituel qui servira de mémorial d’âge en âge.       <br />
              <br />
       Ces gestes étrangers pour nous sont cependant ceux de gens qui disent ainsi leur attachement et leur foi dans Celui qui les fait vivre : le Dieu d’Abraham et de ses descendants, le Dieu proche d’eux, le Dieu qui est le Dieu avec nous. Cette proximité fait que leur Dieu ne peut se désintéresser de leur sort. C’est pourquoi, les gestes proposés les mettent sur un pied d’alerte, les font entrer en marche, en pèlerinage dans la foi et dans la confiance.       <br />
              <br />
       L’Incarnation du Verbe de Dieu vient renouveler d’une façon unique ce pèlerinage de la Première Alliance. « C’est ainsi, commente saint Augustin, que l’être immortel a pu mourir, c’est ainsi qu’il a voulu donner la vie aux mortels : il devait dans l’avenir les faire participer à ce qu’il est, après avoir participé lui-même à ce qu’ils sont. » (<span style="font-style:italic">Sermon sur la Passion du Seigneur</span> dans l’<span style="font-style:italic">Office des lectures</span> du Lundi Saint).        <br />
              <br />
       Dans le Verbe incarné, Dieu n’est plus seulement le protecteur, le défenseur de son Peuple, il est l’un de nous. Il prend notre chair pour pouvoir mourir et sauver toute l’humanité. Il ne regardera pas comme un priviège son égalité avec Dieu et il acceptera de s'anéantir dans la condition mortelle, comme le dit saint Paul aux Philippiens (Phil, 2, 6-7). C’est pourquoi, Dieu le relèvera, le ressuscitera pour que, la mort étant vaincue, la vie triomphe définitivement.       <br />
              <br />
       Vous voyez que ces réflexions nous renvoient spontanément au Baptême qui prend tant d’importance dans la célébration de la Vigile pascale. Le ton baptismal des lectures du Carême cette année nous a permis de méditer diverses facettes de la vie nouvelle dans laquelle le baptisé est emporté, dans « la vie que nous ne pouvons pas tenir de nous » (saint Augustin <span style="font-style:italic">loc.cit.</span>).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les gestes de la Cène </span>       <br />
              <br />
       Revenons à notre célébration de la Cène du Seigneur maintenant. Nous sommes invités, comme les Israélites à qui s’adressaient Moïse à poser des gestes symboliques. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des gestes anciens. Jésus se retrouve avec les siens pour la Pâque. Il refait certainement les gestes qu’il a appris dans sa famille et que tous autour de la table connaissent bien.        <br />
              <br />
       Mais, ô surprise, sur le pain et la coupe il prononce ces paroles devenues si familières pour nous et que saint Paul rapporte fidèlement : « Ceci est mon corps, qui est pour vous », « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ». Et saint Jean ajoute la scène du lavement des pieds que nous venons d’entendre dans la lecture de l’évangile et que nous referons nous aussi ce soir.       <br />
              <br />
       Les gestes et les signes que nous posons maintenant ne nous appartiennent pas. Ils sont sans contredit d’une puissance incomparable pour nous faire cheminer de plus en plus sur le chemin de la vie reçue de Dieu par l’obéissance de Jésus, Verbe de Dieu, ayant porté toutes les blessures et les péchés de notre humanité pour les anéantir et ouvrir pour tous la voie de la vie avec lui, Dieu fait homme, Dieu avec nous que le Père ressuscite et consacre Maître de la Vie.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le Corps et le Sang du Christ</span>        <br />
               <br />
       On peut ce soir, avec raison, se poser la question que se posaient les Juifs à propos de Jésus : « Comment peut-il nous donner sa chair à manger? » Et pourtant, ce soir, nous donnons dans cette célébration de la Cène du Seigneur tout leur sens aux paroles de Jésus qui dit : « Ceci est ma chair » et « Ceci est mon sang » si nous n’oublions pas qu’il s’agit du Corps et du Sang du Christ ressuscité c’est-à-dire du Verbe de Dieu venu parmi nous, qui s’est fait proche de l’humanité aux temps anciens et aux temps nouveaux commencés en Jésus. Ce qui fait dire à saint Paul : « chaque fois que mangez de ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne »(<span style="font-style:italic">deuxième lecture</span>).       <br />
              <br />
       Voilà le mystère de notre Eucharistie ce soir et de toute Eucharistie. L’Eucharistie est nourriture sur le chemin, elle ne  prétend pas mettre le point final à la transformation inaugurée en nous par le Baptême.  Elle est le soutien sur la route et l’aliment du pèlerinage.        <br />
              <br />
       Sur les pas du Christ, le baptisé connaît une transformation radicale qui bouleverse les racines de son être humain. Comme les Israélites de la Première Pâque il se met en marche. Il regarde avec confiance vers le Premier-Né, Jésus-Christ, qui est sorti des limites de notre temps et de notre espace et qui vit toujours. Le Christ ressucité vit pour Dieu éternellement dit saint Paul ; &quot;quod enim mortuus est peccato mortuus est semel quod autem vivit vivit Deo&quot; (Rm 6,10) . Et c’est pourquoi, dans la foi nous célébrons l'Eucharistie et que, dans ce mystère, nous allons au-delà des apparences, des espèces du pain et du vin.        <br />
              <br />
       Pour ce faire, nous avons besoin d’humilité et de proximité avec nos frères et sœurs. C’est ici que le geste du lavement des pieds prend tout son relief. Il est un exemple comme le dit Jésus « afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Sur les traces du Serviteur par excellence nous apprenons le décentrement de nous-mêmes pour ouvrir l’espace du don de la vie que Dieu propose à tous ceux et celles qui accueillent Jésus, son Envoyé pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie, en mangeant le pain et en buvant le vin, nous recevons en nous non pas la chair mortelle du Christ, mais son Corps et son Sang de Seigneur ressuscité pour que grandisse en nous la vie de Dieu dans laquelle nous sommes entrés au baptême et qui sera la nôtre éternellement.       <br />
              <br />
       Que ce Jeudi-Saint nous trouve accueillants à ce don merveilleux du Corps et du Sang du Christ, donnés pour la vie du monde.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec </span>       <br />
       Le 21 avril 2011.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2910717-4122648.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2011-Le-Christ-est-la-cle-de-la-Nouvelle-Alliance-comme-il-est-la-cle-de-ma-vie_a405.html</link>
  </item>

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   <title>Homélie pour le Mercredi des Cendres (1 mars 2006)</title>
   <pubDate>Thu, 02 Mar 2006 03:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Textes de l'Écriture: Joël 1,12-18; 2 Co 5,20-6,2; Mt, 6, 1-6.16-18. Titre: "Cendres et Quarantaine"     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/322649-398413.jpg?v=1289459896" alt="Homélie pour le Mercredi des Cendres (1 mars 2006)" title="Homélie pour le Mercredi des Cendres (1 mars 2006)" />
     </div>
     <div>
      Chers confrères, <br />Le début du temps liturgique du Carême, de la Sainte Quarantaine comme le disent les catholiques de rite oriental et les Pères de l’Église,
 est marqué à chaque année par un geste d’imposition des cendres sur la tête de ceux et celles qui le désirent. D’où le nom de « Mercredi des cendres » pour désigner le début du Carême.
<BR><BR>
<I>I- Le carême : un entraînement spirituel

</I><BR><BR>
Ce temps qui s’ouvre maintenant est comme un période d’entraînement spirituel. Un peu comme l’athlète qui s’est préparé aux Olympiques d’hiver à Turin dernièrement, le baptisé investit plus d’énergie, plus de temps, plus de sérieux, plus de moyens pour se disposer à vivre le mystère central de sa foi, celui de la Mort et de la Résurrection du Christ que nous célébrerons dans les Jours Saints et à Pâques. 
<BR><BR>
Les textes du jour nous indiquent plusieurs moyens à cultiver dans cet entraînement, en particulier l’évangile de Matthieu qui en pointent trois : l’aumône, la prière et le jeûne. Le tout dans la simplicité et sans ostentation car « ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra ».
<BR><BR>
On pourrait s’arrêter ici et notre Sainte Quarantaine serait bien engagée.
<BR><BR>
<I>II- L’imposition des cendres
</I><BR><BR>
En continuant notre méditation un peu, on découvre aussi par les pratiques anciennes de nos ancêtres que l’imposition des cendres ouvre sur des perspectives des plus intéressantes pour nous.
<BR><BR>

En effet, la cendre était utilisée de diverses façons. On l’utilisait dans la fabrication du savon et pour laver des vêtements. Elle est encore utilisée par les jardiniers et les agriculteurs pour nourrir le terrain où ils l’étendent, pour fertiliser le sol.
<BR><BR>
 
Ces usages anciens nous orientent vers un symbolisme où les « cendres » ne sont plus uniquement un résidu, mais où elles sont un aliment, une ressource productive, où elles évoquent aussi la vie nouvelle.  
<BR><BR>
Alors que nous recevrons l’imposition des cendres sur notre tête dans un instant, bien sûr que nous penserons à notre finitude, à la brièveté de la vie humaine comme on dit, mais aussi nous affirmerons que ce geste n’est pas un geste de démission, de fatalisme. 
<BR><BR>

Recevoir les cendres c’est aussi croire en la vie, car celles-ci la nourrissent et l’entretiennent comme les usages anciens nous le montrent. 
<BR><BR>

Recevoir les cendres, c’est croire que la vie maintenant mérite qu’on s’y enfonce jusqu’à la perdre pour Celui qui a donné la sienne « en rançon pour la multitude » et qui est devenu ainsi le « Premier-Né » d’un grand nombre de frères et sœurs dont nous sommes.
<BR><BR>

Recevoir les cendres c’est croire en la vie nouvelle dans l’Esprit où nous sommes entrés avec le Christ par notre baptême.
<BR><BR>

Finitude et vie nouvelle, quel contraste, mais aussi quelle richesse de sens.
<BR><BR>
<I>Conclusion
</I><BR><BR>
Chers amis, que notre célébration d’aujourd’hui soit l’occasion de laisser la grâce de Dieu entrer en nous pendant la Sainte Quarantaine pour y être productive. 

Que conscients de nos limites et de notre finitude, nous sachions, dans la foi, que cette vie est un commencement sur le chemin qui nous a été ouvert par Jésus qui est passé de la mort à la Vie. 

Et que cette eucharistie qui nous réunit autour de Lui toujours vivant et présent parmi nous soit un gage de vie éternelle, ce que je nous souhaite à tous.

<BR><BR>
Amen!

<BR><BR>
Hermann Giguère, prêtre, p.h.<BR>
Supérieur général du Séminaire de Québec <BR>
1 mars 2006<BR>
<BR><BR>

</DIV>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 

<!-- remplacé par le javascript  qui précède le 25 janvier 2009

<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-1-mars-2006_a25.html</link>
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