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  <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
  <description><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></description>
  <link>http://www.seminairedequebec.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2014-10-30T14:26:25+01:00</dc:date>
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   <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
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   <title>Les diacres, témoins du service</title>
   <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 20:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Maurice Couture</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Conférence de Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, aux diacres permanents de l'Archidiocèse de Québec lors de l'échange de voeux pour la nouvelle année. Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3728626-5538307.jpg?v=1327606814" alt="Les diacres, témoins du service" title="Les diacres, témoins du service" />
     </div>
     <div>
      J’envie la chance qu’ont les diacres d’être désignés par un terme qui les caractérise si bien. Comme vous savez, diacres vient du mot grec diaconeiv, qui signifie servir. Les prêtres doivent s’accommoder de l’étymologie grecque presbyteroi qui veut dire anciens. Les évêques ne sont guère mieux partagés. Le mot episcopoi signifie surveillants. Plus littéralement, episcopein  veut dire regarder de haut. Pas de quoi donner une belle image à l’évêque!       <br />
              <br />
       Mais la beauté du diaconat n’est pas que sémantique. Elle est surtout évangélique. Si vous relevez dans la Bible et dans les textes conciliaires et pontificaux  les références au Messie serviteur, au Christ serviteur et à l’Église servante, vous en avez pour noircir quelques pages. Sans être exhaustif, je ne puis traiter mon sujet sans m’appuyer sur la Parole de Dieu et le Magistère.       <br />
              <br />
       On se souvient du serviteur du premier chant du  1e livre d’Isaïe. Jésus va lui-même s’identifier à ce personnage figuratif du Messie (Luc 4,  18-19), lorsqu’il est appelé à faire la lecture du fameux passage du prophète :       <br />
       «L’esprit du Seigneur est sur moi…»  Jésus dira : «Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture».       <br />
              <br />
       Il insistera à plusieurs reprises sur son rôle de serviteur, se refusant à reconnaître sa royauté, sinon alors qu’il est devenu le serviteur souffrant d’Isaïe Il répétera : «Je suis venu pour servir et non pour être servi». (Mt 20, 28).«Je suis au milieu de vous comme celui qui sert». (Lc 22,27) «Le maître se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira».       <br />
       Ses actes iront plus loin que ses paroles, puisqu’il posera envers ses        <br />
       disciples le geste des esclaves envers leurs maîtres : le lavement des pieds. Et il demandera à ses disciples d’en faire autant les uns envers les autres (Jn 13,15).       <br />
              <br />
       C’est dire que Jésus a reconnu expressément son action comme une diaconie et en a recommandé non moins expressément l’exercice à ses disciples.       <br />
              <br />
       Il n’est donc pas étonnant que la spiritualité du service soit devenue la spiritualité de toute l’Église, en tant que toute l’Église (Directoire du diaconat permanent). Comme Marie, mère de l’Église, s’est dite la «servante du Seigneur» (Luc 1, 28), l’Église est au service du salut du monde. Le Concile Vatican II a rappelé à une Église, plus habituée à un certain style triomphant, son rôle de servante. C’est impressionnant de parcourir, ne serait-ce que dans la table analytique des textes conciliaires (éditions du centurion),les nombreuses références à cette dimension essentielle de l’Église  servante : des références qui s’étendent sur une page entière et concernent nommément toutes les catégories de baptisés : les pasteurs (10), les prêtres (23), les diacres (évidemment) (3), les séminaristes (3), les religieux (7), les missionnaires (1), les chrétiens et chrétiennes (14), les associations catholiques (1). Cette seule énumération permet de conclure que, vraiment, toute l’Église est servante.       <br />
              <br />
       Les chiffres révèlent que les ministres ordonnés sont particulièrement invités à exercer leur mission dans un esprit de service. Là encore, le sens même de leur titre le commande : ministre vient du latin minister, qui signifie justement serviteur. On n’y échappe pas, vraiment!       <br />
              <br />
       Il n’y  a donc pas que les diacres qui doivent servir dans l’Église. Tous les chrétiens, toutes les chrétiennes sont au service les uns des autres. De  même, les conseils évangéliques s’adressent à tous les disciples de Jésus, mais les religieux et les religieuses en font profession, sous une forme radicale. La chasteté religieuse n’est pas nécessairement plus méritante devant Dieu, pas toujours plus difficile que la chasteté conjugale, pas plus méritante et probablement plus facile que le célibat laïque, mais il appartient aux personnes consacrées d’être les témoins du radicalisme évangélique. De même pour les vœux de pauvreté et d’obéissance. L’expérience humaine démontre que le pouvoir et l’argent exercent un empire considérable sur les comportements humains. C’est la mission des religieux et des religieuses de témoigner que les dérives en la matière sont surmontables, puisqu’ils en surmontent même les attraits légitimes.       <br />
              <br />
       De plus, les personnes consacrées prononcent leurs veux dans un institut dont les statuts ont été reconnus par l’Église. Leur charisme communautaire les met au service d’une portion déterminée du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Tout cela se retrouve sous une autre forme dans le diaconat. Le diacre personnifie le service vécu par le Christ. Il le partage à un titre particulier avec les autres ministres ordonnés, diacres eux aussi. Mais ils incarnent comme l’essence du service à l’état pur. Ils sont comme la conscience du peuple de Dieu, à un titre spécial des prêtres et des évêques, et d’une façon plus large pour tous les baptisés qui jouissent du sacerdoce des fidèles, prêtres, prophètes et rois. Chacun de ces titres dont vous gratifiez généreusement les enfants que vous baptisez comporte une dimension de service. Comme prophète, le chrétien, la chrétienne doit dispenser la parole de Dieu, témoigner de l’Évangile en paroles et en actes. Comme prêtre, il (elle) est appelé(e) à contribuer à la sanctification de son prochaine en diffusant les valeurs évangéliques. Comme roi à la manière de Jésus, il (elle) ne cherche pas à être servi(e), mais à servir. S’il est un ministère où le diacre est appelé à se nourrir des mystères qu’il célèbre, c’est bien le ministère du baptême qui offre de plus en plus un lieu de nouvelle évangélisation.       <br />
              <br />
       Le bienheureux Jean-Paul II, quelques mois avant de mourir (24 janvier 2004), soulignait la pertinence missionnaire du ministère diaconal :       <br />
              <br />
       «J’apprécie la mission que les diacres remplissent car il sont parfois au contact de milieux très éloignés de l’Église. Ils sont reconnus en raison de leurs compétences professionnelles et de leur proximité fraternelle avec les personnes et la culture dans laquelle elles sont immergées. Ils présentent un visage caractéristique de l’Église qui aime être proche des gens et de leur réalité quotidienne».       <br />
              <br />
       Ces propos décrivent bien le ministère diaconal à la fois dans sa mission (serviteurs de l’Évangile), dans son lieu de mission (milieux éloignés de l’Église) et dans son style d’interventions (compétence professionnelle et proximité familiale). (Cf Le diaconat permanent, AECQ, Fides,  2000)       <br />
       Devant le cumul des tâches par les prêtres et l’implication grandissante des laïcs dans la vie de nos communautés chrétiennes, on peut se demander s’il est possible d’asseoir une conception juste du diaconat permanent à partir de fonctions vraiment spécifiques. Il en est résulté un certain  flou dans le rétablissement du diaconat permanent et, ici et là, un malaise dans les rangs des diacres eux-mêmes. Il n’y a pas lieu de s’étonner qu’une fonction ecclésiale disparue depuis plusieurs siècles et substituée successivement par les prêtres, les religieux et les laïcs engagés  connaisse certaines difficultés à se rétablir. Raison de plus pour définir le diacre par son être autant que par le type de service. C’est l’affirmation du Comité des ministères de l’Assemblée  des évêques du Québec (ouvrage cité). En définitive, c’est autant par ce qu’il est  que par ce qu’il fait que le diacre trouve sa spécificité dans l’ensemble des ministères (25).       <br />
              <br />
       Avant nos évêques, le théologien Roch Pagé estimait que «c’est du côté de l’être qu’il faut chercher la spécifité du diaconat, et non pas du faire. C’est ce qu’ils sont qui fait l’originalité de ce qu’ils font».       <br />
              <br />
       Le diaconat est le sacrement du service dans le peuple de Dieu; le diacre est le signe sacramentel de ce que les membres de la communauté doivent être les uns pour les autres, comme le couple marié est le signe de l’amour du Christ pour son Église. Il est un rappel constant, permanent, autant pour les évêques et les prêtres que pour les autres fidèles, qu’ils sont serviteurs les uns des autres comme le Christ le fut pour les siens et, à travers eux, pour l’humanité.       <br />
              <br />
       Appelés à signifier la dimension diaconale de l’Église toute entière, il accomplit des services divers dans l’Église et dans le monde, sans s’identifier avec aucune. Les trois pôles vers lesquels converge sa mission, à savoir la charité, la parole et la liturgie, deviennent des lieux de signification de ce que tous font ou devraient faire,  et non pas strictement, surtout pas exclusivement, les lieux de l’action spécifique du diacre.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi ces trois lieux sont identifiés tous trois sous le vocable des services : le service de la parole, le service de la liturgie, le service de la charité.       <br />
              <br />
       Dès lors, on pourrait penser que la disposition principale qui sied au diacre serait le dévouement, le don entier de soi-même. Tout service, bien sûr, exige qu’on s’investisse, qu’on y mette tout son cœur. Mais la vertu dominante du serviteur du Christ qui lave les pieds de ses disciples, qui «s’est abaissé jusqu’à la mort sur une croix», selon les mots de Paul aux Philipiens, c’est l’humilité qui colore le service diaconal, quelle qu’en soit la forme.       <br />
              <br />
       Permettez que j’en décrive quelques implications concrètes et que j’interpelle vos motivations comme les miennes d’ailleurs. Je nous interroge :       <br />
              <br />
       1- Quel est le type de service que je privilégie comme spontanément?       <br />
              <br />
       Quelle hiérarchie j’établis comme instinctivement dans mon service ministériel, lorsqu’il s’agit de répartir le temps dont je dispose pour la communauté, de discerner les engagements, de mettre de l’énergie? Il est évident que le service le moins attrayant – parce qu’il concerne ceux et celles que l’on est moins porté à servir – c’est celui de la Charité;! C’est moins gratifiant que le service de la Parole ou celui de la liturgie, mais, tout compte fait, c’est là que le service est le plus «service»!        <br />
              <br />
       Deux questions :       <br />
              <br />
       a) Lorsque je m’adonne au service de la Parole ou de la Liturgie       <br />
       suis-je mu par un véritable désir de servir, non de me faire dire que je suis meilleur que le curé, qu’on devrait bien me faire prêcher plus souvent…       <br />
              <br />
       b) Si je réclame qu’on respecte la place du diacre, suis-je motivé par le bien de l’Église, ou par mon désir d’être considéré?       <br />
              <br />
       2- Quelles sont les personnes que je suis porté à servir?        <br />
              <br />
       Mère Teresa demande aux membres de sa communauté, non       <br />
       seulement d’aller aux plus pauvres, mais d’aller aux plus pauvres parmi les pauvres! Quel que soit le service qu’il rend à la communauté chrétienne, le diacre permanent ne doit-il pas être le serviteur de ceux et celles que l’on ne sert pas, et de signaler par là même la présence de ceux et celles qui n’ont pas «droit au chapitre»?       <br />
              <br />
       a) Service de la Charité       <br />
              <br />
       Quels gens sont mes «privilégiés», mes «enfants gâtés»? Quelles sont les personnes vers lesquelles je vais spontanément, qui retiennent mon attention, qui m’attirent spontanément, pour qui et avec qui je travaille spontanément, que j’ai hâte de rencontrer, dont la vie concrète m’intéresse? Quelles sont les besognes qui me rendent heureux : celles qui paraissent, ou celles qui passent inaperçues et dont on ne parle point?       <br />
               <br />
       b) Service de la parole       <br />
              <br />
       Quelles sont les personnes qui me préoccupent, me hantent, m’habitent lorsque je songe à ce ministère? Celles au nom de qui  je me propose de «parler» dans l’Église? Celles à qui je suis désireux de porter la Parole de Dieu? Quels sont les lieux qui, lorsque j’envisage ce ministère, ont comme spontanément ma préférence : la grande communauté chrétienne rassemblée en célébration dominicale,… ou un bien humble et discret foyer pour personnes âgées, des couples que je prépare au baptême ou au mariage?       <br />
              <br />
       c) Service de la Liturgie       <br />
              <br />
       Quel service m’attire lors d’une célébration eucharistique : une place remarquable ou l’accueil des plus humbles fidèles qui viennent célébrer?  Être présent pour distribuer la communion à ceux et celles qui sont là, dans l’église, avec toute la communauté, c’est bien; être ailleurs pur assurer la communion à ceux et celles qui ne peuvent pas venir célébrer avec les autres, c’est peut-être mieux parfois.       <br />
              <br />
       3- Quelle est la manière dont je conçois mon service?       <br />
              <br />
       Comme un droit que je possède,… ou comme un service qu’on me demande? Suis-je offensé de ce que l’on ne me demande pas régulièrement d’assurer la prédication, d’être responsable de tel comité?       <br />
              <br />
       4- Quel est mon sentiment par rapport aux autres?       <br />
              <br />
       a) L’appel au ministère diaconal ou la vocation n’implique aucune supériorité dans l’ordre de la grâce ou dans l’ordre de la nature. Quelqu’un n’est pas appelé à recevoir ce ministère parce qu’il serait «saint» ou plus généreux que les autres, mais parce que l’évêque a discerné en lui certains charismes nécessaires à l’exercice de ce ministère. Quelqu’un n’est pas «choisi» parce qu’il est «plus» généreux que d’autres, mais parce qu’il se perçoit intimement comme ne pouvant «être» généreux autrement qu’en exerçant ce service dans l’Église et que l’évêque reconnaît cette aspiration et les aptitudes à la réaliser.       <br />
              <br />
       b) Si l’ordination  sacramentelle conférait une supériorité dans l’ordre de la grâce, pourquoi en priver l’épouse du diacre, et tant d’autres personnes dans l’Église? «Les plus grands dans le Royaume, ce ne sont pas les ministres, mais les saints»! L’ordination signifie simplement que dans l’Église, le service lui-même est un don de Dieu! Ça ne prend rien de moins que le don de Dieu  pour servir adéquatement  le «saint« Peuple de Dieu, et pour dresser fidèlement la «Table du Pauvre», ce Seigneur dépossédé. Cela est important à rappeler si l’on ne veut pas que les ordinations aient l’air de célébrer un serviteur au lieu de célébrer le Serviteur et le service comme  tel, et tous ceux et celles qui servent dans l’Église!       <br />
              <br />
       d) Tout cela est important à rappeler si l’on ne veut pas que les diacres permanents se comportent concrètement – et parlent d’eux-mêmes et de leur ministère – comme s’ils avaient le monopole du service dans l’Église! Ils ne sont là que pour signifier le  service du Christ, et pour rappeler à tous les membres de la communauté chrétienne de se tenir «en tenue de service»! Sinon, il y a prétention intolérable et presque du «mépris» pour tous ceux et celles qui, sans que cela soit reconnu et célébré, servent bien humblement et quotidiennement leurs frères et sœurs!       <br />
              <br />
       e) Le goût, l’inclination, la tendance à servir, et à servir les humbles : c’est à travers cela que le Seigneur fait  signe diaconal dans l’Église, Lui qui «n’est pas venu pour être servi, mais pour servir». L’Imitation de Jésus Christ contient des pages admirables concernant l’humilité. Il serait bon parfois que les diacres permanents – et tous les ministres ordonnés d’ailleurs – lisent ou/et relisent cette phrase bien connue : «Voulez-vous apprendre et savoir quelque chose qui vous serve : aimez à vivre inconnu et à n’être compté pour rien»  (L.I., c. II, #3). Non seulement «vivre inconnu», mais «être compté pour rien, et bien plus : «aimer cela»! Il ne s’agit pas de transformer le diacre en valet, mais de lui donner toute sa dignité de «serviteur»!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Mes propos ne visent pas à faire rentrer les diacres dans le rang, mais à les convaincre que l’attitude humble de service est celle qui accréditera le diaconat permanent, une institution qui doit faire son chemin à nouveau, et contribuer à bâtir sa crédibilité. Car, ne l’oublions pas, le diaconat permanent est une institution à la fois très ancienne et très jeune. C’est ce qui en fait une institution fragile en même  temps qu’un ministère porteur de dynamisme et de fraîcheur. L’Église de Québec peut se dire heureuse de pourvoir en bénéficier.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">+Maurice Couture, S.V.        <br />
       Archevêque émérite de Québec</span>       <br />
       7 janvier 2012       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3728626-5538408.jpg?v=1327607788" alt="Les diacres, témoins du service" title="Les diacres, témoins du service" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3728626-5538307.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Les-diacres-temoins-du-service_a450.html</link>
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   <title>« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A </title>
   <pubDate>Wed, 23 Mar 2011 20:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec lors de l' Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand le 23 mars 2010. Textes de l'Écriture: Jérémie 18, 18-20 et Mathieu, 20, 17-28.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2794773-3958986.jpg?v=1300829214" alt="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " title="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " />
     </div>
     <div>
      Les premières lignes du récit évangélique qui vient d’être lu présente une réunion au sommet, pourrait-on dire, de Jésus avec ses proches, les Douze, qu’il prend à part avant de monter à Jérusalem. « Voici que nous montons à Jérusalem » leur dit-il. Et de leur expliquer, d’un part, le sens de sa mission et, d’autre part, l’environnement dans lequel il souhaite que se transmette son héritage.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un instant sur ces deux points pour en dégager des applications pour notre communauté invitée, elle aussi, à « monter à Jérusalem » dans les années à venir.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une mission qui  sort de l’ordinaire et qui dérange</span>       <br />
              <br />
       Le mouvement de la mission du Fils de l’Homme passe par un chemin inattendu pour ses proches et pour ses disciples. Jésus ne leur cache pas le sens du parcours qui sera le sien. Descendu parmi les siens, le Verbe de Dieu s’anéantit lui-même en prenant la nature humaine, il s’offre totalement à l’amour miséricordieux du Père qui le relève et le ressuscite le troisième jour (cf. saint Paul Philippiens 2, 6-11). « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et, le troisième jour, il ressuscitera.» (Mathieu, 20, 18)        <br />
              <br />
       Voilà le cœur de la mission de Jésus : s’offrir totalement à la volonté du Père pour le salut du plus grand nombre, « donner sa vie en rançon pour la multitude » comme le dit la dernière phrase de l'évangile qui vient d'être lu.(Mathieu 20, 28)       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, consacrés par le Baptême les disciples de Jésus ne suivront pas un chemin différent. Les années qui viennent au Québec peuvent faire peur et inquiéter à certains moments. Nous montons, nous aussi, à Jérusalem. Point n’est besoin de se surprendre des difficultés du chemin. Sur les pas de Jésus, nous rencontrons la même humanité avec ses peurs, ses défis, ses attentes. Nos frères et sœurs humains ne sont pas à côté du chemin vers Jérusalem, ils sont avec nous en marche à leur façon, mystérieuse parfois, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Comment les accompagner? Comment vivre entre nous le chemin de Jérusalem aujourd’hui?       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’environnement du chemin et des marcheurs</span>       <br />
              <br />
       La clé nous est donnée par Jésus dans sa réponse à la mère de Jacques et Jean. Sa demande reflète bien une dynamique toujours présente même après 2000 ans. Les rapports entre humains suscitent volontiers une mauvaise compétition, des abus de pouvoirs, une domination écrasante. Jésus renverse la situation et propose un environnement renouvelé où la liberté et l’entraide seront désormais le soutien des marcheurs. Pour y arriver, il faut, explique-t-il, que le marcheur se tourne vers l’autre et cesse de se recroqueviller sur lui-même dans un enfermement néfaste. Comment? En se situant dans un environnement de service à 100 pour 100.         <br />
              <br />
       Écoutez cette consigne : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave ».       <br />
              <br />
       Sur la route de Jérusalem, en ce temps de Carême, en cette relance de la vie de notre Église par l’arrivée d’un nouveau pasteur, nous avons de belles occasions de laisser naître en nous et dans l’Église des gestes concrets et porteurs de renouveau. À chacun et à chacune de les identifier et de se mettre en route.       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Un fondateur toujours en marche</span>       <br />
              <br />
       Le fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval, peut nous servir d’exemple et de modèle. Il fut en marche durant toute sa vie donnée pour son « Église naissante » comme il aimait à qualifier l’Église de Nouvelle-France.       <br />
              <br />
       Il fut un marcheur infatigable dans tous les sens du mot. On le voyait racontent les <span style="font-style:italic">Relations de Jésuites</span> en raquette sur la neige en hiver ou en canot faisant le tour de son immense diocèse. À son arrivée à Québec, le 16 juin 1659, il n’eut rien de plus pressé que de visiter toutes les maisons du petit village de 300 personnes qu’était Québec à l’époque ainsi que les cabanes des Amérindiens précise les <span style="font-style:italic">Relations</span>. Et cet élan ne se démentît jamais jusqu’à la fin de sa vie.       <br />
              <br />
       Pour les prêtres du Séminaire il voulait qu’ils soient disposés à être envoyés « à toutes rencontres, et au besoin dans les paroisses, et tous autres lieux du dit Pays, » où les pousseraient les besoins d’évangélisation et le souci pastoral des populations. En 1698, il envoya même un groupe de prêtres du Séminaire sur les bords du Mississipi comme missionnaires.        <br />
              <br />
       Il voulait que les séminaristes soient solidement formés pour maintenir l’élan missionnaire qu’il avait su infuser dans son Église.  Ainsi écrit-il le 26 mars 1659 dans l’<span style="font-style:italic">Acte de fondation du Séminaire</span> qui en même temps met sur pied le Grand Séminaire : « Considérant qu'il a plu à la Divine Providence nous charger de l'Église naissante du Canada dit la Nouvelle-France; et qu'il est d'une extrême importance dans ses commencements de donner au Clergé la meilleure forme qui se pourra pour perfectionner des ouvriers, et les rendre capables de cultiver cette nouvelle vigne du Seigneur, en vertu de l'autorité qui nous a été commise, nous avons érigé et érigeons dès à présent, et à perpétuité, un Séminaire pour servir de Clergé à cette nouvelle Église…dans lequel on élèvera et formera les jeunes Clercs qui paraîtront propres au service de Dieu, et auxquels, à cette fin, on enseignera la manière de bien administrer les sacrements, la méthode de catéchiser et prêcher apostoliquement, la Théologie morale, les cérémonies, le plain-chant grégorien, et autres choses appartenant au devoir d'un bon Ecclésiastique ».       <br />
              <br />
       Ces rappels de circonstance sont pour nous aujourd’hui un stimulant à prendre nous aussi la « route de Jérusalem » où remplis de confiance et d’élan, appuyés sur ces devanciers qui n’ont eu peur d’aucuns défis nous répondrons aux appels du Seigneur pour une « nouvelle évangélisation », « nouvelle »  dans ses moyens et dans son ardeur.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce défi est le nôtre aujourd’hui. Nous pouvons compter que l’Esprit de Dieu souffle toujours et qu’il guidera nos pas sur cette route. Pour nous accompagner nous avons une nourriture à nulle autre pareille. Assidus à la Parole et à la fraction du pain comme les premiers chrétiens (cf. Actes 2, 42), nous pourrons rendre dans notre société le témoignage que Jésus est toujours vivant et qu’il est venu pour servir et donner sa vie pour la multitude.       <br />
              <br />
       C’est donc dans une attente vigoureuse et une espérance ferme que nous refaisons les gestes de l’Eucharistie en ce jour d’anniversaire et que nous demandons au Seigneur de devenir de plus en plus serviteurs de nos frères et sœurs. C’est la grâce que je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
              <br />
       Le 24 mars 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/Voici-que-nous-montons-a-Jerusalem-Homelie-pour-l-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-23-mars-2011_a399.html</link>
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   <title>« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010</title>
   <pubDate>Thu, 01 Apr 2010 20:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le 1 avril 2010. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26 etJn, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1983198-2735089.jpg?v=1289459881" alt="« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010" title="« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010" />
     </div>
     <div>
      Ce Jeudi-Saint prend place dans une année sacerdotale, une année consacrée aux prêtres, une année de renouveau pour leur ministère et leur vie de prêtres au service du Peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Deux événements sont rappelés dans la liturgie de la messe en mémoire de la Cène du Seigneur : l’institution de l'Eucharistie et le lavement des pieds.  C’est l’occasion pour une communauté de prêtre comme la nôtre de raviver le don qui est en nous par l’imposition des mains, de le considérer dans son actualité toujours présente et de le laisser produire en nous les effets de grâce qu’il porte.        <br />
              <br />
       La présentation générale du Missel romain pour le Jeudi-Saint nous servira de guide. Nous y lisons à propos du Jeudi-Saint : «  La concélébration qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l’unité du peuple de Dieu tout entier, est prescrite par le rite lui-même... Elle est recommandée le Jeudi-Saint ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L’institution de l’Eucharistie</span>        <br />
              <br />
       L’institution de l’Eucharistie se fait dans un geste de Jésus qui est posé avec ses Apôtres à qui il demande de le répéter : « Faites ceci en mémoire de moi. » Répéter le geste de Jésus n’est pas seulement refaire ses gestes et redire ses paroles, mais c’est encore bien plus entrer dans le mouvement qui le porte.        <br />
              <br />
       La Cène est d’une certaine façon le sommet de sa mission. Elle anticipe le moment où sur la Croix, il sera élevé portant sur lui le péché du monde et offrant à Dieu le sacrifice d’agréable odeur en s’offrant lui-même, chair et sang, dans un acte d’obéissance et de d’amour unique qui sauve le monde.       <br />
              <br />
       « Tu m’as donné un corps. Voici que je viens, Père pour faire ta volonté » dira l’épitre aux Hébreux. Toute l’humanité est entraînée dans le mouvement d’amour de Jésus vers son Père, Dans ce mouvement d’abaissement réside le secret de l’exaltation qui sera celle de la Résurrection.       <br />
              <br />
       Ainsi l’Eucharistie, comme la Cène, nous fait entrer dans le mouvement de retour à Dieu inauguré par la Mort et la Résurrection du Christ. Les baptisés y sont invités et c’est par le ministère des prêtres que chaque baptisé peut s’unir au Christ et s’offrir lui-même en sacrifice spirituel.  .       <br />
              <br />
       Il ne peut le faire sans le Christ. Et pour que se réalise cette union fondamentale, Jésus a chargé certains parmi les baptisés d’être des sacrements, des signes sensibles, de cette présence particulière.       <br />
              <br />
       En effet, comme le dit le Concile Vatican II, les prêtres sont marqués « d’un caractère spécial » et configurés « au Christ Prêtre pour les rendre capables d’agir au nom du Christ Tête en personne. » (PO n. 2). Ainsi « c’est par le ministère des prêtres que se consomme le sacrifice spirituel des chrétiens, en union avec le sacrifice du Christ, unique Médiateur, offert au nom de toute l’Église dans l’Eucharistie par les mains des prêtres, de manière sacramentelle et non sanglante, jusqu’à ce que vienne le Seigneur lui-même. » (PO n. 2).       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le ministère ordonné</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez donc que le rappel, ce soir, de l’institution de l’Eucharistie ne peut que nous enraciner dans ce qui est au cœur de notre ministère ordonné. Bien sûr, que le ministère du prêtre ne ses limite pas aux sacrements, il est aussi ministre de la Parole de Dieu, guide et pasteur du peuple de Dieu, mais comme le dit encore le Concile Vatican II l’ensemble de son ministère aboutit et se consomme dans l’Eucharistie.        <br />
              <br />
       Voilà pourquoi, lors de leur ordination les prêtres sont invités à « reconnaître » ce qu’ils sont et à « imiter » ce qu’ils font : « Agnoscite quod agitis, imitamini quod tractatis ».       <br />
              <br />
       Comment répondre en vérité à cette invitation? Chacun trouvera les moyens concrets pour le faire. Célébration quotidienne de l’Eucharistie, prédication proche de la Parole de Dieu, présidence des sacrements signifiante etc.       <br />
              <br />
       Toutefois, ce travail de toute une vie devra se laisser animer de l’intérieur par un esprit particulier dont Jésus nous donne l’exemple dans le second événement que nous célébrons ce soir : le lavement des pieds.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’événement du lavement des pieds </span>       <br />
              <br />
       On l’a dit et répété souvent : l’évangile de saint Jean ne raconte pas comme les évangiles synoptiques l’institution comme telle de l’Eucharistie. Il rapporte plutôt un geste de Jésus qui a pris place lors de la Cène : le lavement des pieds des disciples. Ce geste a surpris. Pensez à la réaction de Pierre. Ce geste s’est fait sans paroles. Il a été laissé en héritage aux disciples.Ce que j’ai fait, faites-le. « C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous.».        <br />
              <br />
       Le ministère du prêtre, signe du Christ Tête et Pasteur ne peut se comprendre sans ce geste. «Intendant des mystères de Dieu », porteur du Seigneur lui-même comme Marie en visite chez Élisabeth, le prêtre doit commencer lui aussi par laver les pieds des disciples de Jésus pour être ce qu’il est : « configuré au Christ » et agissant « in persona Christi ».       <br />
              <br />
       Lors de la retraite à Ars en septembre denier à laquelle j’ai eu le bonheur de participer, Jean Vanier est venu pour un entretien. Il nous a raconté qu’il avait accepté de venir à condition que son entretien n’en soit pas un. Il a exigé, a-t-il dit, que les 800 prêtres présents posent ensemble en petits groupes le geste de ses laver les pieds les uns aux autres. Ce qui fut fait.        <br />
              <br />
       Pour lui, le ministère du prêtre ne peut se comprendre sans ce geste qui n’est pas seulement un symbole, mais qui est le cœur même et la réalité profonde de leur ministère. Ce fut une expérience extraordinaire que de voir ces centaines de prêtres dans les prés qui entourent la basilique inférieure à Ars. Le geste fut posé selon les directives de Jean Vanier en silence.        <br />
              <br />
       Le geste du lavement des pieds oblige à se pencher, à s’agenouiller devant l’autre. Il en fait non pas un maître, car il ne s’agit pas d’un geste d’esclave. Il signifie profondément que c’est la personne qui est devant soi qui compte. Il fait écho à cette parole de Jésus « Je suis venu pour que le monde ait la vie. »       <br />
              <br />
       Nous le referons ce geste ce soir dans le silence total et nous laisserons le Seigneur augmenter en nous l’esprit de service au cœur de notre vocation de prêtre. Sans l’empreinte du service, sans l’attitude du serviteur au fond de nous, toutes les célébrations, toutes les actions, toutes les entreprises liées à notre ministère sont vains et comme de la paille jetée au vent même si la grâce de Dieu peut toujours agir malgré des serviteurs indignes comme le note le Concile Vatican II (PO n. 12).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Voilà, chers confrères, quelques réflexions susceptibles, je l’espère, d’aider à un renouveau de notre vie et de notre ministère de prêtre en cette année sacerdotale. Le lien de l’Eucharistie et du service est incontournable. C’est pourquoi, l’évangile de saint Jean n’a pas pris la peine de rappeler l’institution de l’Eucharistie. Incontournable dans la réalité vécue par Jésus, incontournable dans la vie du prêtre. Le thème de l’année sacerdotale prend ainsi tout son sens : « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre ».        <br />
              <br />
       Que cette célébration soit pour nous, à travers le pain et le vin consacrés et à travers les paroles dites, un jalon de plus sur le chemin du service où nous a précédé celui qui s’est fait le Serviteur souffrant pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       Le 1 avril 2010.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/Serviteurs-en-devenir-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2010_a339.html</link>
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