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  <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
  <description><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></description>
  <link>http://www.seminairedequebec.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2014-10-30T14:28:30+01:00</dc:date>
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   <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
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   <title>Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)</title>
   <pubDate>Thu, 13 Mar 2014 00:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie donnée aux funérailles d'Émilien Vachon, architecte et ancien directeur de l'École d'architecture de la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l'Université Laval, par Mgr Hermann Giguère P.H., confrère de classe, à l'église Saint Charles Garnier à Québec le 15 mars 2014. Textes de l'Écriture: Job, 19, 1.23-27a et Jean 11, 17-27.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6407928-9666523.jpg?v=1394668308" alt="Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)" title="Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)" />
     </div>
     <div>
      Dans les textes de l’Écriture qui viennent d’être lus, on est mis en contact avec quatre personnes : Job, Lazare, Marthe et Jésus. Et à partir des témoignages donnés au début de notre célébration, j’ajouterais une cinquième personne : notre ami Émilien.       <br />
              <br />
       J’aimerais bien les entendre dialoguer ensemble. Je suis sûr qu’Émilien le fait déjà et qu’il a sûrement une ou deux bonnes réparties à son compte.        <br />
              <br />
       Si j’étais auteur dramatique, j’imiterais la dramaturge anglaise Bryony Lavery dans sa pièce de théâtre <span style="font-style:italic">Frozen</span> que Jeremy Peter Allen a traduite en français et  qui se joue actuellement au théâtre de la Bordée à Québec. Je vous ferais entrer dans un espace mystérieux, rempli de questions, de dialogues percutants, mais, contrairement à <span style="font-style:italic">Frozen,</span> ouvert sur des horizons lumineux.        <br />
              <br />
       Ne vous inquiétez pas, je ne me transformerai pas en auteur dramatique ici ce matin. C’est à chacun et à chacune d’entre nous que je laisse le soin d’imaginer les dialogues qui pourraient être des plus intéressants.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Enseignement des textes choisis</span>       <br />
              <br />
       Pour ma part je me contenterai, en bon homéliste, d’actualiser l’enseignement qui nous est donné dans les textes de l’Écriture ce matin et qui tient en quelques mots. Ceux de Job « Je sais que mon Libérateur est vivant » et ceux de Jésus à Marthe « Je suis la Résurrection et la Vie ».       <br />
              <br />
       Ces deux phrases nous plongent dans le monde lumineux de la foi en Jésus-Christ. Celle-ci ne s’identifie pas à la religion même si elle en fait partie. En effet, avoir la foi, c’est poser un acte libre, comme dit saint Thomas d’Aquin qui la définit comme un assentiment, « assensus cum cogitatione » (II-II, q.2 a.1), c’est prendre une décision qui éclaire le sens de sa vie.        <br />
              <br />
       Pourquoi faire ce choix, prendre cette décision?       <br />
              <br />
       Pour diverses raisons :       <br />
              <br />
       1) parce qu’on a reçu un patrimoine et un héritage qui continuent de nous habiter;       <br />
       2) parce qu’on parcouru bien des chemins dans une recherche sérieuse du sens de sa vie;       <br />
       3) parce qu’on a été fasciné par un témoin ou une personne significative et authentique;       <br />
       4) parce qu’on a vécu une rencontre intérieure de Dieu comme saint Paul sur le chemin de Damas ou comme de grand convertis : Paul Claudel, Thomas Merton       <br />
              <br />
       Et plus près de nous Jean-Claude Guillebaud, un soixante-huitard français qui a renoué avec la foi de son enfance après 20 ans d’une carrière de journaliste bien remplie et qui a fait un récit émouvant de ce retour dans un livre qui a été un best seller en France : <span style="font-style:italic">Comment je suis redevenu chrétien?</span> ( Albin Michel, Paris, 2007, 196 p.) « Le Dieu redécouvert par Guillebaud, écrit Louis Cornelier dans le Devoir du 28-29 avril 2007, est le Dieu faible de la kénose, celui ‘qui laisse l’homme aux prises avec sa propre liberté' ». Je pourrais citer encore, parmi les contemporains, Éric-Emmanuel Schmitt, écrivain bien connu, qui a témoigné souvent de sa rencontre inoubliable de Dieu au désert du Sahara et qui répète à qui veut l’entendre : A la question : «Est-ce que Dieu existe ?», je réponds : «Je ne sais pas, mais... je crois». Je crois que Dieu est amour et qu'on ne peut l'aborder uniquement par la raison. Et j'habite le monde et son mystère avec la foi et l'espérance... « Je ne sais  pas que Dieu existe. Je crois fortement qu’il existe. »        <br />
              <br />
       Voilà! La foi est une porte que tu décides d’ouvrir et qui te fait entrer dans un monde nouveau où ta vie se définit par des relations stimulantes avec toi-même, avec les autres et avec celui dont tu reconnais tenir ton être et ta vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       C’est ce que Job comprends dans sa déchéance. Il a perdu toutes ses richesses et se retrouve sur la paille d’où l’expression populaire « pauvre comme Job ».        <br />
              <br />
       Mais son regard alors se détourne de l’avoir, de ses biens matériels,  pour se poser sur les personnes, sur la personne de celui qu’il appelle son « Libérateur », qui est près de lui, qui est son rocher et son protecteur. En d’autres mots, il découvre qu’il est aimé de Dieu et qu’il n’est pas seul.        <br />
              <br />
       Émilien, j’en suis sûr, l’avait découvert aussi, car il a toujours mis au cœur de ses activités de toutes sortes, au cœur de sa famille un horizon élargi qui transcende le temps et l’espace, un horizon qui dépasse le visible et qui ouvre sur l’invisible.       <br />
              <br />
       Si nous écoutons Jésus maintenant, celui-ci se présente à Marthe comme le seul et unique nécessaire.        <br />
              <br />
       Les événements se succèdent dans nos vies, mais les dépouillements que sont la perte d’êtres chers et notre propre mort, n’emportent pas avec eux la certitude que la Vie n’est pas terminée, que la Vie ne se termine pas dans le  noir. Nous pouvons affronter ces dépouillements avec confiance et dans l’espérance d’un ailleurs lumineux. Nous pouvons dire en vérité dans le fond de notre cœur une prière inspirée de la liturgie catholique qu’Émilien a portée en lui, j’en suis sûr, au moment de nous laisser et que je souhaite porter moi aussi dans mon cœur lorsque la mort se présentera pour moi.       <br />
              <br />
       « Maître et créateur de toute chose, accepte la vie que j’ai reçue de Toi. Tu me l’as donnée ici-bas sur la terre pour qu’elle devienne porteuse de vie éternelle. Seigneur, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
              <br />
       Le dépouillement serein devant la mort fait partie de la vie. C’est dans la paix et la confiance que nous sommes tous invités à faire ce pas un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réunis ici à l’église, convoqués par celui que nous aimons,  Émilien, nous pouvons partager ensemble, croyants et non-croyants, nous rappeler ce qu’il a été. Pour les croyants, nous nous rappelons aussi ce que celui qui inspire notre vie, Jésus-Christ, a été dans la vie d'Émilien et  dans sa mort. Et selon la recommandation de Jésus lors de son dernier repas à la Cène, à travers le pain et le vin qui pour nous deviennent son Corps et son Sang nous rappelons sa Mort et sa Résurrection et nous célébrons la bonté et l’amour d’un Dieu qui nous attend toujours comme un Père aimant et miséricordieux. Très justement, la messe est appelée un banquet fraternel, elle est l’image de banquet éternel auquel nous sommes tous invités.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       15 mars 2014</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-des-funerailles-Je-ne-sais-pas-mais-je-crois-Eric-Emmanuel-Schmitt_a584.html</link>
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   <title>« Le voici qui vient » Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple</title>
   <pubDate>Fri, 01 Feb 2013 22:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Aux aspirants et candidats au diaconat permanent de Québec Année C Séminaire de Québec 2 février 2013. Homélie pour la Présentation du Seigneur ou de la Présentation de Jésus au Temple par Mgr Hermann Giguère, P.H. Textes de l'Écriture: Malachie 3,1-4 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5186874-7738364.jpg?v=1359755669" alt="« Le voici qui vient » Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple" title="« Le voici qui vient » Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple" />
     </div>
     <div>
      Les textes proclamés il y un instant nous permettent de bien saisir le sens de cette fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur au Temple</span> qu'on appelle aussi la <span style="font-style:italic">Présentation de Jésus au Temple</span> en particulier le texte de Malachie qui en donne le sens profond. .       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Une vie reçue, une vie donnée</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons ce texte. « Voici que j’envoie mon Messager pour qu’il prépare le chemin devant moi…le messager de l’Alliance le voici qui vient ». Le vieillard Siméon fait écho à ce texte dans son cantique « <span style="font-style:italic">Nunc dimittis…</span> » « ...mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes et gloire d’Israël ton peuple. »       <br />
              <br />
       Ces textes chantent la beauté de la mission de ce jeune enfant que les parents présentent au Temple. C’est cet enfant exceptionnel que l’auteur de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux </span>(10, 5.7) met en scène lorsqu’il dit : « Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation ; mais tu m'as formé un corps… Voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté».  Et la volonté de Dieu c’est que toute l’Humanité soit sauvée : « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2, 4).  Le Père donne son Fils né de Marie pour le salut de tous. Il sera l’Agneau immolé (Jean 1, 9; Apocalypse 5, 12),  pour la multitude le Serviteur souffrant(Isaïe 42-53) qui est non seulement lumière des nations, mais qui offre sa vie en expiation pour le péché du monde.       <br />
              <br />
       Tel sera le destin de cet enfant que Marie et Joseph présentent au Temple. Sa vie est toute entière remise entre les mains du Père. Elle est reçue pour être donnée. Elle ne lui appartient pas comme un objet qu’on peut s’approprier. Il la reçoit et il la donne. Voilà ce qu’est le mystère de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur.</span>       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Récipiendaires du don de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ce mystère nous inspire encore aujourd’hui car nous sommes nous aussi des récipiendaires du don de Dieu. Cette vie qui est la nôtre ne nous appartient pas. Nous la recevons. Nous en sommes les dépositaires et notre plus beau cadeau sera de pouvoir dire un jour, de le dire déjà, « Père, je remets ma vie entre tes mains » (Luc, 23, 46) comme le fait la si belle prière de Charles de Foucauld (voir le texte à la fin). Oui, c’est alors la vraie <span style="font-style:italic">Présentation</span> qui est vécue.        <br />
              <br />
       Nous avons besoin, bien sûr, de nous entraîner à cette remise totale à Dieu. Et c’est vers Marie et Joseph que nous pouvons tourner notre regard aujourd’hui. Ils ont compris que cet enfant ne leur appartient pas. Ils l’ont reçu. Ils l’ont accueilli, En le présentant au Temple, ils reconnaissent en lui, « le messager désiré de l’Alliance », le Messie Sauveur,        <br />
              <br />
       Marie entend Anne lui dire que son cœur sera transpercé. Le chemin à préparer devant le Seigneur demandera beaucoup à ceux et celles qui se mettront à l’écoute de ce messager. « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent » (Luc 11, 28) dira-t-il dans sa prédication.       <br />
              <br />
       Vous voyez pourquoi de mystère de la <span style="font-style:italic">Présentation de Jésus au Temple</span>a été retenu comme point de référence fondamental pour la vie consacrée qui se veut une suite radicale du Christ à laquelle tous les baptisés sont invités, mais que certaines personnes s’engagent publiquement à  poursuivre en se libérant le plus possible de ce qui peut la retarder ou l’obscurcir.       <br />
              <br />
       III-  <span style="font-style:italic">Un héritage à nul autre pareil</span>       <br />
              <br />
       Avant de terminer, j’aimerais souligner comment cette fête nous plonge dans les racines judaïques du christianisme.        <br />
              <br />
       Marie et Joseph sont montés au Temple « au jour fixé…selon ce qui est écrit dans la Loi. ». Jésus est un fils d’Israël. Il baigne dans cet héritage. Les gestes de ses parents et les siens plus tard reprennent ceux de ses frères et sœurs juifs. Les psaumes nourrissent sa prière. Les bénédictions comme le « <span style="font-style:italic">Shema Israël </span>» - «Écoute, Israël » (Deutéronome 6, 4) qui est le texte principal de la liturgie juive qu’on récite le matin et soir accompagné de bénédictions font partie de sa vie quotidienne.       <br />
              <br />
       Nous partageons cet héritage encore aujourd’hui. L’Église a retenu les Psaumes comme sa prière officielle dans la <span style="font-style:italic">Liturgie des Heures </span>. L’agencement de notre célébration eucharistique se fait sous le mode de la bénédiction, de l’ «action de grâces », », de la « berakah ». La grande prière eucharistique est une « berakah » chrétienne où la Parole, le Pain et le Vin sont partagés en mémorial de la Pâque du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        Voilà. Cette fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur, de Jésus, au Temple</span> comme vous le voyez va beaucoup plus loin que le symbole de la lumière qui en émane et qui l’a fait désigner comme la « chandeleur », la fête où on allume des chandelles. Mais à bien y penser, ces chandelles allumées ne sont-elles pas une image du Christ lui-même qui se laisse consumer pour éclairer et réchauffer l’humanité? Oui, nous avons besoin de laisser ce « Messager de l’Alliance » devenir lui-même l’Alliance Nouvelle qui s’adresse à toutes les nations, de tous les temps et de tous les lieux.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous rende de plus en plus participants et participantes à ce projet d’amour d’un Dieu qui vient vers nous, qui nous donne la vie pour (comme le dit si bien une oraison de la liturgie quotidienne) pour, dis-je, qu’en offrant ce qu’il nous a donné, nous puissions le recevoir lui-même. Ce que je nous souhaite à toutes et à tous. Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Délégué épiscopal au Comité de la formation initiale du diaconat permanent du diocèse de Québec       <br />
       Le 2 février 2013.</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
              <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/hsp/hsiindc_foucauld_05.htm">Charles de Foucauld  (1858-1916)</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5186874-7738364.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Le-voici-qui-vient-Homelie-pour-la-fete-de-la-Presentation-du-Seigneur-au-Temple_a516.html</link>
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   <title>« Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable » Homélie des funérailles du chanoine Louis-Joseph Lépine par Mgr Gérald C. Lacroix</title>
   <pubDate>Mon, 02 May 2011 19:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Gérald C. Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie donnée aux funérailles de monsieur le chanoine Louis-Joseph Lépine, prêtre du Séminaire de Québec, le 30 avril 2011 à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada. Textes : Sagesse 2, 23; 3, 1-6.9 et Mathieu 5, 1-12a (béatitudes).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2936396-4162552.jpg?v=1304358802" alt="« Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable » Homélie des funérailles du chanoine Louis-Joseph Lépine par Mgr Gérald C. Lacroix" title="« Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable » Homélie des funérailles du chanoine Louis-Joseph Lépine par Mgr Gérald C. Lacroix" />
     </div>
     <div>
      Le passage du <span style="font-style:italic">livre de la Sagesse</span> qui nous a été proclamé était un dialogue entre croyants et incroyants. Bien sûr, ces questions sur notre destinée suscitent en nous bien des interrogations.       <br />
       Pour certains, l’espérance d’une vie éternelle est une invention pour nous consoler de la disparition de ceux que nous avons aimés, une façon de conjurer la peur. Pourtant, depuis les temps préhistoriques, des hommes et des femmes de toutes religions, y ont cru et l’ont espérée. Tout être qui réfléchit, est amené à se demander, un jour ou l’autre, s’il y a en lui quelque chose d’immortel. Il y a en nous une réelle soif d’absolu !        <br />
              <br />
       Chrétiens, disciples du Christ ressuscité, nous ne croyons pas au hasard. Au-dessus de nous, Quelqu’un veille sur nous et prend soin de nous ; c’est Dieu, notre Père. Notre foi chrétienne nous permet d’affirmer que Dieu est plus fort que la mort, Il l’a vaincu.       <br />
              <br />
       Depuis la venue du Christ, depuis sa mort sur la Croix et sa résurrection le matin de Pâques, une espérance fiable nous habite. Notre Pasteur, c’est Jésus Christ. Il compare la mort à une porte où il se tient, pour nous ouvrir le moment venu. La mort n’est donc pas une impasse, mais un passage. D’ailleurs, c’est ce que veut dire le mot « Pâques », passage. Passage de la mort à la vie et des ténèbres à la lumière. Notre frère, le chanoine Louis-Joseph, était profondément habité par la foi en Jésus Christ. C’est pourquoi, même à travers de rudes épreuves de santé, il ne s’est pas découragé. Son regard de foi lui permettait de voir plus loin, plus haut. Il se savait attendu à la porte par Celui qui est la Porte, Jésus Christ.       <br />
              <br />
       Il me semble que nous pourrions facilement mettre sur ses lèvres ce poème du grand mystique espagnol, saint Jean de la Croix :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce qui se passera de l’autre côté,        <br />
       quand tout, pour moi,        <br />
       aura basculé dans l’éternité,        <br />
       je ne le sais pas…        <br />
       Je crois seulement        <br />
       qu’un amour m’attend.        <br />
       Je sais pourtant qu’alors, il me faudra faire,        <br />
       pauvre et sans poids,        <br />
       le bilan de moi,        <br />
       mais ne pensez pas que je désespère…        <br />
       Je crois, je crois tellement        <br />
       qu’un amour m’attend…        <br />
       Si je meurs, ne pleurez pas ;        <br />
       c’est un amour qui m’attend.        <br />
       Si j’ai peur, et pourquoi pas ?        <br />
       Rappelez-moi simplement        <br />
       qu’un amour, un amour m’attend.        <br />
       Il va m’ouvrir tout entière        <br />
       à sa joie, à sa lumière.        <br />
       Oui, Père, je viens à Toi        <br />
       dans le vent,        <br />
       dont on ne sait ni d’où il vient, ni où il va.        <br />
       Vers ton amour,        <br />
       ton amour qui m’attend.</span>       <br />
              <br />
       C’est cette qualité de confiance, de foi en la promesse de Dieu qui habitait le chanoine Louis-Joseph. C’est pourquoi les mots du livre de la Sagesse nous sont d’un grand réconfort aujourd’hui: « Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour, car il accorde à ses élus grâce et miséricorde ».       <br />
              <br />
       Le <span style="font-style:italic">choix de l’Évangile</span> s’imposait, celui des<span style="font-style:italic"> Béatitudes</span>. Les huit béatitudes que rapporte l’évangéliste saint Matthieu, sont le résumé de l’Évangile, la chartre de la vie chrétienne. Ces béatitudes seront notre juge au moment du grand rendez-vous avec le Seigneur. Notre frère Louis-Joseph s’est efforcé de vivre ces béatitudes tout au long de sa vie. Pendant 58 ans, il a servi le Seigneur comme prêtre et a prêché cette Bonne Nouvelle, ce chemin qui conduit au bonheur : « Heureux les pauvres de cœur… heureux les doux… heureux ceux qui pleurent… heureux ceux qui ont faim et soif de la justice… heureux les miséricordieux… heureux les cœurs purs… heureux les artisans de paix… ».       <br />
              <br />
       Les confrères qui l’ont bien connu et côtoyé tout au long de sa vie au Séminaire, n’hésitent pas à affirmer que le Chanoine Lépine laisse le témoignage d’une vie entièrement donnée au service de l’Évangile, dans la persévérance et le courage. Enseignant, directeur des études au secondaire, directeur des services pédagogiques au collégial, supérieur général du Séminaire de Québec, Chanoine, et depuis une dizaine d’années, visité par la maladie, il s’est toujours efforcé d’incarner l’esprit des béatitudes dans une grande humilité et avec un esprit de foi remarquable.        <br />
              <br />
       Rassemblés aujourd’hui en cette Basilique-cathédrale de Québec, où il venait prier fidèlement l’Office des Laudes chaque matin et concélébrer l’Eucharistie, depuis son entrée dans le Chapitre métropolitain des chanoines en 1984, nous rendons grâce au Seigneur pour sa vie donnée et pour tout le bien qu’il a accompli. Et nous prions le Seigneur, dans sa grande miséricorde, d’accueillir notre frère dans la Ville Habitable, la vie éternelle.        <br />
              <br />
       Nous croyons que « Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable ». Pour ceux et celles qui arrivent au terme de leur pèlerinage, comme le chanoine Louis-Joseph, en ayant emprunté le chemin des Béatitudes, nous prions pour que résonnent pour lui et pour tous les défunts, les paroles de Jésus : « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2936396-4162552.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Dieu-a-cree-l-homme-pour-une-existence-imperissable-Homelie-des-funerailles-du-chanoine-Louis-Joseph-Lepine-par-Mgr_a408.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »</title>
   <pubDate>Thu, 21 Apr 2011 20:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi Saint. 21 avril 2011. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26 et Jn, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2910717-4122648.jpg?v=1303411183" alt="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" title="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" />
     </div>
     <div>
      La célébration du Jeudi-Saint nous renvoie au mystère de l’Incarnation qui se déploie totalement dans celui de Pâques. En effet, il est à propos aujourd’hui de parler de l’Eucharistie comme du mystère de la Nouvelle Alliance dans le Verbe qui a habité parmi nous et qui nous entraîne derrière lui dans la vie nouvelle, participation à vie divine elle-même.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près si vous le voulez bien.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vie, fruit d’une Alliance </span>       <br />
              <br />
       L’humanité a besoin de signes et de gestes qui expriment le sens de la vie. Dans la première lecture, nous voyons le Peuple de Dieu appelé par Moïse à mettre en œuvre son lien à son Dieu, fruit de l’Alliance scellée avec Abraham dans un rituel qui servira de mémorial d’âge en âge.       <br />
              <br />
       Ces gestes étrangers pour nous sont cependant ceux de gens qui disent ainsi leur attachement et leur foi dans Celui qui les fait vivre : le Dieu d’Abraham et de ses descendants, le Dieu proche d’eux, le Dieu qui est le Dieu avec nous. Cette proximité fait que leur Dieu ne peut se désintéresser de leur sort. C’est pourquoi, les gestes proposés les mettent sur un pied d’alerte, les font entrer en marche, en pèlerinage dans la foi et dans la confiance.       <br />
              <br />
       L’Incarnation du Verbe de Dieu vient renouveler d’une façon unique ce pèlerinage de la Première Alliance. « C’est ainsi, commente saint Augustin, que l’être immortel a pu mourir, c’est ainsi qu’il a voulu donner la vie aux mortels : il devait dans l’avenir les faire participer à ce qu’il est, après avoir participé lui-même à ce qu’ils sont. » (<span style="font-style:italic">Sermon sur la Passion du Seigneur</span> dans l’<span style="font-style:italic">Office des lectures</span> du Lundi Saint).        <br />
              <br />
       Dans le Verbe incarné, Dieu n’est plus seulement le protecteur, le défenseur de son Peuple, il est l’un de nous. Il prend notre chair pour pouvoir mourir et sauver toute l’humanité. Il ne regardera pas comme un priviège son égalité avec Dieu et il acceptera de s'anéantir dans la condition mortelle, comme le dit saint Paul aux Philippiens (Phil, 2, 6-7). C’est pourquoi, Dieu le relèvera, le ressuscitera pour que, la mort étant vaincue, la vie triomphe définitivement.       <br />
              <br />
       Vous voyez que ces réflexions nous renvoient spontanément au Baptême qui prend tant d’importance dans la célébration de la Vigile pascale. Le ton baptismal des lectures du Carême cette année nous a permis de méditer diverses facettes de la vie nouvelle dans laquelle le baptisé est emporté, dans « la vie que nous ne pouvons pas tenir de nous » (saint Augustin <span style="font-style:italic">loc.cit.</span>).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les gestes de la Cène </span>       <br />
              <br />
       Revenons à notre célébration de la Cène du Seigneur maintenant. Nous sommes invités, comme les Israélites à qui s’adressaient Moïse à poser des gestes symboliques. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des gestes anciens. Jésus se retrouve avec les siens pour la Pâque. Il refait certainement les gestes qu’il a appris dans sa famille et que tous autour de la table connaissent bien.        <br />
              <br />
       Mais, ô surprise, sur le pain et la coupe il prononce ces paroles devenues si familières pour nous et que saint Paul rapporte fidèlement : « Ceci est mon corps, qui est pour vous », « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ». Et saint Jean ajoute la scène du lavement des pieds que nous venons d’entendre dans la lecture de l’évangile et que nous referons nous aussi ce soir.       <br />
              <br />
       Les gestes et les signes que nous posons maintenant ne nous appartiennent pas. Ils sont sans contredit d’une puissance incomparable pour nous faire cheminer de plus en plus sur le chemin de la vie reçue de Dieu par l’obéissance de Jésus, Verbe de Dieu, ayant porté toutes les blessures et les péchés de notre humanité pour les anéantir et ouvrir pour tous la voie de la vie avec lui, Dieu fait homme, Dieu avec nous que le Père ressuscite et consacre Maître de la Vie.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le Corps et le Sang du Christ</span>        <br />
               <br />
       On peut ce soir, avec raison, se poser la question que se posaient les Juifs à propos de Jésus : « Comment peut-il nous donner sa chair à manger? » Et pourtant, ce soir, nous donnons dans cette célébration de la Cène du Seigneur tout leur sens aux paroles de Jésus qui dit : « Ceci est ma chair » et « Ceci est mon sang » si nous n’oublions pas qu’il s’agit du Corps et du Sang du Christ ressuscité c’est-à-dire du Verbe de Dieu venu parmi nous, qui s’est fait proche de l’humanité aux temps anciens et aux temps nouveaux commencés en Jésus. Ce qui fait dire à saint Paul : « chaque fois que mangez de ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne »(<span style="font-style:italic">deuxième lecture</span>).       <br />
              <br />
       Voilà le mystère de notre Eucharistie ce soir et de toute Eucharistie. L’Eucharistie est nourriture sur le chemin, elle ne  prétend pas mettre le point final à la transformation inaugurée en nous par le Baptême.  Elle est le soutien sur la route et l’aliment du pèlerinage.        <br />
              <br />
       Sur les pas du Christ, le baptisé connaît une transformation radicale qui bouleverse les racines de son être humain. Comme les Israélites de la Première Pâque il se met en marche. Il regarde avec confiance vers le Premier-Né, Jésus-Christ, qui est sorti des limites de notre temps et de notre espace et qui vit toujours. Le Christ ressucité vit pour Dieu éternellement dit saint Paul ; &quot;quod enim mortuus est peccato mortuus est semel quod autem vivit vivit Deo&quot; (Rm 6,10) . Et c’est pourquoi, dans la foi nous célébrons l'Eucharistie et que, dans ce mystère, nous allons au-delà des apparences, des espèces du pain et du vin.        <br />
              <br />
       Pour ce faire, nous avons besoin d’humilité et de proximité avec nos frères et sœurs. C’est ici que le geste du lavement des pieds prend tout son relief. Il est un exemple comme le dit Jésus « afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Sur les traces du Serviteur par excellence nous apprenons le décentrement de nous-mêmes pour ouvrir l’espace du don de la vie que Dieu propose à tous ceux et celles qui accueillent Jésus, son Envoyé pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie, en mangeant le pain et en buvant le vin, nous recevons en nous non pas la chair mortelle du Christ, mais son Corps et son Sang de Seigneur ressuscité pour que grandisse en nous la vie de Dieu dans laquelle nous sommes entrés au baptême et qui sera la nôtre éternellement.       <br />
              <br />
       Que ce Jeudi-Saint nous trouve accueillants à ce don merveilleux du Corps et du Sang du Christ, donnés pour la vie du monde.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec </span>       <br />
       Le 21 avril 2011.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2910717-4122648.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2011-Le-Christ-est-la-cle-de-la-Nouvelle-Alliance-comme-il-est-la-cle-de-ma-vie_a405.html</link>
  </item>

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   <title>« La vie est trop belle pour ne pas être éternelle » Homélie des funérailles de l'abbé Jean-Marie Thivierge par Mgr Maurice Couture</title>
   <pubDate>Sat, 29 Jan 2011 23:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Maurice Couture</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie donnée aux funérailles de monsieur l'abbé Jean-Marie Thivierge, prêtre du Séminaire de Québec, le 29 janvier 2011 à la Cathédrale Notre-Dame de Québec par Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec. Textes : 2 Corinthiens 4, 14-15,1 et Jean 2, 32b-45.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2655649-3750263.jpg?v=1296341807" alt="« La vie est trop belle pour ne pas être éternelle » Homélie des funérailles de l'abbé Jean-Marie Thivierge par Mgr Maurice Couture" title="« La vie est trop belle pour ne pas être éternelle » Homélie des funérailles de l'abbé Jean-Marie Thivierge par Mgr Maurice Couture" />
     </div>
     <div>
      Le choix des lectures qui viennent d’être proclamées et, par voie de conséquence, les commentaires que j’en ferai s’inspirent de souvenirs qui me sont revenus et de témoignages que j’ai entendus depuis le décès de l’abbé Jean-Marie Thivierge.       <br />
              <br />
       «Un pédagogue et un éducateur hors pair», m’a dit de lui le supérieur provincial de ma famille religieuse qui l’a eu comme professeur en éléments latins. Un autre de ses anciens élèves confirmait : «Il n’était pas un simple enseignant, comme l’on désigne habituellement la profession de nos jours, mais un éducateur qui, selon l’étymologie latine du mot, fait grandir et sait tirer le meilleur de ses élèves, et un pédagogue qui, selon l’étymologie grecque du terme cette fois, a l’art d’enseigner aux jeunes. Les 32 années d’enseignement de M. Thivierge auxquelles s’ajoutent en parallèle 22 années consacrées à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine artistique du Séminaire de Québec, font de lui le prototype des centaines de prêtres qui ont continué l’œuvre de Mgr de Laval, au Petit et Grand Séminaire de Québec. Je suis sûr que dans cette cathédrale, dans la nef aussi bien que dans le chœur, des anciens élèves qui ont  retrouvé ce midi le chemin de leur alma mater pourraient s’associer à cet hommage envers l’un ou l’autre de ces prêtres qui ont contribué à  structurer leur avenir.       <br />
              <br />
       Je n’élaborerai pas davantage sur le sujet, par respect de la modestie de mes confrères concernés, comme des règles liturgiques de l’homélie. Mais notre célébration,  qui est action de grâce, nous permet d’inscrire nos motifs personnels de reconnaissance au Seigneur pour ce que nous avons reçu particulièrement de notre défunt, d’abord par l’intermédiaire des membres de sa belle famille largement représentée dans notre assemblée, puis à travers son engagement comme prêtre éducateur.       <br />
              <br />
       Mais venons-en à la Parole de Dieu. Ces deux textes m’ont été suggérés, à son insu évidemment, par un entretien impromptu avec l’abbé Thivierge peu après son déménagement à la résidence Cardinal-Vachon. Un tel déracinement, après 65 ans d’implantation entre les murs du Vieux Séminaire, invitait à la réflexion sur ses fins dernières. Avec le sourire contenu qui le caractérisait, M. Thivierge me disait : «Vous savez, je ne me fais aucune illusion. On nous traite bien ici, mais on ne nous ressuscite pas».       <br />
              <br />
       La Parole de Dieu, elle, ne parle que de résurrection, et c’est sûrement cette résurrection que notre défunt avait en tête et le faisait sourire d’aise. Une façon, bien typique du style de l’abbé Thivierge, de redire en un  bout de phrase l’enseignement maintes fois repris par saint Paul : «Le corps, qui est notre demeure sur la terre doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes».       <br />
              <br />
       En cette demeure éternelle, Jésus nous dit, dans un autre passage de l’Évangile, qu’il  est allé nous préparer une place à chacun et chacune de nous. Nous devrions logiquement voir dans la mort le passage à une vie meilleure,  selon l’expression consacrée. Alors, est-ce un manque de foi, si la mort nous fait peur? Si nous sommes plus sensibles à ce que nous quittons qu’à ce qui nous attend?       <br />
              <br />
       Si nous sommes de ce nombre, le récit de la résurrection de Lazare a de quoi nous déculpabiliser. Jésus manifeste une grande compréhension envers Marthe, la sœur de Lazare, qui lui reproche de n’avoir pas été là pour empêcher son frère de mourir. La perte de son ami et la peine de ses sœurs lui arrachent les larmes.       <br />
              <br />
       Quelques jours plus tard, il sera confronté lui-même à la perspective de sa mort qu’il a pourtant prévue, acceptée et annoncée à plusieurs reprises à ses apôtres. Mais le moment venu d’affronter cette heure fatidique, il ne peut réprimer une réaction bien humaine : «Père, fais que ce calice s’éloigne de moi». Personne, pas même le Fils de Dieu qui a vécu notre condition humaine en toute chose excepté le péché, n’est à l’abri du combat intérieur qu’éprouvent tous les humains devant le caractère inéluctable de la mort.       <br />
              <br />
       Nous y sommes d’ailleurs préparés par ce qui fait la trame de notre existence terrestre. On dit souvent que la vie est marquée, dès la naissance, du signe de la mort. Toute notre existence est tissée de petites morts que sont les deuils, les maladies, les échecs, autant de signes avant-coureurs de la mort. Cette même existence est parsemée de petites résurrections que sont les naissances, les guérisons, les victoires porteuses de bonheurs tels qu’elles engendrent l’aspiration au bonheur éternel. La résurrection promise par Jésus, que la Parole de Dieu répercute abondamment, est la seule réponse valable à ce besoin de vivre sans fin. La vie est trop belle pour ne pas être éternelle. Si on nie la résurrection parce qu’on ne peut répondre à toutes les questions sur son comment, ou qu’on se rabat sur des succédanés comme la réincarnation, on enlève du sens non seulement à la mort, mais à la vie elle-même.       <br />
              <br />
       C’est précisément cette certitude de notre résurrection que nous célébrons en ce moment, autour de la dépouille de notre frère et ami Jean-Marie, en attendant de le rejoindre dans la maison du Père.        <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Maurice Couture       <br />
       archevêque émérite de Québec       <br />
       29 janvier 2011       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Deces-de-monsieur-l-abbe-Jean-Marie-Thivierge-1920-2011--pretre-agrege-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de_a386.html">Notice nécrologique pour monsieur l'abbé Jean-Marie Thivierge</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2655649-3750263.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/La-vie-est-trop-belle-pour-ne-pas-etre-eternelle-Homelie-des-funerailles-de-l-abbe-Jean-Marie-Thivierge-par-Mgr-Maurice_a387.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.seminairedequebec.org,2014:rss-1163993</guid>
   <title>Homélie pour Noël : "Vous trouverez un enfant nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire"</title>
   <pubDate>Wed, 31 Dec 2008 16:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la Messe de minuit de la fête de Noël à Chapelle de la Desserte du Lac Poulin le 24 décembre 2008 par Mgr Hermann Giguère, "curé" du Lac Poulin et supérieur général du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1163993-1501204.jpg?v=1289459845" alt="Homélie pour Noël : "Vous trouverez un enfant nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire"" title="Homélie pour Noël : "Vous trouverez un enfant nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire"" />
     </div>
     <div>
      Le signe qui est donné aux bergers dans la lecture de l’évangile que nous venons d’entendre, c’est le signe de l’enfant. « Vous trouverez un enfant nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire».        <br />
              <br />
       Quand on veut comprendre quelque chose, c’est important d’avoir des signes qui nous permettent d’en saisir le sens. Un signe c’est, en effet,  un geste, une parole, un objet qui fait sens. Le signe ne nous arrête pas à lui, il nous fait aller au-delà.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce que ce signe de l’enfant peut nous faire comprendre du mystère de Noël, de la Naissance d’un Sauveur? Je m’arrêterai à trois aspects que le signe de l’enfant évoque :  le premier est  la surprise de l’inattendu,  le second,  l’engagement pour toute la vie et le troisième, la familiarité quotidienne.       <br />
              <br />
              <br />
       Refrain: <span style="font-style:italic">Il est né le divin enfant       <br />
       Jouez hautbois, résonnez musettes       <br />
       Il est né le divin enfant       <br />
       Chantons tous son avènement.       <br />
       </span>        <br />
       Permettez-moi de revenir sur chacun de ces trois aspects du signe de l’enfant que nous trouvons, comme les bergers, dans une mangeoire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">I- La surprise de l’inattendu       <br />
       </span>       <br />
       Qu’est-ce qui est inattendu dans la venue d’un enfant aujourd’hui? Beaucoup moins de choses qu’autrefois. On en connaît souvent le sexe avant sa naissance. On a parfois planifié sa venue au moment jugé opportun pour le couple. Que sais-je encore?       <br />
              <br />
       Mais demandez aux parents s’il reste des surprises et ils vous diront que la venue d’un enfant n’est jamais complètement contrôlée. Tout peut arriver.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de la venue du Sauveur dans notre monde où, bien qu’il fût attendu « depuis plus de quatre mille ans » comme nous le chantons dans le cantique « Il est né le Divin Enfant », cette venue a surpris. Pourquoi? Parce que Dieu a fait « irruption » dans notre monde non comme un Roi glorieux et tout-puissant mais comme un enfant faible et à la merci des soins de ses parents.        <br />
              <br />
       Notre Dieu ainsi se fait proche en commençant sa vie terrestre comme tout autre être humain. Il crie, il pleure, il repose dans la mangeoire sur de la paille, emmailloté de langes.  Quelle image forte. L’incarnation du Fils de Dieu n’est pas un jeu. « Le Verbe se fait chair et il habite parmi nous » comme dit le prologue de l’évangile de saint Jean.         <br />
              <br />
       3. <span style="font-style:italic">Une étable est son logement,       <br />
       Un peu de paille est sa couchette,       <br />
       Une étable est son logement,       <br />
       Pour un Dieu quel abaissement!</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- L’engagement pour toute la vie</span>       <br />
              <br />
       Le signe de l’enfant nous indique la surprise. Il nous oriente en second lieu vers un engagement. Vos enfants, chers parents, seront toujours vos enfants. Chers enfants, vous serez toujours les enfants de vos parents. J’ai la chance d’avoir encore ma mère qui a 92 ans et qui me traite toujours comme son enfant, même si je suis parti de la maison depuis très longtemps.        <br />
              <br />
       Quand arrive un nouveau-né ses parents expérimentent un lien qui ne se brisera plus jamais malgré les aléas de la vie. C’est un lien à vie.        <br />
              <br />
       Si on pense à cet aspect du signe de l’enfant, on comprend que Dieu nous donne son Fils non seulement pour une fois, mais pour tout le temps. Il naît à Bethléem au temps de l’empereur Auguste comme le dit saint Luc, mais il continue de naître à chaque année, à chaque jour même dans le cœur de ceux et celles qui le reçoivent.       <br />
              <br />
       Marie et Joseph, sans doute surpris par cette naissance inattendue, ont accepté un engagement qu’ils vivront toute leur vie. On retrouve Marie durant la vie publique de son fils Jésus, quand il prêche, comme aux Noces de Cana. Elle est là encore au pied de la Croix. De la Crèche à la Croix, Marie accompagne et soutient son enfant. Quel modèle à suivre! Que l'Enfant nouveau-né s’établisse dans nos cœurs comme le Roi qui règne sur nous entièrement.       <br />
              <br />
              <br />
       4.<span style="font-style:italic"> O Jésus, ô roi tout puissant,       <br />
       Tout petit enfant que vous êtes,       <br />
       O Jésus, ô roi tout puissant,       <br />
       Régnez sur nous entièrement.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">III- La familiarité quotidienne</span>       <br />
              <br />
       Surprise, engagement, avons-nous dit. Venons-en maintenant à un troisième aspect du signe de l’enfant. C’est peut-être le plus beau. En tout cas c’est celui qui rend les jeunes parents resplendissants. Au fil de jours, ils voient grandir leur progéniture. Les premiers pas sont filmés. Les photos et les vidéos se succèdent à un rythme fou parfois. On les met sur Picassa. On inonde nos amis des visages et des gestes des enfants. Pourquoi? Parce qu’ils sont la richesse de leurs parents, ils font partie de leur vie de tous les jours. Ils ne représentent pas un moment passé. Ils ne sont pas un objet dans la maison. Ils sont l’âme de la maison. Leurs cris habitent les journées et les nuits parfois.       <br />
              <br />
       Ce que je veux souligner ici, c’est que l’enfant n’est  jamais un étranger chez lui. Il fait partie de la famille où se vivent sur une base quotidienne les hauts et les bas de la vie, les bonheurs et les malheurs. L’enfant nous apprend à regarder ce qui nous arrive avec un certain détachement. Demain sera mieux qu’hier.        <br />
              <br />
       Oui! Dans la famille de Dieu aucun n’est étranger, ni ne le sera jamais. Les bergers loin des grands centres furent les premiers à goûter la présence du Sauveur parce qu’ils s’inclinaient devant le signe qui leur était donné : un enfant emmailloté couché dans une mangeoire.       <br />
              <br />
       Saurons-nous cette année à l’occasion de la fête de Noël, reconnaître ce signe de l’enfant beau et charmant qui nous est donné?       <br />
              <br />
       2. <span style="font-style:italic">Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant,       <br />
       Ah! que ses grâces sont parfaites,       <br />
       Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant,       <br />
       Qu'il est doux, ce divin enfant.</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Conclusion       <br />
              <br />
       Chers parents, chers enfants, chers grands-parents, et vous tous chers amis, quelle que soit votre situation de vie, le signe de l’enfant emmailloté et couché dans une mangeoire nous est donné pour aller plus loin en cette nuit où le Sauveur du monde est né. Nous rencontrons ce soir un nouveau-né. Ce nouveau-né est un Sauveur qui nous est donné.       <br />
              <br />
       Ce soir la mangeoire c’est l’autel où, sous l’apparence du Pain et du Vin consacrés, Jésus repose enveloppé de langes, emmailloté. Il est là pour nous et pour notre salut, il naît de nouveau dans nos cœurs et nous pouvons chanter avec foi : « Il est né le Divin Enfant »        <br />
              <br />
       Mon frère, ma sœur, qui que tu sois, rappelle-toi, ce soir, qu’un enfant nouveau-né te fait signe et que tu es aimé de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Refrain: <span style="font-style:italic">Il est né le divin enfant       <br />
       Jouez hautbois, résonnez musettes       <br />
       Il est né le divin enfant       <br />
       Chantons tous son avènement.</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 23 décembre 2008       <br />
              <br />
       _______________________________________________________________________________        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Inspiré en partie d'un       <br />
       Extrait d'un sermon d`<b>Aelred de Rievaux </b>(+1167), moine cistercien anglais qui fut un grand auteur spirituel du XIIe siècle proche de saint Bernard et qu'on surnomma le &quot;Bernard du Nord&quot;.  Pour lire cet extrait <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/index.php?action=article&amp;numero=229">cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sermons pour Noël 2, PL 195, 226-227</span>       <br />
              <br />
       ______________________________________________________________________________________        <br />
              <br />
       Paroles du cantique<b> IL EST NÉ LE DIVIN ENFANT</b>       <br />
              <br />
       Ce cantique écrit entre le XVIIIe et le XIXe siècle été publiée pour la première fois en 1874 dans un recueil d'Airs de Noëls Lorrains rassemblés par l'organiste de la cathédrale de Saint-Dié, R. Grosjean. La mélodie dérive d'un air de chasse du XVIIe siècle, la tête bizarde.       <br />
              <br />
       Refrain:       <br />
       Il est né le divin enfant       <br />
       Jouez hautbois, résonnez musettes       <br />
       Il est né le divin enfant       <br />
       Chantons tous son avènement.        <br />
              <br />
       1. Depuis plus de quatre mille ans       <br />
       Nous le promettaient les prophètes,       <br />
       Depuis plus de quatre mille ans       <br />
       Nous attendions cet heureux temps.       <br />
       Refrain:        <br />
              <br />
       2. Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant,       <br />
       Ah! que ses grâces sont parfaites,       <br />
       Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant,       <br />
       Qu'il est doux, ce divin enfant.       <br />
       Refrain:        <br />
              <br />
       3. Une étable est son logement,       <br />
       Un peu de paille est sa couchette,       <br />
       Une étable est son logement,       <br />
       Pour un Dieu quel abaissement!       <br />
       Refrain:        <br />
              <br />
       4. O Jésus, ô roi tout puissant,       <br />
       Tout petit enfant que vous êtes,       <br />
       O Jésus, ô roi tout puissant,       <br />
       Régnez sur nous entièrement.       <br />
       Refrain:        <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1163993-1501204.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-Vous-trouverez-un-enfant-nouveau-ne-emmaillote-et-couche-dans-une-mangeoire_a236.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.seminairedequebec.org,2014:rss-763102</guid>
   <title>Homélie pour les défunts : La proximité avec nos défunts : les défunts sont-ils morts?</title>
   <pubDate>Sat, 03 Nov 2007 00:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2007. Textes de l'Écriture: Job, 19, 1.23-27a; 1 Th 4, 13-14.17d-18 et Jean 14,1-6.  « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie »     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/763102-933995.jpg?v=1289459900" alt="Homélie pour les défunts : La proximité avec nos défunts : les défunts sont-ils morts?" title="Homélie pour les défunts : La proximité avec nos défunts : les défunts sont-ils morts?" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Ici au Séminaire, nous en profitons pour prier pour les confrères disparus. Nous porterons donc dans la commémoration de ce jour, en particulier, monsieur l’abbé Armand Mathieu et tous ceux qui nous ont précédés dans cette communauté du Séminaire en y ajoutant nos parents, nos amis et tous ceux et celles qui nous restent proches.       <br />
              <br />
       En effet, la commémoration des fidèles défunts nous permet de ressentir, d’expérimenter et vivre une dimension de la relation à l’autre qui ouvre sur une proximité au-delà des cadres habituels reçus et vécus.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une proximité dans une continuité de vie</span>       <br />
              <br />
       Nos défunts ne sont pas partis. La mort est une fin, mais pour le croyant elle est aussi un accomplissement où il entre dans la vie qu’il a entretenue depuis sa naissance à la vie nouvelle par le baptême.        <br />
              <br />
       Saint Paul le dit avec conviction aux Thessaloniciens dans la seconde lecture: « Il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus nous le croyons est mort et ressuscité; de même nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. »       <br />
              <br />
       Vous voyez, le terrain où nous amène saint Paul est celui d’une proximité dans une dimension nouvelle. Comment ne pas s'inquiéter devant la mort, sinon en développant au fond de nous cette espérance dont le support est Celui qui est devenu le Premier-né d’une multitude de frères et sœurs?        <br />
              <br />
       Vivre la mort comme un passage est une condition inhérente au devenir chrétien à la suite de Jésus.        <br />
              <br />
       Ce passage sera le lot de chacun de nous un jour ou l’autre. C’est pourquoi, la proximité avec le Seigneur commence déjà dans nos gestes, dans nos prières, dans nos espoirs et dans nos attentes actuelles. En développant en nous les sentiments qui furent les siens, nous entrons déjà dans cette proximité de vie, après la mort, où « nous serons pour toujours avec le Seigneur ».       <br />
              <br />
       On comprend ainsi que l’évangile de Jean dans cette superbe méditation du chapitre 14 que nous venons d’entendre résume en cette formule-choc la primauté et la centralité, pourrait-on dire, de Jésus, « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ».        <br />
              <br />
       À l’heure où il passait de ce monde à son Père, Jésus met en évidence l’importance de la proximité avec lui sur le plan du cheminement de chacun et de chacune : « Moi, je suis le Chemin », sur le plan de la raison qui cherche à comprendre : « Moi, je suis la Vérité » et sur le plan de l’existence, de l’expérience de vie : « Moi, je suis la Vie ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une vie avec le Seigneur Jésus Christ, le point synthétique de la vie</span>       <br />
              <br />
       Ce résumé de la formule célèbre si souvent reprise ne l’épuise pas loin de là. Elle est d’une telle richesse que la méditation de chacun peut en tirer sans cesse des choses nouvelles. Cette parole a soutenu nos frères défunts qui ont mis eux aussi Jésus Christ au centre de leur vie, qui en ont fait leur Chemin, leur Vérité et leur Vie..       <br />
              <br />
       N’est-ce pas ce qui nous a inspiré nous aussi au moment de nos choix de vie ? N’est-ce pas ce dont a besoin notre Église ? N’est-ce pas ce que le jeunes générations cherchent dans le « vide spirituel » auquel faisait référence le Cardinal Ouellet dans son intervention devant la Commission Bouchard-Taylor le 30 octobre 2007 ?       <br />
              <br />
       N’est-ce pas ce que des penseurs comme Teilhard de Chardin et Hans Uvon Balthasar nous ont légué ? Permettez-moi de vous les citer.       <br />
              <br />
       Le premier insiste dans son ouvrage <span style="font-style:italic">Le Milieu divin</span> pour que le croyant prenne conscience que tout est récapitulé dans le Christ : le phénomène humain comme le monde de la matière qui tendent sans cesse vers le Christ, point Oméga, aboutissement et canal de l’accomplissement parfait de la vie avec le Seigneur pour reprendre l’expression de saint Paul citée plus haut.        <br />
              <br />
       Le second écrit cette profession de foi percutante : « Au point de vue chrétien, le point synthétique se trouve, entre Dieu et le monde, et l'intégration concrète du monde dans le mouvement vers Dieu passe toujours par le Christ » .        <br />
              <br />
       Le « point synthétique » chrétien, pour reprendre l'expression même de Balthasar est, en définitive, « l'imitation de Jésus-Christ », le seul et unique modèle parce que tout est « par Lui, avec Lui, en Lui » (doxologie de la prière eucharistique).        <br />
              <br />
       Les « imitateurs », comme les saints canonisés et tous ceux et celles qui choisissent la norme de l'Évangile comme la référence unique de leur existence, tracent des voies d'actualisation, d'appropriation dans leur histoire et dans le temps qui servent à rendre le Christ visible dans des figures, des réalisations, des gestes, des paroles qui lui donnent un visage pour leur temps et leurs milieux.        <br />
              <br />
       L'évangile de Matthieu ne nous rapporte-t-il pas ces paroles étonnantes de Jésus : « Vous êtes le sel de la terre [...]. Vous êtes la lumière du monde [...]. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mt 5, 13 16).        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nos défunts ont cherché à suivre ce Chemin qu’est le Christ Vérité et Vie. Dans cette proximité que nous reconnaissons avec eux et avec elles, cette commémoration des fidèles défunts, nous incite aujourd’hui à être nous aussi des chercheurs et des chercheuses de Dieu dans notre monde et dans notre temps.       <br />
              <br />
       Ainsi nous pouvons annoncer déjà dans cette Eucharistie à travers les signes du Pain et du Vin partagés que le Règne de Dieu est parmi nous et que la mémoire des disparus nous habite chaque fois que nous refaisons les mêmes gestes et que nous redisons les mêmes paroles de Jésus le soir du Jeudi-Saint...« jusqu’à ce qu’il vienne » comme dit saint Paul (I Co 11, 26).       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 2 novembre 2007       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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