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  <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
  <description><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></description>
  <link>http://www.seminairedequebec.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2014-10-30T14:12:12+01:00</dc:date>
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   <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
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   <title>Homélie pour le Jeudi Saint à la Cathédrale de Québec par Mgr Gaétan Proulx O.S.M. le 28 mars 2013 : "Jésus agenouillé devant nous"</title>
   <pubDate>Fri, 29 Mar 2013 03:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Gaétan Proulx</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici l'homélie donnée par Mgr Gaétan Proulx O.S.M., évêque auxiliaire à Québec, à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec lors de la célébration du mémorial de la Cène du Seigneur présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec, le Jeudi Saint, 28 mars 2013.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5365498-8005454.jpg?v=1364522945" alt="Homélie pour le Jeudi Saint à la Cathédrale de Québec par Mgr Gaétan Proulx O.S.M. le 28 mars 2013 : "Jésus agenouillé devant nous"" title="Homélie pour le Jeudi Saint à la Cathédrale de Québec par Mgr Gaétan Proulx O.S.M. le 28 mars 2013 : "Jésus agenouillé devant nous"" />
     </div>
     <div>
      Le Jeudi saint est plus que l'anniversaire de la Cène du Seigneur. C'est plus que la fête des prêtres ou du sacerdoce ministériel. C'est plus qu'un hommage à la présence réelle...        <br />
              <br />
       C'est l'entrée de Jésus dans sa Pâque, dans son passage de cette vie à la vie nouvelle.        <br />
              <br />
       Le début de l'évangile que vous venez d'écouter nous redit ces mots: «Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin » (Jeann 13,1). Dieu aime sa créature, l'homme; il l'aime même dans sa chute et ne l'abandonne pas à lui-même. Il aime jusqu'au bout, jusqu'à l'extrême. Il descend de sa gloire divine. Il dépose les habits de sa gloire divine et revêt les vêtements de l'esclave. Il descend jusqu'au degré le plus bas de notre chute. Il s'agenouille devant nous et il nous rend le service de l'esclave; il lave nos pieds sales, afin que nous devenions admissibles à la table de Dieu, afin que nous devenions dignes de prendre place à sa table.        <br />
              <br />
       «Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin ». En cela frères et sœurs, s'exprime tout le mystère de Jésus-Christ. En cela devient visible ce que signifie sa rédemption. Le bain dans lequel il nous lave est son amour prêt à affronter la mort. Seul l'amour a cette force purificatrice qui nous ôte notre impureté et nous élève à la hauteur de Dieu. Oui frères et sœurs, cet amour qui nous lave est présent en permanence dans l'Église à travers les sacrements du baptême et de la pénitence, ces sacrements si précieux qui nous purifient et à travers lesquels le Seigneur se met sans cesse à genoux pour nous rendre aptes à recevoir Dieu. Vous savez comme moi que le refus de l'amour existe et cela existe aussi parfois dans nos vies: ne pas vouloir être aimé, ne pas aimer. Nous avons besoin de purification. Dieu en Jésus-Christ prend la position de l'esclave, il se met encore et toujours à genoux pour nous laver, pour nous purifier et nous faire entrer dans la communion du banquet avec Lui, avec Dieu lui-même.        <br />
              <br />
       « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin ». En Jésus, Dieu se met à genoux. Cela, nous le supportons mal. On a de la difficulté avec cette manière de comprendre cette attitude de Dieu. L'attitude de Pierre dans l'évangile est assez révélatrice de cette difficulté: « Tu ne me laveras pas les pieds; non jamais! ». On a de la misère avec cette attitude de Dieu parce que nous croyons qu'il faut se redresser pour être grand. Jésus nous apprend ceci: l'homme est le plus « élevé » là où il accepte, par amour pour les autres, d'être au plus « bas ».       <br />
               <br />
       Jésus donne ainsi sa vie pour que la Bonne Nouvelle annoncée depuis le commencement continue de résonner dans nos cœurs. Cette Bonne Nouvelle c'est que Dieu n'a pas la mainmise sur nous, mais qu'il nous ouvre les bras comme un Père dont la grandeur consiste à se courber pour être à la hauteur des plus petits. La Bonne Nouvelle, c'est que Dieu ne demeure dans aucune église ni cathédrale, mais qu'il marche sur notre terre.        <br />
              <br />
       Quand le Christ dit: » Prenez et mangez ce pain, mon corps; prenez et buvez mon sang », il nous dit en d'autres mots: « Laissez ma vie nourrir votre vie. Vivez de mon Évangile. Mangez ma Parole, qu'elle soit votre force. À votre tour, soyez d'autres Christ ». Célébrer l'eucharistie en vérité entraîne en nous une transformation de l'être. Nous devenons d'autres Christ dont les actes et les paroles sauvent nos frères et nos sœurs.        <br />
              <br />
       C'est vrai, comment pourrions-nous manger et boire la vie réelle du Christ sans que notre existence en soit elle-même renouvelée et nous rende aptes au don et au service? À moins d'être faux, il n'est pas possible de faire mémoire du Christ dans l'eucharistie sans grandir dans la fidélité renouvelée à l'Évangile. Cela peut aussi nous conduire à la croix. Vous comprenez que ce qui a coûté cher à Dieu ne peut pas être bon marché pour l'homme.        <br />
              <br />
       « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin ». C'est ainsi que Dieu en Jésus-Christ nous a purifiés, qu'il a voulu nous élever à la hauteur de Dieu. Et c'est pour cette raison que nous osons prendre place à sa table. Prions-le de nous donner la grâce de pouvoir un jour être pour toujours des hôtes de l'éternel banquet nuptial. Amen!        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-a-la-Cathedrale-de-Quebec-par-Mgr-Gaetan-Proulx-O-S-M-le-28-mars-2013-Jesus-agenouille_a526.html</link>
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   <title>Homélie pour le Jeudi Saint 2013 : «  L’Eucharistie et le lavement des pieds : une même réalité »</title>
   <pubDate>Wed, 27 Mar 2013 13:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Marc Bouchard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi Saint. 28 mars 2013. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Corinthiens 11, 23-26 et Jean, 13, 1-15. Homéliste : monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5360011-7997208.jpg?v=1364389947" alt="Homélie pour le Jeudi Saint 2013 : «  L’Eucharistie et le lavement des pieds : une même réalité »" title="Homélie pour le Jeudi Saint 2013 : «  L’Eucharistie et le lavement des pieds : une même réalité »" />
     </div>
     <div>
      Faites cela en mémoire de moi. …  Je vous ai lavé les pieds, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns les autres. Deux appels du Seigneur que la Parole de Dieu nous faire entendre en cette fête du Jeudi Saint !       <br />
               <br />
       Nous sommes entrés dans cette semaine sainte en écoutant ou en lisant le récit de la passion de Jésus, récit toujours dérangeant. Une question peut alors être venue à notre esprit : Pourquoi Jésus est-il passé par ce chemin de souffrance et de mort ? Pourquoi a-t-il fallu qu’il connaisse la torture et l’humiliation de la croix ?        <br />
              <br />
       La réponse à cette question nous est donnée par les évangiles, à travers ce qu’ils nous rapportent de ce qui s’est passé à Jérusalem en ces jours de la pâque de l’an 30. Pour que ses disciples, ceux et celles qui l’avaient accompagné sur la route de la Palestine, et aussi ceux et celles qui viendraient par la suite, comprennent bien qu’il entrait dans la passion sans y être contraint, en toute liberté, Jésus annonce, anticipe dans un geste symbolique ce qui va lui arriver.         <br />
              <br />
       C’est dans la liberté que Jésus accepte que sa vie se termine ainsi. Il aurait pu éviter ce qui s’annonçait à lui, ce qu’il était en mesure de prévoir. Les évangiles nous racontent que les apôtres, qui eux aussi voyaient ce qui s’en venait et en étaient effrayés, ont essayé de l’en détourner. Ils nous disent aussi que Jésus dans sa prière a demandé à son Père, si cela était possible, que cette épreuve lui soit épargnée, et cette épreuve n’était pas sans l’angoisser jusqu’à produire une sueur de sang.       <br />
              <br />
       Jésus a voulu être fidèle à la mission reçue de Dieu, quoi qu’il puisse lui arriver. C’était là une exigence de sa décision de se faire solidaire des justes, ces hommes et ces femmes qui, dans un monde de l’injustice, rencontrent inévitablement l’opposition et la persécution. Tout au long de l’année, la liturgie nous parle de ces hommes, ces femmes qui à la suite de Jésus et à son exemple donneront librement leur vie par fidélité, et beaucoup iront jusqu’au martyre.        <br />
              <br />
       Si Jésus voulait être et rester du côté des victimes, il devait accepter ce qui s’annonçait, la condamnation et la mort. Il accomplirait ainsi la volonté de Dieu son Père. Ce n’est pas que le Père voulait sa mort, il n’est pas possible que Dieu ait voulu, souhaité pour son Fils bien-aimé une telle souffrance.        <br />
              <br />
       Ce que Dieu voulait, c’est que Jésus soit cet homme capable de persister, de durer dans la justice, dans la charité, dans la solidarité avec les humbles, les pauvres, les victimes d’un monde où règne trop souvent l’injustice, qu’il ouvre une route sur laquelle s’engageront tous ceux, toutes celles qui voudront changer le monde.        <br />
              <br />
       Jésus a été capable de s’engager en toute liberté sur cette voie de la souffrance parce que son cœur d’homme était habité par un amour sans limite : son amour pour Dieu son Père, son amour de la vérité et de la justice, sans compromis, son amour pour ses frères et ses sœurs, les hommes et les femmes de partout et de toujours, son amour pour nous ici rassemblés cet après-midi.        <br />
              <br />
       Pour que ses disciples comprennent bien que c’est librement qu’il donne sa vie, Jésus leur annonce ce qui va lui arriver, anticipe ce qu’il va vivre. Au cours du repas pascal qu’il prenait avec eux, Jésus fait sur le pain et le vin des gestes qu’il accompagne de paroles. Par ces gestes et ces paroles, il dit que son corps sera rompu et donné au monde, que son sang sera  versé et donné pour tous.        <br />
              <br />
       Ce signe qui annonce sa mort imminente devient sacrement, l’Eucharistie, que ses disciples ne cesseront pas de célébrer en mémoire de lui pour qu’ils soient se reconnaissent eux aussi compromis dans ce geste du don qu’il fait de sa vie. En terminant, Jésus dit : Faites ceci en mémoire de moi ! En reprenant ces gestes et  ces paroles, les chrétiens et chrétiennes sauront reconnaître la présence avec eux de leur Maître et Sauveur.       <br />
               <br />
       Dans cette liturgie du Jeudi Saint, un autre geste de Jésus est rappelé, le lavement des pieds de ses disciples. Pourquoi cette autre action de Jésus, cet autre signe ? On peut penser que ce choix que saint Jean a fait de raconter le lavement des pieds plutôt que l’institution de l’eucharistie était motivé par ce qui lui apparaissait important de dire aux chrétiens et chrétiennes de son époque, et de toutes les époques, de nous dire à nous aussi.        <br />
              <br />
       La célébration de l’Eucharistie ne peut pas être sans lien avec l’amour et le service du prochain. La célébration eucharistique et le service concret, quotidien de son frère, de sa sœur sont unis comme deux aspects nécessaires de la participation au mystère pascal du Christ. L’Eucharistie et le lavement des pieds, deux actions différentes, mais qui disent la même réalité : Jésus offre sa vie librement et par amour. Comme pour le geste eucharistique, Vous ferez cela en mémoire de moi, un commandement fait suite au geste du lavement des pieds : Comme je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns les autres.        <br />
              <br />
       Si l’Église veut être l’Église du Seigneur, ce doit être là l’essentiel de sa vie, ce que semble vouloir lui rappeler celui qui vient de lui être donné comme pasteur : partager le pain et la parole de vie, être au service du monde. Si notre  communauté sacerdotale a pu marquer 350 années de présence, c’est que telle a été sa vie. Cette longue et belle histoire que nous nous plaisons à commémorer et à faire connaître va-t-elle se poursuivre.        <br />
       J’ai relu le texte de <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/L-invention-du-Seminaire-de-Quebec-un-coup-de-genie-de-Francois-de-Laval-une-histoire-a-reactualiser-par-l-abbe-Gilles_a518.html">la conférence donnée par Gilles Routhier</a>, prêtre associé à notre communauté, saurons-nous nous laisser interroger par ce qu’il nous dit de François de Laval, un homme de l’Eucharistie et un homme du service, pleinement engagé dans la vie de son peuple, artisan d’une nouvelle évangélisation pour un nouveau pays ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Membre agrégé de la communauté des prêtres du       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       le 28 mars 2013       <br />
              <br />
       _________________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>Mot d'accueil</b>       <br />
              <br />
       La tradition veut que cette messe du Jeudi Saint soit vue comme le rappel de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce : c’est ce que nous célébrons, comme communauté de prêtres, dans la joie et l’action de grâce. Mais cette célébration ne serait-elle pas d’abord ce qu’indique bien le titre que la liturgie lui donne : Messe en mémoire de la Cène du Seigneur. Nous rappelons ce dernier repas que Jésus a pris avec les siens. Repas pascal, tout orienté vers la passion et la résurrection. Repas que les communautés chrétiennes n’ont pas cessé de revivre, comme va nous le rappeler la deuxième lecture, repas qui est appel à servir comme va nous y inviter le récit évangélique du lavement des pieds.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2013-L-Eucharistie-et-le-lavement-des-pieds-une-meme-realite_a525.html</link>
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   <title>Homélie pour le Jeudi Saint 2012 : « Faites ceci en mémoire de moi »</title>
   <pubDate>Fri, 06 Apr 2012 02:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi Saint. 5 avril 2012. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Corinthiens 11, 23-26 et Jean, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/4064330-6166777.jpg?v=1333502511" alt="Homélie pour le Jeudi Saint 2012 : « Faites ceci en mémoire de moi »" title="Homélie pour le Jeudi Saint 2012 : « Faites ceci en mémoire de moi »" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur de ma méditation en ce Jeudi-Saint où nous célébrons la messe en mémoire de la Cène du Seigneur prendra appui sur la prescription du Seigneur à Moïse qui termine la première lecture consacrée à la  Pâque juive : « Ce jour-là sera pour vous un mémorial. »       <br />
              <br />
       Le récit de Paul dans la seconde lecture y fait écho : « Faites cela en mémoire de moi » ainsi que celui de l’évangile : « Faites vous aussi comme j’ai fait pour vous ».       <br />
              <br />
       Ces trois phrases se répercutent en harmonie les unes avec les autres et trouvent leur actualité dans chaque Eucharistie où au cœur de la prière eucharistique à la fin des paroles de la consécration le prêtre redit « Vous ferez cela, en mémoire de moi. »       <br />
              <br />
       Voila un riche fil conducteur, n’est-ce pas?       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Le mémorial, une vie en acte </span>       <br />
              <br />
       « Faire mémoire ». Est-ce seulement répéter un geste pour obéir à une prescription? Est-ce seulement un pieux souvenir que les anciens se rappellent avec un brin de mélancolie parfois?         <br />
              <br />
       Pour saisir la richesse du mémorial, regardons sommairement comment il se situe dans l’Ancien Testament. Un bibliste de renom, Yves Guillemette, explique dans un commentaire sur le site<a class="link" href="http://www.interbible.org/"> InterBible</a> que le peuple d’Israël « est devenu familier, grâce aux prophètes, de certains signes venus de Dieu qui anticipent de façon mystérieuse mais réelle un événement futur. Ainsi en est-il de Jérémie qui brise une cruche devant ses compatriotes en disant : ‘Ainsi parle le Seigneur: je vais briser ce peuple et cette ville, comme on brise le vase du potier qui ne peut plus être réparé. » (Jérémie 19,10-11) ».       <br />
              <br />
       Une note de la Bible de Jérusalem, commente-t-il, (voir Jérémie 28,19) souligne que ces gestes prophétiques sont « moins un besoin d'expression que l'exigence d'un réalisme religieux : un lien est établi entre le geste significatif et la réalité dont il est le signe, en sorte que la réalité annoncée est désormais aussi irrévocable que le geste accompli. »       <br />
              <br />
       Voilà. Le « faire mémoire » peut être l’occasion non seulement d’un souvenir, mais il peut, à certaines conditions, bien sûr, se transformer en moteur de vie. Il déborde alors les limites de temps et de lieu et se fait don pour aujourd’hui.       <br />
              <br />
       II– <span style="font-style:italic">La Cène, un héritage vivant dans la foi au Ressuscité</span>       <br />
              <br />
       La beauté du récit de la Cène que faisait saint Paul pour les chrétiens de Corinthe et pour nous en ce  jour, se trouve dans sa conclusion qui reprend, comme je l’ai dit en commençant, la prescription de Moïse dans l’Exode.  C’est probablement dans le contexte biblique que nous avons rappelé tout à l’heure que les premiers chrétiens ont compris les gestes et les paroles de Jésus le soir du Jeudi Saint.        <br />
              <br />
       Jésus lors de la Cène savait que sa vie se terminerait. « Je ne boirai plus désormais avec vous du fruit de la vigne » (Mathieu 26, 29). Et comme il avait aimé les siens il les aima jusqu’à la fin. Dans un geste symbolique et prophétique il rompt le pain et partage la coupe annonçant sa Pâque personnelle où rompu, partagé, livré tout entier pour le salut de l’humanité il sera relevé par le Père et établi Seigneur, Premier-né d’une multitude de frères et sœurs.        <br />
              <br />
       Ainsi en consacrant le pain et le vin, Jésus veut faire comprendre que sa mort est un don libre de sa vie et que les disciples qui viendront suivront la même voie. « Ayez en vous  le mêmes sentiments qui étaient ceux de Jésus Christ »  conseille saint Paul aux Philippiens avec raison (Philippiens 2,  5).       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le lavement des pieds, un mémorial</span>       <br />
              <br />
       Pour bien faire entrer dans la tête de ses disciples, la nature profonde ce don, Jésus accompagne le pain rompu et la coupe partagée d’un geste qui dit tout : le lavement des pieds que nous reprendrons ce soir en communauté.        <br />
              <br />
       En effet, la recommandation de faire comme il a fait mise, non seulement sur la répétition, mais sur la signification vécue du geste qui, comme mémorial, prend place dans l’aujourd’hui du Salut qui rejoint toutes les générations, tous les catégories de personnes dans tous les lieux et dans tous les temps. Le geste du <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Pour-la-vie-du-monde-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint_a176.html">lavement des pieds</a>  exprime totalement le mouvement de l'Eucharistie. Saint Jean d'ailleurs ne rapporte pas les paroles de Jésus sur le pain et le vin, mais bien le geste du lavement des pieds. Celui-ci donne tout leur sens aux paroles de Jésus que rapportent les autes évangélistes et saint Paul.       <br />
              <br />
       Ainsi, en imitant le geste de Jésus, lavant les pieds de ses disciples, nous entrons avec lui dans une attitude de serviteur et, avec lui, nous devenons solidaires de nos frères et sœurs, qui qu’ils soient, parce qu’ils sont objets, comme nous, de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui a donné son Fils « pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10,10).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En ce Jeudi saint, Jésus nous accueille à la table qu’il a dressée pour nous le soir de la Cène et qu’il continue de dresser à chaque fois que nous mangeons ce pain et que nous buvons à cette coupe (I Corinthiens, 11,25). Nous sommes ainsi fortifiés par le pain devenu son Corps et le vin devenu son Sang. Et comme il a dit : « Vous aussi lavez-vous les pieds les uns des autres », il nous dit maintenant : « Vous  aussi donnez de vos forces, de votre temps, de votre amour, de votre disponibilité à vos frères et sœurs. Donnez de vous-mêmes pour que les autres mangent et vivent.&quot;  Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le 5 avril 2012.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/4064330-6166777.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2012-Faites-ceci-en-memoire-de-moi_a459.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »</title>
   <pubDate>Thu, 21 Apr 2011 20:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi Saint. 21 avril 2011. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26 et Jn, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2910717-4122648.jpg?v=1303411183" alt="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" title="Homélie pour le Jeudi Saint 2011 : « Le Christ est la clé de la Nouvelle Alliance comme il est la clé de ma vie »" />
     </div>
     <div>
      La célébration du Jeudi-Saint nous renvoie au mystère de l’Incarnation qui se déploie totalement dans celui de Pâques. En effet, il est à propos aujourd’hui de parler de l’Eucharistie comme du mystère de la Nouvelle Alliance dans le Verbe qui a habité parmi nous et qui nous entraîne derrière lui dans la vie nouvelle, participation à vie divine elle-même.       <br />
              <br />
       Regardons-y de plus près si vous le voulez bien.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une vie, fruit d’une Alliance </span>       <br />
              <br />
       L’humanité a besoin de signes et de gestes qui expriment le sens de la vie. Dans la première lecture, nous voyons le Peuple de Dieu appelé par Moïse à mettre en œuvre son lien à son Dieu, fruit de l’Alliance scellée avec Abraham dans un rituel qui servira de mémorial d’âge en âge.       <br />
              <br />
       Ces gestes étrangers pour nous sont cependant ceux de gens qui disent ainsi leur attachement et leur foi dans Celui qui les fait vivre : le Dieu d’Abraham et de ses descendants, le Dieu proche d’eux, le Dieu qui est le Dieu avec nous. Cette proximité fait que leur Dieu ne peut se désintéresser de leur sort. C’est pourquoi, les gestes proposés les mettent sur un pied d’alerte, les font entrer en marche, en pèlerinage dans la foi et dans la confiance.       <br />
              <br />
       L’Incarnation du Verbe de Dieu vient renouveler d’une façon unique ce pèlerinage de la Première Alliance. « C’est ainsi, commente saint Augustin, que l’être immortel a pu mourir, c’est ainsi qu’il a voulu donner la vie aux mortels : il devait dans l’avenir les faire participer à ce qu’il est, après avoir participé lui-même à ce qu’ils sont. » (<span style="font-style:italic">Sermon sur la Passion du Seigneur</span> dans l’<span style="font-style:italic">Office des lectures</span> du Lundi Saint).        <br />
              <br />
       Dans le Verbe incarné, Dieu n’est plus seulement le protecteur, le défenseur de son Peuple, il est l’un de nous. Il prend notre chair pour pouvoir mourir et sauver toute l’humanité. Il ne regardera pas comme un priviège son égalité avec Dieu et il acceptera de s'anéantir dans la condition mortelle, comme le dit saint Paul aux Philippiens (Phil, 2, 6-7). C’est pourquoi, Dieu le relèvera, le ressuscitera pour que, la mort étant vaincue, la vie triomphe définitivement.       <br />
              <br />
       Vous voyez que ces réflexions nous renvoient spontanément au Baptême qui prend tant d’importance dans la célébration de la Vigile pascale. Le ton baptismal des lectures du Carême cette année nous a permis de méditer diverses facettes de la vie nouvelle dans laquelle le baptisé est emporté, dans « la vie que nous ne pouvons pas tenir de nous » (saint Augustin <span style="font-style:italic">loc.cit.</span>).       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Les gestes de la Cène </span>       <br />
              <br />
       Revenons à notre célébration de la Cène du Seigneur maintenant. Nous sommes invités, comme les Israélites à qui s’adressaient Moïse à poser des gestes symboliques. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des gestes anciens. Jésus se retrouve avec les siens pour la Pâque. Il refait certainement les gestes qu’il a appris dans sa famille et que tous autour de la table connaissent bien.        <br />
              <br />
       Mais, ô surprise, sur le pain et la coupe il prononce ces paroles devenues si familières pour nous et que saint Paul rapporte fidèlement : « Ceci est mon corps, qui est pour vous », « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ». Et saint Jean ajoute la scène du lavement des pieds que nous venons d’entendre dans la lecture de l’évangile et que nous referons nous aussi ce soir.       <br />
              <br />
       Les gestes et les signes que nous posons maintenant ne nous appartiennent pas. Ils sont sans contredit d’une puissance incomparable pour nous faire cheminer de plus en plus sur le chemin de la vie reçue de Dieu par l’obéissance de Jésus, Verbe de Dieu, ayant porté toutes les blessures et les péchés de notre humanité pour les anéantir et ouvrir pour tous la voie de la vie avec lui, Dieu fait homme, Dieu avec nous que le Père ressuscite et consacre Maître de la Vie.       <br />
              <br />
       III - <span style="font-style:italic">Le Corps et le Sang du Christ</span>        <br />
               <br />
       On peut ce soir, avec raison, se poser la question que se posaient les Juifs à propos de Jésus : « Comment peut-il nous donner sa chair à manger? » Et pourtant, ce soir, nous donnons dans cette célébration de la Cène du Seigneur tout leur sens aux paroles de Jésus qui dit : « Ceci est ma chair » et « Ceci est mon sang » si nous n’oublions pas qu’il s’agit du Corps et du Sang du Christ ressuscité c’est-à-dire du Verbe de Dieu venu parmi nous, qui s’est fait proche de l’humanité aux temps anciens et aux temps nouveaux commencés en Jésus. Ce qui fait dire à saint Paul : « chaque fois que mangez de ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne »(<span style="font-style:italic">deuxième lecture</span>).       <br />
              <br />
       Voilà le mystère de notre Eucharistie ce soir et de toute Eucharistie. L’Eucharistie est nourriture sur le chemin, elle ne  prétend pas mettre le point final à la transformation inaugurée en nous par le Baptême.  Elle est le soutien sur la route et l’aliment du pèlerinage.        <br />
              <br />
       Sur les pas du Christ, le baptisé connaît une transformation radicale qui bouleverse les racines de son être humain. Comme les Israélites de la Première Pâque il se met en marche. Il regarde avec confiance vers le Premier-Né, Jésus-Christ, qui est sorti des limites de notre temps et de notre espace et qui vit toujours. Le Christ ressucité vit pour Dieu éternellement dit saint Paul ; &quot;quod enim mortuus est peccato mortuus est semel quod autem vivit vivit Deo&quot; (Rm 6,10) . Et c’est pourquoi, dans la foi nous célébrons l'Eucharistie et que, dans ce mystère, nous allons au-delà des apparences, des espèces du pain et du vin.        <br />
              <br />
       Pour ce faire, nous avons besoin d’humilité et de proximité avec nos frères et sœurs. C’est ici que le geste du lavement des pieds prend tout son relief. Il est un exemple comme le dit Jésus « afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Sur les traces du Serviteur par excellence nous apprenons le décentrement de nous-mêmes pour ouvrir l’espace du don de la vie que Dieu propose à tous ceux et celles qui accueillent Jésus, son Envoyé pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       À chaque Eucharistie, en mangeant le pain et en buvant le vin, nous recevons en nous non pas la chair mortelle du Christ, mais son Corps et son Sang de Seigneur ressuscité pour que grandisse en nous la vie de Dieu dans laquelle nous sommes entrés au baptême et qui sera la nôtre éternellement.       <br />
              <br />
       Que ce Jeudi-Saint nous trouve accueillants à ce don merveilleux du Corps et du Sang du Christ, donnés pour la vie du monde.       <br />
              <br />
        Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec </span>       <br />
       Le 21 avril 2011.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2910717-4122648.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2011-Le-Christ-est-la-cle-de-la-Nouvelle-Alliance-comme-il-est-la-cle-de-ma-vie_a405.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010</title>
   <pubDate>Thu, 01 Apr 2010 20:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le 1 avril 2010. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26 etJn, 13, 1-15. Homéliste : Mgr Hermann Giguère, P.H, supérieur général du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1983198-2735089.jpg?v=1289459881" alt="« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010" title="« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010" />
     </div>
     <div>
      Ce Jeudi-Saint prend place dans une année sacerdotale, une année consacrée aux prêtres, une année de renouveau pour leur ministère et leur vie de prêtres au service du Peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Deux événements sont rappelés dans la liturgie de la messe en mémoire de la Cène du Seigneur : l’institution de l'Eucharistie et le lavement des pieds.  C’est l’occasion pour une communauté de prêtre comme la nôtre de raviver le don qui est en nous par l’imposition des mains, de le considérer dans son actualité toujours présente et de le laisser produire en nous les effets de grâce qu’il porte.        <br />
              <br />
       La présentation générale du Missel romain pour le Jeudi-Saint nous servira de guide. Nous y lisons à propos du Jeudi-Saint : «  La concélébration qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l’unité du peuple de Dieu tout entier, est prescrite par le rite lui-même... Elle est recommandée le Jeudi-Saint ».       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">L’institution de l’Eucharistie</span>        <br />
              <br />
       L’institution de l’Eucharistie se fait dans un geste de Jésus qui est posé avec ses Apôtres à qui il demande de le répéter : « Faites ceci en mémoire de moi. » Répéter le geste de Jésus n’est pas seulement refaire ses gestes et redire ses paroles, mais c’est encore bien plus entrer dans le mouvement qui le porte.        <br />
              <br />
       La Cène est d’une certaine façon le sommet de sa mission. Elle anticipe le moment où sur la Croix, il sera élevé portant sur lui le péché du monde et offrant à Dieu le sacrifice d’agréable odeur en s’offrant lui-même, chair et sang, dans un acte d’obéissance et de d’amour unique qui sauve le monde.       <br />
              <br />
       « Tu m’as donné un corps. Voici que je viens, Père pour faire ta volonté » dira l’épitre aux Hébreux. Toute l’humanité est entraînée dans le mouvement d’amour de Jésus vers son Père, Dans ce mouvement d’abaissement réside le secret de l’exaltation qui sera celle de la Résurrection.       <br />
              <br />
       Ainsi l’Eucharistie, comme la Cène, nous fait entrer dans le mouvement de retour à Dieu inauguré par la Mort et la Résurrection du Christ. Les baptisés y sont invités et c’est par le ministère des prêtres que chaque baptisé peut s’unir au Christ et s’offrir lui-même en sacrifice spirituel.  .       <br />
              <br />
       Il ne peut le faire sans le Christ. Et pour que se réalise cette union fondamentale, Jésus a chargé certains parmi les baptisés d’être des sacrements, des signes sensibles, de cette présence particulière.       <br />
              <br />
       En effet, comme le dit le Concile Vatican II, les prêtres sont marqués « d’un caractère spécial » et configurés « au Christ Prêtre pour les rendre capables d’agir au nom du Christ Tête en personne. » (PO n. 2). Ainsi « c’est par le ministère des prêtres que se consomme le sacrifice spirituel des chrétiens, en union avec le sacrifice du Christ, unique Médiateur, offert au nom de toute l’Église dans l’Eucharistie par les mains des prêtres, de manière sacramentelle et non sanglante, jusqu’à ce que vienne le Seigneur lui-même. » (PO n. 2).       <br />
              <br />
       II - <span style="font-style:italic">Le ministère ordonné</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez donc que le rappel, ce soir, de l’institution de l’Eucharistie ne peut que nous enraciner dans ce qui est au cœur de notre ministère ordonné. Bien sûr, que le ministère du prêtre ne ses limite pas aux sacrements, il est aussi ministre de la Parole de Dieu, guide et pasteur du peuple de Dieu, mais comme le dit encore le Concile Vatican II l’ensemble de son ministère aboutit et se consomme dans l’Eucharistie.        <br />
              <br />
       Voilà pourquoi, lors de leur ordination les prêtres sont invités à « reconnaître » ce qu’ils sont et à « imiter » ce qu’ils font : « Agnoscite quod agitis, imitamini quod tractatis ».       <br />
              <br />
       Comment répondre en vérité à cette invitation? Chacun trouvera les moyens concrets pour le faire. Célébration quotidienne de l’Eucharistie, prédication proche de la Parole de Dieu, présidence des sacrements signifiante etc.       <br />
              <br />
       Toutefois, ce travail de toute une vie devra se laisser animer de l’intérieur par un esprit particulier dont Jésus nous donne l’exemple dans le second événement que nous célébrons ce soir : le lavement des pieds.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’événement du lavement des pieds </span>       <br />
              <br />
       On l’a dit et répété souvent : l’évangile de saint Jean ne raconte pas comme les évangiles synoptiques l’institution comme telle de l’Eucharistie. Il rapporte plutôt un geste de Jésus qui a pris place lors de la Cène : le lavement des pieds des disciples. Ce geste a surpris. Pensez à la réaction de Pierre. Ce geste s’est fait sans paroles. Il a été laissé en héritage aux disciples.Ce que j’ai fait, faites-le. « C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous.».        <br />
              <br />
       Le ministère du prêtre, signe du Christ Tête et Pasteur ne peut se comprendre sans ce geste. «Intendant des mystères de Dieu », porteur du Seigneur lui-même comme Marie en visite chez Élisabeth, le prêtre doit commencer lui aussi par laver les pieds des disciples de Jésus pour être ce qu’il est : « configuré au Christ » et agissant « in persona Christi ».       <br />
              <br />
       Lors de la retraite à Ars en septembre denier à laquelle j’ai eu le bonheur de participer, Jean Vanier est venu pour un entretien. Il nous a raconté qu’il avait accepté de venir à condition que son entretien n’en soit pas un. Il a exigé, a-t-il dit, que les 800 prêtres présents posent ensemble en petits groupes le geste de ses laver les pieds les uns aux autres. Ce qui fut fait.        <br />
              <br />
       Pour lui, le ministère du prêtre ne peut se comprendre sans ce geste qui n’est pas seulement un symbole, mais qui est le cœur même et la réalité profonde de leur ministère. Ce fut une expérience extraordinaire que de voir ces centaines de prêtres dans les prés qui entourent la basilique inférieure à Ars. Le geste fut posé selon les directives de Jean Vanier en silence.        <br />
              <br />
       Le geste du lavement des pieds oblige à se pencher, à s’agenouiller devant l’autre. Il en fait non pas un maître, car il ne s’agit pas d’un geste d’esclave. Il signifie profondément que c’est la personne qui est devant soi qui compte. Il fait écho à cette parole de Jésus « Je suis venu pour que le monde ait la vie. »       <br />
              <br />
       Nous le referons ce geste ce soir dans le silence total et nous laisserons le Seigneur augmenter en nous l’esprit de service au cœur de notre vocation de prêtre. Sans l’empreinte du service, sans l’attitude du serviteur au fond de nous, toutes les célébrations, toutes les actions, toutes les entreprises liées à notre ministère sont vains et comme de la paille jetée au vent même si la grâce de Dieu peut toujours agir malgré des serviteurs indignes comme le note le Concile Vatican II (PO n. 12).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Voilà, chers confrères, quelques réflexions susceptibles, je l’espère, d’aider à un renouveau de notre vie et de notre ministère de prêtre en cette année sacerdotale. Le lien de l’Eucharistie et du service est incontournable. C’est pourquoi, l’évangile de saint Jean n’a pas pris la peine de rappeler l’institution de l’Eucharistie. Incontournable dans la réalité vécue par Jésus, incontournable dans la vie du prêtre. Le thème de l’année sacerdotale prend ainsi tout son sens : « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre ».        <br />
              <br />
       Que cette célébration soit pour nous, à travers le pain et le vin consacrés et à travers les paroles dites, un jalon de plus sur le chemin du service où nous a précédé celui qui s’est fait le Serviteur souffrant pour le salut de tous.       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       Le 1 avril 2010.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1983198-2735098.jpg?v=1289459881" alt="« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010" title="« Serviteurs en devenir» Homélie pour le Jeudi Saint 2010" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1983198-2735089.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Serviteurs-en-devenir-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint-2010_a339.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Réception des prêtres et diacres de Limoilou, Laurentides et Québec-Centre pour le Jeudi Saint</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2009 03:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La rencontre fraternelle des prêtres et des diacres de la région pastorale de Limoilou, Laurentides et Québec-Centre pour le Jeudi Saint a eu lieu au Séminaire de Québec encore une fois cette année, mercredi saint, le 8 avril 2009. Avant le repas les petits séminaristes du nouveau Petit Séminaire diocésain de Québec sont venus saluer les prêtres rassemblés.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1283409-1683348.jpg?v=1289459850" alt="Réception des prêtres et diacres de Limoilou, Laurentides et Québec-Centre pour le Jeudi Saint" title="Réception des prêtres et diacres de Limoilou, Laurentides et Québec-Centre pour le Jeudi Saint" />
     </div>
     <div>
      Les prêtres du Séminaire ont reçu leur confrères en après-midi et pour le souper. Le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. a donné un entretien sur la spiritualité des ministres ordonnés, prêtres et diacres en développant le coeur de toute spiritualité presbytérale et diaconale: le ministère comme source de sanctification.       <br />
              <br />
       La rencontre a eu lieu à la Salle des prêtres du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec à l'invitation du vicaire épiscopal, monsieur l’abbé Denis Bélanger, prêtre agrégé du Séminaire de Québec. Mgr Gilles Lemay, évêque auxiliaire était présent.        <br />
              <br />
       Après l'accueil par le vicaire épiscopal, Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec a illustré le thème de la spiritualité du prêtre diocésain en présentant un miroir où les confrères pouvaient trouver des points de repères et des pistes pour se reconnaître et pour vivre leur spiritualité avec plus d'attention et d'engagement. Comme la rencontre était suivie après le repas par la messe chrismale, les enseignements du conférencier sur le ministère presbytéral au service du sacerdoce commun des baptisé inspiré de saint Augustin qui disait &quot;Vobis sum episcopus, vobiscum christianus&quot; (&quot;Évêque pour vous et chrétien avec vous&quot;)  tombaient pile.       <br />
              <br />
       Un moment de partage et une santé ont suivis avant que les petits séminaristes viennent donner leur témoignage aux prêtres rassemblés avec un spontanéité qui faisait chaud au coeur. Après le repas fraternel pris en commun au réfectoire du Séminaire, tout le monde s'est rendu à la Basilique-cahtédrale Notre-Dame pour la célébration de la messe chrismale présidée par Mgr l'archevêque, le cardinal Marc Ouellet,. à 19h30. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1283409-1683348.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Reception-des-pretres-et-diacres-de-Limoilou-Laurentides-et-Quebec-Centre-pour-le-Jeudi-Saint_a258.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint</title>
   <pubDate>Tue, 07 Apr 2009 15:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie de Mgr Hermann Giguère à la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, Jeudi Saint, le 9 avril 2009 au Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26; Jn 13, 1-15.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1313039-1728064.jpg?v=1289459851" alt="« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint" title="« Faites cela en mémoire de moi » Homélie pour le Jeudi Saint" />
     </div>
     <div>
      I- <span style="font-style:italic">Des gestes enracinés dans une histoire</span>       <br />
              <br />
       « Faites cela en mémoire de moi »,  écrit saint Paul dans le récit qu’il rapporte de la dernière Cène (1 Co 11, 24). « En mémoire de moi » ne peut se séparer de la mémoire d’Israël comme nous invite à le faire le choix de la première lecture tirée du livre de l’Exode où la première Pâque est racontée et présentée comme un mémorial de l’Alliance, une fête de pèlerinage où le Peuple en marche continue d’avancer sous la protection de celui qui le conduit et l’illumine.        <br />
              <br />
       En l’an 28 de notre ère, plus ou moins, Jésus célébrait, le soir de ce qui est devenu pour nous le Jeudi-Saint, la Pâque juive avec ses apôtres l’anticipant de quelques jours.        <br />
              <br />
       On le voit c’est la mémoire de l’Alliance de Dieu avec son Peuple qui le fait passer de l’esclavage à la liberté, de la mort à la vie, qui inspire les gestes de Jésus qui reprend le rituel de la tradition d’Israël. En centrant les gestes des disciples sur ce que Jésus a fait le Jeudi Saint comme l’enseigne saint Paul, on ne peut couper ces gestes de toute l’histoire où ils s’inscrivent.        <br />
              <br />
       La Cène, prend place dans l’histoire du Salut comme un moment d’un ensemble qui l’explique et lui donne sens. Le sacrement de l’Eucharistie est ainsi le sommet d’une histoire où Dieu se donne dans son Fils et ce don se réactualise à chaque fois que nous répétons les gestes et les paroles de Jésus à la dernière Cène.        <br />
              <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une Alliance Nouvelle</span>       <br />
              <br />
       En effet, le soir de la Cène de Jésus avec ses apôtres, les choses anciennes, les gestes et les rites prennent un tour nouveau dans les paroles de Jésus que Paul rapporte : « Ceci est mon corps » « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. »       <br />
              <br />
       L’Ancienne Alliance se transforme en Alliance nouvelle. L’Agneau immolé n’est plus un animal, mais il est le Fils Bien-aimé. L' Alliance s’étend maintenant non seulement à Israël, à un  peuple élu, mais à toutes les nations, jusqu’aux extrémités de la terre. Le sang répandu de l’Agneau sauve toute l’humanité.        <br />
              <br />
       Quelle nouveauté! Quelle surprise pour les commensaux de la Cène autour de Jésus!        <br />
              <br />
       Et pour bien marquer cette nouveauté, l’évangile selon saint Jean nous raconte qu’au cours de cette Pâque de Jésus, celui-ci ne s’est pas contenté de laisser un signe de cette Alliance nouvelle. Il l’a mise en pratique sur place.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi, il s’est ceint les reins d’un linge et a lavé les pieds des apôtres. Le Fils Bien-aimé, le Maître, qui se fait le serviteur obéissant en tout au Père. Le Fils Bien-aimé qui ne sauve pas par la puissance, par la gloire, par les institutions, par la Loi, mais qui sauve par l’amour qui le fait se mettre au service de tous, en se faisant humble et serviteur.  « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » chantons-nous en cette soirée bénie : « Là où est la charité et l’amour, Dieu est présent. »       <br />
              <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une nouveauté toujours actuelle</span>       <br />
              <br />
       La célébration de la messe en mémoire de la Cène du Seigneur nous permet de plonger dans la profondeur de l’Alliance nouvelle en refaisant ce soir et à tous les jours la mémoire de ce que Jésus a fait le soir du Jeudi-Saint.        <br />
              <br />
       En effet, ce soir, nous ne faisons pas que célébrer la mémoire de la Cène du Seigneur, mais nous célébrons le mystère de l’Histoire du salut où Dieu instaure une Alliance nouvelle, un second Testament comme disent les exégètes d’aujourd’hui, un second Testament qui n’enlève rien du premier, mais qui le porte à sa perfection. « Je ne suis pas venu abolir la Loi et les Prophètes, mais les accomplir.»  « Je vous donne une Loi nouvelle, chantons-nous souvent, c’est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimé ».        <br />
              <br />
       C’est dans cette lumière de l’Alliance Nouvelle que l’Église continue de célébrer les gestes du Seigneur, que nous répondons au « Faites cela en mémoire de moi ». Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, nous entrons dans la Pâque du Seigneur, nous rappelons sa mort, nous célébrons sa résurrection et nous annonçons sa venue dans la Gloire.       <br />
              <br />
       En ce repas pascal de la Cène du Seigneur, la Pâque d’Israël devient la Pâque personnelle de Jésus qui offre sa vie et scelle la nouvelle Alliance. Dans le sacrement de l’Eucharistie, notre Pâque personnelle se réalise comme pour Jésus. Notre Pâque se concrétise chaque fois que nous refaisons les gestes de Jésus « en mémoire de lui ». Ainsi,  comme Lui nous passons de ce monde au Père. Comme Lui nous offrons notre vie en offrande agréable à Dieu. Comme Lui nous annonçons le monde qui vient.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que notre célébration de ce soir nous rende un peu plus semblables à celui qui s’est fait le serviteur de tous pour être fidèle à la volonté du Père et qui ainsi nous est passé de la mort à la vie. Faison notre ces riches paroles de la prière eucharistique pour des circonstances particulières n. 3 : &quot;Regarde avec bonté, Seigneur, l'offrande de ton Église qui te présente par nos mains ce qu'elle a reçu de toi, le sacrifice de louange, la Pâque du Christ. Que la force de ton Esprit fasse de nous, dès maintenant et pour toujours, les membres de ton Fils ressuscité, par notre communion à son corps et à son sang.&quot;       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       Le 9 avril 2009.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1313039-1728064.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Faites-cela-en-memoire-de-moi-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint_a265.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>« Pour la vie du monde » Homélie pour le Jeudi Saint</title>
   <pubDate>Fri, 21 Mar 2008 00:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie de Mgr Hermann Giguère à la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, Jeudi Saint, le 20 mars 2008 au Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26; Jn 13, 1-15.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/889505-1095469.jpg?v=1289459903" alt="« Pour la vie du monde » Homélie pour le Jeudi Saint" title="« Pour la vie du monde » Homélie pour le Jeudi Saint" />
     </div>
     <div>
      Dans un merveilleux sermon pour le Jeudi Saint saint Bernard développe le sens des deux gestes que nous posons ce soir : la célébration de la Cène du Seigneur et celui du Lavement des pieds. Il qualifie ces deux gestes de sacrements sans pour autant faire du Lavement des pieds un des sept sacrements.       <br />
              <br />
       Mais, il insiste sur le symbolisme lié aux sacrements et surtout sur la signification de ce symbolisme qui nous renvoie toujours à leur origine : Jésus-Christ qui par ces gestes désire communiquer à ses disciples,  dans la foi,  une grâce invisible qu’il leur a acquise par sa mort et sa résurrection.       <br />
              <br />
       I -  <span style="font-style:italic">Le sacrement de l’Eucharistie</span>       <br />
              <br />
       Dans cette perspective, la Cène du Seigneur est le signe du don total de Jésus à son Père en versant son sang pour le salut de l’humanité. Ce repas où le Pain et le Vin sont partagés anticipe l'offrande de Jésus sur la Croix. Entouré de ses disciples, Jésus vit avec eux ce qui est la preuve ultime de l’amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »       <br />
              <br />
       Que le Repas de la Cène soit devenu le sacrement par excellence n’a rien de surprenant. C’est de là que tout origine et c’est là que tout conduit pour le disciple. Et ici le rôle du prêtre prend son sens plein. Je me permets de vous citer une phrase du <span style="font-style:italic">Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres</span> du Concile Vatican II qui l’exprime clairement : « En effet, l’annonce apostolique de l’Évangile convoque et rassemble le Peuple de Dieu afin que tous les membres de ce peuple, étant sanctifiés par l’Esprit Saint, s’offrent eux-mêmes en ‘victime vivante, sainte, agréable à Dieu' (Rm 12, 1). Mais c’est par le ministère des prêtres que se consomme le sacrifice spirituel des chrétiens en union avec le sacrifice du Christ, unique Médiateur, offert au nom de toute l’Église dans l’Eucharistie par les mains des prêtres, de manière non sanglante et sacramentelle, jusqu’à ce que vienne le Seigneur lui-même » (PO no 2).       <br />
              <br />
       Laissons, ce soir, entrer en nous la grâce invisible du sacrement de l’Eucharistie qui nous permet en union avec le Christ de faire de nos humbles vies un « sacrifice d’agréable odeur ». Cette grâce ne nous fait jamais défaut. Elle se manifeste au fil du quotidien. Elle se manifeste aussi dans les moments plus éclatants parfois. Peu importe les jours et les moments, elle est toujours active. C’est la beauté de ce signe de l’Eucharistie. Tout est pénétré et tout est sanctifié de la présence du Sauveur mort et ressuscité. « Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur ».        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic"> Le signe du Lavement des pieds</span>       <br />
              <br />
       Le signe du Lavement des pieds que nous pourrions appeler lui aussi un sacrement dans le sens général du terme sans en faire un huitième sacrement nous fait entrer dans le sens profond de la mort du Seigneur.       <br />
              <br />
       Entrer dans le geste du Lavement des pieds est un risque que Pierre à première vue ne veut pas prendre. « « Tu ne me laveras pas les pieds. » Mais Jésus lui répond : «  Si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras pas de part avec moi. » « Il y a donc, dit saint Bernard dans l’homélie dont je vous ai parlé au début, caché sous cette ablution quelque chose de nécessaire au salut, puisque sans elle Pierre lui-même ne saurait prétendre avoir part au royaume de Jésus-Christ et de Dieu. »        <br />
              <br />
       Bien sûr que le signe du Lavement de pieds nous renvoie par l’eau qui est utilisée, au Baptême qui lave les fautes et au Pardon. La purification va de soi, mais le signe du Lavement des pieds, par l’éclat du geste où le Maître s’agenouille devant ses disciples nous invite à une attitude sans laquelle personne ne peut se dire disciple. «  C’est un exemple que je vous ai donné afin que cous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous ».       <br />
              <br />
       Le disciple n’a pas le choix. Il doit risquer lui aussi sa vie en la donnant comme le Maître. Voilà le risque du signe du Lavement des pieds. Pierre l’acceptera avec une certaine précipitation,  car on sait qu’il reniera le Maître plus tard. « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête. »       <br />
              <br />
       En refaisant le geste de se laisser laver les mains dont le signe est moins fort que celui du Lavement des pieds, nous entrons malgré tout dans la même dynamique. Nous osons risquer d’avancer sur le chemin du don et du service à l’exemple de Celui qui s’est fait le Serviteur de tous. La grâce invisible du signe du Lavement des pieds nous décentre de nous-mêmes et nous fait entrer dans le mouvement de l’Amour fou de Dieu qui se donne en son Fils Jésus.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>	       <br />
              <br />
       La beauté des sacrements c’est qu’ils réalisent aujourd’hui ce qu’ils signifient. La prière eucharistique numéro I  fait dire au président  en ce jour du Jeudi Saint: «  Le veille du jour où il devait souffrir pour notre salut et celui de tous les hommes, c’est-à-dire, aujourd’hui, il prit le pain etc. »       <br />
              <br />
       Aujourd’hui ces signes de la Cène du Seigneur et du Lavement des pieds s’accomplissent pour nous. Mystère de la foi.        <br />
              <br />
       Ainsi, la nuit de la première Pâque du peuple élu en d’Égypte dont fait état la première lecture se perpétue aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Ainsi, notre célébration eucharistique aujourd’hui réalise ce qu’elle signifie.  Le sacrement de l’Eucharistie et le signe du Lavement des pieds produisent leur grâce invisible.       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur au cours de notre célébration la grâce d’oser prendre le risque de marcher sur les traces de Jésus dans un monde où son message et sa personne continuent de poser question, mais où les signes de l’Eucharistie et du Lavement des pieds sont de  plus en plus nécessaires « pour la vie du monde » comme le dit si bien le thème du <span style="font-style:italic">49e Congrès eucharistique international</span> qui se tiendra à Québec en juin 2008 : «L’Eucharistie. don de Dieu pour la vie du monde».       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 20 mars 2008.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/889505-1095469.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Pour-la-vie-du-monde-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint_a176.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>« Jusqu’à ce qu’il vienne » - Homélie  pour le  Jeudi Saint</title>
   <pubDate>Fri, 06 Apr 2007 04:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie de Mgr Hermann Giguère pour la Messe en mémoire de la Cène du Seigneur au Séminaire de Québec, le Jeudi Saint 5 avril 2007. Textes de l'Écriture: Exode 12, 1-8.11-14; I Cor 11, 23-26; Jn 13, 1-15.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/604314-737809.jpg?v=1289459899" alt="« Jusqu’à ce qu’il vienne » - Homélie  pour le  Jeudi Saint" title="« Jusqu’à ce qu’il vienne » - Homélie  pour le  Jeudi Saint" />
     </div>
     <div>
      La célébration d’aujourd’hui s’intitule dans le Missel Romain : Messe en mémoire de la Cène du Seigneur. C’est la mémoire de l’institution de l’Eucharistie qui nous rassemble en ce jour.       <br />
              <br />
       La richesse de cette mémoire nous remet devant les yeux et dans le cœur le mystère du « sacrement de l’amour ». C’est avec ces mots que le pape Benoît XVI a choisi de commencer sa récente Exhortation apostolique sur l’Eucharistie à la suite du Synode qui s’est tenu à l’automne 2005.       <br />
              <br />
       En suivant ce fil conducteur de l’amour, de la charité-agapè, méditons un peu en regardant les gestes que nous posons aujourd’hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">I -  Le lavement des pieds</span>       <br />
              <br />
       En premier lieu nous nous rappelons dans la lecture de l’évangile, le geste du lavement des pieds.        <br />
              <br />
       Comme on le sait, l’évangile de Jean ne présente pas de récit de l’institution de l’Eucharistie comme les synoptiques. Il nous laisse méditer avec ce geste surprenant à plus d’un égard, un geste que même Pierre ne comprend pas au premier abord, un geste chargé de signification. Celle-ci n’est pas laissée au hasard par Jésus.        <br />
              <br />
       Il prend la peine de l’expliciter clairement et sans détour. « Comprenez-vous ce que je viens de faire? » demande-t-il et sans attendre de réponse, il donne lui-même la signification de ce qu’il vient de faire. » « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous ».       <br />
              <br />
       Pour nous approprier encore plus cette signification aujourd’hui, en plus d’avoir entendu le récit de l’évangile de Jean, je vous invite au moment du geste que la liturgie propose pour le lavement des pieds à entrer de façon particulière en laissant le président laver les mains de chacun d’entre nous. Ce geste concret veut redire notre désir de suivre à notre façon et le mieux possible l’enseignement de Jésus.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II - La table du pain et du vin</span>       <br />
              <br />
       Ce très beau geste, valable en lui-même, ne peut se dissocier dans notre célébration de la Cène du Seigneur de la table qui est au milieu de nous. Dans la lettre de saint Paul celui-ci rappelle aux chrétiens de Corinthe la signification de leurs rassemblements pour la « fraction du pain ».        <br />
              <br />
       D’où viennent la richesse et la beauté de ce repas en mémoire du Seigneur? Des gestes posés? Oui, bien sûr. Des paroles prononcées? Certainement.        <br />
              <br />
       Mais la puissance et la force des gestes et des paroles résident dans le don amoureux de Celui qui a tout remis entre les mains du Père. Dans ces gestes et ces paroles c’est la puissance de Dieu qui est à l’œuvre, une puissance de salut pour l’humanité qu’il aime d’un amour sans limites et sans préférences. Oui, la mémoire de la Cène du Seigneur, nous fait découvrir dans l’Eucharistie le « sacrement de l’amour ».        <br />
              <br />
       Et vous voyez ici que ce fil conducteur nous renvoie de la table du pain et du vin à celle de nos frères et sœurs, de la table de la célébration à la table du service.       <br />
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       <span style="font-style:italic">III -  Une communauté qui célèbre</span>       <br />
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       Ces gestes si beaux du lavement des pieds et de la consécration du pain et du vin, ne peuvent prendre corps que dans une assemblée, un peuple croyant qui y dit sa foi et son espérance, une communauté qui célèbre. C’est pourquoi, l’eucharistie est toujours rassemblement d’une communauté qui reçoit les paroles et les gestes du Seigneur et qui les refait dans la foi « jusqu’à ce qu’il vienne », dit saint Paul.       <br />
              <br />
       C’est ici que s’inscrit notre ministère sacerdotal. Dieu a besoin de personnes qui soient des signes du Christ, Tête et Pasteur, pour nourrir, alimenter, faire croître l’ensemble de ceux et celles qui sont entrés avec le Christ dans la vie nouvelle par le baptême, qui comme lui sont passés du « monde ancien » au « monde nouveau », « vivant pour Dieu ».       <br />
              <br />
       Les vases fragiles que nous sommes sont appelés à être « signes », « intendants » des mystères de Dieu. Si vous le voulez, profitons de cette célébration pour rendre grâce d’avoir été choisi pour cette mission et prions pour tous les confrères qui participent au même ministère. La beauté de la messe en mémoire de la Cène du Seigneur ne tient pas seulement aux gestes que nous y faisons, elle prend racine dans le cœur de ceux et celles qui les font.       <br />
              <br />
       « Vivez ce que vous faites » nous a dit l’évêque au moment de la prière  d’ordination: &quot;Imitamini quod tractatis&quot;. Cette invitation retentit toujours et garde toute son actualité.       <br />
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       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Nous passerons maintenant au geste qui nous rappelle la table du service puis nous entourerons la table du pain et du vin, pour faire mémoire de celui qui est toujours vivant et présent dans ce « sacrement de l’amour ». Nous le refaisons avec joie et avec confiance comme à chaque jour « jusqu’à ce qu’il vienne ».       <br />
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       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 5 avril 2007.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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   <link>http://www.seminairedequebec.org/Jusqu-a-ce-qu-il-vienne-Homelie-pour-le-Jeudi-Saint_a110.html</link>
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