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  <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
  <description><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></description>
  <link>http://www.seminairedequebec.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2014-10-30T13:59:00+01:00</dc:date>
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   <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
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   <title>«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)</title>
   <pubDate>Sat, 09 May 2009 16:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Edmond Labrecque, prêtre agrégé de la Société des prêtres du Séminaire de Québec, Basilique-cathédrale Nortre-Dame de Québec, 11 mai 2009, par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Romains 6, 3-4.8-11 et Jean 14, 1-6.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1367435-1806319.jpg?v=1289459855" alt="«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)" title="«  Je pars vous préparer une place » - Homélie pour des funérailles (11 mai 2009)" />
     </div>
     <div>
      Quand j’étais plus jeune la mort était un sujet de réflexion et d’enseignement. Depuis que je m’occupe d’accompagner des gens en fin de vie et que je suis rendu à un âge certain, la mort est devenu un événement, un événement imprévu parfois, un événement attendu, mais toujours un événement incontournable.       <br />
              <br />
       Le grand théologien jésuite, Karl Rahner, comparaît cet événement à une ascèse et à un dépouillement nécessaire qui met toute personne en face d’un choix. Comment vivre cet événement?        <br />
              <br />
       Je vois plein de gens autour de moi qui, à cause de leur grand âge, attendent cet événement dans la paix et la confiance. Monsieur l’abbé Labrecque fut l’un de ceux-là. Diminué dans sa santé depuis plusieurs années, il s’ajustait à la situation avec un abandon remarquable. Jamais un mot de refus :  une sérénité qui m’a frappée lorsque dans les jours qui ont précédé son décès, il m’a dit lentement : « J’ai…été..heureux.. ».        <br />
              <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une demeure de famille</span>       <br />
              <br />
       Quel cadeau d’entendre cette phrase et de le voir ainsi dans une paix profonde avant de passer de ce monde à la nouvelle demeure où le Père l’attend. « Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes » comme le dit saint Paul dans la première lecture.       <br />
              <br />
       Pour le chrétien, le mystère de la vie éternelle n’est pas une question philosophique d’abord, ce qu’il est bien entendu, mais c’est le mystère d’une relation vivante avec Celui qui le premier a franchi les portes de la mort et qui entraîne à sa suite tous ceux et celles qui croient en Lui.  Écoutons encore saint Paul :   « Nous le savons, écrit-il, Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. » « Avec vous » : le baptisé ne se retrouve pas seul après son passage à la maison du Père, il y trouve une « demeure » où il a sa place, une famille où il est chez lui, une table où le Seigneur s’assoit avec lui et l’accueille au banquet éternel.        <br />
              <br />
       Les disciples l’ont expérimenté plusieurs fois après la résurrection. Pensons aux disciples d’Emmaüs qui témoignent d’une présence qu’ils ont reconnu dans la fraction du pain ou  aux apôtres sur les bords du Lac de Génésareth en Galilée qui entendent Jésus leur dire : « Eh, les enfants n'avez-vous pas un peu de poisson?...Venez déjeuner avec moi » (Jn 20, 5.12).        <br />
              <br />
       Les chrétiens des premiers siècles s’entendent dire ce mot du livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe, si quelqu’un entends ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je prendrai le repas avec lui et lui avec moi » (Apoc 3, 26)  et ils y répondent par une prière d’attente ardente : « Maranatha » « Viens, Seigneur, viens » (1 Co 16, 22).       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une place pour chacun</span>       <br />
              <br />
       Notre frère monsieur l’abbé Labrecque a vu le Seigneur venir à lui pour toujours. Sa demeure n’est plus faite de main d’homme, elle est une demeure éternelle. Cette demeure fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé.  Le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité : « Là où je suis, vous y serez aussi ». Une famille où il a sa place : « Je pars vous préparer une place »       <br />
              <br />
       Cette place que nous prépare Jésus, elle s’est construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun, un chemin de vie où les talents et les qualités personnelles ainsi que les limites se révèlent. Le chemin de notre confrère l’abbé Labrecque vous est connu. Il a développé dans ses affectations une gentillesse constante, une application soignée à réaliser ses tâches d’administration, une régularité sans faille et quand les infirmités se sont déclarées, il a manifesté une patience remarquable. Ce ne sont que des aperçus furtifs du chemin qui fut le sien, car le mystère des personnes n’est connu que de Dieu seul. Nous en connaissons bien peu en somme.       <br />
              <br />
       Au terme de son chemin personnel de vie, notre confrère l’abbé Labrecque, nous renvoie à nous-mêmes : Quel est mon chemin de vie? Comment est-ce que je le vis? Où me conduit-il? Vers quelle place me dirige-t-il?        <br />
              <br />
       Ce sont des questions que je vous laisse méditer au cours de notre célébration en écoutant dans votre cœur cette parole extraordinaire de Jésus : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi  ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, la vie que nous attendons, la place qui nous est préparée sont déjà là. Dans l’Eucharistie nous avons déjà accès à la demeure de Dieu parmi nous, à sa présence vivante et comblante, « en cette vie où nous espérons le bonheur qu’[Il] promet et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur » comme le dit la prière après le Notre Père.       <br />
              <br />
       Que les âmes des fidèles défunts reposent dans la paix.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       11 mai 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009</title>
   <pubDate>Wed, 06 May 2009 03:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le parcours mystique d'un pasteur: Homélie pour la célébration de la fête liturgique du Bienheureux François de Laval au Séminaire de Québec le 6 mai 2009 par Mgr Hermann Giguère, Supérieur général du Séminaire de Québec dont François de Laval est le fondateur. Textes de l'Écriture: II Tim, 4, 1-5;Jean 10, 11-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1359723-1795244.jpg?v=1289459854" alt="La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009" title="La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009" />
     </div>
     <div>
      Je me suis laissé inspiré pour cette fête de notre fondateur, le bienheureux François de Laval, par cette phrase que vous retrouvez au dos du feuillet de notre célébration : « Il y a longtemps que Dieu me fait la grâce de regarder tout ce qui m'arrive en cette vie comme un effet de sa providence. » ( Lettre au Père de La Chaize, mai 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 407)        <br />
              <br />
       François de Laval écrit cette phrase en 1687 après avoir remis sa démission comme évêque et demandé au Roi de revenir en Nouvelle-France. Son retour ne sera pas accepté alors par le Roi. Ce ne sera que l’année suivante que François de Laval obtiendra enfin la permission de venir finir ses jours dans son Église.       <br />
              <br />
       Cet épisode aux multiples rebondissements marque un passage spirituel révélateur dans la vie de François de Laval. Il éclaire son parcours spirituel d’une façon nouvelle et révélatrice. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le cheminement spirituel       <br />
       </span>       <br />
       Le cheminement spirituel a été souvent décrit en référence à des étapes ou des passages vécus dans la pratique de l’oraison comme chez Thérèse d’Avila ou dans les purifications intérieures comme chez Jean de la Croix. On a dit et répété que la mystique n’était pas pour les gens lancés dans l’apostolat ou la pastorale. À tout le moins, on l’a laissé entendre.        <br />
              <br />
       Cette vision de la  mystique décrochée de l’action et de l’apostolat est en partie responsable d’une image de François de Laval où il est vu comme  un bon pasteur certes, mais non pas comme un mystique. Les élans et les descriptions de sa contemporaine Marie de l’Incarnation lui faisant défaut, on a reconnu sa sainteté certes, mais on a oublié la flamme qui l’habitait.        <br />
              <br />
       Cette flamme allumée dans sa jeunesse chez les jésuites ne s’est jamais éteinte. Elle l’a accompagnée tout au cours de sa vie, et à 64 ans, elle rencontre un obstacle majeur, la volonté du Roi de le garder en France. Les réactions de François de Laval dans ce deuil qui lui est demandé font partie des plus beaux textes que nous avons de lui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les purifications  apostoliques</span>       <br />
              <br />
       Que nous apprennent ces textes que nous ne savions déjà?        <br />
              <br />
       Ils nous éclairent sur la profondeur du passage de ce que Jean de la Croix appelle la « Nuit de la foi », non plus chez la personne contemplative, mais telle qu’elle se présente dans la vie d’un pasteur, d’une personne engagée dans le ministère et la vie apostolique. Le parcours d’un pasteur, à travers les évènements et les circonstances qu’il rencontre sur le terrain de la mission l’invitent continuellement à se détacher de ses vues et de ses projets pour s’ajuster dans la foi à ceux de Dieu.        <br />
              <br />
       Ce faisant, il est amené à vivre de profondes purifications, des nuits et des deuils. Le pasteur devient, sans le savoir bien souvent, un « mystique actif », un « mystique paulinien », pourrait-on dire en pensant à l’Apôtre des Gentils qui répétait ; « Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile » (1 Co 9,16).       <br />
              <br />
       Hé bien! François de Laval, à 64 ans, après 29 ans d’épiscopat vit un abandon mystique au-delà d’une simple obéissance à son Roi. Il laisse Dieu conduire. Il lâche prise. Il s’en remet totalement à la volonté divine. Son union d’amour avec le Dieu vivant se concrétise dans sa chair et dans son cœur. L’abandon à Dieu en est l’expression concrète.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un abandon mystique</span>       <br />
              <br />
       Cet abandon le caractérisera jusqu’à sa mort. En effet, revenu en Nouvelle-France il verra son Séminaire incendié par deux fois, il connaîtra une cohabitation difficile et tourmentée avec son successeur, il expérimentera la maladie sous diverses formes. Et pourtant l’abandon du pasteur  ne se dément pas. François de Laval est entré, au cours de ces années 1687-1688 en France, dans les dernières Demeures, dirait Thérèse d’Avila.        <br />
              <br />
       Dans une lettre aux prêtres du Séminaire le 9 juin 1687, François de Laval écrit : :       <br />
              <br />
       Il est bien juste [...] que nous demeurions perdus à nous-mêmes et que nous ne vivions que de <b>la vie du pur abandon</b> en tout ce qui nous regarde au dedans comme au dehors.» ( Lettre aux prêtres du Séminaire de Québec, le 9 juin 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 441) Cette lettre remarquable mériterait d'être citée plus longuement, si j'en avais le temps, (Note: Voir plus bas l'extrait complet d'où est tirée la citation.)       <br />
              <br />
       L’image du pasteur totalement dévoué à ses brebis, détaché de tout pour être avec elles et pour les servir sans penser à lui-même s’applique admirablement à François de Laval qui nous le montre avec éclat dans les circonstances que nous avons rappelées au moment de sa démission comme évêque de Québec. Cette charité pastorale s’est transformée en amour sponsal selon l'expression employée par Jean-Paul II dans l'Exhortation apostolique <span style="font-style:italic">Je vous donnerai des pasteurs</span> (numéro 23). François de Laval est devenu, dans son cœur et dans sa chair, l’époux de son Église. Son union à Dieu passe par son lien avec ses brebis, avec son peuple.       <br />
              <br />
       Oui, le cheminement spirituel de François de Laval dessine le parcours d’un pasteur mystique transformé par son ministère et porté par lui aux sommets de la vie mystique, au sommet de la montage où l’attend le banquet éternel aux côtés de Celui qui est l'unique Pasteur, Jésus, le Serviteur par excellence, toujours vivant pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Chers frères et sœurs, que cette célébration, où nous refaisons les gestes de Celui qui s’est abandonné jusqu’au bout à la volonté de salut du Père des miséricordes, du Bon Pasteur qui a donné sa vie pour ses brebis, vienne nous rendre de plus en plus disponibles aux signes de sa volonté et nous rendre capables de l’accomplir pour sa plus grande gloire.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       le 6 mai 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      __________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Mais comme la bonté de Notre-Seigneur ne rejette point un coeur contrit et humilié, et que ‘humiliat et sublevat’, il me fit connaitre que c'était la plus grande grâce qu'il me pouvait faire que de me donner part aux états qu'il a voulu porter en sa vie et en sa mort pour notre amour, en action de grâces de laquelle je dis un Te Deum avec un coeur rempli de joie et de consolation au fond de l'âme, car pour  la partie inférieure, elle est laissée dans l'amertume qu'elle doit porter. C'est une blessure et une plaie qui sera difficile à guérir et qui apparemment durera jusqu'à la mort, à moins qu'il ne plaise à la divine Providence, qui dispose des coeurs comme lui plaît, apporter quelque changement à l'état des affaires. Ce sera quand il lui plaira et comme il lui plaira, sans que les créatures puissent s'y opposer.  n'étant en pouvoir de faire que ce qu'elle leur permettra. Il est . bien juste cependant que nous demeurions perdus à nous-mêmes et que nous ne vivions que de la <b>vie du pur abandon</b> en tout ce qui nous regarde au dedans comme au dehors.»</span> ( Lettre aux prêtres du Séminaire de Québec, le 9 juin 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 441). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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