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 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
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 <updated>2014-10-30T14:03:25+01:00</updated>
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   <title>Homélie « La tempête apaisée : aller au-delà des apparences… » (Marc 4, 35-41)</title>
   <updated>2014-02-06T14:47:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-La-tempete-apaisee-aller-au-dela-des-apparences-Marc-4-35-41_a575.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2014-01-29T04:32:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux candidats et aspirants au diaconat permanent de Québec Séminaire de Québec 1 février 2014, samedi de la 2e semaine du Temps ordinaire par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: II Samuel 12, 1-7a 10-17 et Marc 4, 35-41,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6276190-9446458.jpg?v=1391001796" alt="Homélie « La tempête apaisée : aller au-delà des apparences… » (Marc 4, 35-41)" title="Homélie « La tempête apaisée : aller au-delà des apparences… » (Marc 4, 35-41)" />
     </div>
     <div>
      Vous avez peut-être déjà fait une expérience spéciale qui vous a laissé une leçon comme par exemple éviter un accident d’auto ou encore vivre un conflit avec quelqu’un. Par la suite, vous vous êtes dit en laissant tomber l’émotion et en y repensant ; il y avait quelque chose à retenir pour moi là-dedans. C’est une expérience vécue, mais c’est aussi pour vous un enseignement.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Vraiment homme </span>       <br />
              <br />
       Hé bien! pour les disciples dans l’épisode de la tempête apaisée racontée par saint Marc, c’est un peu la même chose. Ils se rappellent, après la mort de Jésus un événement marquant pour eux. Ils le racontent autour d’eux parce qu’il ont réalisé qu’il s’agissait là non seulement d’une expérience où ils avaient été mal pris sur le lac, mais qu’il y avait là quelque chose d'autre à retenir, que c’était pour eux un enseignement sur Jésus. « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent? » se sont-ils demandés alors.        <br />
              <br />
       Quel est cet enseignement? Il y a d’abord une première chose qui nous frappe dans le récit concernant Jésus : C’est qu’il est bien un homme, qu’il bien humain comme nous tous. La nature divine ne paraît pas dans son aspect physique, il est entièrement homme. Après une journée de prédication, le soir venu Jésus veut s’éloigner de la foule. Il est fatigué, il cherche un peu de repos. Il dort sur le coussin l’arrière. Les vagues, la tempête qui survient ne réussissent pas à le réveiller tellement il dort profondément. Ce sont ses disciples qui doivent lui crier dans les oreilles. Il se réveille.       <br />
              <br />
       Jusque là Jésus est comme nous tous. Fatigué il a besoin de sommeil et de repos, il n’échappe pas aux réalités de la vie ordinaire et courante.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Vraiment Dieu </span>       <br />
              <br />
       Et pourtant, une fois réveillé, la réaction que les disciples ont retenue n’est pas celle d’un homme seulement. C’est la deuxième chose qui nous frappe dans le récit de saint Marc. Jésus agit comme Dieu lui-même aurait agi. Il se fait le maître du vent et de la mer. Il leur commande « Silence ».        <br />
              <br />
       Voilà que Jésus n’agit plus comme un homme ordinaire, la puissance de Dieu se manifeste en lui. Et c’est bien là qu’est l’essentiel à retenir de cet épisode. Il ne s’agit pas de savoir si c’est possible : tout est possible à Dieu, mais il s’agit de voir ce qu’il y a là pour nos yeux de croyantes et de croyants. Et ce qu’il y a d’essentiel ici, c’est que les disciples perçoivent en Jésus une puissance qui lui vient d’ailleurs. Saint Jean dans son évangile fera dire à Jésus « Moi et le Père nous sommes uns, tout ce qui est à Lui est à moi ». Au baptême de Jésus dans le Jourdain déjà une voix s'était faite entendre lui disant : « Tu es mon Fils Bien-aimé, en toi j’ai mis ma joie et ma complaisance ».       <br />
              <br />
       Jésus ici se révèle comme quelqu’un rempli de la présence de Dieu. Mais parce qu’il est humain en tout, cette puissance reste cachée. Elle ne se révèle pas à tous, elle se révèle à ceux et celles qui s’approchent de Jésus par le cœur dans foi, qui vont au-delà des apparences. C’est saint Augustin qui disait des apôtres « Ils ont connu l’homme, il ont cru le Dieu en lui ». L’apôtre Pierre le confessera au nom de tous en disant de Jésus « Tu es le Christ Sauveur, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus lui répondra « Ce n’est pas la chair et le sang qui te font dire cela, mais mon Père qui est dans les cieux. »       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nous faisons l’expérience de Jésus qui semble dormir … dans le monde, dans l’Église, en nous. Et pourtant, il est là toujours présent et puissant pour nous sauver comme le dit saint Paul au début de l’épître aux Romains. C’est notre foi qui est sollicité, qui a besoin de s’aviver, de se réveiller. Nous sommes invités aujourd’hui à devenir  des personnes chercheuses de Dieu, des hommes et des femmes qui se laissent préoccuper par le message et la personne de Jésus, qui se convertissent de jour en jour.  C’est en ouvrant notre coeur que de plus en plus nous découvrirons que Jésus  est la porte et le chemin qui mènent à Dieu.       <br />
              <br />
       Retenons ceci : Jésus se laisse découvrir. Il ne s’impose pas comme un importun, comme quelqu’un qui viendrait nous brimer, nous violenter. Il est là. Il attend que nous fassions un bout de chemin. « Voici que je me tiens à la porte, nous dit l’Apocalypse, si quelqu’un m’ouvre, j’entrerai, je m’assoirai et je souperai avec lui ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans cette messe qui est le repas du Seigneur, prenons le temps de nous asseoir avec Jésus, et de le découvrir de plus en plus au cœur de note vie comme celui qui est la porte et le chemin vers Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       29 janvier 2014</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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  <entry>
   <title>Le  Carême : un chemin d'Évangile - Homélie pour le Mercredi des Cendres (13 février 2013)</title>
   <updated>2013-03-27T13:53:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Le-Careme-un-chemin-d-Evangile-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-13-fevrier-2013_a517.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2013-02-13T23:32:00+01:00</published>
   <author><name>Jacques Roberge</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Résumé de l'homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec, 13 février 2013 Année C, par le Supérieur général, monsieur le chanoine Jacques Roberge. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Corinthiens 5, 20-6,2 et Mathieu 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5226886-7799587.jpg?v=1360797392" alt="Le  Carême : un chemin d'Évangile - Homélie pour le Mercredi des Cendres (13 février 2013)" title="Le  Carême : un chemin d'Évangile - Homélie pour le Mercredi des Cendres (13 février 2013)" />
     </div>
     <div>
      Encore un autre carême qui commence... Un autre de plus, et qu'est que ça peut bien changer, serions-nous tentés  peut-être de dire. C'est vrai que nous en avons vu passer plusieurs de ces carêmes, et nous avons peut-être  l'impression que malgré le sérieux avec lequel nous avons !  vécu ce temps liturgique, nous avons souvent l'impression ;' d'en être toujours au même point.  Et pourtant, l'Église nous relance son invitation à chaque année, un peu comme l'entraineur invite ses athlètes à l'entraînement. L'athlète sérieux sait qu'il doit mettre  beaucoup d'effort à l'exercice, il sait que ses performances ne vont pas changer du jour au lendemain; et pourtant, il ne se lasse pas de s'entraîner parce qu'il veut s'améliorer  graduellement, il veut devenir meilleur et il garde toujours l'espoir de finir la course quelques fractions de seconde avant le deuxième.  Pour nous chrétiens, prêtres par surcroit, l'objectif de notre entraînement du carême, c'est devenir de meilleurs  disciples, de nous rapprocher du Seigneur, de raffermir notre amitié avec Lui. Et les grands exercices  recommandés pour nous entraîner à devenir de meilleurs disciples, ce sont le partage, la prière et le jeune ou la pénitence.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L'aumône ou le partage</span>       <br />
              <br />
       Être un bon disciple, c'est tenter d'imiter Jésus qui est Dieu qui s'est rendu visible à nos yeux. Or Dieu, c'est celui qui donne sans compter, qui donne sans mesure...  Apprendre à être fils, c'est donc apprendre à ressembler à Dieu notre Père, ou encore à ressembler à Jésus son Fils,  c'est apprendre à donner, à partager, et cela, dans la gratuité la plus totale.  Donner sans attendre en retour. . .  Donner discrètement, dans le secret, de manière à n'en tirer aucune gloire personnelle devant les hommes...  L'aumône, le partage, c'est le visage de la charité. C'est  l'expression concrète de l'amour envers l'autre qui est dans le besoin.  En ce début de carême, prendre la route de l'évangile, c'est redécouvrir la joie de partager, de donner sans rien attendre en retour.       <br />
                <br />
       <span style="font-style:italic">La prière</span>       <br />
              <br />
       Si l'aumône nous met directement en relation avec nos frères et sœurs, la prière nous met en présence de Dieu. Elle est aussi essentielle à notre vie spirituelle que l'oxygène à nos poumons.  Prier, c'est se tenir en présence de Dieu, c'est se rendre disponible à sa grâce, à l'action de son Esprit.  Comment vivre comme des disciples, comment vivre  comme des enfants de Dieu sans nous tourner souvent vers notre Père, sans contempler son Fils Jésus, sans le fréquenter régulièrement dans la prière?  La prière, c'est le chemin que Dieu emprunte pour  évangéliser nos cœurs, pour les transformer, les faire  grandir dans son amour et l'amour de nos proches. :;'  Prier, c'est accepter que Dieu porte son regard sur nous, sur notre vie, c'est risquer de le laisser entrer dans notre maison pour qu'il y fasse sa demeure et qu'il devienne  notre maître de vie. '  Il n'y a pas de vie de foi, de vie spirituelle, et encore moins de vie sacerdotale sans prière. Demandons au Seigneur durant ce carême de nous faire redécouvrir la prière et de  1  nous en donner le goût.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le jeûne ou la pénitence</span>       <br />
              <br />
       Le jeûne, la pénitence, les privations, les sacrifices...  Voilà des mots qui ne sont pas très populaires dans une société d'abondance comme la nôtre où on a perdu 1 'habitude de se priver de ce dont on a envie.  Pourquoi se priver, pourquoi jeûner, faire pénitence? Dans le jeûne, la pénitence, les privations, il y a toujours un effort pour maîtriser ses appétits sensibles, même les  plus légitimes. C'est une forme d'exercice, de discipline, d'apprentissage à la maîtrise de soi. Il est important dans la vie d'apprendre à maîtriser ses désirs, d'apprendre à se priver volontairement de certains biens, non pas pour satisfaire quelques penchants masochistes, mais pour  1pouvoir partager ces biens avec les autres. Les fruits de  nos privations peuvent donc servir à faire l'aumône, et  : ouvrir ainsi un chemin vers nos frères et soeurs.    N'ayons pas peur de nous imposer quelques sacrifices ;'  durant ce carême. Nos petites victoires sur nous-mêmes nous aideront à retrouver la vigueur nécessaire pour nous attaquer aux chaînes qui nous attachent à notre péché.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        « Revenez à moi de tout votre cœur » nous redit le  Seigneur encore aujourd'hui. Laissons-nous interpeler  aujourd'hui par le Seigneur et prenons la route du carême avec générosité et confiance. Prenons le risque que le Seigneur fasse de nous de meilleurs disciples.           <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A </title>
   <updated>2011-05-09T19:28:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Voici-que-nous-montons-a-Jerusalem-Homelie-pour-l-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-23-mars-2011_a399.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2794773-3958986.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-03-23T20:45:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec lors de l' Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand le 23 mars 2010. Textes de l'Écriture: Jérémie 18, 18-20 et Mathieu, 20, 17-28.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2794773-3958986.jpg?v=1300829214" alt="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " title="« Voici que nous montons à Jérusalem » Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 23 mars 2011 - Mercredi de la 2e semaine du Carême Année A " />
     </div>
     <div>
      Les premières lignes du récit évangélique qui vient d’être lu présente une réunion au sommet, pourrait-on dire, de Jésus avec ses proches, les Douze, qu’il prend à part avant de monter à Jérusalem. « Voici que nous montons à Jérusalem » leur dit-il. Et de leur expliquer, d’un part, le sens de sa mission et, d’autre part, l’environnement dans lequel il souhaite que se transmette son héritage.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous un instant sur ces deux points pour en dégager des applications pour notre communauté invitée, elle aussi, à « monter à Jérusalem » dans les années à venir.       <br />
               <br />
       I – <span style="font-style:italic">Une mission qui  sort de l’ordinaire et qui dérange</span>       <br />
              <br />
       Le mouvement de la mission du Fils de l’Homme passe par un chemin inattendu pour ses proches et pour ses disciples. Jésus ne leur cache pas le sens du parcours qui sera le sien. Descendu parmi les siens, le Verbe de Dieu s’anéantit lui-même en prenant la nature humaine, il s’offre totalement à l’amour miséricordieux du Père qui le relève et le ressuscite le troisième jour (cf. saint Paul Philippiens 2, 6-11). « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et, le troisième jour, il ressuscitera.» (Mathieu, 20, 18)        <br />
              <br />
       Voilà le cœur de la mission de Jésus : s’offrir totalement à la volonté du Père pour le salut du plus grand nombre, « donner sa vie en rançon pour la multitude » comme le dit la dernière phrase de l'évangile qui vient d'être lu.(Mathieu 20, 28)       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, consacrés par le Baptême les disciples de Jésus ne suivront pas un chemin différent. Les années qui viennent au Québec peuvent faire peur et inquiéter à certains moments. Nous montons, nous aussi, à Jérusalem. Point n’est besoin de se surprendre des difficultés du chemin. Sur les pas de Jésus, nous rencontrons la même humanité avec ses peurs, ses défis, ses attentes. Nos frères et sœurs humains ne sont pas à côté du chemin vers Jérusalem, ils sont avec nous en marche à leur façon, mystérieuse parfois, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Comment les accompagner? Comment vivre entre nous le chemin de Jérusalem aujourd’hui?       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">L’environnement du chemin et des marcheurs</span>       <br />
              <br />
       La clé nous est donnée par Jésus dans sa réponse à la mère de Jacques et Jean. Sa demande reflète bien une dynamique toujours présente même après 2000 ans. Les rapports entre humains suscitent volontiers une mauvaise compétition, des abus de pouvoirs, une domination écrasante. Jésus renverse la situation et propose un environnement renouvelé où la liberté et l’entraide seront désormais le soutien des marcheurs. Pour y arriver, il faut, explique-t-il, que le marcheur se tourne vers l’autre et cesse de se recroqueviller sur lui-même dans un enfermement néfaste. Comment? En se situant dans un environnement de service à 100 pour 100.         <br />
              <br />
       Écoutez cette consigne : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave ».       <br />
              <br />
       Sur la route de Jérusalem, en ce temps de Carême, en cette relance de la vie de notre Église par l’arrivée d’un nouveau pasteur, nous avons de belles occasions de laisser naître en nous et dans l’Église des gestes concrets et porteurs de renouveau. À chacun et à chacune de les identifier et de se mettre en route.       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">Un fondateur toujours en marche</span>       <br />
              <br />
       Le fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval, peut nous servir d’exemple et de modèle. Il fut en marche durant toute sa vie donnée pour son « Église naissante » comme il aimait à qualifier l’Église de Nouvelle-France.       <br />
              <br />
       Il fut un marcheur infatigable dans tous les sens du mot. On le voyait racontent les <span style="font-style:italic">Relations de Jésuites</span> en raquette sur la neige en hiver ou en canot faisant le tour de son immense diocèse. À son arrivée à Québec, le 16 juin 1659, il n’eut rien de plus pressé que de visiter toutes les maisons du petit village de 300 personnes qu’était Québec à l’époque ainsi que les cabanes des Amérindiens précise les <span style="font-style:italic">Relations</span>. Et cet élan ne se démentît jamais jusqu’à la fin de sa vie.       <br />
              <br />
       Pour les prêtres du Séminaire il voulait qu’ils soient disposés à être envoyés « à toutes rencontres, et au besoin dans les paroisses, et tous autres lieux du dit Pays, » où les pousseraient les besoins d’évangélisation et le souci pastoral des populations. En 1698, il envoya même un groupe de prêtres du Séminaire sur les bords du Mississipi comme missionnaires.        <br />
              <br />
       Il voulait que les séminaristes soient solidement formés pour maintenir l’élan missionnaire qu’il avait su infuser dans son Église.  Ainsi écrit-il le 26 mars 1659 dans l’<span style="font-style:italic">Acte de fondation du Séminaire</span> qui en même temps met sur pied le Grand Séminaire : « Considérant qu'il a plu à la Divine Providence nous charger de l'Église naissante du Canada dit la Nouvelle-France; et qu'il est d'une extrême importance dans ses commencements de donner au Clergé la meilleure forme qui se pourra pour perfectionner des ouvriers, et les rendre capables de cultiver cette nouvelle vigne du Seigneur, en vertu de l'autorité qui nous a été commise, nous avons érigé et érigeons dès à présent, et à perpétuité, un Séminaire pour servir de Clergé à cette nouvelle Église…dans lequel on élèvera et formera les jeunes Clercs qui paraîtront propres au service de Dieu, et auxquels, à cette fin, on enseignera la manière de bien administrer les sacrements, la méthode de catéchiser et prêcher apostoliquement, la Théologie morale, les cérémonies, le plain-chant grégorien, et autres choses appartenant au devoir d'un bon Ecclésiastique ».       <br />
              <br />
       Ces rappels de circonstance sont pour nous aujourd’hui un stimulant à prendre nous aussi la « route de Jérusalem » où remplis de confiance et d’élan, appuyés sur ces devanciers qui n’ont eu peur d’aucuns défis nous répondrons aux appels du Seigneur pour une « nouvelle évangélisation », « nouvelle »  dans ses moyens et dans son ardeur.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ce défi est le nôtre aujourd’hui. Nous pouvons compter que l’Esprit de Dieu souffle toujours et qu’il guidera nos pas sur cette route. Pour nous accompagner nous avons une nourriture à nulle autre pareille. Assidus à la Parole et à la fraction du pain comme les premiers chrétiens (cf. Actes 2, 42), nous pourrons rendre dans notre société le témoignage que Jésus est toujours vivant et qu’il est venu pour servir et donner sa vie pour la multitude.       <br />
              <br />
       C’est donc dans une attente vigoureuse et une espérance ferme que nous refaisons les gestes de l’Eucharistie en ce jour d’anniversaire et que nous demandons au Seigneur de devenir de plus en plus serviteurs de nos frères et sœurs. C’est la grâce que je nous souhaite à tous et à toutes.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
              <br />
       Le 24 mars 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Voici-que-nous-montons-a-Jerusalem-Homelie-pour-l-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-23-mars-2011_a399.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour Noël : « Le chemin des bergers»</title>
   <updated>2010-01-29T15:02:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-Le-chemin-des-bergers_a319.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1782635-2423557.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-24T20:07:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Messe de minuit de la fête de Noël à Chapelle de la Desserte du Lac Poulin le 24 décembre 2009 par Mgr Hermann Giguère, "curé" du Lac Poulin et supérieur général du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1782635-2423557.jpg?v=1289459876" alt="Homélie pour Noël : « Le chemin des bergers»" title="Homélie pour Noël : « Le chemin des bergers»" />
     </div>
     <div>
      Je vous invite ce soir à faire avec moi une randonnée avec les bergers, à suivre le chemin des bergers vers la crèche.        <br />
              <br />
       Que fait-on dans une randonnée? On marche, on avance à pied, en vélo, en auto? On s’arrête, on fait des pauses plus ou moins longues et on jouit du paysage, des rencontres, des monuments, que sais-je?       <br />
              <br />
       Hé bien! Ce soir en suivant le chemin des bergers nous nous nous arrêterons à trois moments qui sont comme des étapes. Certains resteront à la première étape, peut-être, d’autres continueront vers la deuxième et certains iront jusqu’à la troisième et dernière étape.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Première étape : la magie de Noël</span>       <br />
              <br />
       La première étape est remplie de magie et de merveilleux. Les bergers son enveloppés d’une grande lumière. L’Ange du Seigneur leur apparaît. Quelle surprise et quelle merveille!  Ils sont remplis de la magie de Noël à laquelle ils ne s’attendaient pas.       <br />
              <br />
       Si nous nous regardons, Noël, pour nous, comme pour les bergers est rempli de magie : c’est le regard et la joie d’un enfant devant ses cadeaux sous l’arbre de Noël, c’est la visite qui arrive pour le réveillon, ce sont tous les préparatifs où on laisse aller son imagination et sa créativité. Oui! Noël c’est un moment magique de l’année. Et il est bon de pouvoir le vivre à fond.        <br />
              <br />
       Cependant, à Noël, il y a plus que de la magie et du merveilleux, pour plusieurs cette fête est pleine de belle nostalgie.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Deuxième étape : la nostalgie de Noël</span>       <br />
              <br />
       Regardons de nouveau les bergers. Les juifs espéraient un Messie, un Sauveur. Après avoir entendu l’Ange du Seigneur, les bergers se retrouvent devant une nouvelle qu’ils attendaient depuis longtemps. Le peuple qui vivait dans les ténèbres, dont parle la première lecture, voit ses espoirs comblés. Ils se rappellent leurs prières d’autrefois. Leurs souvenirs des promesses de Dieu se réveillent. Le Sauveur qu’ils attendaient est arrivé. Leurs cœurs vibrent au rythme d’une nostalgie qui se voit comblée.         <br />
              <br />
       Nous sommes peut-être un peu comme les bergers. Nous connaissons la bonne nouvelle de la venue du Sauveur. Nous nous rappelons les Noëls d’autrefois. Ce soir la chapelle s’est faite belle pour que nous y retrouvions un peu de cette ambiance religieuse si caractéristique des Noëls d’autrefois. Pourquoi, venir ici à la Messe de Minuit au Lac Poulin si ce n’est pour aller plus loin que la magie de Noël? Plusieurs, dont je suis, y trouve un brin de nostalgie. Les souvenirs des Noëls d’autrefois refont surface. Un Noël rempli de symboles religieux et de chants de Noël qui nous vont droit au cœur. Que c’est beau Noël au Lac Poulin!        <br />
              <br />
       Denise Bombardier, cette commentratice de la télévision québécoise bien connue disait il y quelque temps : &quot; Les gens vont à la messe même s’ils ont perdu leurs rêves d’enfance, cette époque lointaine où l’on pouvait croire, dans sa naïveté d’enfant.  On y va quand même, pour la nostalgie.&quot;  (fin de la citation). C'était quand même bien, se dit-on.       <br />
              <br />
       Vous pouvez arrêter à ces deux étapes de notre randonnée avec les bergers, et en rester à la magie et à une belle nostalgie, mais en les suivant, je vous invite à une troisième et dernière étape, celle du mystère de Noël       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Troisième étape : le mystère de Noël</span>       <br />
              <br />
       En effet, si la fête de Noël est magique et si elle peut engendrer une certaine nostalgie, elle n’est pas complète si nous ne venons pas, comme les bergers, vers le nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Voilà le mystière si déroutant.       <br />
              <br />
       Les attentes nostalgiques des bergers sont déjouées. Le Sauveur qui arrive, n’arrive pas accompagné d’une escorte en grande pompe. Il prend les traits d’un petit enfant, faible et impuissant, réchauffé par sa mère qui le tient dans ses bras. C’est tout un signe et un mystère que cet abaissement d’un Dieu qui se fait l’un de nous : « Emmanuel » qui veut dire « Dieu avec nous! »       <br />
              <br />
       Nous ne comprenons rien de ce mystère si nous ne croyons pas que cet enfant est le même que l’adulte qui mourra sur la croix et qui ressuscitera pour vivre pour toujours et nous entraîner à sa suite. Le monde sera changé pour toujours. Un immense chemin nous sera ouvert par celui qui deviendra le pemier-né d'une multitude de frères et soeurs et grâce à lui le Fils bien-aimé de Dieu, nous devenons nous aussi par le baptême fils et filles de Dieu par adoption  comme le dit saint Paul.       <br />
              <br />
       Arrêtons-nous à cette troisième et dernière étape et unissions nos cœurs et nos voix au chant des anges « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime »       <br />
              <br />
       Oui! Le mystère de Noël que nous découvrons, si nous acceptons de nous rendre à cette étape du chemin des bergers, c’est celui d’une bonne nouvelle et d’une grande joie pour tout le peuple encore aujourd’hui et même encore plus, je dirais. Quelle belle nouvelle de se savoir aimé de Dieu       <br />
              <br />
       Dans un monde qui s’arrête trop souvent à la magie de Noël avec le magasinage, les Pères Noëls, les cadeaux, notre rassemblement nous permet une pause où nous rencontrons Celui qui est plus grand que notre cœur, Celui qui nous aime comme nous sommes et qui ne veut que notre bonheur. La nostalgie et la magie de Noël ne peuvent cacher le mystère de Noël qui s'est accompli hier et qui demeure pour toujours, car Dieu est fidèle et ne nous enlève pas son amour, quoique nous fassions, même si nous l'oublions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Chers frères et sœurs, continuons notre chemin comme les bergers et reconnaissons sous les espèces du pain et du vin que nous partageons, le corps et le sang de cet enfant devenu le Christ Jésus Seigneur à qui appartient la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 24 décembre 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-Le-chemin-des-bergers_a319.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »</title>
   <updated>2012-08-29T03:41:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Voir-le-Fils-et-croire-en-Lui_a308.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1683967-2271991.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2005-11-24T14:05:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec le 2 novembre 2005. Textes de l'Écriture: Sagesse 4, 7-15; Romains 14, 7-9.10b-12; Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1683967-2271991.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" title="Homélie pour les fidèles défunts : «  Voir le Fils et croire en Lui  »" />
     </div>
     <div>
      Pour les personnes qui se veulent disciples de Jésus, tout commence par un appel et se termine par la vie éternelle. C’est ce qu’ont vécu nos frères et sœurs défunts dont nous nous rappelons le souvenir aujourd’hui dans cette « commémoration des fidèles défunts ». Il en est ainsi de nous aussi sur le chemin qui est nôtre, dans notre histoire de vie.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un appel</span>        <br />
              <br />
       Il nous est arrivé un jour de répondre oui pour suivre Jésus en choisissant la vocation de prêtres diocésain ou en s'y préparant comme futur prêtre. Comment dire et raconter cette réponse? C’est l’histoire de toute une vie. Répondre à l’appel à suivre Jésus ne se résume pas à se trouver une place sous le soleil pour œuvrer dans sa vigne. C’est entrer dans un compagnonnage, dans une expérience d’intimité qui ouvre sans cesse sur de l’inédit, des surprises, mais aussi sur un enchantement qu’on n’a jamais fini d’explorer. Au fond de lui-même, le disciple de Jésus continue de ressentir cet appel personnel qui est assez fort pour mobiliser toutes ses énergies et toutes ses aspirations en vue du Royaume et il s’efforce d’y répondre selon sa situation de vie, selon son âge, selon ses talents, selon ses charismes, mais surtout avec son cœur, avec toute son âme et avec toutes ses forces.        <br />
              <br />
       Si nous portons un peu attention à ce que nous sommes, nous pouvons comme toucher du doigt la puissance en même temps que la prévenance du Seigneur qui se tient à la porte et qui frappe.        <br />
              <br />
       Nos frères et sœurs qui nous ont devancés ont eu l’occasion d’ouvrir cette porte en laissant le Seigneur prendre totalement possession de leur être. « Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » comme on l’a proclamé dans l’extrait du chapitre 6 de saint Jean qui vient d’être lu.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une vie de disciple de Jésus </span>       <br />
              <br />
       « Voir le Fils et croire en Lui » n’est-ce pas le but de toute une vie. En effet, le disciple de Jésus est quelqu’un qui se laisse séduire avant tout par une personne. Oui, c’est à « cause de Jésus » que les apôtres ont tout quitté. Ils l’ont connu, ils ont mangé avec lui, ils ont marché sur les routes de Palestine avec lui. Ils ont cru en lui, en la Bonne Nouvelle qu’il portait et qu’il répandait autour de lui.        <br />
              <br />
       Mais que se passe-t-il entre l’appel reçu et la vie éternelle, qu’on espère comme le dit la belle prière qui suit le Notre Père? Il se passe pour chacun et chacune de nous un périple rempli de situations de vie, de moments intenses parfois ou encore plus douloureux, d’amitiés et de relations de toutes sortes. C’est la vie, notre vie qui se tisse au fil des jours qui passent.        <br />
              <br />
       Comme le dit la lettre aux Hébreux au chapitre 12 : nous sommes comme «  des étrangers et des voyageurs …à la recherche d’une patrie. » Notre vie n’est pas une parenthèse sur cette route vers la patrie céleste, elle est, je dirais, « la route elle-même », car c’est dans le quotidien de nos vies que se noue et se développe l’alliance que Dieu veut établir avec chacun d’entre nous, que se déploie l’appel que Jésus lance à tous ceux et celles qui veulent le suivre comme disciple. « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. »        <br />
              <br />
       À travers la banalité du quotidien, le chrétien, disciple de Jésus, perçoit le « fond divin » de l’existence et laisse se libérer la beauté cachée, enclose sous cette rude écorce, une beauté qui éclate en vie éternelle. « Aucun d'entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même: si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur » comme le dit saint Paul aux Romains. « Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. »        <br />
              <br />
       Finalement, quelle que soit notre histoire de vie, là où est l’Amour, Dieu est présent. « Ubi caritas et amor, Deus ibi est » chantions-nous autrefois. C’est ainsi que notre banal quotidien, s’il s’ouvre à l’Amour, s’ouvre à Dieu « car l’amour vient de Dieu » et « tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu ». « Les gens voient cela sans comprendre; il ne leur vient pas à l'esprit que Dieu accorde à ses élus grâce et miséricorde, et qu'il veille sur ses amis » comme le note avec à propos le passage du livre de la Sagesse proclamé dans la première lecture.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion </span>       <br />
              <br />
       Mes bien chers frères, souhaitons que cette célébration commémorative des fidèles défunts disciples de Jésus soit une occasion de nous ouvrir de plus en plus à cet Amour qui nous vient de Dieu par Jésus, à cet Amour qui le fait se tenir à la porte et nous dire : « Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui et lui avec moi »   (Apoc 3, 20).        <br />
              <br />
       Déjà dans cette célébration nous sommes invités à nous asseoir et à manger « avec Lui et Lui  avec nous » dans ce banquet eucharistique qui est pour nous un signe et un avant-goût du banquet éternel qui nous attend et que je nous souhaite à tous. Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       le 2 novembre 2005       <br />
              <br />
              <br />
       HG/mdb        <br />
              <br />
              <br />
       Dernière mise à jour 24 novembre 2005 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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