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 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
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 <updated>2014-10-30T14:07:04+01:00</updated>
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  <entry>
   <title>Homélie pour Noël : "Vous trouverez un enfant nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire"</title>
   <updated>2012-12-20T03:29:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-Vous-trouverez-un-enfant-nouveau-ne-emmaillote-et-couche-dans-une-mangeoire_a236.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1163993-1501204.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-31T16:09:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Messe de minuit de la fête de Noël à Chapelle de la Desserte du Lac Poulin le 24 décembre 2008 par Mgr Hermann Giguère, "curé" du Lac Poulin et supérieur général du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1163993-1501204.jpg?v=1289459845" alt="Homélie pour Noël : "Vous trouverez un enfant nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire"" title="Homélie pour Noël : "Vous trouverez un enfant nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire"" />
     </div>
     <div>
      Le signe qui est donné aux bergers dans la lecture de l’évangile que nous venons d’entendre, c’est le signe de l’enfant. « Vous trouverez un enfant nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire».        <br />
              <br />
       Quand on veut comprendre quelque chose, c’est important d’avoir des signes qui nous permettent d’en saisir le sens. Un signe c’est, en effet,  un geste, une parole, un objet qui fait sens. Le signe ne nous arrête pas à lui, il nous fait aller au-delà.        <br />
              <br />
       Qu’est-ce que ce signe de l’enfant peut nous faire comprendre du mystère de Noël, de la Naissance d’un Sauveur? Je m’arrêterai à trois aspects que le signe de l’enfant évoque :  le premier est  la surprise de l’inattendu,  le second,  l’engagement pour toute la vie et le troisième, la familiarité quotidienne.       <br />
              <br />
              <br />
       Refrain: <span style="font-style:italic">Il est né le divin enfant       <br />
       Jouez hautbois, résonnez musettes       <br />
       Il est né le divin enfant       <br />
       Chantons tous son avènement.       <br />
       </span>        <br />
       Permettez-moi de revenir sur chacun de ces trois aspects du signe de l’enfant que nous trouvons, comme les bergers, dans une mangeoire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">I- La surprise de l’inattendu       <br />
       </span>       <br />
       Qu’est-ce qui est inattendu dans la venue d’un enfant aujourd’hui? Beaucoup moins de choses qu’autrefois. On en connaît souvent le sexe avant sa naissance. On a parfois planifié sa venue au moment jugé opportun pour le couple. Que sais-je encore?       <br />
              <br />
       Mais demandez aux parents s’il reste des surprises et ils vous diront que la venue d’un enfant n’est jamais complètement contrôlée. Tout peut arriver.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi de la venue du Sauveur dans notre monde où, bien qu’il fût attendu « depuis plus de quatre mille ans » comme nous le chantons dans le cantique « Il est né le Divin Enfant », cette venue a surpris. Pourquoi? Parce que Dieu a fait « irruption » dans notre monde non comme un Roi glorieux et tout-puissant mais comme un enfant faible et à la merci des soins de ses parents.        <br />
              <br />
       Notre Dieu ainsi se fait proche en commençant sa vie terrestre comme tout autre être humain. Il crie, il pleure, il repose dans la mangeoire sur de la paille, emmailloté de langes.  Quelle image forte. L’incarnation du Fils de Dieu n’est pas un jeu. « Le Verbe se fait chair et il habite parmi nous » comme dit le prologue de l’évangile de saint Jean.         <br />
              <br />
       3. <span style="font-style:italic">Une étable est son logement,       <br />
       Un peu de paille est sa couchette,       <br />
       Une étable est son logement,       <br />
       Pour un Dieu quel abaissement!</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- L’engagement pour toute la vie</span>       <br />
              <br />
       Le signe de l’enfant nous indique la surprise. Il nous oriente en second lieu vers un engagement. Vos enfants, chers parents, seront toujours vos enfants. Chers enfants, vous serez toujours les enfants de vos parents. J’ai la chance d’avoir encore ma mère qui a 92 ans et qui me traite toujours comme son enfant, même si je suis parti de la maison depuis très longtemps.        <br />
              <br />
       Quand arrive un nouveau-né ses parents expérimentent un lien qui ne se brisera plus jamais malgré les aléas de la vie. C’est un lien à vie.        <br />
              <br />
       Si on pense à cet aspect du signe de l’enfant, on comprend que Dieu nous donne son Fils non seulement pour une fois, mais pour tout le temps. Il naît à Bethléem au temps de l’empereur Auguste comme le dit saint Luc, mais il continue de naître à chaque année, à chaque jour même dans le cœur de ceux et celles qui le reçoivent.       <br />
              <br />
       Marie et Joseph, sans doute surpris par cette naissance inattendue, ont accepté un engagement qu’ils vivront toute leur vie. On retrouve Marie durant la vie publique de son fils Jésus, quand il prêche, comme aux Noces de Cana. Elle est là encore au pied de la Croix. De la Crèche à la Croix, Marie accompagne et soutient son enfant. Quel modèle à suivre! Que l'Enfant nouveau-né s’établisse dans nos cœurs comme le Roi qui règne sur nous entièrement.       <br />
              <br />
              <br />
       4.<span style="font-style:italic"> O Jésus, ô roi tout puissant,       <br />
       Tout petit enfant que vous êtes,       <br />
       O Jésus, ô roi tout puissant,       <br />
       Régnez sur nous entièrement.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">III- La familiarité quotidienne</span>       <br />
              <br />
       Surprise, engagement, avons-nous dit. Venons-en maintenant à un troisième aspect du signe de l’enfant. C’est peut-être le plus beau. En tout cas c’est celui qui rend les jeunes parents resplendissants. Au fil de jours, ils voient grandir leur progéniture. Les premiers pas sont filmés. Les photos et les vidéos se succèdent à un rythme fou parfois. On les met sur Picassa. On inonde nos amis des visages et des gestes des enfants. Pourquoi? Parce qu’ils sont la richesse de leurs parents, ils font partie de leur vie de tous les jours. Ils ne représentent pas un moment passé. Ils ne sont pas un objet dans la maison. Ils sont l’âme de la maison. Leurs cris habitent les journées et les nuits parfois.       <br />
              <br />
       Ce que je veux souligner ici, c’est que l’enfant n’est  jamais un étranger chez lui. Il fait partie de la famille où se vivent sur une base quotidienne les hauts et les bas de la vie, les bonheurs et les malheurs. L’enfant nous apprend à regarder ce qui nous arrive avec un certain détachement. Demain sera mieux qu’hier.        <br />
              <br />
       Oui! Dans la famille de Dieu aucun n’est étranger, ni ne le sera jamais. Les bergers loin des grands centres furent les premiers à goûter la présence du Sauveur parce qu’ils s’inclinaient devant le signe qui leur était donné : un enfant emmailloté couché dans une mangeoire.       <br />
              <br />
       Saurons-nous cette année à l’occasion de la fête de Noël, reconnaître ce signe de l’enfant beau et charmant qui nous est donné?       <br />
              <br />
       2. <span style="font-style:italic">Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant,       <br />
       Ah! que ses grâces sont parfaites,       <br />
       Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant,       <br />
       Qu'il est doux, ce divin enfant.</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Conclusion       <br />
              <br />
       Chers parents, chers enfants, chers grands-parents, et vous tous chers amis, quelle que soit votre situation de vie, le signe de l’enfant emmailloté et couché dans une mangeoire nous est donné pour aller plus loin en cette nuit où le Sauveur du monde est né. Nous rencontrons ce soir un nouveau-né. Ce nouveau-né est un Sauveur qui nous est donné.       <br />
              <br />
       Ce soir la mangeoire c’est l’autel où, sous l’apparence du Pain et du Vin consacrés, Jésus repose enveloppé de langes, emmailloté. Il est là pour nous et pour notre salut, il naît de nouveau dans nos cœurs et nous pouvons chanter avec foi : « Il est né le Divin Enfant »        <br />
              <br />
       Mon frère, ma sœur, qui que tu sois, rappelle-toi, ce soir, qu’un enfant nouveau-né te fait signe et que tu es aimé de Dieu.       <br />
              <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Refrain: <span style="font-style:italic">Il est né le divin enfant       <br />
       Jouez hautbois, résonnez musettes       <br />
       Il est né le divin enfant       <br />
       Chantons tous son avènement.</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 23 décembre 2008       <br />
              <br />
       _______________________________________________________________________________        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Inspiré en partie d'un       <br />
       Extrait d'un sermon d`<b>Aelred de Rievaux </b>(+1167), moine cistercien anglais qui fut un grand auteur spirituel du XIIe siècle proche de saint Bernard et qu'on surnomma le &quot;Bernard du Nord&quot;.  Pour lire cet extrait <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/index.php?action=article&amp;numero=229">cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sermons pour Noël 2, PL 195, 226-227</span>       <br />
              <br />
       ______________________________________________________________________________________        <br />
              <br />
       Paroles du cantique<b> IL EST NÉ LE DIVIN ENFANT</b>       <br />
              <br />
       Ce cantique écrit entre le XVIIIe et le XIXe siècle été publiée pour la première fois en 1874 dans un recueil d'Airs de Noëls Lorrains rassemblés par l'organiste de la cathédrale de Saint-Dié, R. Grosjean. La mélodie dérive d'un air de chasse du XVIIe siècle, la tête bizarde.       <br />
              <br />
       Refrain:       <br />
       Il est né le divin enfant       <br />
       Jouez hautbois, résonnez musettes       <br />
       Il est né le divin enfant       <br />
       Chantons tous son avènement.        <br />
              <br />
       1. Depuis plus de quatre mille ans       <br />
       Nous le promettaient les prophètes,       <br />
       Depuis plus de quatre mille ans       <br />
       Nous attendions cet heureux temps.       <br />
       Refrain:        <br />
              <br />
       2. Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant,       <br />
       Ah! que ses grâces sont parfaites,       <br />
       Ah! qu'il est beau, qu'il est charmant,       <br />
       Qu'il est doux, ce divin enfant.       <br />
       Refrain:        <br />
              <br />
       3. Une étable est son logement,       <br />
       Un peu de paille est sa couchette,       <br />
       Une étable est son logement,       <br />
       Pour un Dieu quel abaissement!       <br />
       Refrain:        <br />
              <br />
       4. O Jésus, ô roi tout puissant,       <br />
       Tout petit enfant que vous êtes,       <br />
       O Jésus, ô roi tout puissant,       <br />
       Régnez sur nous entièrement.       <br />
       Refrain:        <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>«  Celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme fait un enfant, n’y entrera pas » Homélie pour l'anniversaire des funérailles de l'abbé Louis Sirois</title>
   <updated>2009-02-24T01:51:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Celui-qui-n-accueille-pas-le-Royaume-de-Dieu-comme-fait-un-enfant-n-y-entrera-pas-Homelie-pour-l-anniversaire-des_a252.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1244518-1623229.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2005-02-27T03:12:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie lors de la messe anniversaire du décès de l’abbé Louis Sirois décédé le 21 février 2004 par le Supérieur général, l'abbé Hermann Giguère Séminaire de Québec 26 février 2005. extes de l'Écriture: I Jean 4, 7-10; Mc, 10, 13-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1244518-1623229.jpg?v=1289459848" alt="«  Celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme fait un enfant, n’y entrera pas » Homélie pour l'anniversaire des funérailles de l'abbé Louis Sirois" title="«  Celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme fait un enfant, n’y entrera pas » Homélie pour l'anniversaire des funérailles de l'abbé Louis Sirois" />
     </div>
     <div>
      Chers confrères, chers parents et chers amis/es de Louis,       <br />
              <br />
       Je ne sais si les textes de l’Écriture qui viennent d’être lus auraient inspiré notre confrère et ami Louis. J’aime à le penser, car ils ont été choisis en pensant à lui. En effet, ils nous ouvrent sur un esprit de simplicité, d’accueil, de chaleur, d’amour et d’amitié que Louis a su développer tout au long de sa vie et qu’il a fait rayonner autour de lui.        <br />
              <br />
       J’aimerais bien l’entendre commenter ces lectures, lui qui préparait si soigneusement sa prédication, comme vous le savez, mais permettez-moi de me substituer à lui ce matin. Ce sera une façon de vivre la « communion des saints » à laquelle nous croyons, cette union durable et vivante, entre les disciples de Jésus et Lui-même et entre eux, au-delà des limites physiques et temporelles.         <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La scène de l’évangile de saint Marc</span>       <br />
              <br />
       La scène de l’évangile nous est familière. Je me souviens d’une image de cette scène qui a enchanté mon enfance. On y voyait Jésus avec un enfant dans ses bras, entouré de plusieurs personnes avec à leurs côtés d’autres enfants de divers âges et dans le lointain en fond de tableau un puits où on s’affairait à tirer l’eau. Chacun et chacune peut se représenter la scène à sa façon et c’est bien ainsi.       <br />
              <br />
       Pour nous, dans cette messe, il ne suffit pas de se représenter la scène. Il est  important aussi d’écouter le message que Jésus donne en cette occasion.        <br />
              <br />
        « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas » commence par dire Jésus aux apôtres.        <br />
              <br />
       Un doux reproche qui en dit long sur Jésus. Sa réaction première, son premier réflexe c’est l’accueil. Pour lui, les personnes quelles qu’elles soient sont importantes. Qu’elles soient des enfants, des femmes comme la Samaritaine, des gens moins recommandables comme ceux qu’on appelait les « publicains » en ce temps-là, elles ont toutes une extrême valeur pour Jésus. Il les aime vraiment d’un amour qui vient de Dieu. À travers lui, se manifeste, comme le dit saint Jean dans la lecture qui a précédé celle de l’Évangile, l’amour de Dieu pour nous car « Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. »       <br />
              <br />
       Est-ce là tout le message de Jésus à cette occasion? Non, continuons : « Car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Vraiment, je vous le dis, celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme fait un enfant, n’y entrera pas »        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le chemin du Royaume</span>       <br />
              <br />
       Faut-il devenir comme des enfants pour suivre Jésus? Hé oui! C’est un chemin incontournable qui est loin d’être une invitation à l’infantilisme cependant.        <br />
              <br />
       L’enfance a suscité de nombreuses études et nos observations nous en renvoient diverses images qui vont de l’ « enfant roi » au « petit dragon » comme dirait Louis, du « poupon » qui attend tout de ses parents pour satisfaire ses besoins au petit gars ou à la petite fille qui commence à voler de ses propres ailes à la garderie etc. Et on pourrait continuer.       <br />
               <br />
       Je m’arrête, car ce qui nous intéresse ici dans l’image de l’enfant ce sont les qualités qu’on attend du disciple de Jésus et que l’image de l’enfant peut nous faire découvrir?       <br />
              <br />
       Tout d’abord la confiance, une confiance qui lui fait se tourner vers son père ou sa mère sans crainte, qui le voit se réfugier sur leurs genoux, les supplier parfois, s’endormir dans leurs bras.         <br />
       Il en va ainsi de l’accueil du Royaume de Dieu qui est avant tout l’accueil d’une personne, Jésus, en qui on met sa confiance. Les questionnements peuvent venir, bien sûr comme ceux de l’enfant, mais le lien avec cette personne est plus fort que tout.        <br />
              <br />
       C’est ce lien personnel avec Jésus que notre ami Louis avait développé et dont  il témoignait, en particulier, lorsqu’il participait aux sessions de « Vivre et aimer ».       <br />
              <br />
       Ensuite, la dépendance (j’utilise ce terme que je n’aime pas faute d’un mot meilleur), la dépendance donc,  qui est un lien où l’enfant a besoin de ses parents, de ceux et celles qui sont autour de lui, où il attend tout des autres : vêtement, nourriture, amour, affection. Eh! bien, nous sommes un peu dans la même situation. « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés ». N’est-ce pas ce qui arrive à l’enfant? Il dépend, il reçoit, il accueille l’amour de ses parents qui est comme me disait une vieille dame comme « l’eau qui coule et quine remonte pas ».        <br />
              <br />
       Une troisième qualité de l’enfant qu’on attend du disciple de Jésus et que l’image de l’enfant peut nous faire découvrir est celle de l’enfant qui s’émerveille de l’adresse de son père à lancer sa ligne à la pêche, qui apprend avec sa mère à jouer d’un instrument, et que sais-je encore, en somme  de l’enfant qui se sent touché et comblée qu’on s’intéresse à lui malgré sa petitesse, son jeune âge et qui dira sa reconnaissance en offrant une fleur cueillie maladroitement ou un  dessin naïf parfois.         <br />
              <br />
       En effet, en face de Dieu, nous sommes comme l’enfant, émerveillés de ce qu’il nous donne, « puisque l’amour vient de Dieu » et qu’il nous permet de nous aimer les uns les autres. Émerveillés et reconnaissants puisque ce don est gratuit, sans mérite de notre part. C’est ce qui faisait dire à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Nous n’avons pas à devenir des enfants, nous le sommes ».        <br />
              <br />
       Voilà trois qualités de l’enfant qui nous invitent à lui ressembler sur ces points pour « entrer » dans le Royaume. Notre confrère et ami, Louis les avait au plus haut point et je suis sûr que les portes du Royaume de Dieu lui ont été grandes ouvertes lorsqu’il nous a quittés.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
              <br />
       Que cette messe nous aide à retrouver un cœur d’enfant en nous souvenant de Louis et en refaisant comme il l’a fait si souvent les gestes de Jésus lui-même dans cette Eucharistie qui va se continuer où nous nous souvenons de Jésus mort et ressuscité, toujours vivant hier, aujourd’hui et demain.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
              <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       Le 26 février 2005       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <Script type="text/javascript" src=http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Celui-qui-n-accueille-pas-le-Royaume-de-Dieu-comme-fait-un-enfant-n-y-entrera-pas-Homelie-pour-l-anniversaire-des_a252.html" />
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