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 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
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 <updated>2014-10-30T13:43:22+01:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année A (Mathieu 13, 44-46) - Paraboles de la perle et du trésor - Témoins: André Frossard et Charles de Foucauld</title>
   <updated>2014-09-03T02:56:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Mathieu-13-44-46-Paraboles-de-la-perle-et-du-tresor-Temoins_a605.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/6821663-10423359.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-07-24T23:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 27 juillet 2014 pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année A. Textes: I Rois 3, 5.7-12, Romains 8, 28-30 et Mathieu 13, 44-46 (lecture brève : paraboles de la perle et du trésor).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6821663-10423359.jpg?v=1405629889" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année A (Mathieu 13, 44-46) - Paraboles de la perle et du trésor - Témoins: André Frossard et Charles de Foucauld" title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année A (Mathieu 13, 44-46) - Paraboles de la perle et du trésor - Témoins: André Frossard et Charles de Foucauld" />
     </div>
     <div>
      En quelques lignes nous avons aujourd’hui un enseignement merveilleux concernant la rencontre avec Dieu dans notre vie, car le Royaume des cieux dont il est question c’est en réalité Dieu lui-même. Cette rencontre de Dieu est comparée ici à un trésor caché dans un champ et aussi à un marchand qui cherche de belles perles       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du trésor</span>       <br />
              <br />
       Dans la première parabole, celle du trésor caché, on peut comprendre que Dieu se laisse découvrir souvent comme par hasard dans notre vie. Cela peut survenir au moment où on s’y attend le moins de façon imprévue même, à l'occasion d'un décès, d'une séparation, d'un coup de téléphone, d'une rencontre, que sais-je?  Et alors, il se fait comme une lumière éclatante, surprenante même pour la personne intéressée. On parle alors d'une conversion qui surprend les proches et qui change la vie de la personne.       <br />
              <br />
       C’est ce qui est arrivé à un grand journaliste français, ami du pape Jean Paul II, André Frossard, qui raconte sa conversion dans une petit livre qui a eu un grand succès et dont le titre est « Dieu existe, je l’ai rencontré ». André Frossard raconte que c’est dans la vingtaine qu’il a découvert son trésor. Rien ne le préparait, semble-t-il, à cette découverte. Son père était secrétaire du parti communiste français. À la maison il n’était pas question de religion. Puis u jour qu’il attendait un de ses amis catholique, il est entré dans une église où il y avait l’adoration du Très Saint Sacrement. Et là s’est produit la rencontre avec Dieu qui est venu vers lui.  Dieu s’est révélé à lui d’une manière si forte qu’en sortant de l’église, il dit à son ami, je suis catholique moi aussi maintenant. Je crois en Dieu. Dieu existe. Tout est là. André Frossard a découvert alors un trésor. Il ne s’en préoccupait pas, mais c’est Dieu lui-même qui est venu au- devant de lui, qui s’est révélé à lui.       <br />
              <br />
       Mais revenons à la parabole. Une fois le trésor découvert, qu’est-ce que fait celui qui l’a trouvé : il vend tout et achète le champ où il l’a trouvé. C’est sur cela que Jésus insiste. Dieu est un trésor qui fait pâlir tout le reste à côté de lui. La rencontre de Dieu demande qu’on engage tout ce qu’on a et même tout ce qu’on est. Ailleurs dans l’évangile, Jésus dit  « Vous ne pouvez servir deux maître ». Hélas!, comme le remarquait le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, il arrive qu’on ne le fait pas toujours, on négocie, on  y va à moitié…Et pourtant, le message de Jésus est clair : il faut se détacher de tout pour acquérir ce bien précieux comme le fait celui qui a trouvé le trésor, qui vend tout et achète le champ où il l’a trouvé.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La parabole de la perle</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde parabole, il est encore question de la rencontre de Dieu dans notre vie, mais là on peut songer plutôt à quelqu’un qui est à la recherche de Dieu, comme le marchand qui cherche toujours de plus belles perles.        <br />
              <br />
       Ici l’insistance de Jésus est mise sur la nécessité de chercher Dieu. Dieu se révèle parfois sans qu’on le cherche comme pour André Frossard, mais souvent aussi il se révèle au terme d’une longue recherche « Cherchez, cherchez sans vous lasser et vous trouverez  » dit Jésus ailleurs dans l’Évangile. Lorsque nous cherchons, nous nous posons des questions. C’est très bon de le faire. Et il ne faut pas abandonner avant d’avoir vraiment trouvé la perle précieuse.        <br />
              <br />
       Je pense ici à un missionnaire qu’a béatifié le pape Benoît XVI le 13 novembre 2005. Son nom est Charles de Foucauld. Vous en avez peut-être entendu parler. Il est mort assassiné en 1917 alors qu’il vivait comme ermite dans le désert du Sahara en Algérie. Orphelin de père et de mère, devenu adulte il avait tout laissé de la religion de son enfance. Il devint militaire et explorateur en Afrique.  Il va explorer le Maroc et il est toujours en recherche d’un bonheur qui lui échappe malgré ses succès. IL fait, raconte-t-ti plus tard, souvent cette prière : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse. Après plusieurs années, grâce à une de ses cousines, il fait la rencontre de Dieu à l’âge 28 ans. Il trouve la perle précieuse et il  écrit : « Aussitôt que je crus qu’il  avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui. »        <br />
              <br />
       Comme le marchand, Charles de Foucauld,  a compris au cours de sa recherche qu’il faut tout donner pour garder cette perle précieuse.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Est-ce qu’il arrive encore aujourd’hui ce qui est arrivé à André Frossard ou à Charles de Foucauld? La réponse est oui.        <br />
              <br />
       Dieu se manifeste dans nos vies simplement, mais réellement. Quand tu aides ta mère malade, quand tu écoutes ta fille qui pense au divorce, quand tu ne dors  pas à cause de ton garçon parti au loin… tu rencontres Dieu?  Dieu est là dans la vie de tous les jours.       <br />
              <br />
       Il nous revient d’avoir l’œil ouvert pour le voir comme le marchand qui recherche des perles.        <br />
              <br />
       Il nous revient d’avoir une oreille attentive pour l’entendre qui nous appelle à l’improviste parfois, qui nous offre le trésor de sa présence et de son amour pour nous.        <br />
              <br />
       Jésus à  travers les parabole du trésor et de la perle, nous invite à choisir Dieu. Et la première lecture nous montre que ce choix qu'a fait Salomon  apporte sagesse et paix. Bien des choses peuvent nous distraire, mis au fond de notre cœur, il y a ce désir de Dieu, de bonheur, qui ne trouve son épanouissement que si on consent à mettre Dieu à la première place dans notre vie. Dans cette eucharistie, demandons au Seigneur de nous rendre attentifs à le reconnaître lorsqu’il se révèle à nous et demandons aussi la grâce de rester toujours des « chercheurs, chercheuses de Dieu » dans notre vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       23juillet 2014       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)</title>
   <updated>2014-03-22T19:38:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-des-funerailles-Je-ne-sais-pas-mais-je-crois-Eric-Emmanuel-Schmitt_a584.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2014-03-13T00:30:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie donnée aux funérailles d'Émilien Vachon, architecte et ancien directeur de l'École d'architecture de la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l'Université Laval, par Mgr Hermann Giguère P.H., confrère de classe, à l'église Saint Charles Garnier à Québec le 15 mars 2014. Textes de l'Écriture: Job, 19, 1.23-27a et Jean 11, 17-27.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6407928-9666523.jpg?v=1394668308" alt="Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)" title="Homélie pour des funérailles : «Je ne sais pas, mais... je crois» (Éric-Emmanuel Schmitt)" />
     </div>
     <div>
      Dans les textes de l’Écriture qui viennent d’être lus, on est mis en contact avec quatre personnes : Job, Lazare, Marthe et Jésus. Et à partir des témoignages donnés au début de notre célébration, j’ajouterais une cinquième personne : notre ami Émilien.       <br />
              <br />
       J’aimerais bien les entendre dialoguer ensemble. Je suis sûr qu’Émilien le fait déjà et qu’il a sûrement une ou deux bonnes réparties à son compte.        <br />
              <br />
       Si j’étais auteur dramatique, j’imiterais la dramaturge anglaise Bryony Lavery dans sa pièce de théâtre <span style="font-style:italic">Frozen</span> que Jeremy Peter Allen a traduite en français et  qui se joue actuellement au théâtre de la Bordée à Québec. Je vous ferais entrer dans un espace mystérieux, rempli de questions, de dialogues percutants, mais, contrairement à <span style="font-style:italic">Frozen,</span> ouvert sur des horizons lumineux.        <br />
              <br />
       Ne vous inquiétez pas, je ne me transformerai pas en auteur dramatique ici ce matin. C’est à chacun et à chacune d’entre nous que je laisse le soin d’imaginer les dialogues qui pourraient être des plus intéressants.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Enseignement des textes choisis</span>       <br />
              <br />
       Pour ma part je me contenterai, en bon homéliste, d’actualiser l’enseignement qui nous est donné dans les textes de l’Écriture ce matin et qui tient en quelques mots. Ceux de Job « Je sais que mon Libérateur est vivant » et ceux de Jésus à Marthe « Je suis la Résurrection et la Vie ».       <br />
              <br />
       Ces deux phrases nous plongent dans le monde lumineux de la foi en Jésus-Christ. Celle-ci ne s’identifie pas à la religion même si elle en fait partie. En effet, avoir la foi, c’est poser un acte libre, comme dit saint Thomas d’Aquin qui la définit comme un assentiment, « assensus cum cogitatione » (II-II, q.2 a.1), c’est prendre une décision qui éclaire le sens de sa vie.        <br />
              <br />
       Pourquoi faire ce choix, prendre cette décision?       <br />
              <br />
       Pour diverses raisons :       <br />
              <br />
       1) parce qu’on a reçu un patrimoine et un héritage qui continuent de nous habiter;       <br />
       2) parce qu’on parcouru bien des chemins dans une recherche sérieuse du sens de sa vie;       <br />
       3) parce qu’on a été fasciné par un témoin ou une personne significative et authentique;       <br />
       4) parce qu’on a vécu une rencontre intérieure de Dieu comme saint Paul sur le chemin de Damas ou comme de grand convertis : Paul Claudel, Thomas Merton       <br />
              <br />
       Et plus près de nous Jean-Claude Guillebaud, un soixante-huitard français qui a renoué avec la foi de son enfance après 20 ans d’une carrière de journaliste bien remplie et qui a fait un récit émouvant de ce retour dans un livre qui a été un best seller en France : <span style="font-style:italic">Comment je suis redevenu chrétien?</span> ( Albin Michel, Paris, 2007, 196 p.) « Le Dieu redécouvert par Guillebaud, écrit Louis Cornelier dans le Devoir du 28-29 avril 2007, est le Dieu faible de la kénose, celui ‘qui laisse l’homme aux prises avec sa propre liberté' ». Je pourrais citer encore, parmi les contemporains, Éric-Emmanuel Schmitt, écrivain bien connu, qui a témoigné souvent de sa rencontre inoubliable de Dieu au désert du Sahara et qui répète à qui veut l’entendre : A la question : «Est-ce que Dieu existe ?», je réponds : «Je ne sais pas, mais... je crois». Je crois que Dieu est amour et qu'on ne peut l'aborder uniquement par la raison. Et j'habite le monde et son mystère avec la foi et l'espérance... « Je ne sais  pas que Dieu existe. Je crois fortement qu’il existe. »        <br />
              <br />
       Voilà! La foi est une porte que tu décides d’ouvrir et qui te fait entrer dans un monde nouveau où ta vie se définit par des relations stimulantes avec toi-même, avec les autres et avec celui dont tu reconnais tenir ton être et ta vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       C’est ce que Job comprends dans sa déchéance. Il a perdu toutes ses richesses et se retrouve sur la paille d’où l’expression populaire « pauvre comme Job ».        <br />
              <br />
       Mais son regard alors se détourne de l’avoir, de ses biens matériels,  pour se poser sur les personnes, sur la personne de celui qu’il appelle son « Libérateur », qui est près de lui, qui est son rocher et son protecteur. En d’autres mots, il découvre qu’il est aimé de Dieu et qu’il n’est pas seul.        <br />
              <br />
       Émilien, j’en suis sûr, l’avait découvert aussi, car il a toujours mis au cœur de ses activités de toutes sortes, au cœur de sa famille un horizon élargi qui transcende le temps et l’espace, un horizon qui dépasse le visible et qui ouvre sur l’invisible.       <br />
              <br />
       Si nous écoutons Jésus maintenant, celui-ci se présente à Marthe comme le seul et unique nécessaire.        <br />
              <br />
       Les événements se succèdent dans nos vies, mais les dépouillements que sont la perte d’êtres chers et notre propre mort, n’emportent pas avec eux la certitude que la Vie n’est pas terminée, que la Vie ne se termine pas dans le  noir. Nous pouvons affronter ces dépouillements avec confiance et dans l’espérance d’un ailleurs lumineux. Nous pouvons dire en vérité dans le fond de notre cœur une prière inspirée de la liturgie catholique qu’Émilien a portée en lui, j’en suis sûr, au moment de nous laisser et que je souhaite porter moi aussi dans mon cœur lorsque la mort se présentera pour moi.       <br />
              <br />
       « Maître et créateur de toute chose, accepte la vie que j’ai reçue de Toi. Tu me l’as donnée ici-bas sur la terre pour qu’elle devienne porteuse de vie éternelle. Seigneur, entre tes mains je remets mon esprit. »       <br />
              <br />
       Le dépouillement serein devant la mort fait partie de la vie. C’est dans la paix et la confiance que nous sommes tous invités à faire ce pas un jour.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Réunis ici à l’église, convoqués par celui que nous aimons,  Émilien, nous pouvons partager ensemble, croyants et non-croyants, nous rappeler ce qu’il a été. Pour les croyants, nous nous rappelons aussi ce que celui qui inspire notre vie, Jésus-Christ, a été dans la vie d'Émilien et  dans sa mort. Et selon la recommandation de Jésus lors de son dernier repas à la Cène, à travers le pain et le vin qui pour nous deviennent son Corps et son Sang nous rappelons sa Mort et sa Résurrection et nous célébrons la bonté et l’amour d’un Dieu qui nous attend toujours comme un Père aimant et miséricordieux. Très justement, la messe est appelée un banquet fraternel, elle est l’image de banquet éternel auquel nous sommes tous invités.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       15 mars 2014</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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   <title>La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A</title>
   <updated>2014-03-13T01:02:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/La-tentation-contre-la-foi-de-faire-comme-si-Dieu-n-existait-pas-une-tentation-de-notre-epoque-et-de-nos-milieux_a583.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/6395446-9647087.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-03-08T22:26:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 1er dimanche du Carême de l'Année A par monsieur le chanoine Marc Bouchard à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le 9 mars 2014. Textes des lectures: Genèse 2,7-9;3,1-7a ; Romains 5,12-19 et Mathieu 4,1-11     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6395446-9647087.jpg?v=1394314996" alt="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" title="La tentation contre la foi, de faire comme si Dieu  n’existait pas, une tentation de notre époque et de nos milieux - Homélie pour le 1er dimanche du Carême Année A" />
     </div>
     <div>
      Voilà que, comme chaque année, l’Église nous invite à entrer en carême. Une démarche qui fait peut-être sourire bien des gens et dont les médias ne parlent plus. Pourtant, le carême revient, à chaque printemps et il annonce, prépare la fête chrétienne par excellence, Pâques, une fête que tout le monde va célébrer et avec joie.       <br />
              <br />
       À la messe des prochains dimanches, cinq récits évangéliques vont être proposés à notre réflexion, à notre prière : les tentations de Jésus, la transfiguration, la rencontre de la Samaritaine, la guérison de l’aveugle-né, la résurrection de Lazare. C’est depuis les débuts de l’Église que ces évangiles sont expliqués aux catéchumènes, à ceux et celles qui se préparent au baptême célébré dans la nuit de Pâques, cinq récits qui leur font connaitre celui qu’ils ont pris la décision de suivre.       <br />
              <br />
       Cinq évangiles qui vont nous parler, à nous disciples de Jésus, nous rappeler qu’être baptisés est un appel incessant à nous mettre à sa suite, à marcher avec lui. Si nous voulons demeurer disciples du Seigneur dans ce contexte qui est le nôtre aujourd’hui, il est bon de profiter de cette démarche du carême pour affermir la foi de notre baptême.       <br />
              <br />
       Pour nous y introduire, l’Église par la liturgie de ce premier dimanche nous fait lire trois textes des Saintes Écritures, des Paroles qui peuvent nourrir notre réflexion, notre prière, et éclairer notre vie de chaque jour. Le récit de saint Matthieu sur les  tentations de Jésus au désert ; un passage de la lettre de saint Paul aux Romains où sont mis en parallèle Adam et Jésus ; et ce récit toujours étonnant du livre de la Genèse nous racontant la faute d’Adam et Ève.       <br />
              <br />
       Les tentations de Jésus… Avant d’entreprendre la mission qui lui est confiée, mission dont il a pris peu à peu conscience et dont il voit de plus en plus où ça peut le conduire, Jésus sent le besoin de se retirer à l’écart. Durant quarante jours, précise le récit, le temps que Jésus se donne pour s’interroger sur lui-même et sur ce que sera sa vie. Comment va-t-il répondre à cet appel qui l’habite, lui, homme de Nazareth, de Galilée ? Comment va-t-il s’y prendre pour interpeller tous ces gens, que la vie va lui faire rencontrer, pour leur révéler que Dieu est leur Père, un Père qui les aime ?        <br />
              <br />
       Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim, dit le récit, qui donne aussitôt la parole au tentateur : Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent du pain. Non, lui répond Jésus. Il refuse carrément d’utiliser pour lui-même, pour son bien-être personnel ce pouvoir qui est en lui. C’est pour les autres qu’il le fera ! N’est-ce pas ce que diront le miracle de la multiplication des pains, et aussi l’institution de l’Eucharistie.       <br />
              <br />
       Une deuxième tentation : le démon propose à Jésus de l’amener sur le sommet du temple et devant la foule, toujours nombreuse, de se jeter en bas, assuré que les anges de Dieu vont le sauver. Un prodige qui va attirer l’attention sur lui. Jésus ne s’est pas laissé prendre par le jeu du sensationnel. C’est vrai qu’il fera des miracles, et en grand nombre, mais ce sera toujours pour sortir des gens d’une situation difficile, apporter du bonheur, ce sera toujours aussi pour appeler à la foi.       <br />
       Le démon intervient une troisième fois et c’est pour suggérer à Jésus de s’engager à la conquête du monde, donc de prendre la voie de la puissance, du pouvoir, de la gloire. C’est d’ailleurs ce que beaucoup de ses concitoyens attendaient du Messie ; cet appel lui sera adressé plus d’une fois, même par certains de ses disciples. La liturgie de la Semaine Sainte va nous rappeler que Jésus a préféré se faire serviteur, il lavera les pieds de ses disciples ; il se fera même le serviteur souffrant, il mourra sur une croix. Une route difficile, exigeante qui le mènera au matin de Pâques, à la gloire de la Résurrection.       <br />
              <br />
       Comme première lecture, on nous a fait entendre le récit de la tentation d’Adam et Ève au paradis. Nous savons bien qu’il ne s’agit pas là d’un récit historique, les auteurs du livre de la Genèse n’étaient pas des historiens. Ils se sont servis de belles images pour faire comprendre à leurs lecteurs d’hier et d’aujourd’hui, pour nous faire voir et comprendre la présence du mal dans notre vie, dans la vie du monde et nous indiquer comment nous en libérer.        <br />
              <br />
       Ce récit ne veut vraiment pas orienter notre attention sur un fruit quelconque ou sur quelque rapport sexuel interdit. Il nous renvoie à cette tentation si souvent présente dans la vie de toute personne humaine, dans notre vie, celle de vouloir devenir comme des dieux. Le texte le dit clairement : Vous serez comme des dieux. Le « Vous » dont il est question, c’est Adam et Ève, mais Adam et Ève, c’est l’humanité, toute l’humanité, et c’est nous.        <br />
              <br />
       La tentation importante, dans la vie d’un baptisé, ce n’est pas la gourmandise ou la paresse ou l’orgueil ou la domination des autres. La tentation la plus grave pour un baptisé porte précisément sur sa relation filiale avec Dieu. C’est évident que l’adversaire de Dieu attaque aujourd’hui les baptisés, plus que jamais, sur leur qualité de croyants, de croyantes, sur leur foi. Le tentateur essaie et il réussit trop souvent à les persuader qu’ils doivent s’appuyer sur leurs propres façons de voir et se contenter des nourritures terrestres.        <br />
              <br />
       Il faut bien constater que le travail, les études, l’argent, le sport, les amusements et même une vie humainement honnête prennent souvent, dans la vie des baptisés, la place de la Table de la Parole, de la Table de l’Eucharistie, là où ils sont invités à se nourrir. Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, dit Jésus, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.       <br />
              <br />
       La tentation contre la foi, la tentation d’oublier Dieu, de faire comme s’il n’existait pas, sûrement une tentation de notre époque et de nos milieux. Se dire athée aujourd’hui ne cause aucun problème, ça se dit sans aucune gêne. On découvre qu’on peut très bien vivre sans Dieu. Et si on dit croire en Dieu, on ne veut surtout pas qu’il dérange et alors on rejette toute religion, ne voyant là rien d’intéressant, rien d’utile.       <br />
              <br />
       Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre Paul met en opposition Adam et Jésus. Par Adam, le péché est entré dans le monde, mais avec Jésus nous entrons dans le refus du mal sous toutes ses formes, nous entrons dans le monde de la grâce et de la gratuité, dans le monde de la réconciliation, de l’amour.       <br />
               <br />
       Ne faisons pas du carême un simple exercice de prière, de pénitence, de partage.  Notre manière personnelle de vivre le carême doit nous faire entrer davantage dans ce monde que le Fils de Dieu est venu recréer. Il ne faut pas que nous ignorions l’appel que le Seigneur nous adresse par cette démarche du carême. Face à l’athéisme qui se répand autour de nous, que le carême de cette année affermisse notre foi en Jésus, lui seul peut nous sauver en nous apprenant à faire large place dans notre vie à Dieu, son Père et notre Père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/La-tentation-contre-la-foi-de-faire-comme-si-Dieu-n-existait-pas-une-tentation-de-notre-epoque-et-de-nos-milieux_a583.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie « La tempête apaisée : aller au-delà des apparences… » (Marc 4, 35-41)</title>
   <updated>2014-02-06T14:47:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-La-tempete-apaisee-aller-au-dela-des-apparences-Marc-4-35-41_a575.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/6276190-9446458.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-01-29T04:32:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux candidats et aspirants au diaconat permanent de Québec Séminaire de Québec 1 février 2014, samedi de la 2e semaine du Temps ordinaire par Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: II Samuel 12, 1-7a 10-17 et Marc 4, 35-41,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6276190-9446458.jpg?v=1391001796" alt="Homélie « La tempête apaisée : aller au-delà des apparences… » (Marc 4, 35-41)" title="Homélie « La tempête apaisée : aller au-delà des apparences… » (Marc 4, 35-41)" />
     </div>
     <div>
      Vous avez peut-être déjà fait une expérience spéciale qui vous a laissé une leçon comme par exemple éviter un accident d’auto ou encore vivre un conflit avec quelqu’un. Par la suite, vous vous êtes dit en laissant tomber l’émotion et en y repensant ; il y avait quelque chose à retenir pour moi là-dedans. C’est une expérience vécue, mais c’est aussi pour vous un enseignement.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Vraiment homme </span>       <br />
              <br />
       Hé bien! pour les disciples dans l’épisode de la tempête apaisée racontée par saint Marc, c’est un peu la même chose. Ils se rappellent, après la mort de Jésus un événement marquant pour eux. Ils le racontent autour d’eux parce qu’il ont réalisé qu’il s’agissait là non seulement d’une expérience où ils avaient été mal pris sur le lac, mais qu’il y avait là quelque chose d'autre à retenir, que c’était pour eux un enseignement sur Jésus. « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent? » se sont-ils demandés alors.        <br />
              <br />
       Quel est cet enseignement? Il y a d’abord une première chose qui nous frappe dans le récit concernant Jésus : C’est qu’il est bien un homme, qu’il bien humain comme nous tous. La nature divine ne paraît pas dans son aspect physique, il est entièrement homme. Après une journée de prédication, le soir venu Jésus veut s’éloigner de la foule. Il est fatigué, il cherche un peu de repos. Il dort sur le coussin l’arrière. Les vagues, la tempête qui survient ne réussissent pas à le réveiller tellement il dort profondément. Ce sont ses disciples qui doivent lui crier dans les oreilles. Il se réveille.       <br />
              <br />
       Jusque là Jésus est comme nous tous. Fatigué il a besoin de sommeil et de repos, il n’échappe pas aux réalités de la vie ordinaire et courante.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Vraiment Dieu </span>       <br />
              <br />
       Et pourtant, une fois réveillé, la réaction que les disciples ont retenue n’est pas celle d’un homme seulement. C’est la deuxième chose qui nous frappe dans le récit de saint Marc. Jésus agit comme Dieu lui-même aurait agi. Il se fait le maître du vent et de la mer. Il leur commande « Silence ».        <br />
              <br />
       Voilà que Jésus n’agit plus comme un homme ordinaire, la puissance de Dieu se manifeste en lui. Et c’est bien là qu’est l’essentiel à retenir de cet épisode. Il ne s’agit pas de savoir si c’est possible : tout est possible à Dieu, mais il s’agit de voir ce qu’il y a là pour nos yeux de croyantes et de croyants. Et ce qu’il y a d’essentiel ici, c’est que les disciples perçoivent en Jésus une puissance qui lui vient d’ailleurs. Saint Jean dans son évangile fera dire à Jésus « Moi et le Père nous sommes uns, tout ce qui est à Lui est à moi ». Au baptême de Jésus dans le Jourdain déjà une voix s'était faite entendre lui disant : « Tu es mon Fils Bien-aimé, en toi j’ai mis ma joie et ma complaisance ».       <br />
              <br />
       Jésus ici se révèle comme quelqu’un rempli de la présence de Dieu. Mais parce qu’il est humain en tout, cette puissance reste cachée. Elle ne se révèle pas à tous, elle se révèle à ceux et celles qui s’approchent de Jésus par le cœur dans foi, qui vont au-delà des apparences. C’est saint Augustin qui disait des apôtres « Ils ont connu l’homme, il ont cru le Dieu en lui ». L’apôtre Pierre le confessera au nom de tous en disant de Jésus « Tu es le Christ Sauveur, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus lui répondra « Ce n’est pas la chair et le sang qui te font dire cela, mais mon Père qui est dans les cieux. »       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nous faisons l’expérience de Jésus qui semble dormir … dans le monde, dans l’Église, en nous. Et pourtant, il est là toujours présent et puissant pour nous sauver comme le dit saint Paul au début de l’épître aux Romains. C’est notre foi qui est sollicité, qui a besoin de s’aviver, de se réveiller. Nous sommes invités aujourd’hui à devenir  des personnes chercheuses de Dieu, des hommes et des femmes qui se laissent préoccuper par le message et la personne de Jésus, qui se convertissent de jour en jour.  C’est en ouvrant notre coeur que de plus en plus nous découvrirons que Jésus  est la porte et le chemin qui mènent à Dieu.       <br />
              <br />
       Retenons ceci : Jésus se laisse découvrir. Il ne s’impose pas comme un importun, comme quelqu’un qui viendrait nous brimer, nous violenter. Il est là. Il attend que nous fassions un bout de chemin. « Voici que je me tiens à la porte, nous dit l’Apocalypse, si quelqu’un m’ouvre, j’entrerai, je m’assoirai et je souperai avec lui ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans cette messe qui est le repas du Seigneur, prenons le temps de nous asseoir avec Jésus, et de le découvrir de plus en plus au cœur de note vie comme celui qui est la porte et le chemin vers Dieu.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       29 janvier 2014</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-La-tempete-apaisee-aller-au-dela-des-apparences-Marc-4-35-41_a575.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »</title>
   <updated>2013-12-24T06:36:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-Une-lumiere-a-resplendi_a570.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/6155557-9196294.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-12-20T02:50:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Messe de minuit de la fête de Noël, la Nativité du Seigneur, à la Chapelle de la Desserte du Lac Poulin (Diocèse de Québec) le 24 décembre 2013 par Mgr Hermann Giguère, desservant du Lac Poulin. Textes de l'Écriture : Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14 et Luc 2, 1-14..     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6155557-9196294.jpg?v=1387505566" alt="Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »" title="Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »" />
     </div>
     <div>
      Vous êtes venu ce soir à la messe de Noël à la <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/lacpoulin/index.htm">Chapelle du Lac Poulin</a> parce que c’est beau, c’est priant, c’est joyeux, parce que ça vous rappelle des souvenirs d’enfance, parce que vous avez été invité par un parent, parce après la célébration vous avez une rencontre de famille, parce que vous venez chanter dans la chorale…que sais-je. Mais au-delà de ces raisons de circonstance, je vous assure qu’il se passera quelque chose ici ce soir que vous n’attendiez peut-être pas. Je ne sais pas exactement quoi, mais j’en suis sûr. Ensemble ouvrons nos yeux, nos bras et nos cœurs.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Une lumière inattendue</span>       <br />
              <br />
       Commençons par écouter le prophète Isaïe. C’est un vieux texte qui date de 700 ans avant Jésus-Christ.  Il nous parle du peuple qui marche dans les ténèbres. Il s’agit du peuple d’Israël qui a séjourné au désert pendant de longues années, qui s’est fatigué, qui s’est découragé parfois. Mais Dieu ne l’a pas abandonné. Dieu est toujours là, même si on ne le voit pas. «  Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu la lumière ».        <br />
              <br />
       N’est-ce pas ce qui arrive aux bergers dans le récit de l’Évangile? Ils sont avec leurs brebis. Ils n’attendent rien de spécial. Ils sont de simples gardiens de moutons. Ils gagnent leur vie modestement. Et voilà que tout à coup le ciel d’ouvre devant eux. Une lumière resplendit et le chant des anges les rejoint. Ils sont sortis d’eux-mêmes. On ne les reconnaît plus. Ils accourent à la crèche où se trouve l’Enfant-Jésus avec Marie et Joseph.        <br />
              <br />
       Les bergers  voient non seulement un enfant nouveau-né mais, éclairés par cette lumière qui a resplendi en eux, ils reconnaissent en cet enfant le Sauveur annoncé par les prophètes, la manifestation tangible de l’amour et de la miséricorde de Dieu pour son peuple et pour l’humanité toute entière. Voilà  une situation exceptionnelle.        <br />
              <br />
       Marie et Joseph penchés sur le berceau du nouveau-né ne savent pas trop quoi penser. Ils écoutent les bergers. Cet enfant n’est-il pas comme tous les autres enfants? Il a besoin de sa mère et de son père. Il ne peut rien faire sans eux. Leur cœur s’émeut. Pourquoi, leur enfant serait-il différent des autres enfants?       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un Dieu devenu l’un de nous</span>       <br />
              <br />
       Voilà LA question. N’est-ce pas la même question que nous nous posons? En quoi l’Enfant-Jésus de la crèche est-il différent des autres enfants?        <br />
              <br />
       La réponse c’est qu’il ne l’est pas. Il est semblable en tout. Il pleure. Il ne fait pas ses nuits. Il sourit. C’est cela qui est le mystère de l’Incarnation qui est au cœur de notre foi.        <br />
              <br />
       Ce mystère nous dit que Dieu, dans cet enfant qui deviendra grand, qui mourra sur la croix et qui ressuscitera, a habité parmi nous. Dieu non seulement est venu nous visiter, mais il s’est fait l’un de nous. C’est toute la beauté du christianisme. Pour les chrétiens, Dieu n’est pas loin dans un palais de roi, mais il est là à côté de nous. Il se dévoile en Jésus et il nous appelle chacun et chacune par nos noms et prénoms. Il est le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de tous les croyants et croyantes qui nous ont précédés. Il est le Dieu de mes parents, de mes grands parents, de mes ancêtres dans la foi, des martyrs et des saints et saintes qui ont créé l’Église ici sur notre terre québécoise.       <br />
              <br />
       C’est ce que le pape François disait dans sa dernière audience le18 décembre 2013 : « Dieu est avec nous et Dieu a encore confiance en nous. Il est généreux, ce Dieu Père ! Il vient habiter avec les hommes, il choisit la terre pour demeure, afin d’être avec l’homme et de se laisser trouver là où l’homme passe ses journées dans la joie et dans la douleur. Par conséquent, la terre n’est plus seulement une ‘vallée de larmes’, mais le lieu où Dieu lui-même a planté sa tente, le lieu de la rencontre de Dieu avec l’homme, de la solidarité de Dieu avec les hommes. »       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Une rencontre inévitable</span>       <br />
              <br />
       La fête de Noël c’est cela d’abord et avant tout, c’est la fête de la rencontre de l’humanité avec Dieu en la personne de Jésus, vrai homme et vrai Dieu.        <br />
              <br />
       Vous êtes venus ici, au-delà des raisons qui vous ont amenés à la Chapelle du Lac Poulin, vous êtes venu, dis-je, pour une rencontre inévitable où Dieu vous attend. Pour chacun et chacune de nous le ciel s’ouvre ce soir comme pour les bergers et une lumière resplendit. Croyez-moi elle est là cette lumière. Elle est au-dedans de nous. Les anges reprennent pour nous le chant du « Gloire à Dieu » car nous savons que nous ne sommes jamais seuls.        <br />
              <br />
       Depuis le premier Noël, depuis cette naissance unique et incomparable à Bethléem, Dieu est avec nous de façon concrète. Il fait partie de notre vie et de notre destin pour toujours. Il nous permet de toujours garder une espérance active, de chérir cette petite lumière qui nous guide par monts et par vaux, à travers les hivers et les étés, appuyés sur Celui qui se donne totalement dans la pauvreté et l'humilité de l'étable de Bethléem.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Vous voyez que vous aviez un rendez-vous inattendu ici ce soir. Vous en sortirez renouvelés et différents…même si vous ne vous en rendez pas compte tout de suite.        <br />
              <br />
       Je vous bénis pour votre participation à cette célébration. Je reconnais le poids de vos préoccupations, mais je vous redis le message merveilleux de cette nuit unique  dans l’histoire du monde : une lumière a resplendi dans les ténèbres… dans vos ténèbres, dans mes ténèbres. Elle est là et elle ne s’éteindra jamais et vous ne serez plus jamais les mêmes comme les bergers…c’est la grâce que je vous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       le 24 décembre 2013</span>       <br />
        _____________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       &quot; Petite lumière dans la nuit, l'espérance ne fais pas atteindre monts et merveille : elle fait espérer  en celui qui comble plus que nos désirs&quot; (Père Paul Daladier S.J. dans la revue Signes)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6155557-9196310.jpg?v=1387508986" alt="Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »" title="Homélie pour Noël : « Une lumière a resplendi »" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-Une-lumiere-a-resplendi_a570.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Colloque pour le 350e du Séminaire de Québec : "Parce qu'ils y ont cru, on le voit!"  - Université Laval 21-23 mai 2013 - Mot du Supérieur général du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2013-08-22T20:07:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Colloque-pour-le-350e-du-Seminaire-de-Quebec-Parce-qu-ils-y-ont-cru-on-le-voit-Universite-Laval-21-23-mai-2013-Mot-du_a538.html</id>
   <category term="350e du SME" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5549710-8279075.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-27T16:02:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Roberge</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici le mot d'introduction du Supérieur général du Séminaire, monsieur le chanoine Jacques Roberge, pour ce colloque scientifique organisé par la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval et le Séminaire de Québec à l'occasion du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec qui est à l'origine de l'Université Laval et dont la Faculté de théologie est l'une des quatre premières facultés en 1852.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5549710-8279075.jpg?v=1369663939" alt="Colloque pour le 350e du Séminaire de Québec : "Parce qu'ils y ont cru, on le voit!"  - Université Laval 21-23 mai 2013 - Mot du Supérieur général du Séminaire de Québec" title="Colloque pour le 350e du Séminaire de Québec : "Parce qu'ils y ont cru, on le voit!"  - Université Laval 21-23 mai 2013 - Mot du Supérieur général du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Depuis le début de ces Fêtes du 350e anniversaire du Séminaire de Québec, la communauté des prêtres du Séminaire n’a cessé de prendre en main son album de famille, de revenir sur les plus belles pages de son histoire et de les parcourir à nouveau en compagnie de ses partenaires et amis.       <br />
              <br />
       Le thème de ce colloque Parce qu’ils y ont cru, on le voit! Le Séminaire de Québec : 350 ans d’histoire nous invite à revisiter ces pages d’histoire, mais cette fois-ci, avec un regard nouveau, celui de spécialistes dans des domaines aussi divers et différents que ceux de la théologie, de l’histoire, de la sociologie, des sciences et même de l’histoire de l’art.       <br />
              <br />
       Pourquoi faire appel à autant de spécialistes pour scruter l’<a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/historique.htm">histoire du Séminaire</a> ?       <br />
                <br />
       Une des premières raisons, c’est certainement la richesse de cette histoire et sa durée.  Le Séminaire de Québec est né il y a 350 ans et il n’a pas cessé, depuis sa fondation par François de Laval, d’occuper non seulement une place importante, mais de jouer un rôle de premier plan, un rôle de leader dans l’Église et la société québécoise.  À travers ce long parcours, le Séminaire a sans cesse cherché à être attentif aux signes des temps.  Il a été à l’écoute des besoins de l’Église et d’une société en développement, et il a toujours accepté généreusement de collaborer à tous les chantiers qui s’ouvraient à lui.       <br />
              <br />
       Pensons à la fondation du Grand Séminaire en 1663, puis cinq ans plus tard, à la fondation d’un petit séminaire, lequel a subi une transformation génétique profonde, je dirais même une mutation, au lendemain de la Conquête anglaise.  Je pense également à la fondation de l’Université Laval en 1852, un geste plus qu’audacieux en réponse à une demande pressante des évêques du Québec qui désiraient que la population francophone ait accès aux études supérieures sans avoir à fréquenter les universités anglophones déjà bien établies au Québec.       <br />
              <br />
       L’histoire du Séminaire, c’est aussi l’histoire d’une communauté de prêtres dotés d’une très grande diversité de charismes.  La communauté des prêtres du Séminaire a accueilli des pasteurs, des missionnaires qui se sont rendus jusqu’en Louisiane, des hommes de sciences, des hommes de lettres, des amateurs d’art, des éducateurs audacieux tels Jérôme Demers, Jean Holmes, des administrateurs avisés, etc.       <br />
              <br />
       Scruter l’histoire du Séminaire de Québec nécessite également que l’on s’attarde longuement aux intuitions de son fondateur.  François de Laval fut un grand évêque, un pasteur à l’esprit missionnaire ancré dans une foi indéfectible, une foi nourrie aux sources des grands courants religieux du XVIIe siècle.  Homme d’audace, il a fait preuve d’une grande créativité en inventant des solutions nouvelles aux problèmes rencontrés par la jeune Église de Nouvelle-France.  Et l’une de ces solutions, ce fut la fondation de son Séminaire, un coup de génie selon la belle expression de notre confrère et doyen de la Faculté de théologie et des sciences religieuses de l’Université Laval, monsieur l’abbé Gilles Routhier.         <br />
              <br />
       Et, à ce coup de génie, François de Laval a ajouté un grand coup de maître, celui de l’achat des <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/La-Seigneurie-de-Beaupre-du-Seminaire-de-Quebec_a377.html">seigneuries de Beaupré et de l’île d’Orléans</a>.  Si le Séminaire de Québec existe encore aujourd’hui, c’est parce que son fondateur était un homme d’affaires avisé, audacieux et généreux.  En achetant la Seigneurie de Beaupré et celle de l’île d’Orléans, il voulait assurer la pérennité de son œuvre.  L’exploitation de la Seigneurie de Beaupré permet toujours au Séminaire de poursuivre sa route encore aujourd’hui et de demeurer attentif aux besoins pastoraux de notre diocèse.       <br />
              <br />
       Enfin, je crois qu’il est préférable que je m’arrête ici et que je cède la parole aux intervenants de ce colloque qui nous guideront dans la découverte et la compréhension de l’épopée du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       En terminant, j’aimerais remercier de façon spéciale les organisateurs de ce colloque, soit monsieur Raymond Brodeur, Mgr Hermann Giguère, et monsieur l’abbé Gilles Routhier, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval. Mes remerciements vont également à l’Université Laval pour son soutien et sa précieuse collaboration dans la réalisation de cette activité importante au programme des Fêtes du 350e anniversaire de fondation du Séminaire de Québec.  Ce colloque nous permettra sans aucun doute de comprendre davantage le rôle du Séminaire de Québec dans le développement de l’Église et de la société québécoise.  Et un des legs inestimable de ce colloque, ce sera la publication des Actes du colloque, document qui laissera des traces durables des Fêtes du 350e pour les générations à venir.       <br />
              <br />
       Je remercie également tous les conférenciers et intervenants qui, durant ce colloque, attireront notre attention sur les différentes facettes de l’œuvre du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       Enfin, merci à vous tous qui êtes ici.  Votre intérêt pour le Séminaire de Québec me touche grandement.       <br />
              <br />
       Merci de votre attention et bon colloque.          <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Colloque-pour-le-350e-du-Seminaire-de-Quebec-Parce-qu-ils-y-ont-cru-on-le-voit-Universite-Laval-21-23-mai-2013-Mot-du_a538.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Reconnaître le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours » : Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C </title>
   <updated>2013-04-07T17:49:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Reconnaitre-le-Ressuscite-vivant-maintenant-et-pour-toujours-Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-C_a528.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5390524-8041600.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-05T20:53:00+02:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 2e dimanche de Pâques, Année C, donnée le 7 avril 2013 à l'église Notre-Dame-des-Victoires à Québec par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec. Textes : Actes des Apôtres 5, 12-16; Apocalypse, 1,9-11a.12-13.17-19 et Jean, 20, 19-31 Apparition à Thomas     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5390524-8041600.jpg?v=1365189890" alt="« Reconnaître le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours » : Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C " title="« Reconnaître le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours » : Homélie pour le 2e dimanche de Pâques Année C " />
     </div>
     <div>
      Quand vous venez recevoir la communion, le prêtre vous présente l’hostie en disant : « Le Corps du Christ » ; vous répondez « Amen ». Votre « Amen » signifie : « Oui, je crois que ce pain est le Corps du Christ ». Votre « Amen » est un acte de foi en la présence réelle du Christ dans ce morceau de pain qui vous est offert.       <br />
              <br />
       Le Corps du Christ ! Est-ce celui de l’enfant de Bethléem, ou du jeune ouvrier de Nazareth, ou de l’adulte parcourant les routes de la Palestine, proclamant la Bonne Nouvelle du salut ? Est-ce le corps de Jésus vivant sa passion, mourant sur la croix ? … Oui…, oui, mais l’Eucharistie est le sacrement, le signe sensible de la présence réelle du Christ au milieu de nous rassemblés en son nom, et en chacune, chacun de nous quand nous rompons et partageons le pain.        <br />
              <br />
       Le Christ dont notre rassemblement et le pain que nous allons partager disent la présence vivante dans notre monde, maintenant, c’est le Christ ressuscité. Le Corps du Christ auquel nous allons communier, c’est ce Corps qui est apparu vivant au matin de Pâques, c’est Jésus, celui que les apôtres, les disciples ont reconnu, et non sans hésitation, le Ressuscité, vivant maintenant et pour toujours.       <br />
              <br />
       Chaque fois que vous dites « Amen » en recevant l’hostie, vous manifestez, vous affirmez votre foi dans ce mystère que nous célébrons, avec toute l’Église, en ce temps pascal, ce mystère que rappelle ce cierge allumé, présent à chacune de nos eucharisties. « Amen », oui, je crois que le Christ est ressuscité, oui, je crois qu’il m’est possible de vivre en sa présence, oui, je crois qu’il vient demeurer en moi. C’est le sens du mot « Amen », au moment de la communion, un mot plein de sens pour nous, chrétiens, chrétiennes, disciples du Ressuscité.       <br />
              <br />
       La résurrection du Christ ! Toute la révélation biblique, cette longue histoire que la Bible nous raconte, conduit, aboutit à ces récits évangéliques que la liturgie nous fait lire en ce temps pascal. Le cardinal Lustiger, ancien archevêque de Paris, qui était de religion juive, baptisé, devenu chrétien à l’âge de quinze ans, refusait qu’on dise de lui qu’il était converti. Il disait que son passage à la foi en Jésus le Ressuscité n’était pas une conversion, que ce changement dans sa vie s’inscrivait tout simplement dans la continuité de sa démarche de foi, là où l’avait conduit sa foi dans les Écritures, dans la Parole de Dieu.         <br />
              <br />
       Au cœur du mystère chrétien, il y a cet événement que nous avons célébré solennellement samedi et dimanche derniers, que nous célébrons de nouveau en ce deuxième dimanche de Pâques, que nous célébrons chaque dimanche. Au cœur de la foi chrétienne, il y a le mystère de Pâques, la résurrection du Christ, et en conséquence, notre résurrection.         <br />
              <br />
       Les deux récits d’apparition que nous lisons aujourd’hui ont été écrits par saint Jean parce qu’ils nous disent que Celui qui est ressuscité au matin de Pâques, c’est bien Celui qui est passé par la mort trois jours auparavant. Celui qui est ressuscité et qui vient les rencontrer, c’est bien celui qu’ils ont connu et avec qui ils ont vécu.        <br />
              <br />
       Dans les heures qui ont suivi la mort de Jésus, les apôtres, les disciples vivaient quelque chose de tragique, de difficile, l’expérience qu’ils avaient vécue avec lui leur paraissait ne mener nulle part et les remplissait de crainte. Le récit, rapportant l’expérience de la mort de leur Maître telle qu’ils l’ont vécue, dit bien que ce soir-là, le soir du premier jour de la semaine, et donc le soir même de Pâques, « ils avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur ». Il nous est facile d’imaginer leur incompréhension, leur tristesse, leur inquiétude : ils craignaient d’être arrêtés eux aussi et qu’il leur arrive ce qui était arrivé à leur Maître. «  Ils avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient ».       <br />
              <br />
       Voilà que Jésus se présente et leur dit : « La paix soit avec vous !» Et il ajoute : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ». Il vient leur parler de paix et de mission. Il met la paix dans leur cœur et il leur dit d’ouvrir les portes, de sortir sur la place publique et de parler de lui. « De même que le Père m’a envoyé… » Les problèmes, les difficultés, le tragique de la vie, Jésus a connu tout cela et il dit à ses disciples qu’ils peuvent comme lui ressusciter à une autre vie et tout de suite.          <br />
              <br />
       Jésus est bel et bien vivant au milieu de ses disciples rassemblés, et pour le prouver, il leur montre ses plaies qui sont les marques de sa crucifixion; la résurrection ne nie pas la mort. Même si tout cela peut leur paraître incompréhensible, saint Jean dit : Les disciples furent remplis de joie. C’est inouï ce qui leur arrive. L’évangéliste poursuit son récit : Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous.        <br />
              <br />
       Les apôtres, les disciples peuvent être dans la paix, non pas comme si rien n’était arrivé, mais malgré ce qui est arrivé, parce que la paix du Ressuscité est plus forte que tout ce qui peut arriver. De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Cette paix que je vous donne, allez la porter aux autres, elle est plus forte que tout ce qui peut vous arriver.       <br />
               <br />
       Quand nous disons « Amen ! » au  moment de communier, nous affirmons reconnaître le Ressuscité, présent sous ce signe du pain. Nous reconnaissons Jésus vivant, le Christ, le Seigneur, qui vient nous offrir sa paix, nous libérer de nos inquiétudes, ou bien nous rendre capables de les vivre ; il vient nous libérer de nos tristesses, de nos peurs, ou bien nous rendre capables de les dépasser.        <br />
              <br />
       Il vient nous dégager de tout ce qui nous tient enfermés et il nous dit de faire rayonner autour de nous cette lumière que lui, le Ressuscité, fait briller en nous, cette lumière qui est joie et paix. N’est-ce pas ce que le Pape François a dit, nous a dit, cette semaine, dans une de ses homélies : La joie de savoir que Jésus est vivant, l’espérance qui remplit le cœur ne peuvent être contenues. Nous croyons en un Ressuscité qui a vaincu le mal et la mort. Ayons le courage de sortir pour apporter cette joie et cette lumière dans tous les lieux de notre vie. La Résurrection du Christ est notre plus grande certitude, c’est notre trésor le plus précieux. Comment ne pas partager avec les autres ce trésor, cette certitude ?       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Monsieur le chanoine Marc Bouchard       <br />
       Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec       <br />
       Le 7 avril 2013</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Reconnaitre-le-Ressuscite-vivant-maintenant-et-pour-toujours-Homelie-pour-le-2e-dimanche-de-Paques-Annee-C_a528.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour Noël : « La beauté de Noël »</title>
   <updated>2013-01-20T16:57:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-La-beaute-de-Noel_a507.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5068189-7565906.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-23T23:23:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Messe de minuit de la fête de Noël, la Nativité du Seigneur, à Chapelle de la Desserte du Lac Poulin au Québec le 24 décembre 2012 par Mgr Hermann Giguère, desservant de la Desserte Notre-Dame du Lac Poulin. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5068189-7565906.jpg?v=1356308091" alt="Homélie pour Noël : « La beauté de Noël »" title="Homélie pour Noël : « La beauté de Noël »" />
     </div>
     <div>
      Vous êtes ici ce soir pour diverses raisons, n’est-ce pas? Les faire exprimer par les gens... Il y a plusieurs façons de célébrer Noël et ainsi il y a plusieurs Noëls comme vous le voyez. Tous ces Noëls pourraient se ramener à trois.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Noël social</span>       <br />
              <br />
       Le premier s’appellerait le Noël social avec le magasinage, les partys de bureau et l'«Opération Nez Rouge », les rencontres d’amis, le repos et les vacances sans compter les références au solstice d’hiver, aux célébrations de la Hanukkah, le festival des lumières pour les juifs etc. C’est une belle période, mais remarquez bien que nous avons là un signal que le mystère de Noël disparaît de plus en plus de notre imaginaire au Québec.        <br />
              <br />
       Jean Lamarche de Trois-Rivières écrit dans la rubrique « Libre Opinion » du journal Le Devoir du 21 décembre 2012 : « On va acheter des cadeaux aux enfants. Pour nous, Noël c’est surtout l’occasion de dire aux enfants qu’on les aime…[même si je suis agnostique] je peux expliquer à mon gars qui est Jésus et nommer deux des trois Rois Mages et leurs cadeaux sans consulter Google…Des fois, je me dis que si Jésus était venu au monde 2012 ans après Jésus, il trouverait un drôle de mélange de gens qui l’accueilleraient sans trop y croire et des gens qui y croiraient sans trop l’accueillir…Quand même drôle de me voir expliquer à mon gars de six ans que regarder Les douze travaux d’Astérix est une tradition du temps des Fêtes au même titre que les cadeaux; ou son calendrier de l’Avent décoré de personnages des Avengers, dont Thor (le dieu de la foudre de la mythologie nordique). Et quand on parle de la crèche à la maison, c’est surtout pour prévenir la petite dernière de ne pas laisser le chien se sauver avec le boeuf ou l’âne placés sous le sapin. »        <br />
              <br />
       Vous le voyez, l’imaginaire de Noël s’est beaucoup transformé au Québec depuis 50 ans. Dans une entrevue avec Mgr Yvon-Joseph Moreau, évêque de La Pocatière au Québec, le journaliste Philippe Vaillancourt dans son blogue <a class="link" href="http://philippevaillancourt.com/2012/12/noel-a-lheure-du-pluralisme-et-de-la-disparition-des-creches/">« Crayon et Goupillon »</a> écrit : « Il faut dire que depuis quelques années, Noël apporte son lot de soubresauts dans les débats religieux au Québec. Difficulté de trouver des crèches dans les grands magasins, réticence à utiliser la formule « Joyeux Noël », débats successifs sur les crèches et les décorations de Noël dans les lieux publics : les sujets de réflexion – voire de confrontation – ne manquent pas. Même s’il aurait de quoi exprimer une certaine amertume face à l’effacement public de certaines traditions religieuses, Mgr Moreau aborde plutôt ces enjeux avec ‘espérance’ ».       <br />
              <br />
       Ce premier Noël social qui est sécularisé et pluraliste devient de plus en coupé de ses origines. On continue de fêter, mais on ne sait pas trop ce que l’on fête.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Noël culturel</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième Noël est un Noël culturel qui s’enracine dans les traditions de cette période : les repas où trônent la dinde et les pâtés à la viande, les discussions animées, les promenades dans la neige, le patinage, la crèche sous l’arbre de Noël, la messe de minuit et bien sûr les cadeaux. Voilà un autre Noël qui lui s’approche un peu plus du mystère de Noël.       <br />
               <br />
       Dans le cas du Noël culturel, il n'y a pas la même coupure que dans le premier cas. En effet, tout vivant une magie de Noël jointe parfois à une nostagie, on continue de se rattacher au mystère de Noël qui est la naissance de Jésus, le Sauveur. C’est pourquoi, en se souhaitant la paix, la joie, l'amour, on ajoute volontiers un « Joyeux Noël ».        <br />
              <br />
       La lumière de la naissance de Jésus, même si elle est faible parfois, continue de paraître sur les visages et dans les rencontres. C’est le rayonnement de cette lumière, croyez-moi, qui vous a amené à cette Messe de Minuit au Lac Poulin, ce soir. Votre Noël a un côté culturel, bien sûr et… c’est très bien, mais votre Noël culturel, dis-je, s’ouvre au Mystère de Noël, à la dimension religieuse de Noël. Voilà ce qui est important.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Noël religieux</span>       <br />
              <br />
       En effet, pour les baptisés c’est le Noël religieux qui a la première place. Noël, on ne le dira jamais assez, est avant tout une fête religieuse, celle de la naissance de Jésus, de la Nativité du Seigneur.        <br />
              <br />
       L’ouverture au mystère de Noël, à sa dimension religieuse, nous fait non seulement regarder la crèche, la mangeoire, où repose un enfant Nouveau-né, mais  elle en retire beaucoup de leçons dont la plus importante est  celle de la Bonne Nouvelle que Dieu est avec nous. Ce Nouveau-né est l’Emmanuel (Dieu-avec-nous). Cette Bonne Nouvelle a rempli de joie les bergers, Joseph et Marie, les Rois Mages, puis par la suite les disciples de Jésus après sa résurrection jusqu’à nous, car Noël n’est pas un événement passé une fois pour toutes, c’est un événement toujours présent.        <br />
              <br />
       Oui. Dieu est avec nous. Malgré les difficultés, les problèmes, le mal dans le monde, nous pouvons être joyeux ce soir car nous savons et proclamons en ce jour de Noël 2012 que l’amour est plus fort que tout, que l’amour ne passe pas, que l’amour est au rendez-vous pour chacun et chacune de nous qui que nous soyons, que la paix est possible, que le pardon est meilleur que la haine. C’est cela la beauté de Noël.         <br />
              <br />
       Oui, on n’en finira jamais de dire et  de proclamer cette Bonne Nouvelle d’un amour sans limites, non d’un amour d’un Dieu  qui du haut de sa grandeur se pencherait sur nous, mais d’un amour qui épouse notre condition humaine dans le Verbe qui se fait chair à Bethléem. pour nous sauver parce que Dieu nous aime.       <br />
              <br />
       Pour terminer ce moment de méditation, tournons-nous avec confiance vers la crèche où est apparu l’Enfant de la promesse, le Bien-aimé de Dieu, le Verbe fait chair et lisons ensemble les paroles de ce vieux noël français intitulé Tout le ciel s’emplit que vous trouvez à la page 37 du Prions en Église :       <br />
              <br />
       1. Tout le ciel s'emplit d'une joie nouvelle; on entend la nuit dire la merveille, fête sans pareille: le Sauveur est né, l'Enfant-Dieu nous est donné.        <br />
       2. Le Seigneur paraît, Verbe de lumière; l'univers connaît la bonté du Père.        <br />
       Dieu sur notre terre vient tracer la voie où chemineront nos pas.        <br />
       3. Avec les bergers, avec tous les sages, c'est le monde entier qui vers lui s'engage pour voir le visage de l'Amour vivant qui pour nous s'est fait enfant.        <br />
       4. Gloire à Jésus Christ, gloire au Fils du Père! Gloire à son Esprit dont l'amour éclaire l'éclatant mystère qui remplit le ciel: Gloire à l'Homme- Dieu, Noël!        <br />
              <br />
       Joyeux Noël !       <br />
              <br />
       Amen !        <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       24 décembre 2012       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-La-beaute-de-Noel_a507.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de la Sainte Trinité lors du 50e anniversaire d’ordination presbytérale de Mgr Hermann Giguère, P.H.</title>
   <updated>2013-08-30T21:50:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-lors-du-50e-anniversaire-d-ordination-presbyterale-de-Mgr-Hermann-Giguere-P-H_a479.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/4342393-6545699.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-06-03T03:29:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Fête de la Trinité donnée lors de la messe du 50e anniversaire d’ordination presbytérale de Mgr Hermann Giguère, P.H., Supérieur général du Séminaire de Québec, à la Chapelle Saint-Louis-de-Gonzague à Petit Cap (St-Joachim). Textes de l'Écriture : Deutéronome 4, 32-34.39-40, Romains 8, 14-17 et Mathieu 28,16-20. Homélie devant une assemblée de catholiques pratiquants et non pratiquants, de croyants de diverses religions et de personnes non-croyantes.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/4342393-6545698.jpg?v=1338687918" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité lors du 50e anniversaire d’ordination presbytérale de Mgr Hermann Giguère, P.H." title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité lors du 50e anniversaire d’ordination presbytérale de Mgr Hermann Giguère, P.H." />
     </div>
     <div>
      Pouvez-vous, ceux et celles qui le veulent,  faire avec moi le geste du signe de la croix en disant les paroles qui l’accompagnent : « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. » Voilà le nom des trois personnes de la Sainte Trinité.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Un Dieu en trois personnes </span>       <br />
              <br />
       En effet, pour les chrétiens qui partagent avec les musulmans et les juifs la croyance en un Dieu unique, le Dieu auquel ils croient est un Dieu en trois personnes qui est comme une famille, pourrait-on dire.        <br />
              <br />
       Pourquoi? Parce que leur Dieu se préoccupe des autres. Il n’est pas une Dieu lointain, renfermé dans « son palais de silence ». C’est un Dieu qui donne la vie, qui s’incarne parmi nous en son Fils et qui nous envoie l’Esprit Saint pour nous suivre et nous inspirer qui que nous soyons et pour tous les temps.       <br />
              <br />
       Voilà! C’est un résumé rapide de ce que je crois avec mes frères et sœurs chrétiens sur la Sainte Trinité que les catholiques fêtent de façon particulière aujourd’hui dans le monde entier        <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Ma  vocation de prêtre </span>       <br />
              <br />
       Mais ce qui est le plus intéressant, ce n’est pas uniquement ce que je crois à propos de la Sainte Trinité, mais c’est ce que j’en fais.        <br />
              <br />
       En effet, être croyant est une décision personnelle que j’ai prise tout jeune et qui a inspiré mon choix de vie depuis 50 ans. Est-ce à dire que ce choix a été facile? Non, ce ne fut pas toujours facile. Il y eut plusieurs questionnements, mais ce qui m’a soutenu et stimulé était en dehors de moi. Ce furent les gens de toutes sortes, riches et pauvres, instruits et peu instruits, urbains et campagnards etc. pour qui je me suis toujours considéré en service de diverses façons.       <br />
              <br />
       Car la vocation de prêtre, c’est bien cela :  être un serviteur de ceux et celles qui viennent vers lui, être un signe que Jésus n’est pas mort sur la croix pour rien, donner à chacun et à chacune une raison de vivre et d’espérer, Ce que l’évangile de saint Jean  exprime par cette belle phrase mise dans la bouche de Jésus : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10, 10).       <br />
              <br />
       « Pour qu’ils aient la vie ». C’est cette phrase que j’avais prise comme devise lors du choix de ma vocation en finissant mon cours classique.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La beauté de la foi </span>       <br />
              <br />
       Je suis très heureux de partager cette célébration des 50 ans de mon ordination à la prêtrise avec ma famille et quelques amis très chers. Ainsi pour moi, les racines humaines sont toujours présentes et ce que j’ai été et ce que veux continuer à être ne me sépare pas des défis, des questionnements, des enjeux, des peines, des joies de mes frères et sœurs humains.        <br />
              <br />
       Pour moi c’est la beauté, de la foi chrétienne que de nous révéler que le Dieu de Jésus-Christ est proche de l’humanité, qu’il ne vient pas nous promettre un avenir séparé de notre vie actuelle. Lorsque je pense à la vie éternelle à laquelle je crois, je pense à ma vie de maintenant qui est le commencement de cette vie qui ne finira pas. C’est bien sûr mystérieux, mais c’est un choix d’y croire ou non.       <br />
              <br />
       Vous voyez que je me laisse emporter un peu par la beauté de ce que je crois, mais, que voulez-vous, on ne dure pas 50 ans dans une voie et un chemin difficile parfois, si on y est pas heureux et comblé de quelque façon. Cela a été mon cas. Vous en avez été partie prenante bien souvent sans le savoir et encore aujourd’hui où l’âge s’avance, sans pour autant détruire mon enthousiasme et ma joie.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 3 juin 2012</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/4342393-6545699.jpg?v=1338688315" alt="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité lors du 50e anniversaire d’ordination presbytérale de Mgr Hermann Giguère, P.H." title="Homélie pour la fête de la Sainte Trinité lors du 50e anniversaire d’ordination presbytérale de Mgr Hermann Giguère, P.H." />
     </div>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-la-fete-de-la-Sainte-Trinite-lors-du-50e-anniversaire-d-ordination-presbyterale-de-Mgr-Hermann-Giguere-P-H_a479.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Tu as les paroles de la vie éternelle » - Homélie pour l'anniversaire du décès de monsieur le chanoine Louis-Joseph Lépine</title>
   <updated>2012-05-02T01:00:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Tu-as-les-paroles-de-la-vie-eternelle-Homelie-pour-l-anniversaire-du-deces-de-monsieur-le-chanoine-Louis-Joseph-Lepine_a462.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/4073027-6179893.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-28T13:48:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Hermann Giguère, P.H., supérieur général du Séminaire de Québec, lors de la messe célébrée en l'anniversaire du décès de monsieur le chanoine Louis-Joseph Lépine, prêtre agrégé de la Communauté des prêtres du Séminaire de Québec, à la chapelle du Séminaire le 28 avril 2012. Textes des lectures: Actes 9, 31-42 et Jean 6, 60-69, samedi de la 3ème semaine du Temps pascal Année B. Guérisons d'Énéas et de Talitha.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/4073027-6179893.jpg?v=1335617359" alt="« Tu as les paroles de la vie éternelle » - Homélie pour l'anniversaire du décès de monsieur le chanoine Louis-Joseph Lépine" title="« Tu as les paroles de la vie éternelle » - Homélie pour l'anniversaire du décès de monsieur le chanoine Louis-Joseph Lépine" />
     </div>
     <div>
      C'est avec une certaine émotion que nous nous retrouvons ici ce matin. La Parole de Dieu est tirée des lectures du jour. Elles peuvent nous surprendre à première vue, surtout la première, mais elles nous laissent un message sans équivoque que les apôtres proclament à la fin de l'évangile qui a été lu : &quot;Tu as les paroles de la vie éternelle&quot;.  Un fil conducteur relie la première lecture et celle de l’évangile : saint Pierre qui proclame sa confiance en Jésus.       <br />
              <br />
       1- <span style="font-style:italic">Un saint Pierre surprenant</span>       <br />
              <br />
       On voit dans les souvenirs que le merveilleux livre des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres </span>relate ici dans la première lecture un saint Pierre transformé. Le Pierre peureux qui reniait Jésus est devenu le chef des apôtres qui parcourt la Palestine et qui ne peut pas s’empêcher, comme il l’a dit devant les autorités juives, de proclamer que le Jésus qu’ils ont crucifié est ressuscité, qu’il est vivant et agissant.        <br />
              <br />
       Les miracles comme ceux qui sont racontés dans cette page de saint Luc sont des signes qui invitent à porter le regard vers  dont Pierre et les apôtres se disent disciples. Eux n’ont rien à prouver. Ils ne sont que les messagers.        <br />
              <br />
       On peut rester un peu mystifié par l’élan qui est présent dans les débuts de l’Église, mais c’est un fait. Les apôtres et les premiers chrétiens étaient remplis de l’Esprit Saint et laissaient toute la place à la puissance du Christ ressuscité. Pierre en est l’exemple le plus frappant. Démoli par  la Passion de Jésus, qui le voit renier son Maître, il se relève par la grâce de l’Esprit Saint et désormais, il ne s’arrêtera plus.       <br />
              <br />
       Comment comprendre l’expansion si rapide du message de Jésus et des communautés chrétiennes après la Pentecôte?        <br />
              <br />
       2 – <span style="font-style:italic">Une confiance fondée</span>       <br />
              <br />
       Sur quoi est fondé cet élan? La réponse pourrait prendre plusieurs directions, mais elle tient en un mot la confiance. La confiance totale en une personne qu’ils ont connue, qu’ils ont touchée, mais surtout en qui ils ont cru de toutes leurs forces. Jésus pour eux n’est pas seulement un frère, un ami, un maître, il est la révélation de Dieu au monde. Il porte le message de Dieu au monde. Il incarne dans le monde l’amour de Dieu pour chacun et chacune.        <br />
              <br />
       C’est ce que vont proclamer les apôtres et les premiers chrétiens en appuyant cette proclamation de signes comme ces miracles rapportés dans la première lecture. Ces messagers ne se mettront pas en avant. Ils ne se présentent pas eux-mêmes comme les envoyés du Père, mais bien plutôt comme les serviteurs du véritable Envoyé, de l’Unique Sauveur que Dieu donne à ses enfants, du Saint, du Saint de Dieu comme le dit saint Pierre. « À qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle? »..        <br />
              <br />
       Voilà! Qu’en est-il de notre confiance en la personne de Jésus? Comment le voyons-nous? Comme un sage? Comme un grand personnage? Comme un maître? Pourquoi pas? Jésus est tout cela, mais il est, à la base de tout cela, le Fils Bien-Aimé en qui le Père a mis ses complaisances et qui porte nos vies devant le Père en nous associant à lui et en faisant de nous des fils et des filles de Dieu.       <br />
              <br />
       Quelle beauté que notre vocation humaine et chrétienne : devenir de plus ce que Dieu a voulu pour nous de toute éternité dans son Amour de Père !       <br />
              <br />
        3 – <span style="font-style:italic">Un chemin ouvert</span>       <br />
              <br />
       Les paroles des lectures d’aujourd’hui mettent devant nos yeux la foi des apôtres, piliers de l’Église et premiers témoins du Christ ressuscité, comme vous le voyez Leur foi a été celle de monsieur Lépine et de nos devanciers qui reposent dans la paix de Dieu. Comment l’ont-ils vécu? C’est le mystère de leur cheminement. Chacun le fait à sa façon guidé par l’Esprit comme saint Pierre. Celle-ci se manifeste dans le quotidien bien simplement parfois, sans miracles éclatants, mais avec ces miracles d’amour, de don, de compassion.        <br />
              <br />
       Nous garderons de monsieur Lépine le souvenir d’un homme de foi qui l’a vécue simplement et qui s’est laissé remplir tout entier de la présence de Jésus qui faut celui qui a éclairé sa vie et l’a inspiré jusqu’à la fin.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Permettez-moi de terminer en priant avec vous l’Esprit Saint avec cette belle prière :       <br />
              <br />
       Saint-Esprit, montre-nous le chemin vers notre avenir.        <br />
       Tu as porté le salut dans l'Église de Jésus-Christ.        <br />
       Ouvre nos oreilles, que nous puissions entendre la Parole et comprendre tes conseils…        <br />
       Ouvre nos yeux aux besoins de notre temps et aux besoins de l’Église, pour que nous puissions participer ensemble à la mission que nous avons reçue du Christ.        <br />
       Libère-nous de tout ce qui nous empêche de suivre ce chemin.       <br />
       Reste avec nous pour que nous puissions trouver notre unité en servant, ensemble, le Corps du Christ.       <br />
       Viens, Esprit Saint, donne-nous la vie nouvelle. Amen.       <br />
              <br />
       La prière à l’Esprit Saint vient du Père  Philippe Doumenge, prêtre à Sarlat       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La prière à l’Esprit Saint vient du Père  Philippe Doumenge, prêtre à Sarlat</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       28 avril 2012</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Tu-as-les-paroles-de-la-vie-eternelle-Homelie-pour-l-anniversaire-du-deces-de-monsieur-le-chanoine-Louis-Joseph-Lepine_a462.html" />
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  <entry>
   <title>La résurrection, c'est quoi?</title>
   <updated>2012-04-15T17:13:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/La-resurrection-c-est-quoi_a463.html</id>
   <category term="Réflexions" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/4092893-6216056.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-13T23:25:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Christ est ressuscité! Vraiment ressuscité, vous dites? » La résurrection! C’est quoi? Très difficile d’en parler. Voici quelques réflexions qui m'ont inspiré en ce temps de Pâques.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/4092893-6210789.jpg?v=1334501401" alt="La résurrection, c'est quoi?" title="La résurrection, c'est quoi?" />
     </div>
     <div>
       Les philosophes et les scientifiques restent impuissants pour répondre à la question de la résurrection, alors que sur une question comme celle du mal et de la souffrance dans le monde, ils réfléchissent sagement et construisent des théories basées sur des observations rationnelles. L'approche intellectuelle, reconnaissons-le, peut apporter beaucoup sur une question comme celle-là, alors que pour la résurrection, elle doit déclarer forfait.       <br />
              <br />
       Les chrétiens, de leur côté, utilisent avec profit une approche factuelle intéressante lorsqu'ils méditent sur la Passion du Christ, par exemple. Qu'on pense au film de Mel Gilson intitulé « La Passion », à « Jésus de Nazareth » de Franco Zeffirelli ou encore à la dévotion au Chemin de Croix dont les 14 stations sont représentées dans chacune de nos églises et chapelles.       <br />
              <br />
       Mais avez-vous remarqué, il n'y a pas de « Chemin de Résurrection ».        <br />
              <br />
       Pourquoi? C'est une bonne question. Et poser la question, nous amène à chercher une réponse.        <br />
              <br />
       J'ai trouvé une piste de réponse, je crois, dans les textes du début des <span style="font-style:italic">Actes des apôtres</span> que nous avons lu tout au cours de l'Octave de Pâques. Je vous la partage bien simplement.        <br />
              <br />
       La résurrection n'est pas un objet d'étude, c'est une expérience de rencontre. C'est à cette rencontre que nous renvoie le dernier chapitre de l'évangile de Marc. Marie Madeleine, les disciples en chemin pour aller à la campagne (probablement une référence aux disciples d'Emmaüs dont parle l'évangile de Luc au chapitre 24, versets 13 à 33), les Onze rencontrent le Ressuscité. Dans la foi, ils le reconnaissent. Ils vivent sa présence d'une façon nouvelle.        <br />
              <br />
       Voici, sommairement dit, ce qu'est la résurrection : vivre une rencontre avec le Christ sous un mode personnel dans la foi.        <br />
              <br />
       Comment peut se faire une telle rencontre? Voilà une belle question. Les textes des <span style="font-style:italic">Actes des apôtres</span> nous enseignent qu'on ne peut vivre cette expérience de la rencontre du Ressuscité que dans une ouverture totale à l'Esprit. C'est Lui qui nous fait reconnaître que ce Jésus qui a été crucifié, Dieu l'a relevé et rendu puissant pour nous sauver » (Rm 1, 2-4 et Ep 1,20-23).       <br />
               <br />
       « Convertissez-vous, vous recevrez alors de don du Saint-Esprit » dit Pierre aux personnes rassemblées autour des apôtres à la Pentecôte. Souvenez-vous donc toujours de ceci : c'est l'Esprit qui ouvre les yeux de ceux et celles qui voient et rencontrent le Ressuscité. L'abandon sans condition à l'action de l'Esprit en nous ouvre sur une plénitude de vie avec le Christ ressuscité où nous sommes « vivants pour Dieu en Jésus-Christ » (Rm 6, 11).        <br />
              <br />
       Je termine ce mot en soulignant que les récits des apparitions du Christ ressuscité notent souvent une première réaction d'incrédulité. « Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle [Marie Madeleine] l'avait vu, ils refusèrent de croire. » « Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. » « ...il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. » (Mc 16, 10 ss)        <br />
              <br />
       Vous voyez. La rencontre n'advient pas par les raisonnements et les preuves. Elle est impalpable. Pensez à vos rencontres les plus belles : dans l'amour entre conjoints, dans le don total, dans la compassion etc. Ainsi de la rencontre avec le Ressuscité. Elle se fait lorsque les yeux de la foi s'ouvrent sur une présence autre, transformante et resplendissante. « Mystère de la foi ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec, le 29 mars 2008.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/4092893-6216056.jpg?v=1334501385" alt="La résurrection, c'est quoi?" title="La résurrection, c'est quoi?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/La-resurrection-c-est-quoi_a463.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2012-02-24T02:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/En-la-fete-de-la-Sainte-Famille-une-celebration-simple-de-la-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a447.html</id>
   <category term="Actualité" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3596588-5204813.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-12-31T02:17:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En effet, cette célébration de la fête de la Sainte Famille qui avait lieu cette année en 2011 le 30 décembre permettait à la communauté de se retrouver à une concélébration eucharistique suivie d'un repas fraternel     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3596588-5204813.jpg?v=1325355399" alt="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" title="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Rien de bien spécial, si ce n'est la chaleur et la joie d'être ensemble en famille comme le souhaitait notre fondateur, le bienheureux François de Laval, qui a donné la Sainte Famille comme patronne à la Société des prêtres du Séminaire de Québec qu'il fonda en 1663 et qu'il appela alors &quot;le Séminaire des Missions-Étrangères de Québec sous le vocable de la Sainte Famille&quot;.       <br />
              <br />
       Au cours de son homélie le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. a rappelé que la fête liturgique date de 1929 et que c'est en 1969 qu'elle a été placée le dimanche qui suit la fête de la Nativité. Il a souligné aussi que Mgr de Laval voyait dans la Sainte Famille non seulement un modèle mais une réalisation particulière de fraternité, de douceur et d'affection dans un abandon total au Dieu de l'impossible comme y invitent les textes du jour racontant la naissance d'Isaac, la foi d'Abraham et de Sara et l'espérance du viellard Syméon ainsi que de la prophétesse Anne. Il a terminé en invitant ses confrères à redire aujourd'hui la réponse de Marie à l'ange Gabriel &quot;Qu'il me soit fait selon ta Parole!&quot;       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/photos/Fete-patronale-la-Sainte-Famille-30-decembre-2011_ga78735.html">Galerie de photos</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3596588-5206816.jpg?v=1325355256" alt="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" title="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/En-la-fete-de-la-Sainte-Famille-une-celebration-simple-de-la-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a447.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La culture, reflet de ce que vous êtes et creuset de ce que vous deviendrez - Homélie de Mgr Paul Lortie</title>
   <updated>2010-11-24T02:12:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/La-culture-reflet-de-ce-que-vous-etes-et-creuset-de-ce-que-vous-deviendrez-Homelie-de-Mgr-Paul-Lortie_a366.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2369086-3316325.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-09-24T23:03:00+02:00</published>
   <author><name>Mgr Paul Lortie</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie prononcée par Mgr Paul Lortie, évêque auxiliaire à Québec, lors des funérailles de monsieur Roland Arpin, ancien directeur du Musée de la civilisation à la Cathédrale Notre-Dame-de-Québec, le 11 septembre 2010. Textes de l'Écriture : Ap 21, 1-7 et Mc 15, 33-39 ; 16,1-6     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2369086-3316325.jpg?v=1289459893" alt="La culture, reflet de ce que vous êtes et creuset de ce que vous deviendrez - Homélie de Mgr Paul Lortie" title="La culture, reflet de ce que vous êtes et creuset de ce que vous deviendrez - Homélie de Mgr Paul Lortie" />
     </div>
     <div>
      Lors de sa visite à Québec en 1984, le pape Jean Paul II a bien mis en lumière le rôle irremplaçable que jouent la culture et l’éducation pour le développement d’un peuple. Il affirmait : « La culture – et de même l’éducation qui est la tâche première et essentielle de la culture – est la recherche fondamentale du beau, du vrai, du bien, qui exprime au mieux l’homme, comme “le sujet porteur de la transcendance de la personne”, qui l’aide à devenir ce qu’il doit “être” et pas seulement se prévaloir de ce qu’il “a” ou de ce qu’il “possède”. Votre culture est non seulement le reflet de ce que vous êtes, mais le creuset de ce que vous deviendrez » (1984-09-09). Notre frère Roland a toujours été un assoiffé de vérité, imprégné de sagesse et désireux d’offrir le beau. N’est-ce pas des idéaux nobles et fondamentaux pour qu’une société puisse s’épanouir, se de développer et tenir compte du bien commun?        <br />
              <br />
       Les arts ont une façon privilégiée, inspirée et raffinée pour nous aider à apprivoiser le beau afin de le contempler et de le goûter. La musique, le théâtre, la poésie, la peinture et bien d’autres voies sont autant de moyens pour découvrir la beauté des êtres, intégrer des valeurs et tendre à une vérité toujours plus grande dans nos vies personnelles et collectives. La beauté, comme la vérité, c’est ce qui met la joie au cœur des humains, c’est ce fruit précieux qui résiste à l’usure du temps, qui unit les générations et les fait communiquer dans l’admiration. L’Église a largement profité de cette richesse : les artistes ont décoré ses temples, célébré ses dogmes, enrichi la liturgie. Ils ont contribué avec d’autres à rendre saisissable le monde invisible.        <br />
              <br />
       Les temps actuels sont touchés par des phénomènes négatifs au niveau social et économique, mais également par un affaiblissement de l’espérance, par un certain manque de confiance dans les relations humaines. Qu’est-ce qui peut redonner l’enthousiasme et la confiance, qu’est-ce qui peut encourager le cœur humain à lever le regard vers l’horizon, à rêver d’une vie digne de sa vocation sinon la beauté ? Nous savons bien que l’expérience du beau n’est pas quelque chose d’accessoire ou de secondaire dans la recherche du sens et du bonheur, mais, au contraire, elle mène à une saine confrontation avec le vécu quotidien pour le libérer de l’obscurité et le transfigurer, pour le rendre lumineux, beau.         <br />
              <br />
       La foi en Dieu et la culture s’enrichissent mutuellement pour combler notre recherche de vérité, d’absolu et de bonheur. La foi peut jouer une saine influence pour éclairer la culture à partir de la lumière de la Bible. Elle lui demandera quelles valeurs la culture promeut, quel destin elle offre à la vie, quelle place elle donne aux pauvres et aux déshéritées auxquels s’identifie le Fils de l’homme (cf. Mt 25,40); comment elle conçoit le partage, le pardon, l’amour. La foi au Christ ressuscité devient une référence, un souffle et une inspiration pour répondre aux grandes questions de l’existence humaine : qui suis-je ? Que se passe-t-il après la mort ? D’où je viens ? Où je vais ?       <br />
              <br />
       Certains livres de la Parole de Dieu sont poétiques.  Le livre de l’apocalypse en est un bel exemple. Saint Jean présente les cieux nouveaux, la terre nouvelle avec des images où nous sommes appelés à une croissance indéfinie dans l’amour et la beauté. Images de la fête où tous sont conviés. Images du repas quotidien et du grand banquet. Images des retrouvailles de familles et des noces éclatantes. Image de la ville illuminée, avec son fleuve et ses remparts (cf. Ap 21, 10- 22, 5).  Toutes ces images parlent de rencontres, d’être avec. Être avec son Dieu, marcher avec lui comme au jardin des origines. Se  retrouver enfin avec ses proches et ses amis. Ces images parlent de bonheur et de joie. Joie de voir clair enfin, sans ombre aucune. Joie de vivre, pour de bon, sans crainte des lendemains.  Finis les drames et les guerres et les cortèges de souffrances. Il n’y a aura plus de pleurs (cf. Ap 21, 3). Ces images parlent d’éclat et de splendeur. Ces images parlent de vitalité et de croissance. Au-delà de tout ce qui peut monter au cœur des humains. Un radical retournement de situations se produira. L’ordre des choses sera inversé et le monde remis à l’endroit.        <br />
              <br />
       Ce grand rêve que nous caressons au plus profond de nous-mêmes, de vivre, de vivre éternellement, la Parole de Dieu en est un écho saisissant et toujours actuel. L’Évangile met en lumière des réponses que le Seigneur va faire entendre à ses amis le jour de la grande rencontre. La surprise sera profonde. nous dit la Parole de Dieu.  C’est Dieu qui vient à notre porte et qui frappe : « Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai le repas avec lui » (Ap 3, 20). Instants de bonheur, de paix, de vie, inépuisables.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2369086-3316326.jpg?v=1289459893" alt="La culture, reflet de ce que vous êtes et creuset de ce que vous deviendrez - Homélie de Mgr Paul Lortie" title="La culture, reflet de ce que vous êtes et creuset de ce que vous deviendrez - Homélie de Mgr Paul Lortie" />
     </div>
     <div>
      L’évangile du jour nous offre de contempler le grand amour de Jésus, le Fils de Dieu, le sauveur de l’humanité. Saint Marc nous présente Jésus dans son dépouillement, dans sa faiblesse et son abaissement au calvaire. Jésus prie son Père au moment où il va mourir : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Mc 15, 34). Jésus a eu peur de mourir. Il a vécu l’effroi, l’abandon et la solitude. Comme il est réconfortant pour nous, chrétiens et chrétiennes, de découvrir que le Messie est fragile, vulnérable à l’heure de la mort. Il s’abandonne à son Père : il met toute sa confiance en Lui. Le troisième jour, son Père le ressuscite : il est à jamais vivant. Aux femmes qui sont au tombeau, bien simplement, on leur communique la nouvelle qui va changer radicalement et définitivement le cours de l’histoire humaine : « N’ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici » (Mc 16, 6).  Il est vrai que nous sommes ici pour rendre hommage à M. Arpin. Il est surtout vrai que nous sommes ici parce que le Christ est ressuscité et qu’il intercède pour nous. En contemplant la croix où Jésus se livre pour nous, nous découvrons sa grande compassion à la demande du  bon larron.  Il lui dira : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » (Lc 23. 43). Quelle espérance pour vivre notre vie quotidienne : Dieu se plaît à pardonner! Dieu se plaît à nous donner une autre chance.  À l’heure de la croix, à l’heure de notre propre mort, nous pouvons nous confier et nous appuyer sur Quelqu’un qui a vraiment épousé notre condition humaine et qui a lui-même passé par le creuset de la mort. Apprivoiser le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus donne un sens à notre vie et nous permet plus facilement de partager la grande espérance que le Ressuscité offre gratuitement et amoureusement. Il promet le même héritage à celui qui lui fait confiance.       <br />
              <br />
       La foi est un don inestimable pour notre vie quotidienne, car elle peut combler les plus grandes aspirations du cœur humain à l’égard de la vérité, de la fidélité, de la liberté et de l’amour. Déjà, par notre baptême, nous sommes devenus enfants de Dieu et héritiers de la vie éternelle. Notre frère Roland, fidèle gardien de la beauté dans le monde, a mis sa confiance en Jésus qui a dit : « Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité » (Jn 18, 37). Confions-le à ce Dieu de tendresse. Quant à nous, dans la foi, Celui qui a dit : je suis le chemin, la vérité et la vie (cf. Jn 14, 6) nous rassemble autour de la table eucharistique en nous offrant sa paix et sa force. Amen !
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     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/La-culture-reflet-de-ce-que-vous-etes-et-creuset-de-ce-que-vous-deviendrez-Homelie-de-Mgr-Paul-Lortie_a366.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Lancement d'un livre sur les fondateurs et fondatrices de la Nouvelle-France dans le cadre du 400e de Québec et de l'Année jubilaire François de Laval</title>
   <updated>2008-08-04T14:33:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Lancement-d-un-livre-sur-les-fondateurs-et-fondatrices-de-la-Nouvelle-France-dans-le-cadre-du-400e-de-Quebec-et-de-l_a172.html</id>
   <category term="Actualité" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/863118-1060105.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-02-22T23:19:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 21 février 2008 à 19 h les éditions Anne Sigier présentaient un livre intitulé "Il suffit d'une foi... Marie et l'Eucharistie chez les fondateurs de la Nouvelle-France" sous la direction de Thérèse Nadeau-Lacour avec la collaboration du Père René Latourelle s.j., soeur Carmelle Bisson a.m.j., Mgr Hermann Giguère p.h. et le Père Vincent Siret. Plus de 100 personnes étaient réunies à l'édifice des Servies diocésains de Québec pour cette présentation sous la présidence d'honneur du cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec et primat du Canada.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/863118-1060105.jpg?v=1289459902" alt="Lancement d'un livre sur les fondateurs et fondatrices de la Nouvelle-France dans le cadre du 400e de Québec et de l'Année jubilaire François de Laval" title="Lancement d'un livre sur les fondateurs et fondatrices de la Nouvelle-France dans le cadre du 400e de Québec et de l'Année jubilaire François de Laval" />
     </div>
     <div>
      Les contributions touchent les jésuites de Nouvelle-France: &quot;Les premiers jésuites de Nouvelle France. Dévotion à Marie et à l'Eucharistie  (Père Latourelle), Marie-Catherine de Saint-Augustin: &quot;De Marie à l'offrande rédemptrice&quot; (Soeur Bisson), Marie de l'Incarnation : &quot;Marie et l'Eucharistie ou le secret de Marie Guyart de l'Incarnation (Mme Nadeau-Lacour) et, pour François de Laval: &quot;Marie dans la vie d'un pasteur&quot; (Mgr Giguère)  et &quot;Mgr François de Laval, un amoureux de l'Eucharistie (Père Siret).       <br />
              <br />
       &quot;L'inspiration qui est à l'origine de cet ouvrage, a expliqué Mme Thérèse Nadeau-Lacour, concerne le souffle de ces fondateurs en ce qu'il a de singulier et communicable aussi. Les cinq chercheurs, chacun à sa manière, tentent de libérer ce souffle qu'ils considèrent comme l'âme de ce pays, en retrouvant ses traces dans ses manifestations visibles puis en amorçant, à partir d'elles, comme une remontée vers son origine...Ce livre a pour seule ambition de lever une partie du voile sur la source de ces forces fondatrices.&quot;       <br />
              <br />
       Anne Sigier au début de la soirée a réitéré sa joie de contribuer à mettre cet ouvrage à la disposition d'un large public au moment où en 2008 les regards se portent sur les origines de Québec. Les faits et gestes qui ont accompagné la vie des fondateurs et fondatrices ne manquent pas de laisser des traces et de nous interpeller aujourd'hui dans une Église qui a besoin de retrouver son souffle et ses racines.       <br />
              <br />
       Ensuite, les auteurs dirent leurs remerciements et présentèrent brièvement leur contribution, le Père Latourelle, âgé de 90 ans, faisant lire son texte par son confrère le Père Champagne. <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/index.php?action=article&amp;numero=171">En cliquant ici</a>, on peut lire le mot d'un des auteurs, Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec fondé par François de Laval en 1663.        <br />
              <br />
       Pour terminer avant le buffet et la séance de signatures, le cardinal Ouellet a tenu à féliciter Mme Nadeau-Lacour pour cette heureuse initiative qui permet de mettre en valeur ce qui a été la source de ces destins à nul autre pareils que ceux des fondateurs et fondatrices de notre Église en terre d'Amérique. Il a souligné qu'il appréciait particulièrement cet effort centré sur la dévotion à Marie et sur l'Eucharistie chez les fondateurs dans la perspective du 49e Congrès eucharistique international qui se tiendra à Québec du 18 au 22 juin 2008. &quot;Il ne pouvait pas y avoir d'ouvrage plus approprié&quot;, a-t-il confié. Il a aussi noté la qualité de l'édition et de la présentation matérielle du livre et en a chaleureusement félicité l'éditrice Anne Sigier.       <br />
              <br />
       Que ce livre, comme le souhaite Mme Nadeau-Lacour dans l'Avant-propos soit &quot;source d'inspiration...pour les croyants au seuil  du troisième millénaire de la nouvelle évangélisation&quot;.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Lancement-d-un-livre-sur-les-fondateurs-et-fondatrices-de-la-Nouvelle-France-dans-le-cadre-du-400e-de-Quebec-et-de-l_a172.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>«  Nous serons pour toujours avec le Seigneur » Homélie pour des funérailles</title>
   <updated>2010-11-04T00:42:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Nous-serons-pour-toujours-avec-le-Seigneur-Homelie-pour-des-funerailles_a114.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/622691-760083.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-04-30T01:44:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/622691-760083.jpg?v=1289459899" alt="«  Nous serons pour toujours avec le Seigneur » Homélie pour des funérailles" title="«  Nous serons pour toujours avec le Seigneur » Homélie pour des funérailles" />
     </div>
     <div>
      Homélie pour un défunt, église de Sts-Anges (Beauce), 28 avril 2007. Textes de l'Écriture:  2 Thess,  4, 13-14, 17d-18; Lc,  24, 13-35; lecture brève 24, 13-16, 28-35.       <br />
              <br />
       Je commence par cette phrase d’un grand historien, Jean Delumeau, qui peut éclairer avec bonheur notre rassemblement autour de la dépouille de celui qui nous a quitté. « Parce que le christianisme donne à Jésus sa plus grande dimension, parce que la résurrection du Sauveur donne un sens et un avenir à notre parcours terrestre, si difficile soit-il parfois, je continue à m’attacher à lui. » (p. 14) Quelle belle profession de foi.  Une foi que plusieurs parmi nous partagent, même s’ils n’ont pas les mots savants de Jean Delumeau.       <br />
              <br />
       Oui, tous ces croyantes et croyants sont de la race de ceux que nous avons rencontrés en lisant l’extrait de l’évangile de saint Jean qui nous raconte l’épisode des disciples d’Emmaüs. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">I- Un deuil et une séparation incontournables</span>       <br />
              <br />
       Les disciples d’Emmaüs témoignent d’une rencontre du Ressuscité bien particulière. Leur attachement à lui, qu’ils expriment avec coeur et en abondance, se voit confronté au mystère de l’absence. Ils ont beau parler de lui, se rappeler les moments heureux qu’ils ont vécus avec lui, son absence leur pèse lourd. Les mots restent bien en deçà de la rencontre de personne à personne qu’ils ont connue avec Jésus avant sa mort.       <br />
              <br />
       Ne sont-ils pas ainsi un peu comme nous avec ceux et celles que nous aimons et qui quittent pour toujours notre regard? Nos mots les font revivre, mais ils ne sont jamais que le rappel d’une absence qui nous va droit au cœur et que nous vivons dans le deuil et la séparation incontournables.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- Une rencontre inexprimable, mais bien réelle</span>       <br />
              <br />
       Mais revenons aux disciples d’Emmaüs. À mesure qu’ils partagent avec l’étranger qui les a rejoints, ils sentent en eux non plus seulement des mots qui montent, mais un je ne sais quoi de plus. « Nos cœurs n’étaient-ils pas brûlants? » constateront-ils plus tard? » Eh oui! pour eux dans la suite du récit, les mots laissent place à  une relation de personne à personne, à une rencontre inexprimable, mais bien réelle.       <br />
              <br />
       Bien sûr que l’absence physique demeure, mais elle n’empêche  pas la présence de la personne aimée. Ayant vécu la fin tragique de Jésus qui les prive d’une présence physique qui soutenait leur attachement à lui, celui-ci en prend pour son compte. « Nous pensions qu’il était celui qui nous sauverait, qui rétablirait la gloire d’Israël ». Des rêves brisés. Privés de cette présence physique, la tristesse les envahit. L’être humain a besoin de sentir, de toucher, de voir pour entrer en relation avec les personnes. Les disciples d’Emmaüs ne sont pas différents. Et pourtant l’étranger qui marche avec eux leur révèle que tout ne finit pas avec la mort physique.        <br />
              <br />
       Les disciples d’Emmaüs confrontés à une absence physique sont amenés sur un chemin différent et combien déroutant : celui de la foi. Ils sont les premiers des croyants. Et à ceux qui les suivent au temps de saint Paul, les Thessaloniciens, celui-ci rappelle qu’« il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance, Jésus nous le croyons est mort et ressuscité. » Rappel qui vaut encore pour nous au XXIe siècle. Oui, je vous le dis moi aussi « il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance, Jésus nous le croyons est mort et ressuscité. »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II- Le chemin de la foi vécue</span>       <br />
              <br />
       Voilà le défi auquel nous sommes tous confrontés : celui de la mort et de l’absence physique. Le chrétien, sans avoir toutes les réponses, prend le beau risque de la foi comme cet historien que je citais au début. Ce « beau risque » c’est celui de l’attachement à la personne de Jésus que nous reconnaissons toujours vivant et que nous retrouvons de diverses manières : dans l’autre que je regarde comme un frère et une sœur - « Aimez-vous les uns les autres »-, dans le pain et le vin partagé dans l’Eucharistie, dans le souffle de l’Esprit au cœur du plus petit, dans l’étranger, dans l’enfant qui pleure, dans le jeune qui se cherche etc.         <br />
              <br />
       Quel beau risque de chercher Jésus et de le chercher sans se lasser. La vie d’un chrétien n’est pas une « assurance tous risques ». Elle comporte ses moments d’hésitations, de doutes, de retards, de lenteurs, mais elle est remplie d’une espérance fondée sur la foi en la Résurrection du Jésus. « Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. »       <br />
              <br />
       Ce « beau risque » dont je viens de faire la description de façon très sommaire, le défunt que nous accompagnons, y a été plongé dès son enfance dans une famille croyante. Il a vécu comme les gens de sa génération les pratiques d’une église, disons-le, raide et sévère. Plus tard, dans les années 60 et 70, il ne comprenait pas comment et pourquoi les choses changeaient autant. À chaque fois que je le rencontrais, il me faisait part de ses questionnements toujours intéressants, mais je puis témoigner que, le dernier dimanche avant de mourir, lorsque je l’ai visité à l’hôpital, nous avons longuement parlé de la mort et de la foi qu’il avait conservée, une foi vive et confiante.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Devant le mystère de la mort physique, nous affirmons notre espérance fondée sur notre attachement à Jésus. Et pour manifester cet attachement nous refaisons les gestes que Jésus a fait avec les disciples d’Emmaüs et à la dernière Cène, car comme le dit saint Paul « chaque fois que vous faites cela, vous annoncez la mort et la résurrection du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ». Que cette célébration ouvre nos cœurs à cette présence mystérieuse de Jésus au moment où la disparition physique d’un être cher nous invite à chercher et découvrir l’au-delà des apparences et de l’absence.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre, p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 28 avril 2007
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="http://www.geocities.com/hgig.geo/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT
-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Nous-serons-pour-toujours-avec-le-Seigneur-Homelie-pour-des-funerailles_a114.html" />
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   <title>Homélie de mariage : "Laisser des traces"</title>
   <updated>2013-08-21T14:23:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-de-mariage-Laisser-des-traces_a246.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1198814-1559234.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2004-08-17T02:27:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le mariage de Rachel et Serge à St-Blaise le 14 août 2004 par l'abbé Hermann Giguère, oncle de la mariée.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1198814-1559234.jpg?v=1289459847" alt="Homélie de mariage : "Laisser des traces"" title="Homélie de mariage : "Laisser des traces"" />
     </div>
     <div>
      Lors d’une rencontre de famille à Sutton au début de cette année, Serge a surpris tout le monde, et notamment la principale intéressée, en se mettant un genou à terre pour lui demander de l’épouser. Émotions, rires, félicitations.       <br />
              <br />
       Quelques semaines plus tard, les futurs époux me contactent pour me demander de présider à leur mariage qu’ils désirent faire à l’église. J’accepte, naturellement.        <br />
              <br />
       Je sais que depuis, ils ont pris la peine de suivre la préparation au mariage religieux qu’offre la paroisse de St-Blaise, qu’ils ont, bien sûr, réfléchi encore sur leur démarche et qu’ils sont conscients du pas qu’ils feront devant nous aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Des traces d’amour qui manifestent la beauté de la vie</span>       <br />
              <br />
       Leur amour a déjà laissé des traces importantes. C’est lui qui les a réuni d’abord en couple, puis c’est lui qui s’est prolongé dans une belle petite fille, Catherine, que j’ai eu le plaisir de baptiser en septembre dernier.       <br />
              <br />
       Laisser des traces, c’est le propre, c’est l’essentiel de l’amour. Certains diront, oui, mais ces traces sont parfois malheureuses. Elles peuvent, hélas! susciter des blessures longues à guérir, engendrer des deuils difficiles à vivre. Oui, mais des traces d’amour, ce sont aussi des traces de vie, c’est vivre, c’est la vie qui se développe, qui grandit, qui évolue.       <br />
              <br />
       La vie, en effet, est un don merveilleux que nous partageons tous. C’est le mouvement, l’être, la croissance, la nouveauté, l’imprévu, la satisfaction. « Que c’est beau la vie » comme chantait Jean Ferrat.       <br />
              <br />
       Rachel et Serge apprécient la vie dans toutes ses dimensions. Ce qui est vivant les fascine. Regardez autour d’eux; il y a Catherine, bien sûr, mais aussi chevaux, chiens, poules, lapins et que sais-je encore. L’étape qu’ils vivent aujourd’hui en se mariant à l’église ne changera pas leur trajectoire de vie, mais elle laissera des traces d’amour, elle aussi.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Des traces qui sont des semences de vie éternelle en Jésus-Christ</span>       <br />
              <br />
       Ces traces laissées par leur amour béni à l’église prendront, nous le souhaitons, des formes et des couleurs inspirées du message de Jésus-Christ chez qui ils chercheront et trouveront inspiration, courage et élan.       <br />
              <br />
       En effet, Jésus, ce galiléen d’il y a 2000 ans, toujours vivant pour les croyants et croyantes qui le reconnaissent comme leur Seigneur et Sauveur, ce Jésus a vécu un amour fou pour l’humanité, pour l’Église, pour nous. Il nous reste uni de façon mystérieuse dans cet amour comme le sont l’époux et l’épouse. Il se fait l’Époux de toute l’humanité.       <br />
              <br />
       C’est ce que l’union du mariage signifie pour un chrétien croyant. Les baptisés qui s’unissent dans une relation d’époux et d’épouse nous permettent d’imaginer un peu ce qu’est la relation que Jésus-Christ a avec chacun et chacune d’entre nous. Comme tout amour, celle-ci laisse et laissera des traces qui ne s’effacent pas, des semences de vie éternelle que nous espérons dans la foi.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration religieuse du  mariage de Rachel et Serge nous permette de nous ouvrir encore plus à ce don de la vie qui se manifeste ici dans toute sa beauté et qui pour les baptisés est l’annonce d’une vie qui ne finit pas, d’un banquet céleste auquel nous sommes tous conviés.       <br />
              <br />
       Amen       <br />
              <br />
       -------------------------------------       <br />
              <br />
       Il est temps maintenant d’accompagner Rachel et Serge dans leur échange de consentements. Je les invite à se lever et à venir me rejoindre en avant.       <br />
               <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
              <br />
       le 14 août 2004       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1198814-1559276.jpg?v=1289459847" alt="Homélie de mariage : "Laisser des traces"" title="Homélie de mariage : "Laisser des traces"" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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