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 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
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 <updated>2014-10-30T14:05:56+01:00</updated>
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   <title>« Le voici qui vient » Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple</title>
   <updated>2013-02-14T00:19:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Le-voici-qui-vient-Homelie-pour-la-fete-de-la-Presentation-du-Seigneur-au-Temple_a516.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2013-02-01T22:40:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Aux aspirants et candidats au diaconat permanent de Québec Année C Séminaire de Québec 2 février 2013. Homélie pour la Présentation du Seigneur ou de la Présentation de Jésus au Temple par Mgr Hermann Giguère, P.H. Textes de l'Écriture: Malachie 3,1-4 et Luc 2, 22-40.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5186874-7738364.jpg?v=1359755669" alt="« Le voici qui vient » Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple" title="« Le voici qui vient » Homélie pour la fête de la Présentation du Seigneur au Temple" />
     </div>
     <div>
      Les textes proclamés il y un instant nous permettent de bien saisir le sens de cette fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur au Temple</span> qu'on appelle aussi la <span style="font-style:italic">Présentation de Jésus au Temple</span> en particulier le texte de Malachie qui en donne le sens profond. .       <br />
              <br />
       I-  <span style="font-style:italic">Une vie reçue, une vie donnée</span>       <br />
              <br />
       Réécoutons ce texte. « Voici que j’envoie mon Messager pour qu’il prépare le chemin devant moi…le messager de l’Alliance le voici qui vient ». Le vieillard Siméon fait écho à ce texte dans son cantique « <span style="font-style:italic">Nunc dimittis…</span> » « ...mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes et gloire d’Israël ton peuple. »       <br />
              <br />
       Ces textes chantent la beauté de la mission de ce jeune enfant que les parents présentent au Temple. C’est cet enfant exceptionnel que l’auteur de la <span style="font-style:italic">Lettre aux Hébreux </span>(10, 5.7) met en scène lorsqu’il dit : « Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation ; mais tu m'as formé un corps… Voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta volonté».  Et la volonté de Dieu c’est que toute l’Humanité soit sauvée : « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2, 4).  Le Père donne son Fils né de Marie pour le salut de tous. Il sera l’Agneau immolé (Jean 1, 9; Apocalypse 5, 12),  pour la multitude le Serviteur souffrant(Isaïe 42-53) qui est non seulement lumière des nations, mais qui offre sa vie en expiation pour le péché du monde.       <br />
              <br />
       Tel sera le destin de cet enfant que Marie et Joseph présentent au Temple. Sa vie est toute entière remise entre les mains du Père. Elle est reçue pour être donnée. Elle ne lui appartient pas comme un objet qu’on peut s’approprier. Il la reçoit et il la donne. Voilà ce qu’est le mystère de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur.</span>       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Récipiendaires du don de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ce mystère nous inspire encore aujourd’hui car nous sommes nous aussi des récipiendaires du don de Dieu. Cette vie qui est la nôtre ne nous appartient pas. Nous la recevons. Nous en sommes les dépositaires et notre plus beau cadeau sera de pouvoir dire un jour, de le dire déjà, « Père, je remets ma vie entre tes mains » (Luc, 23, 46) comme le fait la si belle prière de Charles de Foucauld (voir le texte à la fin). Oui, c’est alors la vraie <span style="font-style:italic">Présentation</span> qui est vécue.        <br />
              <br />
       Nous avons besoin, bien sûr, de nous entraîner à cette remise totale à Dieu. Et c’est vers Marie et Joseph que nous pouvons tourner notre regard aujourd’hui. Ils ont compris que cet enfant ne leur appartient pas. Ils l’ont reçu. Ils l’ont accueilli, En le présentant au Temple, ils reconnaissent en lui, « le messager désiré de l’Alliance », le Messie Sauveur,        <br />
              <br />
       Marie entend Anne lui dire que son cœur sera transpercé. Le chemin à préparer devant le Seigneur demandera beaucoup à ceux et celles qui se mettront à l’écoute de ce messager. « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent » (Luc 11, 28) dira-t-il dans sa prédication.       <br />
              <br />
       Vous voyez pourquoi de mystère de la <span style="font-style:italic">Présentation de Jésus au Temple</span>a été retenu comme point de référence fondamental pour la vie consacrée qui se veut une suite radicale du Christ à laquelle tous les baptisés sont invités, mais que certaines personnes s’engagent publiquement à  poursuivre en se libérant le plus possible de ce qui peut la retarder ou l’obscurcir.       <br />
              <br />
       III-  <span style="font-style:italic">Un héritage à nul autre pareil</span>       <br />
              <br />
       Avant de terminer, j’aimerais souligner comment cette fête nous plonge dans les racines judaïques du christianisme.        <br />
              <br />
       Marie et Joseph sont montés au Temple « au jour fixé…selon ce qui est écrit dans la Loi. ». Jésus est un fils d’Israël. Il baigne dans cet héritage. Les gestes de ses parents et les siens plus tard reprennent ceux de ses frères et sœurs juifs. Les psaumes nourrissent sa prière. Les bénédictions comme le « <span style="font-style:italic">Shema Israël </span>» - «Écoute, Israël » (Deutéronome 6, 4) qui est le texte principal de la liturgie juive qu’on récite le matin et soir accompagné de bénédictions font partie de sa vie quotidienne.       <br />
              <br />
       Nous partageons cet héritage encore aujourd’hui. L’Église a retenu les Psaumes comme sa prière officielle dans la <span style="font-style:italic">Liturgie des Heures </span>. L’agencement de notre célébration eucharistique se fait sous le mode de la bénédiction, de l’ «action de grâces », », de la « berakah ». La grande prière eucharistique est une « berakah » chrétienne où la Parole, le Pain et le Vin sont partagés en mémorial de la Pâque du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
        Voilà. Cette fête de la <span style="font-style:italic">Présentation du Seigneur, de Jésus, au Temple</span> comme vous le voyez va beaucoup plus loin que le symbole de la lumière qui en émane et qui l’a fait désigner comme la « chandeleur », la fête où on allume des chandelles. Mais à bien y penser, ces chandelles allumées ne sont-elles pas une image du Christ lui-même qui se laisse consumer pour éclairer et réchauffer l’humanité? Oui, nous avons besoin de laisser ce « Messager de l’Alliance » devenir lui-même l’Alliance Nouvelle qui s’adresse à toutes les nations, de tous les temps et de tous les lieux.       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie nous rende de plus en plus participants et participantes à ce projet d’amour d’un Dieu qui vient vers nous, qui nous donne la vie pour (comme le dit si bien une oraison de la liturgie quotidienne) pour, dis-je, qu’en offrant ce qu’il nous a donné, nous puissions le recevoir lui-même. Ce que je nous souhaite à toutes et à tous. Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Délégué épiscopal au Comité de la formation initiale du diaconat permanent du diocèse de Québec       <br />
       Le 2 février 2013.</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Mon Père,       <br />
              <br />
       Je m'abandonne à toi,       <br />
       fais de moi ce qu'il te plaira.       <br />
              <br />
       Quoi que tu fasses de moi,       <br />
       je te remercie.       <br />
              <br />
       Je suis prêt à tout, j'accepte tout.       <br />
       Pourvu que ta volonté       <br />
       se fasse en moi, en toutes tes créatures,       <br />
       je ne désire rien d'autre, mon Dieu.       <br />
              <br />
       Je remets mon âme entre tes mains.       <br />
       Je te la donne, mon Dieu,       <br />
       avec tout l'amour de mon cœur,       <br />
       parce que je t'aime,       <br />
       et que ce m'est un besoin d'amour       <br />
       de me donner,       <br />
       de me remettre entre tes mains, sans mesure,       <br />
       avec une infinie confiance,       <br />
       car tu es mon Père.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/hsp/hsiindc_foucauld_05.htm">Charles de Foucauld  (1858-1916)</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Homélie pour Noël : « Un Sauveur vous est né »</title>
   <updated>2013-01-24T03:16:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-Un-Sauveur-vous-est-ne_a508.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5068277-7566027.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-24T01:17:00+01:00</published>
   <author><name>Louis Corriveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie en la fête de Noël à la messe dans la nuit de Noël 2012 à Saint-Raymond de Portneuf au Québec par l'abbé Louis Corriveau, prêtre associé à la communauté des prêtres du Séminaire de Québec et curé de l'Unité pastorale.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5068277-7566027.jpg?v=1356309736" alt="Homélie pour Noël : « Un Sauveur vous est né »" title="Homélie pour Noël : « Un Sauveur vous est né »" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans la nuit de Noël.   Il fait noir.   Il fait froid.  Mais pour les besoins de la cause, je vous invite à vous projeter, par imagination, dans six mois, dans la nuit du 23 au 24 juin.   Imaginez que vous êtes sur le bord d’un lac et que vous apercevez un ami  qui est en train de se noyer.  Vous vous dépêchez car vous savez qu’il ne sait pas nager.    Heureusement, vous arrivez à temps et vous lui tendez la main.   Votre ami est hors de danger.        <br />
              <br />
       Dans le langage biblique, « vous l’avez délivré du mal ».   Comme la dernière phrase du Notre Père : « Mais délivre-nous du Mal. »   Votre ami était dans une situation qui menaçait sa vie.   Vous l’avez délivré de ce mal. Continuons l’exercice d’imagination.   Supposons que vous dites à votre ami : « Il serait temps que tu apprennes à nager » et qu’il accepte votre proposition.  Après quelques cours, votre ami est capable de nager.  Il  peut maintenant se lancer dans l’eau en toute sécurité.          <br />
              <br />
       Dans le langage biblique, en lui apprenant à nager, vous l’avez non seulement délivré du mal, « vous l’avez sauvé ».  Votre ami est sauvé car il a appris à être autonome lorsqu’il est dans l’eau.   Grâce à vous, il a pris une nouvelle stature, une nouvelle dimension.   Et lui aussi, à son tour, il pourra délivrer des personnes de ce mal, de la noyade.   Vous avez délivré du mal votre ami et, en plus, en lui apprenant à nager, vous lui permettez de porter du fruit pour les autres. C’est ça, être sauvé. C’est beaucoup plus que de se faire sortir du trouble.  Être sauvé, c'est avoir une vie amplifiée, épanouie et qui porte du fruit pour les autres.         <br />
              <br />
       Laissons le lac et la nuit de la St-Jean et revenons maintenant en cette froide nuit où nous entendons pour nous le message de l’Ange : Aujourd'hui vous est né un Sauveur.  Jésus est sauveur. Si Jésus est notre sauveur, c’est qu’il veut que nos vies soient amplifiées, épanouies et qu’elles portent du fruit pour les autres.  Comment Jésus a-t-il pu nous sauver? En donnant sa vie pour nous.    C’est ce que nous disent les Écritures :  Jésus s'est donné pour nous ... pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.  Cette grâce nous apprend à rejeter le péché et les passions d'ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux.       <br />
              <br />
              <br />
       Jésus s’est donné.    Sa vie a été un don.   D’ailleurs, je vous fais remarquer qu’à sa naissance, il a été déposé dans une mangeoire, un récipient pour la nourriture des animaux.  Dès le premier jour de sa vie, Jésus était destiné à s’offrir en « nourriture » aux autres.   Il a offert sa vie pour nous apprendre que vivre, c’est donner sa vie. Il s’est donné à nous pour que nous puissions « donner au suivant ».   Saint Paul nous dit que cette grâce d’un Dieu qui se donne nous apprend à vivre en hommes raisonnables c’est-à-dire à vivre dans la modération.  Sans la modération, je ne pense pas à l’autre.  Être raisonnable, vivre la modération, c’est vivre en me préoccupant de l’autre.  Jésus s’est donné à nous pour nous apprendre à penser aux autres et à vouloir le meilleur pour eux.         <br />
              <br />
       Est-ce possible pour nous de faire un pas de plus dans cette capacité de ressembler à Jésus?  Est-ce possible de voir nos vies amplifiées, élargies, épanouies et fécondes pour les autres?  Oui c’est possible, car la grâce qui s’est manifestée il y a deux mille ans est toujours active.  Nous pouvons faire appel à cette grâce.  Celui que les bergers ont contemplé jadis est là pour nous, ce soir.  Il est notre sauveur.         <br />
              <br />
       Devant le spectacle du mal dans le monde, nous avons parfois l’impression que la messe de Minuit n’est qu’une parenthèse sentimentale en dehors de la vraie vie.  En sortant de l’église, c’est facile de retomber dans le découragement, le fatalisme et de se dire qu’il n’y a rien à faire.  La messe de Minuit ne doit pas être une parenthèse.   Elle peut être un tremplin pour nous.   La Parole de Dieu nous dit que la grâce nous apprend à rejeter le péché et les passions d’ici bas. Nous n’appartenons pas au péché et aux passions.   Nous ne sommes pas les esclaves de nos pulsions. Nous ne sommes pas enfermés dans nos erreurs du passé. La grâce de Dieu est là pour nous et elle oriente nos regards vers l’avant.            <br />
              <br />
       Ce soir, nous contemplons un enfant dans une crèche.   Dans l’eucharistie que nous célébrons en cette nuit de Noël, ce n’est pas un enfant qui se donne à nous mais un homme vivant qui veut que nous soyons de plus en plus vivants.  Il veut faire de nous des êtres non seulement vivants mais des êtres vivifiants.  Le ressuscité se donne à nous ce soir pour nous apprendre à vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux et pour faire de nous un peuple ardent à faire le bien.   Jésus ressuscité se donne à nous, corps et sang, pour que nos vies soient amplifiées, épanouies et porteuses de fruit pour les autres.       <br />
              <br />
              <br />
       Dieu le Père nous donne son Fils en cadeau pour nous apprendre à faire de nos vies des cadeaux pour les autres.          <br />
              <br />
       En cette nuit de Noël, rendons grâce au Père de nous avoir donné son Fils qui nous sauve.  Rendons-lui grâce de nous le donner encore ce soir, dans l’eucharistie.   Que l’Esprit Saint vienne se joindre au Père et au Fils pour que la grâce se manifeste de nouveau, en cette sainte nuit, et qu’elle fasse de nous une éternelle offrande à sa gloire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Abbé Louis Corriveau       <br />
       St-Raymond de Portneuf       <br />
       25 décembre 2012</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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   <title>La Seigneurie de Beaupré  du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2012-01-18T04:26:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/La-Seigneurie-de-Beaupre-du-Seminaire-de-Quebec_a377.html</id>
   <category term="Documents" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2517080-3545013.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-11-30T19:59:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À cause d’un officier anglais qui écrivait que le Roi Louis XIV avait donné la Sei­gneurie de Beaupré à Mgr de Laval, on a, involontairement parfois, propagé à tort cette informa­tion. La réalité est bien autre. Mgr François de Laval a acquis la Seigneurie de Beaupré avec ses propres deniers.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2517080-3545013.jpg?v=1291144878" alt="La Seigneurie de Beaupré  du Séminaire de Québec" title="La Seigneurie de Beaupré  du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      De qui Mgr de Laval a-t-il acheté la <span style="font-style:italic">Seigneurie de Beaupré</span> ?        <br />
              <br />
       La <span style="font-style:italic">Seigneurie de Beaupré</span> fut concédée à la <span style="font-style:italic">Compagnie de la Nouvelle-France</span> [1] à Paris le 15 janvier 1636. <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/seigneurie_beaupre_transciption.htm">Cliquez ici</a> pour lire une transcription de l'acte de concession. Celle-ci comprenait le territoire de la Côte-de-Beaupré et l'Ile d'Orléans. C’est avec les actionnai­res de la Compagnie de la Nouvelle-France, connue par la suite sous le nom de Beaupré, que Mgr de Laval eut à transiger lorsqu’il décida, en 1662, d’acquérir la Seigneurie de Beaupré ainsi que l’Île d’Orléans, dans le but de doter la Société des prêtres du "<span style="font-style:italic">Séminaire des Missions Étrangères de Québec</span>" (d'où le sigle <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/explications.htm">SME</a>) qu'il fonda le 26 mars 1663. Il voulait, en effet, que cette communauté de prêtres, qui se nomme maintenant le "Séminaire de Québec", ait les ressources nécessaires pour ses oeuvres, principalement la formation des futurs prêtres.        <br />
              <br />
       Pour ce faire, il se mit à l'oeuvre et acheta les parts des associés Antoine Cheffault, Jacques Duhamel, Jean Rozée, la veuve de Georges Berruyer, Charles Aubert de la Chesnaye et Julien Fortin dit Bellefontaine. Julien Fortin fut le premier à vendre sa part le 11 février 1662, suivi des autres au cours des années postérieures. En 1668, Mgr de Laval avait acquis toutes les parts.        <br />
              <br />
       De son vivant, en 1680, Mgr de Laval légua à la <span style="font-style:italic">Société des prêtres du Séminaire de Québec</span> pour leur oeuvre d'évangélisation et d'éducation la <span style="font-style:italic">Seigneurie de Beaupré</span>, celle de l'Île Jésus (la Ville de Laval) qu'il avait acquise en cédant l'Île d'Orléans et la petite seigneurie de la Petite Nation (Montebello) qui fut vendue par les prêtres du Séminaire au père de Louis-Joseph Papineau qui la développa.        <br />
              <br />
       Si nous revenons à la <span style="font-style:italic">Seigneurie de Beaupré</span>, nous constatons qu'elle existe encore aujourd'hui, mais qu'elle ne couvre plus les fermes et les villages de la Côte-de-Beaupré. Elle est constituée uniquement de forêts et de lacs qu'on appelle communément les "terres du Séminaire". D’une superficie de près de 1600 km2, ce vaste territoire s’étend de la route 175, dans la région de Stoneham, jusqu’à la rivière du Gouffre à Saint-Urbain.        <br />
              <br />
       Pendant de nombreuses années, la plus grande des propriétés du <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/explications.htm">SME</a> incluait de nombreuses fermes qui avaient comme tâche d’approvisionner le Séminaire (où résidaient jusqu'à 900 étudiants, prêtres et employés) en farine, en produits laitiers, en viande d’élevage, en fruits et légumes, en bois de chauffage et en charbon. Au début du 20e siècle avant l'introduction du charbon, il fallait mille cordes de bois pour chauffer les édifices du SME et encore, on ne chauffait pas les corridors.        <br />
              <br />
       Dans les années 1970, les prêtres du Séminaire se départirent des fermes une à une. La <span style="font-style:italic">Grande Ferme </span>à St-Joachim devient à ce moment-là un centre d'interprétation et la <span style="font-style:italic">Petite Ferme</span> au pied du Cap Tourmente fut transformée en réserve faunique en raison de la présence des oies sauvages qui, le printemps et l'automne, en font un de leurs arrêts préférés dans leur migration saisonnière.        <br />
              <br />
       Ainsi disparaissait le<span style="font-style:italic"> Service des fermes</span>. Il ne reste aujourd'hui que le <span style="font-style:italic">Service forestier</span> qui assure, tel que voulu par le fondateur de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, le bienheureux François de Laval, un revenu de subsistance tiré de la forêt et des lacs pour les oeuvres et les services que celle-ci maintient pour le diocèse de Québec dont elle est fait partie intégrante sous l'autorité de l'Archevêque de Québec.        <br />
              <br />
       En 2005, le <span style="font-style:italic">Séminaire de Québec </span> a permis au consortium  <span style="font-style:italic">Boralex</span> et <span style="font-style:italic">Gaz Métro</span> de faire des études pour le développement de l'énergie éolienne sur ce territoire. <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/information_energie_eolienne_051011.htm">Voir le communiqué de presse</a>.  Et en 2011, le 2 juin, <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Les-parcs-d-eoliennes-de-la-Seigneurie-de-Beaupre-Levee-de-la-premiere-pelletee-de-terre_a419.html">la première pelletée de terre était levée</a> pour le développement des <span style="font-style:italic">Parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré</span> créés par  le consortium Boralex/Gaz Métro-Valener.       <br />
              <br />
              <br />
       [1] Note tiré de l'<span style="font-style:italic">Encyclopédie canadienne</span> de la fondation HISTORICA : La <span style="font-style:italic">Compagnie de la Nouvelle-France</span> ou <span style="font-style:italic">Compagnie des Cent-Associés</span> est fondée le 29 avril 1627 (approbation royale le 6 mai 1628) par le cardinal Richelieu, grand ministre de Louis XIII, pour établir l'Empire français en Amérique du Nord. Le territoire qui lui est octroyé comprend la NOUVELLE-FRANCE, de la Floride à l'Arctique et de l'Atlantique à l'Ouest inconnu, ainsi que d'importants privilèges de traite. En 1628, les Anglais capturent la flotte de la compagnie et, en 1629, la flotte et la colonie. Cette dernière est rendue à la France en mars 1632, mais la compagnie ne s'en remet jamais. En 1645, elle est forcée de sous-louer à la COMMUNAUTÉ DES HABITANTS ses droits et obligations, lesquels lui sont retirés le 24 février 1663. La Nouvelle-France devient alors une colonie royale.        <br />
              <br />
       ___________________________       <br />
              <br />
       Le Service forestier du Séminaire de Québec a inauguré en 2111 un <a class="link" href="http://www.seigneuriedebeaupre.ca/">site internet propre</a> où les usagers et les intervenants ont un accès de membre.       <br />
              <br />
       On peut rejoindre le Service forestier du Séminaire de Québec en s'adressant au Régisseur des forêts, Monsieur Jacques L. Laliberté, au numéro de téléphone 418-692-3981 ou par courriel en cliquant <a href="mailto:jlaliberte suivi du signe arobas et de seminairedequebec.ca?subject=A propos de la pageweb sur la Seigneurie de Beaupre"><font color="#800000">ici</font></a>.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/La-Seigneurie-de-Beaupre-du-Seminaire-de-Quebec_a377.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »</title>
   <updated>2009-12-30T03:24:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-fideles-defunts-En-cette-vie-ou-nous-esperons-le-bonheur-que-tu-promets_a306.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1682371-2269721.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-02T17:26:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2009 ( Année B), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Isaïe 25,6a,7-9; Rm 8,14-17 et Jn 12, 24-28.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1682371-2269721.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      En ce jour de la Commémoration des fidèles défunts, je vous propose cette année trois mots pour guider notre méditation : «mémoire», «espérance», «promesse». Ils rejoignent bien les textes que nous venons de lire.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">« Serviteurs fidèles et avisés »</span>       <br />
              <br />
       Nous faisons mémoire aujourd’hui de façon spéciale de trois de nos confrères qui nous ont quitté au cours de la dernière année. Il s’agit, comme vous le savez, de l’abbé Anicet Gréco, décédé le 15 janvier 2009,  de l’abbé Gaston Savard, décédé le 2 février 2009 et de l’abbé Edmond Labrecque, décédé le 6 mai 2009, en la fête du bienheureux François de Laval, notre fondateur.       <br />
              <br />
       Ils furent, chacun à leur manière, des serviteurs fidèles et avisés en réponse à leur appel au ministère presbytéral qu’ils ont exercé avec générosité dans des tâches nombreuses et variées dans les œuvres du Séminaire de Québec. À l’Université Laval pour l’abbé Gréco, au Petit Séminaire pour l’abbé Savard et au Grand Séminaire pour l’abbé Labrecque.       <br />
              <br />
       En faisant mémoire d’eux nous n’oublions pas aussi tous nos devanciers et tous les membres de nos familles qui nous ont quittés. Notre prière pour les défunts qui nous ont été proches garde non seulement leur mémoire, mais elle manifeste une communion qui défie et transcende le temps et l’espace.        <br />
              <br />
       En lien avec eux nous sommes invités à raviver notre espérance et à vivre aujourd’hui dans la confiance en la promesse d’un bonheur éternel qui nous attend comme le dit si bien la prière après le Notre Père : « Seigneur, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’Avènement de Jésus-Christ notre Sauveur. »       <br />
              <br />
       C’est en m’inspirant que cette prière que j’aimerais commenter maintenant les deux autres mots que j’ai retenus pour notre méditation : «espérance» et «promesse».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">« En cette vie où nous espérons... »</span>       <br />
               <br />
       «Espérance», la toute petite vertu comme la qualifiait  Péguy. «Espérance» qui n’est pas un simple espoir, ni un souhait jeté en l’air sans trop y croire. Petite vertu, peut-être, mais immense mouvement de l’être qui se tend vers l’infini en s’appuyant sur Celui qui ne peut décevoir : le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Père de Jésus Sauveur.        <br />
              <br />
       C'est dans ce mouvement de l'espérance que  &quot;la mort est surpassée, détruite pour toujours&quot; nous dit le prophète Isaïe dans la première lecture : « En lui nous espérions, et il nous a sauvés ». Voilà le résultat : non seulement à venir, mais déjà présent en cette vie. En Jésus, l’amour infini du Père nous rejoint, nous renouvelle, nous sauve. Il nous recrée dans une beauté qui resplendit de sa gloire. Le salut nous est donné comme un don et en même temps un gage d’éternité commencée.        <br />
              <br />
       Comme l’explique saint Paul « l’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur; c’est un Esprit qui fait de vous des fils.» Et il continue « Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. » Tout est dit.        <br />
              <br />
       L’espérance chrétienne est ancrée (ne la représente-t-on pas par le symbole de l'ancre dans la tradition iconographique <span style="font-style:italic">voir les notes à ce sujet plus bas</span>) dans cette certitude d’un amour qui n’a pas de limites, qui est sans retour et dont nous vivons maintenant comme l’ébauche de ce que ce sera dans la pleine lumière. Nous pouvons espérer car nous sommes sauvés, devenus fils et héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ.        <br />
              <br />
       Et c’est ici que le terme promesse prend tout son sens.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">« …le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur »</span>        <br />
              <br />
       La prière que j’ai citée tout à l’heure précise le sens de la promesse. Il s’agit de bonheur (de béatitude disait saint Thomas d’Aquin). Qu’est-ce à dire? Une promesse de plénitude comme on ne peut l’imaginer, une plénitude qui n’arrive pas au terme d’efforts, aussi héroïques soient-ils, mais qui survient comme un don, celui d’une présence, d’une relation vivante et continue « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur ». La promesse c'est le bonheur d'être avec le Christ non seulement maintenant, mais pour toujours lors de son Retour.       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens ont pensé un moment que cette présence qui se vérifierait dans le Retour du Christ serait le lot des nouveaux convertis dans un avenir à mesure humaine, de leur vivant même. Mais saint Paul les a amenés à percevoir que cette présence du Christ glorieux les rejoignait déjà de façon mystérieuse sous un mode de relation personnelle, d’une relation filiale dans laquelle il les invite à plonger avec confiance en fils de Dieu, sans esprit de crainte et sans peur.       <br />
              <br />
       Mystère tout de même que ce que vivent les fidèles défunts pour lesquels nous offrons nos prières. Mystère de cet espace qui précède la Parousie, le Retour du Christ qui nous emportera avec lui, Ressuscité et Glorieux, où « le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages » dans un monde nouveau que nous attendons aujourd’hui dans la foi, mais qui brillera de la Gloire du Père.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En cette célébration nous pouvons porter dans nos « vases fragiles » la certitude que nos défunts connaissent « ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’être humain, tout ce que Dieu prépare pour ceux qui l’aiment » (I Corinthiens 2.9). En refaisant les gestes de Jésus sur le pain et le vin nous redisons et nos proclamons notre espérance appuyée sur  sa promesse « jusqu’à ce qu’il vienne ».         <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 2 novembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1682371-2269759.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sculpture dans la pierre qui se trouve dans les Catacombes de Priscille à Rome (IIIe siècle)</span>       <br />
              <br />
       L'ancre est une figure voilée de la croix. Devenue le symbole de l'espérance du salut, elle est associée aux poissons qui dsignent les nouveaux chrétiens. On trouvera plus bas sur une autre image une variation moderne de ce symbolisme. L'ancre, symbole de la stabilité, était  devenue au IIe siècle l'image privilégiée de l'espérance (<span style="font-style:italic">Hébreux</span>, 6, 19). Clément d'Alexandrie dans le <span style="font-style:italic">Pédagogue</span>  nomme l'ancre parmi les signes qu'il recommande aux fidèles de graver sur leurs anneaux. Ce symbole de l'Église paléochrétienne apparaît dans la première moitié du IIe siècle, connaît son apogée au IIIe pour disparaître au cours du IVe siècle (Tome I, vol 2 col 1999-2031 du <span style="font-style:italic">Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie</span>.- Paris : Letouzay et Ané, 1907-1951)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1682371-2270693.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      Variation moderne d'un artiste québécois, Ulric Bilodeau, pour la patène d'un calice fait par Gilles Beaugrand, orfèvre de Montréal (Canada), en 1962.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-fideles-defunts-En-cette-vie-ou-nous-esperons-le-bonheur-que-tu-promets_a306.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »</title>
   <updated>2010-06-28T23:33:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-fideles-defunts-La-vie-ne-passe-pas-elle-est-transformee_a220.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1096089-1395032.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-11-03T22:10:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la messe pour les confrères défunts au lendemain de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 3 novembre 2008, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. . Textes de l'Écriture: Sg 2, 1-4a.22-2; 3,1-9; Lc 12,35-38.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1096089-1395032.jpg?v=1289459843" alt="Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »" title="Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »" />
     </div>
     <div>
      Cette année nous nous réunissons le lendemain de la Commémoration des fidèles défunts puisque celle-ci tombait le dimanche et se célébrait en paroisse. Nous avons tenu à ce que la communauté des prêtres se réunisse autour de la table eucharistique aujourd’hui pour prier ensemble pour nos confrères défunts, en particulier pour monsieur l’abbé Noël Baillargeon décédé le 18 janvier 2008 l’âge de 93 ans et 11 mois et pour qui nous avons célébré une messe des funérailles le 22 janvier suivant  à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Nous ferons mémoire aussi de tous ceux que nous avons connu et de tous nos devanciers qui ont établi et servi le Séminaire de Québec depuis 345 ans maintenant.        <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Une vie après la mort</span>       <br />
              <br />
       En faisant mémoire de nos devanciers et en priant pour eux, notre solidarité avec les défunts se manifeste de façon simple, mais riche. En effet, c’est dans une relation toujours actuelle, malgré le changement, que se vit cette relation. La prière pour les défunts nous permet d’entrer dans ce réseau d’amour, de paix, de bonheur dont nous faisons partie avec eux. Ils ont franchi une limite qui nous est familière celle du temps et de l’espace. Leur vie, cependant, comme le dit la préface de la messe des défunts, n’est pas terminée, elle est transformée.       <br />
               <br />
       La fête de la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts ont quelque chose en commun. Ces deux fêtes nous parlent d’une même vie, d’une vie transformée, une vie éternelle, une vie après la mort.  Si nous ne croyions pas à une vie après la mort, il serait contre-indiqué de célébrer la fête de la Toussaint  et, encore moins indiqué, de prier pour les défunts.       <br />
                <br />
       Par sa résurrection, Jésus ouvre la voie d’ « un lieu  où le temps s'arrêtera sur nous pour céder le pas à l'éternité ; où l'amour sera total », comme le dit si bellement le Père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison de sa Sainteté.       <br />
              <br />
       Qu’est-ce à dire? Permettez-moi de partager avec vous quelques moments de méditation sur ce thème de la « vie transformée ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une transformation d’un don reçu</span>       <br />
              <br />
       Notre vie ne nous est pas prêtée. Elle nous est donnée. Et ce qui nous est donné nous le recevons. Nous ne sommes pas l’auteur de ce don merveilleux. Benoît XVI le note avec justesse dans son encyclique <span style="font-style:italic">Spe salvi</span> : &quot;La vie dans le sens véritable, on ne l'a pas en soi, de soi tout seul et pas même seulement par soi: elle est une relation&quot;, écrit-Il. Et il poursuit : &quot;Et la vie dans sa totalité est relation avec Celui qui est la source de la vie.&quot; (numéro 27)       <br />
              <br />
       Bien sûr que nous pouvons, comme l’incroyant dont parle le livre de la Sagesse, nous contenter d’une lecture superficielle, à ras de terre. Notre souffle s’évanouit. La pensée s’éteint. Le corps s’en va en cendres. Il n’y a plus rien. Écoutez-le : « Nous sommes nés par hasard, et après, nous serons comme si nous n’avions pas existé : le souffle de nos narines s’évanouit comme la fumée, et la pensée est une étincelle qui jaillit au battement de notre cœur : si elle s’éteint, le corps s’en ira en cendres, et l’esprit se dissipera comme une brise légère. » (Sg  2, 2-3)        <br />
              <br />
       Ne peut-on pas prendre le risque d’aller  plus loin que cette lecture sans espérance? Pourquoi ne pas reconnaître que si la vie nous est donnée, elle l’est « pour le temps et l’éternité »? Avouons que nous ne connaissons pas encore toute la richesse du don reçu. Pourquoi ce don devrait-il disparaître? N’est-il pas plus juste de reconnaître, comme nous le faisons dans la foi, que nous n’avons pas pris encore toute la mesure du don reçu?       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un don « pour le temps et l’éternité »</span>       <br />
              <br />
       Bien sûr l’expérience commune ne peut être mise de côté et rejetée du revers de la main : notre vie change et par la mort elle échappe à nos certitudes et à nos sensations. Le croyant n’évite ni ne fuit l’angoisse du « devoir mourir ».        <br />
              <br />
       La foi, cependant, nous dit que la vie après la mort existe. « Vita mutatur, non tollitur.» La vie est changée, elle n’est pas détruite. Le don de la vie est un don « pour le temps et l’éternité ». Après le passage de la mort physique, il continue de se déployer encore, de se livrer, dans une beauté que nous ne pouvons imaginer et dans une plénitude inouïe. C’est l’ « amour total » dont parle le Père Cantalamessa.       <br />
              <br />
       Saint Paul n’écrivait-il pas aux Corinthiens : « L’amour ne passera pas » (I Co 13,8), car, voyez-vous, la transformation est déjà commencée. Comme l’expérimente saint Jean de la Croix (1543-1591), le grand docteur mystique espagnol,  nous sommes sur le chemin d’une « union transformante », une « union d’amour » (cf. <span style="font-style:italic">La Montée du Carmel</span>, livre 2, chapitre 4)  avec Celui que l’œil ne peut voir et que les mains ne peuvent toucher, une union vécue ici-bas dans le mystère de la nuit bien souvent, derrière le voile qui atténue sa souveraine splendeur, dans la foi en Celui qui est passé par la mort et que le Père a relevé le rendant puissant pour nous sauver et le faisant le Premier-Né d’une multitude.        <br />
              <br />
       Ces nuits terribles comme celles que nous découvrons dans les écrits intimes de Mère Teresa de Calcutta (<span style="font-style:italic">Viens soit ma lumière.  Les écrits intimes de la &quot;Sainte de Calcutta&quot;</span>, textes édités et commentés par Brian Kolodiejchuk MC - traduit de l'anglais par Cécile Deniard et Delphine Rivet, Éditions Lethielleux, Paris, 2008, 444 pages) sont le signe d’une transformation « totale » que nous attentons dans la foi et l’espérance, attente qui faisait répéter aux premiers chrétiens le célèbre « Maranatha » (Viens, Seigneur, viens).        <br />
              <br />
       Ce qui s’ouvre à nos frères et sœurs défunts au moment du passage par la mort c’est l’ « union transformante » totale. Une plénitude de vie. Une relation d’amour qui les fait dire comme le ferait un nouveau-né : « voilà que j’arrive à la pleine lumière », « c’est donc cela que je vivais déjà sans pouvoir en mesurer toute la beauté ».        <br />
              <br />
       Il arrivera que certains devront encore progresser dans leur marche vers cette union à nulle autre pareille. Ils sont rendus, mais encore éloignés de quelque façon. Ce sont nos frères et sœurs de l’Église « souffrante », « ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés » comme le dit <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> (numéro 1030). Nous offrons pour eux et pour elles la sainte Eucharistie et nous les portons dans notre prière.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L’ « amour total », l’ « union transformante » : voilà, mes frères, ce que le croyant expérimente lorsqu’il attend son maître; voilà ce que le croyant confesse quand il dit : « Je crois à la résurrection des morts et à la vie du monde à venir »; voilà ce que le croyant incarne dans les gestes envers le pauvre, l’affamé, le prisonnier, le malade comme le dit l’évangile de Mathieu au chapitre 25. Le croyant que nous sommes, comme disciple de Jésus, entrevoit un monde autre, transformé. Il espère le retour du Maître et il l’attend.        <br />
              <br />
       Le Maître lui aussi l’attend. Il a revêtu la tenue de service, il lave les pieds de ses serviteurs. Il est là à la porte. « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai, je prendrai le repas avec lui et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20).       <br />
              <br />
       Chers frères, c’est déjà ce que nous pouvons vivre dans cette Eucharistie. À travers le signe du Pain et du Vin partagés, laissons nos cœurs s’approcher de celui qui a dit : « Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie, qu’on l’ait en plénitude. » (Jn 10,10).        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 3 novembre 2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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<!-- remplacé par le javascript  qui précèse le 25 janvier 2009


<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
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