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 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
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 <updated>2014-10-30T14:20:00+01:00</updated>
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   <title>Invitation aux prêtres de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert pour la Fête de saint François de Sales anticipée au 23 janvier 2013</title>
   <updated>2013-01-20T17:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Invitation-aux-pretres-de-la-region-pastorale-de-Portneuf-Lorette-Louis-Hebert-pour-la-Fete-de-saint-Francois-de-Sales_a506.html</id>
   <category term="Actualité" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5028529-7508165.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-01-04T22:00:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les prêtres du Séminaire de Québec vénèrent saint François de Sales, comme leur second patron. À chaque année lors de sa fête qui est parfois déplacée de quelques jours à cause des contraintes de lieu, il y a une CONCÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE communautaire suivie d'un repas fraternel, Cette année ce sera le mercredi 23 janvier 2013 .     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5028529-7508165.jpg?v=1355753873" alt="Invitation aux prêtres de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert pour la Fête de saint François de Sales anticipée au 23 janvier 2013" title="Invitation aux prêtres de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert pour la Fête de saint François de Sales anticipée au 23 janvier 2013" />
     </div>
     <div>
      Jusqu’en 1981, les prêtres du Sémi­naire invitaient leurs confrères à l'occasion la fête de leur patron secondaire, saint François de Sales, évêque et pasteur. Cette tradition a été reprise en 2004 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. En remettant à l’honneur cette tradition en <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales_2004.htm#tailleur">2004</a>, la communauté des prêtres du Séminaire dans un esprit de fraternité presbytérale, invite des confrères du presbyterium diocésain à s'unir à eux pour cette fête. Cette année ce sont les prêtres de la Région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert qui reçoivent cette invitation.        <br />
              <br />
       La concélébration eucharistique  aura lieu <B>le mercredi  23 janvier 2013 à 16h </B> à la chapelle du 6e étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec (1, rue des Remparts), puis par la suite les prêtres, les séminaristes et les invités se rendront à la Salle des prêtres pour une santé suivie d'un repas fraternel. <BR><BR>       <br />
              <br />
       Entrée  par la porte du stationnement de 20, Port-Dauphin <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net./sme/carte_briand_sme.htm">voir carte du quartier</a>.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="https://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Voici quelques <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#sme">témoignages</a> que monsieur le Chanoine Laurent Tailleur, ex-archiviste du Séminaire de Québec, a colligés et qui font état de la célébration de la "Saint François de Sales" autrefois.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="https://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Documents sur la <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#hgig">vie et la spiritualité</a> de saint François de Sales (1567-1622).       <br />
              <br />
       <IMG SRC="https://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0">  <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">Cliquez ici pour les homélies sur saint François de Sales</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Invitation-aux-pretres-de-la-region-pastorale-de-Portneuf-Lorette-Louis-Hebert-pour-la-Fete-de-saint-Francois-de-Sales_a506.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Invitation aux prêtres de la région pastorale Laurentides/Québec-Centre pour la Fête de saint François de Sales déplacée au 25 janvier 2012</title>
   <updated>2012-02-24T02:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Invitation-aux-pretres-de-la-region-pastorale-Laurentides-Quebec-Centre-pour-la-Fete-de-saint-Francois-de-Sales-deplacee_a446.html</id>
   <category term="Actualité" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3572127-5157211.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-06T04:01:00+01:00</published>
   <author><name>Webmestre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les prêtres du Séminaire de Québec vénèrent saint François de Sales, comme leur second patron. À chaque année lors de sa fête qui est parfois déplacée de quelques jours à cause des contraintes de lieu, il y a une CONCÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE communautaire suivie d'un repas fraternel, Cette année ce sera le mercredi 25 janvier 2012 . Jusqu’en 1981, les prêtres du Sémi­naire invitaient leurs confrères à l'occasion la fête de leur patron secondaire, saint François de Sales, évêque et pasteur. Cette tradition a été reprise en 2004 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3572127-5157211.jpg?v=1324503713" alt="Invitation aux prêtres de la région pastorale Laurentides/Québec-Centre pour la Fête de saint François de Sales déplacée au 25 janvier 2012" title="Invitation aux prêtres de la région pastorale Laurentides/Québec-Centre pour la Fête de saint François de Sales déplacée au 25 janvier 2012" />
     </div>
     <div>
      En remettant à l’honneur cette tradition en <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales_2004.htm#tailleur">2004</a>, la communauté des prêtres du Séminaire dans un esprit de fraternité presbytérale, invite des confrères du presbyterium diocésain à s'unir à eux pour cette fête. Cette année ce sont les prêtres de la Région pastorale Laurentides/Québec-Centre qui ont reçu cette invitation.        <br />
              <br />
       La concélébration eucharistique présidée par le nouvel évêque auxiliare élu, Mgr Denis Grondin, aura lieu <B>le mercredi  25 janvier 2012 à 16h </B> à la chapelle du 6e étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec (1, rue des Remparts), puis par la suite les prêtres, les séminaristes et les invités se rendront à la Salle des prêtres pour une santé suivie d'un repas fraternel. <BR><BR>       <br />
              <br />
       Entrée  par la porte du stationnement de 20, Port-Dauphin <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca./carte_briand_sme.htm">voir carte du quartier</a>.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="https://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Voici quelques <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#sme">témoignages</a> que monsieur le Chanoine Laurent Tailleur, ex-archiviste du Séminaire de Québec, a colligés et qui font état de la célébration de la "Saint François de Sales" autrefois.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="https://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Documents sur la <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#hgig">vie et la spiritualité</a> de saint François de Sales (1567-1622).       <br />
              <br />
       <IMG SRC="https://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0">  <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">Cliquez ici pour les homélies sur saint François de Sales</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Invitation-aux-pretres-de-la-region-pastorale-Laurentides-Quebec-Centre-pour-la-Fete-de-saint-Francois-de-Sales-deplacee_a446.html" />
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  <entry>
   <title>Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é.</title>
   <updated>2012-01-22T20:45:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Les-defis-de-la-mission-dans-l-Eglise-de-Quebec-aujourd-hui-et-les-moyens-d-y-repondre-Bertrand-Roy-p-m-e_a441.html</id>
   <category term="Actualité" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3447549-4959743.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-11-18T02:06:00+01:00</published>
   <author><name>Bertrand Roy</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 17 novembre 2011, 125 prêtres venant de toutes les parties de la région pastorale de la Rive Nord se sont retrouvés pour entendre Bertrand Roy p.m.é. sur le thème de la mission aujourd'hui. "Pasteurs au coeur d'une Église missionnaire et évangélisatrice" lisait-on dans le programme. La veille, à la salle du Journel à St-Joseph-de-Beauce, 75 prêtres de la région pastorale de la Rive Sud avaient pu bénéficier des enseignements concrets, pratiques et théologiques du conférencier.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3447549-4959743.jpg?v=1321586070" alt="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." title="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." />
     </div>
     <div>
      <b>Voir plus loin le texte intégral des interventions de l'abbé Bertrand Roy p.m.é, </b>       <br />
              <br />
       La journée de la Rive Nord s'est déroulé à la maison généralice des Soeurs de la Charité à Beauport. Elle a commencé par une <span style="font-style:italic">Lectio divina </span>à partir de 2 Corinthiens 5, 11-21 présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada. Après cette méditation riche et remplie, Bertrand Roy p.m.é. a commencé sa série de trois entretiens : deux en avant-midi et un en après-midi.       <br />
              <br />
       Le contenu de ces entretiens a été d'un richesse remarquable. Ils furent donnés avec aplomb, expérience et clarté. Le conférencier a été des plus appréciés par les participants. Vous trouverez ici un aperçu de ces entretiens présentés bien sommairement. Vous en trouverez le texte intégral plus loin.        <br />
              <br />
       Allons-y pour quelques notes prises sur le vif.       <br />
              <br />
       <b>Première conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou devons-nous être &quot;de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Cet exposé visait à situer l'exercice du sacerdoce ministériel (fonction) dans le contexte de la pratique et de la théologie de la mission. Le conférencier s'est demandé s'il était possible de &quot;faire église&quot; autrement . Existe-t-il une autre façon? Oui, répond-il, et c'est plus qu'une question de tâche, c'est dans l'exercice de la charité pastorale que le prêtre trouvera du bonheur. C'est ce que dit le <span style="font-style:italic">Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres</span> de Vatican II au numéro 14 que <span style="font-style:italic">Pastores dabo vobis </span> reprend largement. La charité pastorale prend tout son sens lorsque le ministère sacerdotal est envisagé dans sa dimension missionnaire. Le prêtre développe alors une attitude de &quot;conversion pastorale&quot; permanente. Il accepte ainsi d'aller vers des horizons toujours nouveaux comme l'y invite la lettre aux prêtres de <span style="font-style:italic">l'Assembleé des évêques catholiques du Québec </span>en 2009.       <br />
              <br />
       Pour mieux situer l'exercice du sacerdoce ministériel, le conférencier montre l'importance d'une théologie et d'une pratique de la Mission. Avant d'arriver aux moyens concrets, il est essentiel de mettre au point une vision éclairée et solide de la Mission.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue théologique</span>, la MIssion nous renvoie au Dessein de Dieu. L'Église n'existe pas pour elle-même, mais pour les autres. L'Église est au service du Dessein de Dieu, du mouvement de l’amour trinitaire qui embrasse toute l’humanité, c’est le souffle de l’Esprit qui unit toute l’humanité au mystère pascal du Christ, d’une façon que Dieu connaît. Cette constatation incontournable implique deux conséquences : 1) écoute et discernement des signes de l'action de l'Esprit et 2) conversion du regard ecclésial sur soi et sur les autres.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue pratique</span>, la Mission empruntera la même route que celle du Christ, comme le rappelle le Décret <span style="font-style:italic">Ad gentes</span> de Vatican II. La mission de l’Église écrivent les Pères du Concile Vatican II « continue et développe au cours de l’histoire la mission du Christ lui-même, qui fut envoyé pour annoncer aux pauvres la bonne nouvelle; c’est donc par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service… » (numéro 5). L'Église est en chemin. La forme de la marche de l'Église c'est le pèlerinage - Ecclesia peregrinans - et  sa mission est sans cesse marquée par un dialogue prophétique entre les membres de l'Église et avec les autres qui l'entourent et avec lesquels elle interagit. C'est au coeur même des transformations que nous vivons que la &quot;nouvelle évangélisation&quot; se réalise. La vérité de l'Évangile est attestée par la qualité des relations que l'Église suscite à l'intérieur et à l'extérieur dans une gratuìté à l'image de la gratuité du don de Dieu.        <br />
              <br />
       Bertrand Roy  p.m.é. termine cette première conférence avec une image saisissante en comparant le ministère presbytéral à un diapason. Le prêtre, explique-t-il, n'est pas le chef d'orchestre, il ne joue pas de solos, il ne chante pas plus haut que les autres, il entend le &quot;la&quot; et il permet à la communauté de chanter juste.       <br />
              <br />
       <b>Deuxième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou la passion des &quot;supermans de la pastorale&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette deuxième conférence, Bertrand Roy p.m.é. aborde la spiritualité de la MIssion. Son exposé vise à approfondir la dimension existentielle (être) de l'exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective de spiritualité missionnaire. Il serait trop long ici de reprendre les multiples exemples que le conférencier a apportés Qu'il suffise de noter son insistance pour situer cette spiritualité de la Mission dans  un mouvement qui la précède et qui la dépasse, celui du Dessein de Dieu qui vient vers l'humanité et lui donne son Fils. &quot;C'est, dit-il, un problème de foi, de foi risquée&quot;. Comme Paul, le prêtre engage toute son existence au service de la mission. La spiritualtié missionnaire est avant tout existentielle. Exemples: Mgr Gustave Prévost et Charles de Foucauld. Des témoins, une présence, une communion, une vocation qui va toujours en avant, ouverte dans l'espérance, voilà des caractéristiques d'une authentique spiritualité missionnaire.       <br />
              <br />
       <b>Troisième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou &quot;l'avenir d'un ministère au service de la communion missionnaire&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette conférence, Bertrand Roy p.m.é. a identifié quelques pistes d'avenir pour l'exercice &quot;consolant&quot; d'un ministère aux horizons nouveaux. Il en a indiqué cinq.       <br />
              <br />
       1) Mettre en fonction une communauté de collaborateurs et de collaboratrices qui ont un coeur rempli d'espérance, qui ont des désirs ardents et qui prennent le temps de partager ensemble dans la familiarité de la vie quotidienne et la détente.       <br />
              <br />
       2) Passer de la logique du succès à celle de la fécondité, ce que Mgr Lacroix avait appelé plus tôt en s'adressant à ses prêtres &quot;réussir&quot; versus &quot;accomplir&quot; en donnant l'exemple de Jésus qui n'a pas &quot;réussi&quot;, mais qui a &quot;accompli&quot; sa mission : &quot;Père, tout est accompli&quot; (Jean 19, 23) . Le Seigneur demande au pasteur de porter du fruit. Le pasteur est un semeur, c'est Dieu qui donne la croissance, mais le pasteur doit sarcler; bêcher, arroser pour que la semence s'enracine et porte du fruit. Il est important dans nos évaluations pastorales de le faire toujours en terme de &quot;fruits&quot; et non en termes de &quot;réussites&quot;.       <br />
              <br />
       3) Maintenir une saine tension entre le local et l'universel. &quot;Des racines et des ailes&quot;.... Être enracinés dans un milieu précis est essentiel à la Mission. D'autre part, l'ouverture, la mobilité sont nécessaires. Enracinement dans un contexte global.       <br />
              <br />
       4) Développer la fraternité sacerdotale et relever le défi des &quot;inters&quot; : l'inter-générationnel, l'inter-culturel, l'inter-ministères. Le conférencier donne ici plusieurs illustrations concrètes de cette piste.       <br />
              <br />
       5) Cultiver la formation, la formation initiale (séminaire, stages etc.) et la formation permanente.       <br />
              <br />
       Le conférencier termine par un souvenir de Paul VI à la fin de sa vie, en juillet 1978, qui, s’adressant à des représentants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer, au moment de quitter ses invités, improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir». Que les pasteurs, à l'exemple de Paul VI,  soient toujours conscients que c'est une dignité d'aimer et de servir ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
              <br />
       On peut lire une conférence de Bertrand Roy p.m.é. donnée au Montmartre canadien à Québec le 20 février 2008 qui touche plusieurs des points abordés dans les entretiens qui précèdent :  <a class="link" href="http://www.lemontmartre.net/archives/conference_bertrand_roy.pdf">L’évangélisation au XXIe siècle : Quelles surprises nous attendent?</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <b>Bertrand Roy, p.m.é. </b>       <br />
              <br />
       Directeur et rédacteur en chef de la revue <span style="font-style:italic">Missions Étrangères</span> de 1985 à 1986 et directeur de la publication depuis 2003, Bertrand Roy a été missionnaire en Indonésie de 1976 à 1982 et au Cambodge de 1995 à 1996. Il dirige aujourd'hui des dossiers relatifs à la formation en plus d'enseigner la missiologie à l'université. Il est membre du Conseil central de la Société des prêtres des Missions Étrangères depuis 2003, poste qu'il avait auparavant occupé de 1985 à 1991.        <br />
       ¨       <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Texte intégral des interventions de l'Abbé Bertrand Roy p.m.é.</b>       <br />
              <br />
       <b>Pasteurs au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontres régionales des prêtres – Novembre 2011       <br />
       Archidiocèse de Québec</span>       <br />
              <br />
       	Durant la dernière année, ce fut pour moi un privilège que de faire le tour des régions pastorales pour une réflexion sur la paroisse dans la perspective de la nouvelle évangélisation. Je vous en remercie sincèrement. Aujourd’hui un autre cadeau m’est offert : collaborer à une réflexion sur la dimension missionnaire de notre ministère sacerdotal dans le contexte de la réorganisation pastorale en cours. Quel est l’avenir de notre ministère et de notre être comme prêtres à l’intérieur du grand chantier des réaménagements pastoraux?       <br />
              <br />
       	En préparant cette journée, je me suis laissé interpeller par des questions soulevées par le Conseil presbytéral du 19 septembre dernier.  «  On note un changement dans le service et la présence au gens dans ce nouveau redécoupage des  communautés. Dans ce nouveau contexte, nous sommes de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques. Comment allons-nous passer de la conversion structurelle à la conversion pastorale? » Je m’inspire de cette question pour tenter de situer l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       	Je pense ici à mon premier évêque dans le Nord de Sumatra en Indonésie, Mgr Pius Datubara, un capucin indonésien. Il avait une telle une âme de pasteur qu’il semblait se reprocher d’être évêque, comme s’il y avait ainsi un prêtre de moins pour répondre aux besoins pastoraux immédiats des communautés. Les prêtres devaient faire la queue avec tous les pauvres de la ville pour pouvoir lui parler. Je pense aussi à un autre évêque, un prêtre diocésain polonais, que j’ai connu durant mes années d’étude dans son diocèse. Il était toujours en voyage et s’en remettait à ses collaborateurs pour les tâches administratives et la gestion du quotidien. Les foules l’adoraient, mais ses collaborateurs étaient parfois essoufflés, souvent laissé à eux-mêmes.       <br />
              <br />
       	Tous les deux, Pius Datubara et Karol Wotyla, furent pour moi des témoins de la charité pastorale, de cette « charité du Christ qui nous presse ». Cette charité pastorale, comme service de proximité et présence quotidienne aux gens, devient-elle un idéal impossible à vivre dans le contexte des réaménagements pastoraux actuels? Somme-nous condamnés à  être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       Réaménagements pastoraux et exercice de la charité pastorale       <br />
              <br />
       	En avril 2010, dans une lettre qu’ils adressaient aux prêtres à l’occasion du Jeudi saint, les évêques du Québec exprimaient leur encouragement et leur reconnaissance. Dans cette même lettre, il était question des préoccupations actuelles des prêtres, qu’il s’agisse des réorganisa­tions pastorales, du lien avec leur évêque, de leur formation, de leur équilibre de vie, de leur situation financière. Après avoir rappelé le contexte diffi­cile dans lequel les prêtres sont appelés à exercer leur ministère aujourd’hui au Québec, souvent en se butant à l’indifférence des uns ou à l’agressivité des autres, les évêques du Québec affirmaient que « les réalités sociologiques et une décroissance numérique nous convainquent de plus en plus qu’il faut &quot;faire autrement&quot; pour que notre tâche soit humainement supportable et spirituellement gratifiante. On doit cependant l’affirmer clairement : la situation actuelle nous oblige à revenir à ce qui est la source de notre sacerdoce. » (AECQ, Lettre d’amitié des évêques du Québec à leurs confrères prêtres à l’occasion du Jeudi saint de l’année sacerdotale, 1er avril 2010).       <br />
              <br />
       	Faire autrement. Cette expression est devenue un slogan dans notre environnement politique, social et même ecclésial. On parle de faire Église autrement. Dans certaines Églises locales au passé missionnaire glorieux, on entend même des invitations à la désobéissance. Si l’exercice du ministère des prêtres devient une tâche qui n’est plus humainement supportable ni spirituel­lement gratifiante, il y a un sérieux problème dans la demeure et il faut évidemment faire autrement.       <br />
              <br />
       	Existe-t-il une autre façon de faire permettant de contrer la pénurie de main d’œuvre, l’abandon prématuré, l’épuisement professionnel ou le senti­ment de libéra­tion quand sonne enfin l’heure de la retraite. Il y a certainement moyen de faire autrement puisqu’il y a des prêtres heureux dans leur ministère. Nous en connaissons. Nous en sommes. Nous savons aussi que la même tâche peut être écrasante et terrible pour l’un et stimulante et valorisante pour un autre. C’est plus qu’une question d’ouvrage. Etre heureux comme prêtres dans la situation actuelle suppose que nous retrouvions constamment le chemin qui mène à la source de notre sacerdoce.        <br />
              <br />
       	Selon le décret de Vatican II sur le ministère et la vie des prêtres, c’est dans l’exercice de la charité pastorale, en menant la vie même du Bon Pasteur dans l’unité de la mission de l’Église, que les prêtres trouveront l’unité de leur propre vie et leur bonheur (cf. Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 14). S’il faut faire autrement pour que la tâche des prêtres soit humainement supportable et spirituelle­ment gratifiante, il faut revoir notre façon d’exercer cette charité pastorale.       <br />
              <br />
       	La charité pastorale implique une loyauté et un effort inlassable, à la manière du Bon Pasteur qui appelle ses brebis chacune par son nom, qui donne sa vie pour elles, qui s’éloigne même du gros du troupeau pour rechercher celle qui est perdue. Cette loyauté et ce don de soi sans compter s’accommodent mal d’une froide description de tâche, d’un encadrement juridique bien défini, d’un horaire régulier non négociable, de directives officielles à appliquer mur à mur. La charité pastorale semble appartenir plus au domaine de l’improvisation qu’à celui de la planification. Elle appartient plus à la relation d’amitié et de liberté qu’à la responsabilité administrative et aux procédures contraignantes. Elle appartient plus au don gratuit qu’au devoir professionnel de répondre à des besoins, tels les besoins religieux de nos concitoyens.        <br />
              <br />
       	Pour donner tout son espace vital à la charité pastorale, il est nécessaire de faire autrement afin que les prêtres y trouvent l’unité de leur vie et leur bonheur. C’est ici qu’il peut être indispensable d’envisager le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire. Ne sommes-nous pas confrontés nous aussi à la conversion pastorale dont a parlé la Ve Conférence du CELAM à Aparecida, au Brésil?       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de déve­lop­per la dimension mission­naire de la vie dans le Christ. L’Église a besoin d’une forte secousse qui l’empêche de s’installer dans le confort, la stagna­tion et la tiédeur, en marge de la souffrance des pauvres du continent. Nous avons besoin que chaque commu­nauté chré­tien­ne se convertisse en un centre de rayonnement de la vie dans le Christ. […] Nous sommes appelés à assumer une attitude de conversion pastorale permanente, ce qui implique écouter avec attention et discerner « ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2, 29) à travers les signes des temps où Dieu se manifeste. » (CELAM, Aparecida – Document final, 2007, 360-362)       <br />
              <br />
       	Quelle conversion pastorale permanente, quelle forte secousse, quelle attention aux signes des temps, sommes-nous appelés à assumer pour vivre la charité pastorale du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire?        <br />
              <br />
       Prêtres-missionnaires : héritiers et pionniers…       <br />
              <br />
       	Peut-être que « devenir de plus en plus évêques » n’est pas une si mauvaise idée après tout, non pas dans le sens d’être débordé de tâches administratives au point de priver l’Église de ses pasteurs ou de partir en voyage en laissant l’ouvrage aux autres, mais dans le sens de collaborer de plus en plus au ministère des évêques. Or ce ministère est d’abord et avant tout un service apostolique, autrement dit un service missionnaire.         <br />
              <br />
       	Encore faut-il bien s’entendre. Une certaine image traditionnelle de la mission, même si nous savons qu’elle est dépassée, demeure bien ancrée dans notre imaginaire ecclésial. Par exemple, il ne suffit pas de faire le prêtre dans un autre pays pour le faire autrement. Il ne suffit pas de savoir se débrouiller avec peu de ressources pour faire la mission. Ou encore, il ne suffit pas d’être un bon improvisa­teur, d’avoir un grand réseau d’amis et d’être généreux sans compter pour vivre la charité pastorale dans une perspective missionnaire. Comment se présente l’exercice de notre ministère dans cette perspecti­ve?       <br />
              <br />
       	J’aime bien me rappeler cette affirmation du rabbin Abraham Josuah Heschel : « Pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier. Pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. » Les prêtres du Québec, ou mieux encore les prêtres de Québec, sont les héritiers d’une longue tradition de prêtres-missionnaires, de prêtres-pionniers ouvrant des chemins nouveaux. Jusqu’en 1908, toute l’Amérique du Nord était considérée comme une terre de mission et plusieurs prêtres d’ici ont fait leurs valises pour aller vers l’Ouest, vers le Sud ou vers le Nord comme missionnaires. Et ceux qui restaient ici ouvraient de nouvelles paroisses, bâtissaient des églises, fondaient des communautés religieuses et peut-être même devenaient chanoines.        <br />
              <br />
       	En 1921, il y a 90 ans, les évêques du Québec ont exercé leur service missionnaire en fondant une maison de formation, un Séminaire en vue d’organiser la participation de leur clergé diocésain à la mission universelle de l’Église. Ce Séminaire sera le berceau de la Société des Missions-Étrangères. À l’époque, on partait en mission au loin, comme ambassadeurs d’un peuple apostolique, pour sauver une par une les âmes « qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort » et surtout pour fonder une Église locale à l’image et à la ressemblance de celle qui vous envoyait. L’attitude de ces missionnaires, généreux et audacieux, n’était pas toujours une attitude de sympathie face aux autres cultures et aux autres religions. Les jugements sévères et la confrontation des différences accom­pagnaient la disponibilité à rendre service aux gens et le désir de leur faire connaître la religion du Bon Dieu, comme on disait alors. La devise épiscopale du premier évêque de la Société des Missions-Étrangères, Mgr Louis-Adelmar Lapierre, p.m.é., vicaire aposto­li­que de Szepingkai en Mandchourie était : « Caritas Christi urget nos ». Tel est notre héritage spirituel.       <br />
              <br />
       	La perspective missionnaire a beaucoup changé depuis 1921 dans la mouvance des transformations sociales, religieuses et ecclésiales du XXe siècle, mais l’imaginaire ecclésial n’absorbe que très lentement ces changements. La mission actuelle en dialogue prophétique avec les pauvres, les cultures et les religions est toujours confrontée aux tentations de puissance, d’uniformité et de confrontation qui refont surface sous des habits nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’appel à une conversion pastora­le missionnaire lancé par le CELAM à Aparecida n’est pas une nouveauté. Comme l’a fait l’Église du Québec, par exemple avec l’enquête Risquer l’avenir il y a 20 ans, cet appel recueille l’héritage du difficile chemine­ment post-conciliaire qui a changé notre vision et notre pratique de la mission.        <br />
              <br />
       	Par exemple, ce changement était évoqué discrètement par le comité des minis­tères de l’AECQ dans un message sur l’identité presbytérale intitulé : « Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église ». Dans la dernière section du message, sous le titre : « Appelés et envoyés », ce message situe ainsi le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire :        <br />
              <br />
       […] La communauté locale ne doit pas s’occuper uniquement de ses propres fidèles : elle doit veiller à maintenir vive la préoccupation missionnaire qui la fera aller vers tous les hommes et toutes les femmes de leur temps. Les prêtres ont à cœur d’animer cet esprit missionnaire de la vie de la communauté. Les prêtres, au cœur de la communauté des baptisés, se rendent ainsi disponibles, par toute leur vie, à exercer un ministère aux horizons nouveaux, afin de collaborer d’une façon particulière à la mission du Christ, une mission elle aussi aux horizons toujours nouveaux… (AECQ, Comité des ministères, Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église (L’identité presbytérale), Année sacerdotale 2009-2010.)       <br />
               <br />
       	En ce qui regarde le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire, le changement évoqué par le comité des ministères va bien au-delà de l’animation missionnaire de la communauté. La conversion pastorale qu’il suggère ne signifie pas la recherche de nouvelles stratégies. Il s’agit plutôt d’élargir notre regard à la mesure des horizons toujours nouveaux de la mission pour y resituer le ministère des prêtres et l’exercice de leur charité pastorale dans cette perspective.       <br />
              <br />
       	Pour évoquer brièvement ces horizons nouveaux de la mission et y situer le ministère des prêtres aujourd’hui et demain, j’adopterai trois points de vue : d’abord celui de la théologie de la mission, puis celui de la pratique de la mission, et enfin celui de la spiritualité de la mission.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       La mission a une Église       <br />
              <br />
       	Un premier point de vue est celui de la théologie de la mission. Dans la mouvance de Vatican II, nous avons redécouvert le sens théologique de la mission. Son origine, son centre et son but se trouvent dans le mouvement de l’amour trinitaire vers toute l’humanité. Plus qu’une activité de l’Église, la mission est sa raison d'être comme communauté croyante. Nous connaissons cette affirmation du décret Ad Gentes : « De sa nature, l’Église, durant son pèlerinage sur la terre, est missionnaire, puisque elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père. Ce dessein découle de « l’amour dans sa source », autrement dit de la charité du Père (Vatican II, Ad Gentes, 2).        <br />
              <br />
       	Toute l’Église est missionnaire car elle trouve son origine et son but dans ce mouvement de l’amour trinitaire qui la précède et la dépasse pour rejoindre toute l’humanité et l’embrasser de ses deux mains que sont le Verbe et l’Esprit, la Parole et le Souffle de Dieu. L’horizon de la mission s’élargit considérablement. Plus qu’une activité de l’Église, c’est la mission qui a une Église. L’Église est au service de cette mission de Dieu comme signe et sacrement. Mentionnons seulement deux enjeux de ce nouvel horizon de la mission pour le service que l’Église est appelée à rendre.       <br />
              <br />
       	Un premier enjeu est le passage à une compréhension de la mission qui dépasse le salut individuel. Cette mission, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, concerne la réalisation dans toute l’histoire humaine du dessein de Dieu dans l’ordre de l’amour, de la libération du mal, d’une nouvelle création. Il en résulte un regard plus positif quoique critique sur les projets d’humanisation que portent les différentes cultures, idéologies et traditions religieuses de l’humanité. Le service de l’Église missionnaire exige un constant discernement des « signes des temps », des signes de l’amour de Dieu à l’œuvre dans l’histoire. C’est la condition indispensable pour que l’Église soit fidèle à sa raison d’être et puisse dire aux femmes et aux hommes de son temps : « Si tu savais le don de Dieu. »       <br />
              <br />
       	Un deuxième enjeu de ce nouvel horizon de la mission est une conversion du regard ecclésial sur soi et les autres. Si nous avons longtemps défini les autres, les destinataires de la mission, en fonction de nous (qu’il s’agisse des païens, des infidèles, des hérétiques, des non-chrétiens, des non-pratiquants, des distants, etc.), le service de la mission de Dieu à l’œuvre dans le monde par sa Parole et son Esprit nous conduits à découvrir notre identité comme Église dans la relation avec les autres, dans le dialogue et le service. Selon le théologien Karl Rahner au lendemain de Vatican II, au moment où l’organisa­tion missionnaire de l’Église était en pleine crise, si l’Église est missionnaire, c’est parce qu’elle a besoin des autres pour vivre sa foi. Jean-Paul II évoquera la même pauvreté quand il affirmera que « la mission renouvelle l’Église, renforce la foi et l’identité chrétienne, donne un regain d’enthousiasme et des motivations nouvelles. La foi s’affermit lorsqu’on la donne. » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 2).         <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la théologie de la mission, un premier point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres est la conscience qu’une Église missionnaire, de par sa nature, est une Église toute entière ministérielle, c’est-à-dire toute entière au service du don reçu gratuitement du Christ ressuscité pour être partagé avec tous dans la mouvance de son Esprit. Dans l’Église missionnaire, tous les baptisés incorporés au Christ sont participants de l’unique mission du Christ en coopérant selon la mesure du don reçu à sa triple fonction prophétique, sacerdotale et royale. Tous sont dans les Christ des femmes et des hommes de Dieu autant que les prêtres, quoiqu’en pense le sentiment populaire beaucoup plus sacral qu’ecclésial.        <br />
              <br />
       	Sur cet horizon nouveau, comment se situe le ministère des prêtres? Le sacerdoce ministériel se redécouvre comme un sacerdoce de service pour aider toute l’Église à devenir et demeurer elle-même à la suite du Christ qui l’appelle et l’envoie. Pour reprendre une affirmation du P. Jean-Marie Tillard : « Pourquoi donc cette nécessité du ministère, porté par l’Esprit du Christ, alors que tout vient du Christ ?  Précisément, afin de bien manifester que tout vient du Christ » (J.-M. Tillard, Chair d’Église, chair du Christ, Paris, Cerf, 1992, p. 162)       <br />
              <br />
       	Le ministère des prêtres, coopérant à la mission apostolique des évêques, se situe ainsi comme un don appartenant à la structure même de l’Église mission­naire.  Selon les mots de Jean-Paul II : « Dans son être même et dans sa mission sacramentelle, le prêtre apparaît, dans la structure de l’Église comme signe de la priorité absolue et de la gratuité de la grâce, qui est donnée à l’Église par le Christ ressuscité. Par le sacerdoce ministériel, l’Église prend conscience, dans la foi, de ne pas exister par elle-même, mais par la grâce du Christ dans l’Esprit Saint » (Jean-Paul II, Pastores dabo vobis, 1992, 16).       <br />
              <br />
       	Si, par sa nature missionnaire, l’Église n’existe pas par elle-même mais par la gratuité de la grâce du Christ, elle n’existe pas non plus pour le seul bénéfice de ses membres mais pour le salut du monde. Ici aussi le don du sacerdoce ministériel est essentiel comme signe de l’universalité de la mission du Christ confiée à l’Église. Selon les mots bien connus du décret conciliaire sur le ministère et la vie des prêtres, « le don spirituel que les prêtres ont reçu à l’ordination les prépare non pas à une mission limitée et restreinte, mais à une mission de salut d’ampleur universelle, « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8) (Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 10).       <br />
              <br />
       	Dans cette perspective, le prêtre n’est pas un agent de pastorale parmi les autres. Ce qui n’est pas sans susciter des débats. Par exemple, dans la mise en œuvre de nouveaux projets missionnaires de la Société des Missions-Étrangères, l’opportunité d’accepter la responsabilité d’une charge pastorale fut souvent questionnée par des confrères prêtres qui souhaitaient être libres pour de nouvelles initiatives d’évangélisation. Dans une Église toute entière ministérielle, le prêtre n’a pas à assurer tous les ministères dont a besoin l’Église pour accomplir sa mission. Qu’il soit de moins en moins possible de le faire est sans doute une libération. Cependant, son service spécifique dans l’Église demeure essentiel comme signe personnel de la gratuité du don du Christ et de l’universalité de son amour dont les sacrements doivent être des signes.        <br />
              <br />
       La mission en dialogue       <br />
              <br />
       	Un deuxième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission où se situe le ministère des prêtres est celui de la pratique de la mission, à savoir comment l’Église continue et développe dans l’histoire la mission du Christ envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Selon les mots du décret Ad Gentes, « c’est par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service et de l’immolation de soi jusqu’à la mort, dont Il est sorti victorieux par sa résurrection » (Vatican II, Ad Gentes, 5).        <br />
              <br />
       	La bonne forme de l’Église missionnaire est celle du pèlerinage, d’un peuple en route, Ecclesia peregrinans. Sur la route, elle se fait « parole, message et conversation » selon les mots de Paul VI dans Ecclesiam Suam. Elle passe de l’anathème au dialogue, elle se tourne vers l’autre, si différent soit-il. En partageant la recherche de salut, de libération, d’authenticité, d’harmonie des peuples dont elle se reconnaît solidaire dans sa propre pauvreté, l’Église de Vatican II approfondit l’Évangile de Jésus-Christ qu’elle proclame. Sa compréhension de l’évangélisation, au sens strict de la prédication de l’Évangile, s’élargit en cours de route. Ainsi, en 1971, le synode des évêques affirmait que « l’activité en faveur de la justice et la participation à la transformation du monde nous apparais­sent pleinement comme une dimension constitutive de la prédication de l’Évangile» Synode des évêques, La justice dans le monde, 1971).       <br />
              <br />
       	Puis, à la suite du synode de 1974 sur ce thème de l’évangélisation, Paul VI écrit l’exhortation Evangelii nuntiandi (1975), où la compréhension de l’é­van­­gé­li­sation s’élargit encore pour inclure l’évangé­li­sa­tion de la culture et des cultures. Plus encore, non seulement l’Église est-elle appelée à évangéliser, selon son identité la plus profonde,  mais elle aussi «a toujours besoin d’être évangélisée, si elle veut garder fraîcheur, élan et force pour annoncer l’Évangile» (Paul VI, Evangelii nuntiandi, 15). C’est dans le dialo­gue avec les pauvres, les cultures et les religions que se constitue une véritable Église locale, en bonne forme missionnaire. L’inculturation, un nouveau mot qui apparaît durant ces années-là, désigne cette ecclésiogénèse, cet engendrement ecclésial. Non pas une adaptation superficielle ou encore un clonage mission­naire, mais la réponse nouvelle, inédite, que donne un peuple à l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
       	La journée de jeûne et de prière pour la paix tenue à Assise en octobre 1986, il y a 25 ans, fut un évé­ne­ment hautement symbolique du nouvel horizon ouvert par la pratique de la mission en dialogue. Cette rencontre recueillait les fruits des initiati­ves de dialogue œcuménique et interreligieux qui se sont multi­pliées, avec des hauts et des bas, à la suite du concile. Jean-Paul II résumait ainsi le sens de cette rencontre : «Voyons en ceci une anticipation de ce que Dieu voudrait se voir réaliser dans l’histoire de l’humanité: un cheminement fraternel dans lequel nous nous accompagnons mutuellement vers un objectif transcendant qu’il prépare pour nous» (Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux &amp; Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Dialogue et annonce, 1991, no 79).       <br />
              <br />
       	Cette mission en dialogue prophétique est une réalité complexe, aussi diversifiée que les situations où l’Église est appelée à servir l’Évangile. Les nouveaux horizons de la mission qui s’ouvrent ainsi dépassent largement l’image géographique des missions lointaines. Il peut s’agir de la mission ad gentes, là où l’Évangile n’est pas connu ou mal connu, souvent dans des milieux marqués par d’autres traditions religieuses ou idéologiques. Dans les milieux déchristianisés, où l’Évangile est méconnu ou archivé sur la tablette du patrimoine, on parlera de nouvelle évangé­lisa­tion. Et cette mission en dialogue se poursuit aussi à l’intérieur même de l’Église. Celle-ci a constamment besoin de se convertir à l’Évangile, qu’il s’agisse du mouvement œcuménique, des rapports entre divers réseaux d’Église portant des projets contrastés, ou encore de l’activité pastorale avec toutes ces tentations de rivalités, de cléricalisme et d’esprit de parti.         <br />
              <br />
       	Dans la diversité de ces situations, cette mission évangélisatrice est plus que l’enseignement d’une doctrine, la promotion d’une morale, l’apprentissage d’un rituel religieux et ses règles, comme ce fut souvent le cas en terres de mission. Pour reprendre l’expression très simple d’un confrère, missionnaire au Japon pendant des décennies : la mission, me disait-il, c’est d’abord et avant tout  une « affaire de relations ».  Simple, mais très exigeant.       <br />
              <br />
       	Dans les sessions de formation missionnaire, j’insiste toujours sur le fait qu’il n’y a pas de missionnaire tout seul. Si la relation de l’envoyé avec celui qui l’envoie est fondamentale, c’est dans la relation avec les destinataires que se vérifient l’authenticité et la crédibilité du missionnaire. La qualité de cette relation est le lieu vital où agit la puissance de l’Esprit du Christ, où l’expérience de la foi prend forme, où la vérité de l’Évangile est annoncée, où l’Église est convoquée. Dans le vif de la rencontre interculturelle et interreligieuse, la qualité de cette relation est mise à l’épreuve dans la mission en dialogue. 	Jusqu’où cette relation de la mission favorise-t-elle la gratuité, le partage des dons ? Jusqu’où est-elle hospita­lière, inclusive, ouverte aux pauvres, sans frontière? En somme, jusqu’où cette relation de la mission est-elle le signe du mouvement de l’amour trinitaire qui précède et dépasse le missionnaire ? C’est l’horizon nouveau qu’ouvre la pratique de la mission en dialogue.       <br />
              <br />
       	Du point de vue de la pratique de la mission en dialogue, nous identifions un autre point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres. La vérité de l’Évangile est annoncée et attestée d’abord et avant tout par la qualité des relations de communion et de service que l’Église suscite à l’intérieur et à l’extérieur d’elle-même. La vérité de l’Évangile, c’est-à-dire l’amour personnel et universel de Dieu manifesté en Jésus Christ et à l’oeuvre dans le monde par son Esprit, est un don reçu gratuitement et il est partagé dans une communion de vie fraternelle et de dévouement désintéressé ouverte à tous. C’est la forme de la mission en dialogue.        <br />
              <br />
       	Dans l’Église missionnaire, le ministère des prêtres comme collaboration au ministère apostolique des évêques concerne précisément la qualité de ces relations de communion et de service qui témoignent de la vérité de l’Évangile. Le sacerdoce ministériel est le signe personnel de la gratuité du don de Dieu dans le Christ et de son ouverture universelle. Sans ce ministère de la gratuité du don de Dieu et de son universalité, la communion ecclésiale risque de se replier sur elle-même, de se justifier à la mesure du milieu ambiant ou de s’effriter. Sans ce ministère, le service missionnaire de toute l’Église dans le monde peut s’essouffler, se mesurer uniquement au succès ou à la bonne réputation.       <br />
              <br />
       	Dans son ministère sacramentel, que ce soit dans l’Église ou sur le perron de l’Église, le prêtre est appelé à jouer l’Évangile in persona Christi non pas sept fois, mais soixante-dix fois sept fois. Les Évangiles sont remplis de nouveaux sacrements à découvrir en mission. Il y a beaucoup de petites eucharisties à célébrer pour conduire à la grande Eucharistie       <br />
              <br />
       	Tous les disciples du Christ sont sans doute appelés à jouer les Évangiles. La tradition apostolique nous a légués les Évangiles comme autant de partitions qui ont besoin d’être interprétées par des personnes vivantes pour exprimer toute leur beauté pour la vie du monde. L’exercice de la charité pastorale des prêtres ne consiste pas à jouer toutes les partitions, ni même à faire le chef d’orchestre. Son ministère spécifique est plus de l’ordre du diapason, du signe personnel ordonné à bien manifester que tout vient du Christ, gratuitement et pour tous.        <br />
              <br />
       	 « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14). Devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »? Dans une perspective missionnaire, notre service est amené à prendre autant de formes que les situations où la communauté ecclésiale est conduite dans son pèlerinage, y compris les réaménagements pastoraux que réclame la réalité du milieu. En ce sens, dans le contexte d’une nouvelle évangélisa­tion, dans ce pays où nous sommes les héritiers d’une histoire locale de l’Église avec ses grandeurs et ses lourdeurs, peut-être le temps est-il venu non pas de la démission face à des tâches qui nous dépassent mais plutôt de la « permission » dans le sens de permettre, d’encourager, d’autoriser la liberté et la créativité face à des façons de faire reçues de nos prédécesseurs et peut-être sacralisées à outrance.       <br />
              <br />
       	Oui, « pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier » comme dirait le rabbin Heschel. L’essentiel est de veiller à la qualité des relations de communion et de service qui attestent de la vérité de l’Évangile aujourd’hui. Dans cette perspective, le sacerdoce ministériel comme signe personnel du Christ vivant est essentiel pour aider les communautés à rester au diapason du don reçu gratuitement en vue d’être partagé avec tous.        <br />
              <br />
       	L’expérience nous apprend que des changements importants, s’ils peuvent surprendre ou bouleverser des habitudes, sont souvent le fruit d’une longue germination invisible et ils peuvent conduire à leur tour vers d’autres changements imprévisibles mais dépassant toutes nos espérances. Les conversions structurelles en cours ici et ailleurs, comme ce fut le cas dans le passé et comme cela se répétera dans l’avenir, sont le lieu où nous sommes appelés à jouer la nouveauté de l’Évangile, à être les pionniers d’une nouvelle façon d’être Église en interprétant à nouveau l’Évangile de l’accueil, du partage, du pardon, de la guérison, de la fête, de la vie. Oui, « pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. »       <br />
              <br />
       L’espérance d’une vocation : « Non plus serviteurs mais amis » (Jn 15, 15)        <br />
              <br />
       	Qu’en est-il de la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire. Mon propos s’inspire ici d’une autre préoccupation du Conseil presbytéral de septembre dernier en relation avec l’être prêtre aujourd’hui. « Comment être des acteurs positifs au cœur des réaménagements proposés par le cadre de référence? Comment garder un équilibre dans l’exercice du ministère pour le vivre dans la durée? Quand on regarde la liste des confrères, on voit une liste de charges qui réclament d’eux qu’ils soient des supermans de la pastorale. Il faut se pencher sur ceux qui sont là et avoir de la compassion pour ceux à qui ont va donner des charges terribles. » Je m’inspire de cette préoccupation pour situer la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou la passion des « supermans de la pastorale »       <br />
              <br />
       	La charité du Christ qui nous presse fait-elle de nous des personnes tellement pressées que nous risquons d’être écrasés? Dans sa correspondance avec l’Église de Corinthe, Paul ne se gêne pas pour évoquer toutes les tribulations qu’il a affrontées au service de l’Évangile. Il en met beaucoup au point d’écrire : « Si nous avons été hors de sens, c’était pour Dieu : si nous sommes sensés, c’est pour vous » (2 Cor 5, 13). Et c’est par la suite qu’il écrit : « L’amour du Christ nous étreint, à cette pensée qu’un seul est mort pour tous et donc que tous sont morts » (2 Cor 5, 14 - TOB).        <br />
              <br />
       	Si Paul consacre toute sa vie au Christ et affronte toutes les tribulations que nous connaissons, c’est sous la motion de la charité – celle du Christ pour lui provoquant la sienne pour le Christ. Or cet amour est actif, généreux et repose sur une conviction : Jésus a donné sa vie par amour. C’est le jugement que Paul pose sur la vie et le ministère de Jésus qui lui permet de trouver le sens des tribulations qu’il affronte lui-même. « Il est mort pour tous afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Cor 5, 15). S’il y a des « supermans de la pastorale », il y a aussi des « supermans de la mission », et c’est le même problème. Un coup d’œil à l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères que je connais un peu mieux peut être révélateur à cet égard.        <br />
              <br />
       	Une approche pour connaître l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères pourrait être le récit de ses tribulations, individuelles ou collectives. Ces  tribulations, ce sont les conversions et les résistances de ses missionnaires, les beaux plans qui ne se sont pas réalisés, les conflits imprévus, les maladies et les accidents, les difficultés pour parler une autre langue, les malentendus et les frustrations dans le creuset de la rencontre interculturelle. Ces tribulations, ce sont aussi des événements qui bouleversent tout : guerres civiles, révo­lu­tions popu­laires, dictatu­res militai­res, séche­res­ses ou inonda­tions.       <br />
              <br />
       	Non seulement les missionnaires se sont-ils retrouvés à la merci des cir­cons­tances de temps et de lieu, mais ils ont souvent fait exprès pour se rendre vulnéra­bles en prenant l'ini­tiative de franchir des frontiè­res géographiques, mais aussi culturelles, sociales, économiques. Et que dire de l’apprentissage de la patience pour appren­dre une nou­velle langue, pour s'ini­tier à la culture d'un peu­ple, pour trouver sa place et se bâtir un réseau de rela­tions person­nelles. Le chemin parcouru fut souvent une route de tribulations, de participation au mystère pascal du Christ.       <br />
              <br />
       	Sur cette route souvent cahoteuse, le missionnaire expérimente l'action libératrice de l'Esprit du Christ.  Dans le creuset de la rencontre intercul­turelle et interreligieuse, quand apparaît la vulnérabi­li­té de ses convic­tions, de sa liberté, de son amour, il entend le Seigneur lui dire:­ « Ma grâce te suffit » (2 Cor 12, 9).­ Aller à la frontière et transgres­ser les limites ne va pas sans risque. Dans les échecs où l'orgueil est blessé, cette épreuve est féconde pour la mission si elle est le lieu d'une rencontre réconci­liatrice avec le Christ ressusci­té. Cette expérience de la joie pascale fonde le témoignage,­ inspire le courage missionnaire.         <br />
              <br />
       	Dans cette expérience de tribulations, nous avons appris la valeur de la rencontre de l’autre, si différent soit-il. Non seulement cette différence doit-elle être respectée, mais elle est une richesse offerte dans l’hospitalité. De l’accueil reçu, sans mérite de notre part, nous tenons la conviction que la mission au service de l’Évangile n’est pas d’abord une tâche à accomplir, quel que soit notre activisme. Cette mission est avant tout un don reçu pour être partagé. Un autre nous précède en Galilée et combien de fois il nous a surpris sur la route d’Emmaüs quand la tentation était forte de rentrer dans nos terres.       <br />
              <br />
       	Une leçon que nous apprenons à travers nos bons et nos mauvais coups, c’est que le missionnaire s’inscrit dans un mouvement qui le précède et le dépasse. Ce mouvement de la mission de Dieu, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, n’est pas une idéologie, un projet bien programmé, une « success story », mais un problème de foi, la foi risquée dans la rencontre de l’autre, si étranger soit-il, où l’action de l’Esprit nous révèle le visage du Christ. Selon les mots de Jean-Paul II, « la mission est un problème de foi, elle est précisément la mesure de notre foi en Jésus et en son amour pour nous » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 11). Parler de la mission, c’est donc parler de la foi, de sa vitalité et de sa maturité, comme don reçu pour être partagé.       <br />
              <br />
       	Ce troisième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission, après la théologie et la pratique de la mission, est celui de la spiritualité de la mission touchant précisément la dimension existentielle de la foi comme suite du Christ. La tradition des « missions étrangères » a été fortement marquée par une spiritualité de la configuration au Christ dans son incarnation et son sacrifice. Cette spiritualité se manifestait dans l’importance donnée à l’exode en terre étrangère sinon hostile, à l’obéissance, à la communauté de destin dans le don de soi jusqu’à la fin, le martyre étant la consécration sinon souhaitée du moins valorisée de l’identification au Christ.           <br />
              <br />
       	Dans la perspective des horizons nouveaux ouverts par la redécouverte du sens théologique de la mission et de la pratique de la mission en dialogue, la spiritualité de la mission s’est renouvelée dans le sens de l’écoute, de la présence et du dialogue pour découvrir l’action de Celui qui dans le dynamisme de son Esprit nous précède en Galilée.       <br />
              <br />
       	Une attention nouvelle est accordée à la vocation missionnaire comme charisme qui rend apte et disponible à se charger comme d’un office propre de la mission d’évangélisation qui appartient à toute l’Église (cf. Vatican II, Ad Gentes, 23). Cette vocation « est le paradigme de l’engagement missionnaire de l’Église, qui a toujours besoin que certains se donnent radicale­ment et totalement, qui a toujours besoin d’élans nouveaux et audacieux » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 66).        <br />
              <br />
       	Dans l’itinéraire post-conciliaire de la Société des Missions-Étrangères, au fil des transformations de notre pratique missionnaire et aussi de notre vie communau­taire apostolique avec l’association de laïques hommes et femmes ainsi que l’ouver­ture internationale de notre membership, cette vocation missionnaire commune est devenue le point de convergence qui permet de vivre la mission en communion. Et en retour, c’est le ressource­ment à cette vocation qui permet le renouveau de la  pratique missionnaire et de la vie communautaire face aux défis de l’inter-généra­tion­nel, de l’interculturel, de la diversité des ministères. Cette vocation missionnaire est l’énergie de l’Esprit qui permet de vivre la mission en communion. Je ne vous garantis pas que tout baigne toujours dans l’huile, mais la flamme se transmet même si parfois il y a des étincelles.       <br />
              <br />
       	La vocation missionnaire, vocation modelée sur celle des apôtres (cf. Jean-Paul II, Redemptoris missio, 65), est un don de l’Esprit qui rend contem­porain du Christ et permet de voir, juger et agir à sa manière. Elle permet de reconnaître avec gratitude la fidélité de Dieu dans notre histoire personnelle et collective. Elle invite à la vigilance en formant notre regard pour lire les signes des temps et discerner l’action de l’Esprit. Elle nous appelle à accueillir et servir dans l’espérance, dans le courage de l’avenir.       <br />
              <br />
       	Cette vocation missionnaire est à la source du ministère apostolique de Paul, un ministère vécu dans les tribulations selon la Deuxième Épître aux Corinthiens. Par son accent très personnel, cette lettre livre le secret même de la vie apostolique de Paul et constitue un véritable exposé de spiritualité missionnaire. « Ce trésor, nous le portons dans des vases d’argile… Pressés de toute part, nous ne sommes pas écrasés… sans cesse nous portons dans notre corps l’agonie de Jésus afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps » (2 Cor 4, 7, 8, 10). Par opposition aux chrétiens de Corinthe qui misent sur les dons extérieurs de l’Esprit, Paul ne se lasse pas de répéter que les signes de l’apostolat ne sont autres que des signes de faiblesse et d’impuissance, des signes de conformité avec la passion de Jésus. Il voit ses tribulations en relation avec celles de Jésus. Dans cette faiblesse, il voit le Christ qui s’est fait pauvre jusqu’à la croix et en qui l’amour de Dieu s’est manifesté avec puissance jusqu’à la gloire de la résurrection.       <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la spiritualité de la mission, à la lumière de la « passion » de Paul, un autre point de repère pour situer la vie et le ministère des prêtres sur l’horizon nouveau de la mission est le renouvellement dans leur ministère par ressourcement à l’espérance d’une vocation. Inspirons-nous ici encore du décret Ad Gentes. Dans la conclusion de l’article consacré à la spiritualité missionnaire où on peut lire : «  Les Ordinaires et les Supérieurs devront, à époques fixes, réunir les mission­naires pour qu’ils soient fortifiés dans l’espérance de leur vocation et renouvelés dans leur ministère apostolique » (Vatican II, Ad Gentes, 24).       <br />
              <br />
       	Quelle est la source de l’espérance de cette vocation? Un confrère qui fut longtemps missionnaire en Asie et qui célèbre cette année son 60e de sacerdoce m’a dit qu’il se reconnaissait totalement dans l’homélie faite un autre prêtre lors de la célébration de son propre 60e d’ordination. Dans cette homélie prononcée le 29 juin dernier à Rome, ce prêtre citait l’Évangile de Jean. « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis ! » (Jn 15, 15) – et il commentait : «  Non plus serviteurs mais amis : dans cette parole est contenu tout le programme d’une vie sacerdotale. » (Benoît XVI, 29 juin 2011). Cette amitié du Christ, dont témoignait Benoît XVI, est la source de l’espérance où se renouvelle l’exercice du ministère des prêtres. Cette amitié est un don gratuit et sans limite, accueilli dans les hauts et les bas de la mission, qui permet d’être à son tour le signe du don gratuit et sans limite du Christ à tous ceux et celles qui le cherchent.         <br />
              <br />
       	Le renouvellement du ministère des prêtres, la possibilité de faire autrement, ne tient pas d’abord à des circonstances extérieures favorables ou non. Dans une perspective missionnaire, ce renouvelle­ment ne se fait pas par adaptation mécani­que de nouvelles façons de faire mais par ressourcement à une vocation spéciale, à cette espérance que donne l’amitié du Christ. Un confrère longtemps missionnaire à Cuba et au Pérou, à qui je demandais des suggestions pour préparer cette intervention, me disait : « Demande-leur s’ils ont encore des illusions? »  En français, le mot « illusions » peut faire penser à des mirages décevants, mais selon le génie de la langue espagnole ce mot évoque plutôt les espérances qui font vivre en ouvrant des horizons nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’exercice de la charité pastorale au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice est une invitation continuelle à aller à la rencontre des surprises de la mission. En nous risquant dans l’inconnu de la rencontre de l’autre, sans craindre les tribulations, nous pouvons expérimenter combien la mission est d’abord un don, une grâce, comme l’hospitalité généreuse reçue en terre étrangère. Encore faut-il sortir et prendre le large dans l’espérance.        <br />
              <br />
                            Comme expression de cette espérance sur une route avançant vers l’inconnu, les mots les plus justes ne sont-ils pas ceux de Paul VI à des repré­sen­tants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer à la fin de juillet 1978, quelques semaines avant sa mort? Au moment de quitter ses invités, il improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir» (Allocution à des représentants des religions du Japon, 26 juillet 1978, Il dialogo interreli­gioso nel magistero pontificio (Documenti 1963-1993), a cura di Francesco GIOIA, Libreria Editrice Vaticana, 1994, p. 227). Désirer être toujours digne d'aimer et de servir les personnes et les communautés vers lesquelles nous conduit la mission au service de l’Évangile, n’est-ce pas la qualité évangé­li­que du signe ecclésial que les prêtres sont appelés à offrir aujourd’hui et demain?       <br />
              <br />
       Bertrand Roy, p.m.é.       <br />
       SRHP 11406-01/115.11       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Les-defis-de-la-mission-dans-l-Eglise-de-Quebec-aujourd-hui-et-les-moyens-d-y-repondre-Bertrand-Roy-p-m-e_a441.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Commentaires du Supérieur général du SME lors de l'inauguration du ministère pastoral de Mgr Gérald C. Lacroix</title>
   <updated>2011-05-09T19:29:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Commentaires-du-Superieur-general-du-SME-lors-de-l-inauguration-du-ministere-pastoral-de-Mgr-Gerald-C-Lacroix_a401.html</id>
   <category term="Actualité" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2856669-4037302.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-04-01T02:29:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La première partie de cette vidéo nous présente les commentaires de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec, sur l'homélie de Mgr Lacroix lors de l'inauguration de son ministère pastoral le 25 mars 2011 au Pavillon de la Jeunesse d'Expo-Cité à Québec.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2856669-4037302.jpg?v=1301619076" alt="Commentaires du Supérieur général du SME lors de l'inauguration du ministère pastoral de Mgr Gérald C. Lacroix" title="Commentaires du Supérieur général du SME lors de l'inauguration du ministère pastoral de Mgr Gérald C. Lacroix" />
     </div>
     <div>
      Les commentaires occupent les 10 premières minutes. La suite de la vidéo donne la fin de la célébration : prière après la communion, prône de Mgr Lacroix et remerciements, envoi et brefs interviews avec Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, et Mgr Paul Lortie, nouveau vicaire général.       <br />
              <br />
       <object width="430" height="271"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/2597/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/2597/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="430" height="271"></embed></object>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
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              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Commentaires-du-Superieur-general-du-SME-lors-de-l-inauguration-du-ministere-pastoral-de-Mgr-Gerald-C-Lacroix_a401.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie de Mgr Gérald C. Lacroix,archevêque de Québec,  lors de l'inauguration de son ministère pastoral</title>
   <updated>2011-05-09T19:28:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-de-Mgr-Gerald-C-Lacroixarcheveque-de-Quebec-lors-de-l-inauguration-de-son-ministere-pastoral_a400.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2807411-3979143.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-03-27T21:53:00+02:00</published>
   <author><name>Mgr Gérald C. Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans son homélie en lien avec la fête de l'Annonciation, Mgr Lacroix a d'abord évoqué une « nouvelle mission, un nouveau départ, une vie nouvelle ». Rappelant le « oui » de Marie à Dieu, son propre « oui » de jeune évêque, et invitant l'assemblée à dire « oui » à Jésus, il a mis l'accent sur cette réponse simple au Christ : « Me voici ». Mgr Lacroix aborde sa « nouvelle mission » avec humilité. Citant saint Augustin, a il confié à la foule : « Avec vous, je suis chrétien. Pour vous, je suis évêque », avant d'ajouter « je me place devant vous sous la Parole de Dieu ».     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2807411-3979143.jpg?v=1301356642" alt="Homélie de Mgr Gérald C. Lacroix,archevêque de Québec,  lors de l'inauguration de son ministère pastoral" title="Homélie de Mgr Gérald C. Lacroix,archevêque de Québec,  lors de l'inauguration de son ministère pastoral" />
     </div>
     <div>
      Avec son humilité, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada, a charmé Québec.L'inauguration de son ministère pastoral a rassemblé environ 4600 personnes vendredi soir, le 25 mars 2011 en la fête de l'Annonciation du Seigneur au Pavillon de la Jeunesse du Centre ExpoCité à Québec dans une célébration qui a duré plus de trois heures. Des évêques du Québec, du Canada et des États-Unis étaient présents. L'ancien archevêque de Québec, le cardinal Marc Ouellet, était également sur place.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/docs/lacroix_mgr_gerald_inauguration.pdf">Voici le texte de l'homélie de Mgr Lacroix à cette occasion.</a>       <br />
              <br />
       « En ce pays, qui est le mien, je voudrais tant porter Ton Nom. »       <br />
              <br />
       Troìsième partie de la célébration au pavillon de la jeunesse d'Expo-Cité. 25 mars 2011, jour de la Solennité de l'Annonciation du Seigneur dont l'homélie de Mgr Lacroix.       <br />
              <br />
       <object width="430" height="271"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/2594/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/2594/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="430" height="271"></embed></object>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-de-Mgr-Gerald-C-Lacroixarcheveque-de-Quebec-lors-de-l-inauguration-de-son-ministere-pastoral_a400.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques</title>
   <updated>2010-11-02T20:27:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Hommages-et-meilleurs-voeux-a-notre-archeveque-le-cardinal-Marc-Ouellet-qui-nous-quitte-pour-Rome-a-la-Congregation_a362.html</id>
   <category term="Actualité" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2197363-3063817.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-30T01:15:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est comme Préfet de la Congrégation pour les Évêques et président de la Commmission pontificale pour l'Amérique latine que le cardinal Ouellet retourne à Rome. En effet, le pape Benoît XVI l'a nommé à ce poste important , ce mercredi 30 juin 2010. À titre de Supérieur général du Séminaire de Québec et au nom de toute la communauté, j'offre à Mgr Ouellet nos hommages respectueux à cette occasion et je l'assure de notre soutien fraternel ainsi que de nos prières ferventes.  Mgr Hermann Giguère P.H.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2197363-3063813.jpg?v=1289459893" alt="Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques" title="Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques" />
     </div>
     <div>
      La <span style="font-style:italic">Congrégation pour les Évêques</span>  (qui équivaut à un ministère dans un gouvernement civil) a comme tâche de conseiller le pape dans ses nominations d'évêques dans le monde entier. La Congrégation doit veiller à constituer les dossiers des candidats proposés, à faire les vérifications opportunes et à indiquer ses préférences. Les nominations comme telles restent la prérogative exclusive du pape.       <br />
              <br />
       Le cardinal Ouellet a parcouru plusieurs pays soit comme missionnaire en Colombie soit comme sercrétaire du Conseil pontifical pour la Promotion de l'Unité des chrétiens soit comme archevêque de Québec. On se rappellera son implication importante pour la préparation et la réalisation du 49e <span style="font-style:italic">Congrès eucharistique international</span> qui s'est tenu à Québec en 2008.       <br />
              <br />
       Le cardinal Ouellet a été souvent sollicité pour des interventions particulières comme théologien et pasteur: conférence inaugurale du Synode sur la Parole de Dieu, conférence au Congrès international des prêtres pour l'année sacerdotale en juin 2010, nombreuses interventions devant ses confrères évêques aux États-Unis, en France, en Espagne etc.       <br />
              <br />
       Son passage à Québec où il a été nommé en novembre 2002 a été l'occasion pour lui d'acquérir une vaste expérience dans le sein d'un Église diocésaine  qui est la première à avoir vu le jour au Canada. Le diocèse de Québec, en effet, a été érigé en 1674 et il couvrati toutes l'Amérique au nord du Mexique. Le professeur qu'il a toujours été s'est lancé dans la pastorale avec énergie et audace. Ses projets nombreux commençaient à prendre leur élan comme celui du Petit Séminaire diocésain fondé le 19 mars 2008.       <br />
              <br />
       Comme prêtres du Séminaire de Québec nous avons pu bénéficier de ses encouragements et de ses lumières. Inspiré par l'esprit de notre fondateur et premier évêque de Québec, le bienheureux François de Laval, le cardinal Ouellet a sans cesse recouru à son patronage et a marché avec détermination sur les traces de ce grand évêque que fut François de Laval, pionnier, fondateur et pasteur d'une Église aux dimensions de l'Amérique.       <br />
              <br />
       Merci Mgr Ouellet pour ce que vous avez été pour le Séminaire de Québec et pour l'Église catholique de Québec. Votre charisme, votre élan apostolique, votre détermination, votre sagesse seront mises à profit pour toute l'Église désormais et nous vous souhaitons un fructueux ministère au service du Saint-Père et de sa mission universelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2197363-3063817.jpg?v=1289459893" alt="Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques" title="Hommages et meilleurs voeux à notre archevêque, le cardinal Marc Ouellet, qui nous quitte pour Rome à la Congrégation des évêques" />
     </div>
     <div>
      Un <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/agenda/Evenement-reconnaissance-en-l-honneur-du-cardinal-Ouellet-le-15-aout-2010_ae100147.html">événement reconnaissance</a> en l'honneur du cardinal Ouellet organisé par le Diocèse de Québec aura lieu le 15 août 2010.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Regardez la vidéo qui suit et qui offre un bref survol des années passées à Québec par le cardinal Marc Ouellet qui fut archevêque de Québec et primat du Canada de 2002 à 2010, et qui vient d'être nommé, le 30 juin 2010, Préfet de la Congrégation pour les Évêques au Vatican       <br />
              <br />
       <object width="430" height="353"><param name="movie" value="http://www.ecdq.tv/embed/2362/"></param><param name="wmode" value="window"></param><param name="scale" value="noscale"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="sameDomain" /><embed src="http://www.ecdq.tv/embed/2362/" type="application/x-shockwave-flash" wmode="window" allowFullScreen="true" width="430" height="353"></embed></object>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Hommages-et-meilleurs-voeux-a-notre-archeveque-le-cardinal-Marc-Ouellet-qui-nous-quitte-pour-Rome-a-la-Congregation_a362.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 2, avril 2010: "Pasteurs selon mon coeur..."</title>
   <updated>2010-06-09T17:57:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-37-n-2-avril-2010-Pasteurs-selon-mon-coeur_a343.html</id>
   <category term="SME-Info" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2039325-2824224.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-04-22T20:06:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Témoignage d'Yves Fournier, diacre, la vocation missionnaire de François de Laval, calendrier des activités, dates à retenir, mot du supérieur général etc.Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2039325-2824224.jpg?v=1289459882" alt="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 2, avril 2010: "Pasteurs selon mon coeur..."" title="Bulletin d'information SME-Info Vol. 37 n. 2, avril 2010: "Pasteurs selon mon coeur..."" />
     </div>
     <div>
      <b>MOT DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL</b>       <br />
              <br />
       <I>       <br />
       La vocation missionnaire de François de Laval dont nous célébrons la fête le 6 mai et le témoignage d’un futur prêtre sur son identité de pasteur nous permettent de raviver en nous la mission de pasteur qui est au cœur de l’Année sacerdotale qui se terminera le 11 juin prochain.       <br />
              <br />
       Pasteur selon le cœur de Dieu, tel était le souhait du regretté Jean-Paul II dans son Exhortation apostolique  Pastores dabo vobis  qui commence ainsi «Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur » (Jr 3, 15) « Par ces mots du prophète Jérémie, commente Jean Paul II, Dieu promet à son        <br />
       peuple de ne jamais le laisser sans pasteur qui le rassemble et le guide ».       <br />
              <br />
       Le service du ministère presbytéral requiert un engagement de toute la personne. Le Curé d’Ars qui est proposé comme patron à tous les prêtres du monde entier l’a vécu à fond. Son exemple est source non seulement d’admiration, mais aussi d’inspiration. Les temps changent, mais les défis restent les mêmes.        <br />
              <br />
       Bon été et à septembre prochain !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.</I>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>NOMINATION</b>       <br />
              <br />
       Monsieur le chanoine Jacques Roberge a été renommé Procureur du Séminaire de Québec jusqu’au 30 juin 2011. Félicitations.       <br />
              <br />
       <b>DATES À RETENIR</b>       <br />
              <br />
       - 1er mai 2010 : Messe anniversaire pour le décès de l’abbé Edmond Labrecque ;       <br />
       - 5 mai 2010 : Assemblée du Clergé à la Maison généralice des Sœurs de la Charité ;       <br />
       - 6 mai 2010 : Fête du fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval ;       <br />
       - 19 mai 2010 : Fête du Supérieur général ;        <br />
       - 1er au 3 juin 2010 : Une session exception-nelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (Campus Notre-Dame-de-Foy à St-Augustin) ;       <br />
       - 17 juin 2010 : Ouverture officielle du Petit Cap.       <br />
              <br />
       <b>ACTIVITÉS PASTORALES</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">MAISON  FRANÇOIS-DE-LAVAL À PETIT CAP</span>       <br />
              <br />
       -29 avril 2010 :  Rencontre de fin d’année avec les séminaristes du Grand Séminaire et les formateurs ;       <br />
       -30 avril 2010 : Rencontre « équipe du Grand Séminaire » ;       <br />
       -1er mai 2010 : Pastorale universitaire ;       <br />
       -19 mai 2010 : Rencontre avec les stagiaires agents et agentes de pastorale ;       <br />
       -7 juin 2010 : Rencontre Groupe Louis Corriveau (cours d’anglais), Grand Séminaire ;       <br />
       -17 juin 2010 : Ouverture officielle du Petit Cap ;       <br />
       -27 juin au 2 juillet 2010 : Camp de jeunes du Petit Séminaire diocésain ;       <br />
       -27 juin au 15 août 2010 : Camps diocésains ;       <br />
       -17 au 22 août 2010 : Camp de jeunes du Petit Séminaire diocésain ;       <br />
       -24 au 29 août 2010 : Session début d’année Grand Séminaire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">CHÂTEAU BELLEVUE</span>       <br />
       -        <br />
       2 au 6 août  2010 : Retraite pour les prêtres, prêchée par Mgr Maurice Couture, s.v.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>MON IDENTITÉ SPIRITUELLE DE PASTEUR</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Yves Fournier, séminariste du Diocèse de Québec,  a été ordonné diacre le 5 février 2010. Il a 45 ans. Après avoir travaillé en génie civil, il a commencé des études en théologie en 2002 puis est entré au Grand Séminaire à l’automne 2002.</span>       <br />
              <br />
       Réfléchir sur mon identité spirituelle en tant que pasteur ou futur pasteur, quelle tâche importante. Clairement, il apparaît évident que cette réflexion ne pourra se faire par une simple construction de l'esprit.  Car on parle ici d'identité, valeur intrinsèque qui définit toute personne humaine dans ce qu'elle a de plus profond, donc, de plus vrai. Dès lors, cette réflexion, pour être vraiment incarnée et, donc, réelle, ne pourra partir que du terreau humain qui est le mien, celui qui a façonné ce que je suis devenu. Est-ce à dire que l'identité spirituelle d'une personne ne serait qu'unidimensionnelle ou n'impliquerait que le sujet touché et lui seul ?       <br />
              <br />
       L'expérience, en l'occurrence la mienne, dans le cas présent, nous révèlera qu'il y a un autre Acteur qui nous précède et qui nous accompagne dans cet itinéraire de vie, plus encore, il nous y fait tendre sans cesse en nourrissant le désir qui nous habite profondément, qui habite toute personne humaine, désir qui nous pousse à la rencontre de nos frères et sœurs en humanité. Voici, bien humblement, celui que je suis devenu grâce à cet Acteur, grâce à ces acteurs….       <br />
               <br />
       À tout ce qui, en nous, est en puissance de vie, il a fallu la Vie qui est toujours en acte pour dépasser cette puissance craintive et, ainsi, entrer dans la Vie, entrer dans notre véritable identité. Voilà ce qui fut l'élément déclencheur, voici ce qui, en moi, fit toute chose nouvelle. « Venez, les bénis de mon Père, recevez en partage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger etc. »  (Mt 25,34 et ss). C'est cette Parole qui, alors que j'approchais la trentaine, allait donner sens à des évènements très douloureux vécus plusieurs années auparavant. Elle me révélait, comme ça, aussi clairement qu'un cristal, que la main de la personne souffrante que j'avais tenue pendant des années, c'était la Sienne…  Dès lors, l'expérience de proximité vécue avec le souffrant allait devenir mon terreau fertile. En conséquence, le contact régulier avec les personnes âgées, avec les grands malades ou avec les souffrants de toutes sortes devint un incontournable, plus encore, un besoin, pour bien nourrir ma vie intérieure. À travers eux, je sais que c'est le Christ que je visitais, je sais que c'est Lui que je touchais, je sais que c'est Lui que j'aimais…       <br />
              <br />
       Mais, ces expériences de proximité auront surtout contribué à me mieux connaître avec mes limites, mes peurs et à les accepter telles quelles. Il n'y a rien comme la rencontre des gens dans leur vulnérabilité pour nous confronter à nos propres vulnérabilités, lesquelles peuvent devenir force de vie dans un don consenti. Tous ces gens rencontrés me révélèrent aussi un visage du Christ plus humain, plus accessible pour moi qui veux marcher à sa suite…C'est le mystère de l'incarnation: la Sienne qui donne sens à la mienne et la mienne qui veut, par Son appel, aider à donner sens à la leur. Merveilleux échange de vie.        <br />
              <br />
       Voilà l'essentiel de mon identité spirituelle, l'essentiel de ce qui fait vivre déjà l'être pasteur en moi. Cela se confirme par le regard et l'approche que les gens ont avec moi. Il y a, en moi, quelque chose qui est changé (cela est d'autant plus vrai depuis mon ordination diaconale). Plus encore, il serait juste de dire qu'il y a Quelqu'un qui vit en moi de plus en plus et qui interroge ceux que je rencontre, que ce soit ma famille, mes amis ou toute autre personne. Mon regard sur les gens, sur les évènements est plus porteur d'espérance, plus porteur de foi, plus porteur d'amour. Et le fait d'être diacre a comme déposé en moi une attitude de joie à servir de toutes les façons possibles. La loi du don crie de plus en plus en moi. Elle m'appelle à la confiance et à l'audace.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Yves Fournier, diacre       <br />
       Séminariste au Grand Séminaire de Québec </span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b> SAVIEZ-VOUS …  </b>       <br />
              <br />
       - …qui a fait les verrières de la chapelle du VIe étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand et pouvez-vous nommer au moins trois représentations qui y figurent ?        <br />
              <br />
       Réponse 1  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       - ...doù vient la statue de l’Enfant-Jésus qui se trouve sur le palier du 3e étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand  ? 															       <br />
       Réponse 2 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>LES RACINES DE LA VOCATION  MISSIONNAIRE DE FRANÇOIS DE LAVAL </b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait d’une conférence qui a été donnée le 16 mars 2010 au cours du colloque intitulé « Omaggio a Due Figure Chiave Della Presenza Missionaria In Quebec » dans la salle de conférence des Musées du Vatican à l'occasion du quarantième anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et le Canada. François de Laval et Marie de l'Incarnation étaient les deux figures clés retenues pour présenter la présence missionnaire chrétienne en Nouvelle-France. </span>       <br />
              <br />
       Où s’enracine la vocation missionnaire de François de Laval ? Il faut revenir à ses jeunes années de sacerdoce et aux amis qu’il fréquentait alors. Paris, en 1653, vit des heures palpitantes. C’est la fin des troubles de La Fronde (1648 1653). Les milieux du renouveau catholique bouillonnent de projets et de fondations. Cette effervescence touche de nombreux jeunes hommes qu’on retrouve dans une association dénommée les Bons Amis ou Assemblées des Amis. François de Laval en fait partie. Il y est entré en 1643 lors de ses études au Collège de Clermont à Paris. Il y a retrouvé le Père Bagot qu’il avait connu au Collège de Laflèche. François de Laval est ordonné prêtre en 1647. Même s’il doit s’occuper de la seigneurie familiale à cause de la mort des deux frères aînés, François de Laval passe de longs moments avec ses amis à Paris dont François Pallu et quelques autres jeunes prêtres. Ils partagent un logement sur la rue Copeau au faubourg St-Marcel pas très loin du Collège de Clermont. Un jour, c’est en février 1653, un missionnaire jésuite revenu depuis peu en France, le père Alexandre de Rhodes, vient les visiter à l’invitation du Père Bagot. Il l’écoute avec avidité et il en est bouleversé comme tous ceux qui l’approchent.       <br />
              <br />
       Qui est ce Père de Rhodes ? Il est bien connu. Il a créé l’écriture du vietnamien en lettres latines. Il a marqué profondément l’histoire des missions. Il préconise l’envoi d’évêques qui, en vertu de leurs pouvoirs, pourront ordonner des prêtres. Son passage à Paris suscitera de nombreuses vocations, notamment chez les Bons Amis.       <br />
              <br />
       Dans le groupe des Bons Amis, outre François de Laval et son ami, François Pallu, figurent Pierre Lambert de la Motte et Ignace Cotolendi. Les quatre jeunes prêtres seront parmi les premiers vicaires apostoliques nommés par la Congrégation « De Propaganda fide ». Ce sont de jeunes prêtres à la foi ardente qui brûlent de se lancer dans ces périlleuses missions avec le soutien d’Anne d’Autriche et de la Compagnie du Saint-Sacrement. Ils sont à l’origine de la demande de création du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris (SME) remise aux cardinaux de la congrégation « De Propaganda fide » le 1er juillet 1658.         <br />
              <br />
       Le moment était venu pour Rome de reprendre en main les missions confiées jusque-là au patronat (le « Padroado » ) des rois d’Espagne et du Portugal : concrétisant l’idée d’Alexandre de Rhodes, le pape décide de nommer des évêques, vicaires apostoliques, chargés d’aller organiser un clergé local en Asie. Sur les conseils du Père de Rhodes, il opte pour des candidats français. Toutefois, pour ménager les susceptibilités royales, il ne crée pas de nouveaux diocèses pour ces évêques qui sont nommés « in partibus infidelium ».        <br />
              <br />
       Sur proposition des Pères Bagot et de Rhodes, François de Laval, archidiacre d’Évreux, François Pallu, chanoine de Saint Martin de Tours et Pierre Picques, bachelier en théologie de la Faculté de Paris, sont choisis dans le groupe des jeunes prêtres prêts à aller dans les pays lointains au Siam et au Tonkin. Le projet de nomination au Tonkin va tarder pour diverses raisons, dont l’opposition des Portugais et la mort du pape Innocent X en 1655, ce qui permet au Roi Louis XIV, le 26 janvier 1657, de proposer, à la demande des jésuites, que François de Laval soit nommé en Nouvelle France plutôt qu’au Tonkin. Dans sa recommandation, le Roi Louis XIV commence par souligner que ce changement d’affectation proposé pour        <br />
              <br />
       François de Laval ne provient pas du candidat mais des circonstances. Dans cette lettre adressée à Rome, Louis XIV note l’attrait personnel de François de Laval pour les missions lointaines. Ce dernier, c’est bien connu, note le roi, se sent « porté d'aller plutôt en un pays sauvage, qu’en un civilisé et abondant en toutes les choses nécessaires à la vie, qui ne se trouvent que très difficilement en la Nouvelle-France ».        <br />
       Le jeune évêque vicaire apostolique sera consacré à l’église de l’Abbaye Saint Germain des Prés, le 8 décembre 1658 par le nonce Celio Borromini. Voilà donc une vocation missionnaire bien enracinée chez le jeune évêque de 36 ans qui arrive à Québec le 16 juin 1659.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Réponses au Saviez-vous… ?</b>       <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic">Réponse 1</span> : Les verrières ont été aménagées lors de la restauration de l'édifice en 1960. Elles sont l’œuvre de Marius Plamondon de l’École des beaux-arts de Québec. Elles racontent la vie de Mgr de Laval : 1) Départ de La Rochelle en 1659 2) Armoiries de Mgr de Laval 3) Carte  géographique de la Nouvelle-France 4) Armoiries du pape Clément X qui érige le Diocèse de Québec en 1674  5) Cathédrale de Québec  6) Marie et l’Enfant-Jésus.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Réponse 2</span>:  Cette statue de l’Enfant-Jésus a été sculptée en 1750 par Pierre-Noël Levasseur (1690-1770) pour le Collège des Jésuites. Elle fut achetée par le Séminaire en 1867 et placée à l’extrémité sud de l’aile de la Procure le 1er juillet 1867. C’est là que des centaines de séminaristes l’ont salué en se rendant à la Cathédrale en cortège le dimanche et les jours de fêtes. Le globe terrestre et la croix symbolisent la royauté universelle du Christ. En 1987, elle a été placée au 3e étage et elle s’y trouve encore aujourd’hui.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.webzinemaker.com/sme/">webzine SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XXXVII – No 2,  avril 2010
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-37-n-2-avril-2010-Pasteurs-selon-mon-coeur_a343.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Année sacerdotale : une session exceptionnelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (1 au 3 juin 2010)</title>
   <updated>2010-06-09T17:58:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Annee-sacerdotale-une-session-exceptionnelle-de-formation-avec-l-abbe-Marc-Girard-Mgr-Noel-Simard-et-Mgr-Joseph-Yvon_a320.html</id>
   <category term="Année sacerdotale" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1805542-2459231.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-03-08T23:38:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un grand rassemblement est prévu du 1 au 3 juin 2010 pour la formation continue. Il aura lieu au Campus Notre-Dame de Foy à St-Augustin (Québec). Cette nouvelle expérience d'une session de trois jours plutôt que des sessions répétées au cours de l'année est une première. Votre réponse et votre participation nous diront si c'est une bonne voie de servir les besoins si importants de formation continue dans les circonstances actuelles.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1805542-2459231.jpg?v=1289459877" alt="Année sacerdotale : une session exceptionnelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (1 au 3 juin 2010)" title="Année sacerdotale : une session exceptionnelle de formation avec l'abbé Marc Girard, Mgr Noël Simard et Mgr Joseph-Yvon Moreau (1 au 3 juin 2010)" />
     </div>
     <div>
      <b>Inscription       <br />
              <br />
       Pour vous inscrire dès maintenant, veuillez compléter le </b>       <br />
        <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/forcon/docs/http://www.seminairedequebec.org/forcon/Inscription-a-la-Session-generale-de-formation-continue-du-1-au-3-juin-2010-du-Diocese-de-Quebec_a8.html">formulaire d’inscription  en PDF</a>, puis remplissez-le en suivant les instructions et le retournez-le avant le 15 mai 2010.         <br />
              <br />
       Nous encourageons l’inscription pour les trois jours. Il est possible de s’inscrire pour une journée. Le montant pour les trois jours 150.00$ et 60.00$ pour une journée.       <br />
               <br />
       Selon l’ordonnance diocésain, 50% de la formation est remboursable par l’employeur.        <br />
              <br />
       <b>Lieu de la rencontre - Pavillon André Coindre        <br />
              <br />
       Campus Notre-Dame-de-Foy        <br />
       5000, rue Clément-Lockquell        <br />
       Saint-Augustin-de-Desmaures       <br />
       (Québec) G3A 1B3       <br />
       Canada</b>       <br />
              <br />
       <b> Pour consulter le programme détaillé</b>, <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/forcon/http://www.seminairedequebec.org/forcon/Programme,-horaire-et-inscription-pour-la-Session-generale-de-formation-continue-du-1-au-3-juin-2010-qui-aura-lieu-a_a7.html">cliquez ici</a>.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       RETOURNER AUX SOURCES DE NOTRE VOCATION BAPTISMALE        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première journée : Retrouver le prophète : </span>       <br />
              <br />
       C’est reprendre l’annonce de la Parole au coeur du monde aujourd’hui, ce sont les moyens de communication. Apprendre à vivre une cohésion dans l’art de communiquer en tenant compte des données actuelles offrant les conditions gagnantes pour qu’un message passe.        <br />
       La première journée portera sur l’annonce de la Parole et la force de l’Écriture dans notre ministère – Accueillir la Parole – vivre de la Parole et la communiquer. Les ateliers de ce jour porteront sur les outils à nous donner pour apprivoiser et mieux nous servir des moyens de communications et des habiletés à développer pour annoncer la Bonne Nouvelle        <br />
              <br />
       Cette première journée, le mardi, le 1er juin 2010 la journée s'intitulera JOURNÉE «PROPHÈTE», L'abbé Marc Girard de Chicoutimi a déjà accepté de faire la conférence du matin : ". La journée se continuera dans des ateliers dont nous vous donnerons le détail bientôt.        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Seconde journée : Se réapproprier la dimension royale </span>       <br />
              <br />
       Être membre de l’Église Corps du Christ selon l’esprit de Vatican II c’est faire communauté et c’est aussi accompagner les pas de l’être humain contemporain pour faire face aux enjeux posés par les grandes questions sociales de l’heure et qui touchent l’éthique. La seconde journée devrait nous resituer - dans l’esprit de Vatican II ie - dans l’esprit dans lequel les Chrétiens sont appelés à être sel de la terre et lumière du monde. La question du «nous à construire» formera l’étape charnière de cette journée. La construction du nous ecclésial appelle une conscientisation de reprendre la parole, en usant des moyens de communication pour offrir des repères à notre monde qui souffre d’un grand manque et d’une absence de réflexion pour se situer devant les grands enjeux social notamment ceux qui relèvent des questions éthiques (avortement – euthanasie).        <br />
              <br />
       Au cours de cette journée du mercredi, le 2 juin 2010, deux intervenants principaux :en avant-midi,  Mgr Noël Simard, évêque auxiliaire de Saut-Ste-Marie suivi de Me Marie-Josée Longtin. Des ateliers sont prévus aussi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> Troisième  : Retrouver la dimension sacerdotale en chacun </span>       <br />
              <br />
       Tous participants du sacredoce du Christ, et, à un titre particulier, comme signe du Christ Tête et Pasteur, ce que nous avons vu, touché, entendu nous le célébrons, nous l’évoquons, nous l’invoquons et nous l’annonçons – thème de la liturgie – s’habiliter à construire et à vivre des liturgies selon les règles de l’art. Faire communauté, qu’est-ce à dire ? – dépoussiérer notre notion d’ecclésial qui se constitue de façon visible lors de la célébration du dimanche et les lieu sacramentels où ils est possible d’en faire des lieux sacrés d’évangélisation – funérailles – mariages, lieu de la rencontre et de l’expérience de la présence de Dieu. Dans ce sens la journée du jeudi devrait porter sur le thème de la liturgie et une mise à jour sur l’art de célébrer (1ère lettre pastorale du CEI)        <br />
              <br />
       Cette journée du jeudi, le 3 juin 2010, s'intitulera JOURNÉE «PRÊTRE». Conférence : "Une liturgie qui favorise le silence intérieur" par Mgr Joseph-Yvon Moreau, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.        <br />
              <br />
              <br />
       Vous  trouverez les détails d'inscription sur le site de la formation continue dans le Diocèse de Québec, <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/forcon">en cliquant ici</a>  à partir du mois de mars 2010       <br />
              <br />
       Pour plus de renseignements, envoyer un courriel au responsable de la session, <a class="link" href="javascript:protected_mail('forcon@seminairedequebec.org')" >l'abbé Alain Pouliot</a> qui se fera un plaisir de vous répondre.       <br />
              <br />
       le 7 janvier 2010 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Annee-sacerdotale-une-session-exceptionnelle-de-formation-avec-l-abbe-Marc-Girard-Mgr-Noel-Simard-et-Mgr-Joseph-Yvon_a320.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)</title>
   <updated>2013-03-05T04:03:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Le-bon-pasteur-donne-sa-vie-pour-ses-brebis-Homelie-aux-funerailles-de-monsieur-l-abbe-Georges-Marceau-23-decembre-2009_a318.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1779686-2419257.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-23T23:01:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux funérailles de l'abbé Georges Marceau, prêtre agrégé de la Société des prêtres du Séminaire de Québec depuis 1974, à la Basilique-cathédrale Nortre-Dame de Québec, le 23 décembre 2009 par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H.. Textes de l'Écriture: Ph 1, 8-11.19-21; Le bon pasteur Jn 10, 14-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1779686-2419257.jpg?v=1289459876" alt="«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)" title="«  Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » Homélie aux funérailles de monsieur l’abbé Georges Marceau (23 décembre 2009)" />
     </div>
     <div>
      Au mois de janvier dernier, lorsque l’abbé Marceau m’a annoncé qu’il était atteint de cancer et que ses jours étaient comptés, il m’a dit : « Je veux continuer mon ministère de prêtre le plus longtemps possible. C’est ce qui me fait vivre. »  Sa réflexion a suscité mon admiration. Ce qui fut dit fut fait. Lorsque les souffrances et les douleurs ont commencées au cours de l’été, Georges a continué courageusement jusqu'à quelques semaines de la fin.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, nous avons choisi comme texte de l’évangile, l’épisode du Bon Pasteur, ce que fut Georges admirablement.       <br />
              <br />
       En effet, l’homme solitaire qu’il était, était loin d’être refermé sur lui-même, Il était sans cesse à l’écoute de ses ouailles et se dévouait à leur service avec une assiduité et une générosité sans égale.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le berger demeure avec ses brebis</span>       <br />
              <br />
       Lorsqu’on évoque l’image du pasteur, du berger pour reprendre les termes de l’Évangile, on s’attache souvent à cette phrase : « Le berger connaît ses brebis ». Ce qui est tout à fait juste, Cependant, l’occupation du berger ne se résume pas à cet aspect de sa vie.        <br />
              <br />
       Les témoignages de ceux qui,  encore aujourd’hui en Europe et en Orient, exercent ce vieux métier, nous soulignent tous que le berger est celui qui vit un enracinement continu dans sa tâche. Il fréquente les mêmes pâturages, il refait les mêmes gestes auprès des brebis malades, il ne peut être là en passant, il est là en permanence. C’est à longueur de temps qu’il crée les liens et qu’il persévère dans ce soin de tous les instants.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      C’est cet aspect de l’enracinement et de la fidélité que j’ai remarqué chez notre confrère Georges depuis toujours. Georges en homme discipliné était quelqu’un sur qui on pouvait compter en tout temps. Il a accompli ses divers ministères au Petit Séminaire et dans la pastorale paroissiale avec une application et un soin qui ne sont jamais démentis. Pour lui, il s’agissait non seulement de durer, mais d’être au service. Il était très fier des ses 31 ans passé au service de la Desserte de Shannon qu’il a voulu desservir jusqu’à la fin.Voilà un bon berger qui demeure avec ses brebis quoiqu’il arrive.        <br />
              <br />
       Comme enracinement, on peut noter encore son attachement à l’Académie de Québec où il avait étudié et à la communauté des prêtres du Séminaire qui s’exprimait dans les conversations, mais aussi dans des réalisations dont nous lui sommes redevables : comme celles concernant les horloges de parquet du Séminaire, l’histoire du Séminaire en photos, les parcours de visite, les édifices du Séminaire, le Grand Escalier et concernant combien de sujets qui lui ont fait parcourir assidument le Journal et les Archives du Séminaire. Cet enracinement et cet attachement lui inspiraient une grande dévotion à notre fondateur, le bienheureux François de Laval dont il a traduit en anglais le site internet qui lui est consacré.       <br />
              <br />
       Voilà un bon pasteur, un bon berger, qui ne se lasse pas de penser aux autres, d’utiliser ses ressources et ses talents pour servir à la manière de Jésus qui n’eut d’autre volonté que d’être Serviteur et qui est allé jusqu’à donner sa vie pour ses amis.       <br />
              <br />
       On peut dire, sans exagération, que l’abbé Marceau a réellement donné sa vie au service de l’Évangile et au service des autres avec une générosité et une constance qui lui font honneur.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Ma vie, c'est le Christ</span>       <br />
              <br />
       Mais où puisait-il cet élan et cette constance, me direz-vous? La question n’est pas saugrenue.        <br />
              <br />
       La première lecture nous donne une piste de réponse. Pour ceux qui ont bien connu Georges, la foi en Jésus-Christ faisait partie de lui comme une seconde nature: « Oui, ma vie c’est le Christ » aurait-il peut dire comme saint Paul à fin de ce beau texte de la lettre aux Philippiens qui a été lu comme première lecture.       <br />
              <br />
       Cette foi a été soumise au crible d’un esprit scientifique et rationnel qui n’avait pas peur des questions. Son intérêt pour les recherches sur le Saint Suaire de Turin en est la preuve. Être croyant, pour lui, ne voulait pas dire être ignorant, ni mettre de côté la science d’aujourd’hui. Comment a-t-il su réconcilier foi et raison? C’est le mystère de son âme. Mais en bon disciple de Thomas d’Aquin, il a toujours su unir les deux sans sacrifier ni l’une ni l’autre, car comme le dit l’adage célèbre de saint Anselme que commente saint Thomas « la foi cherche à comprendre » (« Fides quaerens intellectum ») et elle ne laisse pas les questionnements de côté (« Cum assensione cogitare»).       <br />
              <br />
       La vie de Georges reflétait bien dans son dépouillement son total attachement au Christ. Je me plaisais, chaque fois que j’entrais dans ses appartements, à lui dire que je me sentais comme chez le Curé d’Ars. Un dépouillement et une sobriété se dégageaient de ces lieux, sans pour autant mettre de côté ses goûts pour les horloges, pour la musique et pour l’informatique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Ému d’avoir à accompagner avec vous ce confrère qui fut un grand ami au Grand Séminaire, je prie le Seigneur que notre célébration de l’Eucharistie, nous rapproche les uns des autres comme le font les brebis autour de leur Berger suprême : le Christ Jésus et que les gestes que nous posons en présentant le pain et le vin dans la foi soient pour nous un gage de vie éternelle… ce que je souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       23 décembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Le-bon-pasteur-donne-sa-vie-pour-ses-brebis-Homelie-aux-funerailles-de-monsieur-l-abbe-Georges-Marceau-23-decembre-2009_a318.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)</title>
   <updated>2009-10-09T12:42:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/L-abbe-Denis-Belanger-pretre-du-SME-est-nomme-cure-de-la-paroisse-cathedrale-Notre-Dame-de-Quebec-Basilique-Cathedrale_a276.html</id>
   <category term="Nominations" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1375557-1818201.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-05-16T23:12:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mgr l’Archevêque a nommé monsieur l’abbé Denis BÉLANGER, prêtre agrégé du Séminaire de Québec, curé de la paroisse Notre-Dame de Québec où se trouve la cathédrale de l'Archevêque. Érigée canoniquement par Mgr de Laval en 1664, la paroisse Notre-Dame de Québec est la plus vieille paroisse en Amérique du Nord puisque la première église qui servait d'église paroissiale fut construite en 1633. Elle couvre le Vieux-Québec et la Place Royale avec l'église Notre-Dame des Victoires (1688) qui relève de cette paroisse maintenant.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1375557-1818201.jpg?v=1289459858" alt="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)" title="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)" />
     </div>
     <div>
      Mgr l'Archevêque ayant décidé de supprimer les postes des vicaires épiscopaux de la Rive-Nord et de la Rive-Sud, Monsieur l'abbé BÉLANGER, nommé vicaire épiscopal de la Rive-Nord, il y a un an,  se consacrera  de nouveau au ministère paroissial qu'il connaît bien puisqu'il à été  pendant dix ans curé des paroisses de St-Yves et et St-Louis-de-France à Québec       <br />
              <br />
       Sincères félicitations et que le Seigneur rende fructueux ce nouveau ministère au service de l'Église diocésaine.       <br />
              <br />
       Le Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       Hermann Giguère, ptre, p.h.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1375557-1818202.jpg?v=1289459858" alt="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)" title="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé curé de la paroisse-cathédrale Notre-Dame de Québec (Basilique-Cathédrale)" />
     </div>
     <div>
      __________________________________

<BR><BR>

Pour une brève biographie de monsieur l'abbé Denis Bélanger, <a href="http://www.seminairedequebec.org/index.php?action=article&numero=180.html?#denis"><font color="#800000">cliquez ici</font></a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/L-abbe-Denis-Belanger-pretre-du-SME-est-nomme-cure-de-la-paroisse-cathedrale-Notre-Dame-de-Quebec-Basilique-Cathedrale_a276.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009</title>
   <updated>2011-05-07T02:53:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/La-vie-du-pur-abandon-d-un-pasteur-Homelie-pour-la-fete-de-Francois-de-Laval-en-2009_a272.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1359723-1795244.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-05-06T03:32:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le parcours mystique d'un pasteur: Homélie pour la célébration de la fête liturgique du Bienheureux François de Laval au Séminaire de Québec le 6 mai 2009 par Mgr Hermann Giguère, Supérieur général du Séminaire de Québec dont François de Laval est le fondateur. Textes de l'Écriture: II Tim, 4, 1-5;Jean 10, 11-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1359723-1795244.jpg?v=1289459854" alt="La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009" title="La « vie du pur abandon » d'un pasteur - Homélie pour la fête de François de Laval en 2009" />
     </div>
     <div>
      Je me suis laissé inspiré pour cette fête de notre fondateur, le bienheureux François de Laval, par cette phrase que vous retrouvez au dos du feuillet de notre célébration : « Il y a longtemps que Dieu me fait la grâce de regarder tout ce qui m'arrive en cette vie comme un effet de sa providence. » ( Lettre au Père de La Chaize, mai 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 407)        <br />
              <br />
       François de Laval écrit cette phrase en 1687 après avoir remis sa démission comme évêque et demandé au Roi de revenir en Nouvelle-France. Son retour ne sera pas accepté alors par le Roi. Ce ne sera que l’année suivante que François de Laval obtiendra enfin la permission de venir finir ses jours dans son Église.       <br />
              <br />
       Cet épisode aux multiples rebondissements marque un passage spirituel révélateur dans la vie de François de Laval. Il éclaire son parcours spirituel d’une façon nouvelle et révélatrice. Regardons-y de plus près.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le cheminement spirituel       <br />
       </span>       <br />
       Le cheminement spirituel a été souvent décrit en référence à des étapes ou des passages vécus dans la pratique de l’oraison comme chez Thérèse d’Avila ou dans les purifications intérieures comme chez Jean de la Croix. On a dit et répété que la mystique n’était pas pour les gens lancés dans l’apostolat ou la pastorale. À tout le moins, on l’a laissé entendre.        <br />
              <br />
       Cette vision de la  mystique décrochée de l’action et de l’apostolat est en partie responsable d’une image de François de Laval où il est vu comme  un bon pasteur certes, mais non pas comme un mystique. Les élans et les descriptions de sa contemporaine Marie de l’Incarnation lui faisant défaut, on a reconnu sa sainteté certes, mais on a oublié la flamme qui l’habitait.        <br />
              <br />
       Cette flamme allumée dans sa jeunesse chez les jésuites ne s’est jamais éteinte. Elle l’a accompagnée tout au cours de sa vie, et à 64 ans, elle rencontre un obstacle majeur, la volonté du Roi de le garder en France. Les réactions de François de Laval dans ce deuil qui lui est demandé font partie des plus beaux textes que nous avons de lui.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Les purifications  apostoliques</span>       <br />
              <br />
       Que nous apprennent ces textes que nous ne savions déjà?        <br />
              <br />
       Ils nous éclairent sur la profondeur du passage de ce que Jean de la Croix appelle la « Nuit de la foi », non plus chez la personne contemplative, mais telle qu’elle se présente dans la vie d’un pasteur, d’une personne engagée dans le ministère et la vie apostolique. Le parcours d’un pasteur, à travers les évènements et les circonstances qu’il rencontre sur le terrain de la mission l’invitent continuellement à se détacher de ses vues et de ses projets pour s’ajuster dans la foi à ceux de Dieu.        <br />
              <br />
       Ce faisant, il est amené à vivre de profondes purifications, des nuits et des deuils. Le pasteur devient, sans le savoir bien souvent, un « mystique actif », un « mystique paulinien », pourrait-on dire en pensant à l’Apôtre des Gentils qui répétait ; « Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile » (1 Co 9,16).       <br />
              <br />
       Hé bien! François de Laval, à 64 ans, après 29 ans d’épiscopat vit un abandon mystique au-delà d’une simple obéissance à son Roi. Il laisse Dieu conduire. Il lâche prise. Il s’en remet totalement à la volonté divine. Son union d’amour avec le Dieu vivant se concrétise dans sa chair et dans son cœur. L’abandon à Dieu en est l’expression concrète.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un abandon mystique</span>       <br />
              <br />
       Cet abandon le caractérisera jusqu’à sa mort. En effet, revenu en Nouvelle-France il verra son Séminaire incendié par deux fois, il connaîtra une cohabitation difficile et tourmentée avec son successeur, il expérimentera la maladie sous diverses formes. Et pourtant l’abandon du pasteur  ne se dément pas. François de Laval est entré, au cours de ces années 1687-1688 en France, dans les dernières Demeures, dirait Thérèse d’Avila.        <br />
              <br />
       Dans une lettre aux prêtres du Séminaire le 9 juin 1687, François de Laval écrit : :       <br />
              <br />
       Il est bien juste [...] que nous demeurions perdus à nous-mêmes et que nous ne vivions que de <b>la vie du pur abandon</b> en tout ce qui nous regarde au dedans comme au dehors.» ( Lettre aux prêtres du Séminaire de Québec, le 9 juin 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 441) Cette lettre remarquable mériterait d'être citée plus longuement, si j'en avais le temps, (Note: Voir plus bas l'extrait complet d'où est tirée la citation.)       <br />
              <br />
       L’image du pasteur totalement dévoué à ses brebis, détaché de tout pour être avec elles et pour les servir sans penser à lui-même s’applique admirablement à François de Laval qui nous le montre avec éclat dans les circonstances que nous avons rappelées au moment de sa démission comme évêque de Québec. Cette charité pastorale s’est transformée en amour sponsal selon l'expression employée par Jean-Paul II dans l'Exhortation apostolique <span style="font-style:italic">Je vous donnerai des pasteurs</span> (numéro 23). François de Laval est devenu, dans son cœur et dans sa chair, l’époux de son Église. Son union à Dieu passe par son lien avec ses brebis, avec son peuple.       <br />
              <br />
       Oui, le cheminement spirituel de François de Laval dessine le parcours d’un pasteur mystique transformé par son ministère et porté par lui aux sommets de la vie mystique, au sommet de la montage où l’attend le banquet éternel aux côtés de Celui qui est l'unique Pasteur, Jésus, le Serviteur par excellence, toujours vivant pour le salut du monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion       <br />
       </span>       <br />
       Chers frères et sœurs, que cette célébration, où nous refaisons les gestes de Celui qui s’est abandonné jusqu’au bout à la volonté de salut du Père des miséricordes, du Bon Pasteur qui a donné sa vie pour ses brebis, vienne nous rendre de plus en plus disponibles aux signes de sa volonté et nous rendre capables de l’accomplir pour sa plus grande gloire.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
              <br />
       le 6 mai 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      __________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Mais comme la bonté de Notre-Seigneur ne rejette point un coeur contrit et humilié, et que ‘humiliat et sublevat’, il me fit connaitre que c'était la plus grande grâce qu'il me pouvait faire que de me donner part aux états qu'il a voulu porter en sa vie et en sa mort pour notre amour, en action de grâces de laquelle je dis un Te Deum avec un coeur rempli de joie et de consolation au fond de l'âme, car pour  la partie inférieure, elle est laissée dans l'amertume qu'elle doit porter. C'est une blessure et une plaie qui sera difficile à guérir et qui apparemment durera jusqu'à la mort, à moins qu'il ne plaise à la divine Providence, qui dispose des coeurs comme lui plaît, apporter quelque changement à l'état des affaires. Ce sera quand il lui plaira et comme il lui plaira, sans que les créatures puissent s'y opposer.  n'étant en pouvoir de faire que ce qu'elle leur permettra. Il est . bien juste cependant que nous demeurions perdus à nous-mêmes et que nous ne vivions que de la <b>vie du pur abandon</b> en tout ce qui nous regarde au dedans comme au dehors.»</span> ( Lettre aux prêtres du Séminaire de Québec, le 9 juin 1687 <span style="font-style:italic">Altera Nova Positio</span> p. 441). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/La-vie-du-pur-abandon-d-un-pasteur-Homelie-pour-la-fete-de-Francois-de-Laval-en-2009_a272.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Bulletin d'information SME-Info Vol. 36 n. 1 février 2009: "Vous serez des pasteurs..."</title>
   <updated>2013-01-13T22:57:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-36-n-1-fevrier-2009-Vous-serez-des-pasteurs_a248.html</id>
   <category term="SME-Info" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1206858-1570612.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-02-09T14:16:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quatre séminaristes témoignent, décès d'un "bon pasteur" : l'abbé Anicet Greco, calendrier des activités, dates à retenir, mot du supérieur général, saviez-vous? etc.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1206858-1570612.jpg?v=1289459847" alt="Bulletin d'information SME-Info Vol. 36 n. 1 février 2009: "Vous serez des pasteurs..."" title="Bulletin d'information SME-Info Vol. 36 n. 1 février 2009: "Vous serez des pasteurs..."" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca/sme_info_pdf/sme_info_090201.pdf">Version PDF</a>       <br />
              <br />
       MOT DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL       <br />
              <br />
       Ce numéro fait le pont entre deux célébrations : celle de saint François de Sales, second patron du Séminaire, et celle du bienheureux François de Laval, notre fondateur, deux pasteurs hors-pair. Leur inspiration et leur souffle continuent de vivre parmi nous. Que ce soit le témoignage de ceux qui nous ont quittés comme monsieur l’abbé Anicet Greco ou celui de séminaristes en formation comme Michaël, Jean-François, Guillaume et Daniel, la fibre pastorale et le désir de servir sont stimulants.       <br />
              <br />
       En effet, dans la situation d’aujourd’hui marquée par la décroissance et les questionnements de toutes sortes, il y a encore place pour des prêtres heureux et dévoués. Leur tâche demeure emballante. Les gratifications ne sont plus du même ordre qu’autrefois, mais ils ont la joie de semer une Parole qui les dépasse et qui produit du fruit même lorsqu’ils ne s’en rendent pas toujours compte.       <br />
              <br />
       La promesse du Ressuscité «  Je serai toujours avec vous » les habitent et les stimulent à chaque instant. Que le temps du Carême qui commencera à la fin de février dans le sillage du Synode du la Parole de Dieu soit un moment d’intériorité et d’appropriation de la Parole de Dieu qui fait vivre.         <br />
              <br />
       Bon Carême et Joyeuses Pâques !       <br />
              <br />
       					 Mgr Hermann Gigu&amp;egrave;re P.H.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <br />
<br />
<HR>
<br />
<br />

NOMINATION
<br />
<br />
Mgr l’Archevêque a nommé monsieur le chanoine Jacques Lemieux membre du Conseil presbytéral pour représenter les prêtres aînés. Félicitations. 

<br />
<br />

	
<HR>
<br />
<br />
	

DÉCÈS DE MONSIEUR L'ABBÉ ANICET GRECO (1922-2009)

<br />
<br />

À l’Hôpital du Saint-Sacrement, le 15 janvier 2009, est décédé, à l'âge de 86 ans et 8 mois, monsieur l'abbé Anicet Greco, membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, fils de feu Vincenzo Greco et de feu Marie Gauthier.

 
<br />
<br />

Après avoir fait ses études classiques au Petit Séminaire de Québec (1936 à 1944) et obtenu son baccalauréat ès arts de l’Université Laval en 1944, il fit ses études théologiques au Grand Séminaire de Québec et à l’Université Laval (1944 à 1949), il fut ordonné prêtre le 20 juin 1948. Il termina son baccalauréat en Théologie en 1949. En 1957 et 1958, il étudia la Philosophie à l’Université catholique de Washington et y reçut une maîtrise en Philosophie en 1961. 
<br />
<br />

Après son ordination à la prêtrise, il devint maître de Salle au Petit Séminaire de Québec de 1949 à 1956 et professeur de mathématiques de 1950 à 1953. Il fut reçu membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec le 12 juin 1963.
<br />
<br />

En 1952, il prit la direction des Cours d’été à l’Université Laval, alors une œuvre du Séminaire de Québec, qu’il conserva jusqu’en 1972. Ayant quitté le Petit Séminaire de Québec pour l’Université Laval, il y exerça de nombreuses fonctions administratives jusqu’à son départ en avril 1989.
<br />
<br />
 
En plus de ses fonctions à l’Université Laval, l’abbé Greco se consacra à plusieurs tâches pastorales et après sa retraite de l’Université Laval, il fut nommé directeur responsable de la Résidence Cardinal Vachon et supérieur des prêtres y résidant. Il occupa ce poste de 1989 à 1998. Depuis deux ans, il habitait à l’Unité de soins de la Résidence Cardinal Vachon.
<br />
<br />

Les funérailles ont été célébrées à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec le lundi 19 janvier 2009 à 10 h. Elles étaient présidées par Mgr Jean Pierre Blais, évêque nommé de Baie-Comeau.
<br />
<br />
<HR>
<br />
<br />
TÉMOIGNAGE SUR L'ABBÉ GRECO
<br />
<br />				 
Gabriel Côté, dans un article du Fil des évènements de l'Université Laval, le 10 avril 2003 intitulé "Pour la suite du monde: Hommage à six pionniers de l'Éducation des adultes à l'Université" et présentant le troisième volume d'André Thibault dans la série Avant que d'oublier consacrée à des profils d'éducateurs et d'éducatrices provenant des différentes régions du Québec, et même des provinces de l'Atlantique, cite ce passage que nous reproduisons avec plaisir.
<br />
<br />

"Madame Marquis a réussi à imprégner sa marque sur les politiques du Service de l'extension et elle a, avec l'abbé Anicet Greco en particulier, contribué à implanter un service d'accueil et d'encadrement des adultes qui facilitait leur retour aux études et concourrait à leur donner confiance en eux-mêmes... L'abbé Anicet Greco a traversé le monde de l'éducation à la manière d'un sage, animé par des valeurs de tolérance, de respect d'autrui et de compassion".


<br />
<br />
<HR>
<br />
<br />


					 SAVIEZ-VOUS &#8230; ?
					 <br />
					 - que le Séminaire a déjà eu un fondeur à neige. Où était-il situé ?  
					 <br />
					 			R&eacute;ponse 1 &agrave; la fin du Bulletin.
					 <br />-  qu’il y eut pendant longtemps au Séminaire des « donnés », hommes et femmes, mariés et célibataires ? Étaient-ils des employés comme les autres ? 
					 <br />
					 			R&eacute;ponse 2 &agrave; la fin du Bulletin.
					 <br />
<br />
<br />					 

<HR>
<br />
<br />

TÉMOIGNAGE DE MICHAËL, JEAN-FRANÇOIS, GUILLAUME ET DANIEL, séminaristes du Grand Séminaire de Québec

<br />
<br />					 

<I>
Michaël est séminariste au Grand Séminaire de Québec depuis septembre 2008. Il a 22 ans. Guillaume, 24 ans,  et Daniel, 32 ans, sont aussi entrés au Grand Séminaire en septembre 2009. Jean-François, quant à lui, en est à sa troisième année de Grand Séminaire.
</I>

<br />
<br />					 
<B>MICHAËL
</B>
<br />
<br />					 


Michaël, qui a fait une technique en administration au CEGEP Ste-Foy, le projet de devenir prêtre remonte à quelques années. « J’ai songé pour la première fois à devenir prêtre en Secondaire V, dit-il lorsque j’ai rencontré un membre de ma famille qui était prêtre. Après avoir parlé plus longuement avec lui, il m’a transmis un peu le flambeau. Je peux dire que c’est quelque chose que je porte depuis longtemps ». La lecture du feuillet paroissial de sa paroisse où on posait la question as-tu déjà songé à devenir prêtre ? ce qui était son cas lui a donné le coup de pied nécessaire pour entreprendre des démarches auprès du Grand Séminaire. « La formation au Grand Séminaire, conclut-il, est une école de la vie. »

<br />
<br />					 
<B>JEAN-FRANÇOIS
</B>
<br />
<br />					 
					 
 
 Pour Jean-François, la mort de Jean-Paul II, le 2 avril 2005 l'a interpellé et l’a orienté vers la prêtrise. Il avait étudié en sciences politiques à l’Université Laval et terminait alors une maîtrise en relations internationales. « C’est à partir de ce moment-là que l’idée s’est enracinée en moi dans la prière. C’est devenu un projet sérieux… Ce qui m’a décidé de rentrer au Grand Séminaire, c’était la suite de l’appel que je crois avoir reçu. »
 « Ce que j’apprécie le plus au Grand Séminaire c’est la diversité des ressources auxquelles on a accès, et aussi vie communautaire qui permet d’échanger et de partager ce qu’on vit avec des frères qui vivent un peu les mêmes choses. » 
<br />
<br />					 
<B>GUILLAUME
</B>
<br />
<br />					 

Guillaume travaillait en administration pour un entrepreneur général en construction. « Je n’avais jamais exclus l’option de devenir prêtre depuis mon enfance, raconte-t-il, mais, je dirais que depuis deux ans j’y pensais sérieusement.  Ce qui m’a décidé d’entrer au Grand Séminaire, c’est d’aller au fond cet appel que je ressentais à l’intérieur de moi, de me donner entièrement au Seigneur. »


<br />
<br />					 
 
« Ce que j’apprécie le plus dans la vie du séminariste, confie-t-il, c’est la vie communautaire, puis la liturgie quotidienne au Grand Séminaire avec la Liturgie des heures et l’Eucharistie quotidienne. Ce sont vraiment qui sont très bénéfiques pour moi»
<br />
<br />					 
<B>DANIEL
</B>
<br />
<br />					 

Pour Daniel, qui travaillait dans une compagnie pharmaceutique comme technicien de production, quitter le marché du travail pour répondre "oui" à Dieu est devenu impératif au cours de son expérience dans UNE ANNÉE POUR DIEU en préparation du Congrès eucharistique international de Québec.  Çà fait quelques années que je pense à devenir prêtre, nous dit-il, mais c’est au cours de la dernière année que le projet a vraiment mûri en moi. Qu’est ce qui m’a motivé à entre au Grand Séminaire? C’est le projet UNE ANNÉE POUR DIEU proposé par le diocèse de Québec, une étape où on  laisse le marché du travail pour mieux approfondir notre projet de vie. » 

 
<br />
<br />					 

« C’est un prêtre avec qui je demeurais au presbytère, continue-t-il, qui m’a invité à aller vivre une journée d’information au Grand Séminaire…. De rencontrer les formateurs, de voir les lieux m’a vraiment convaincu de dire mon premier oui à ce temps de discernement dans ma vie qu’est le Grand Séminaire. »


<br />
<br />					 

<HR>
<br />
<br />


DATES &Agrave; RETENIR
					 <br />
					 
					 <br />
- 11 février 2009 Célébration de l’Onction des malades à 10h30 à la Chapelle du 6e étage.  
- du 2 Mars 2009 au 7 Mars 2009 :  Semaine de lecture à l'Université Laval
- 25  mars 2007 : c'est le 25 mars qu’aura lieu cette année la célébration de l'ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU SEMINAIRE (26 mars 1663). Concélébration eucharistique présidée par l'archevêque émérite de Québec, Mgr Maurice Couture, à 16h30 suivie d’un repas festif.
- 6 mai 2007 : fête du fondateur du Séminaire, le bienheureux François de Laval, et célébra­tion du 60e anniversaire d’ordination sacerdotale de monsieur l’abbé Gaston Savard, prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec.
- 6 mai 2007 : Assemblée du clergé à la Maison généralice des Sœurs de la Charité.

<br />
- 21 janvier 2009 : Fête anticipée de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire (24 janvier). Concélébration eucharistique présidée par Mgr Jean-Pierre Blais, évêque auxiliaire. Invités : Prêtres de la région pastorale Louis-Hébert/Loretteville/Portneuf ;
11 février 2009 : célébration communautaire de l’Onction des malades ;
<br />
- 2 au 7 mars 2009 : semaine de lecture à l’Université Laval ;
<br />
- 25 mars 2009 : Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec (26 mars 1663).  Concélébration présidée par Mgr Maurice Couture et repas festif.



<br />
					 
<br />
					 
					 
					 ACTIVIT&Eacute;S 
					 <br />
					 
					 <br />
					 
					 CENTRE D'&Eacute;VANG&Eacute;LISATION QU&Eacute;BEC IXTHUS
					  
					 <br />
- 11 février : Atelier-Formation : J'aime donc je suis <br />
- 21 février : Spectacle de Julie Morin et Julie Rousseau <br />
- 22 février : Célébration <br />
- 24 février : Mardi gras <br />
- 11 mars : Débat : Église et culture <br />
- 21 mars : Spectacle de Simon et Catherine  <br />
- 22 mars : Célébration <br />
- 9 avril : Triduum pascal avec Le tisonnier et le Centre Agapè <br />
- 18 avril :  Spectacle de Théâtre <br />
- 25 avril :Spectacle de Jean-Luc Lavigne et Marc-André Boivin <br />
- 3 mai : Célébration <br />
- 5 mai : Lancement du CD Émergences 4 

<br />
<br />
					 Voir le site internet pour le proramme d&eacute;taill&eacute;: <a class="liens" href="http://www.quebecixthus.com" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">www.quebecixthus.com</a>
					 <br />
					 <br />


MAISON FRANÇOIS DE LAVAL &Agrave; PETIT CAP
<br />
- 1er décembre 2008 : Ressourcement - Équipe Québec IXThUS ;
<br />
- 9 au 11 janvier 2009 : Rencontre Vivre et Aimer ;
<br />
- 16 au 18 janvier 2009 : Rencontre des jeunes du Petit Séminaire diocésain de Québec ;
<br />
- 23 au 25 janvier 2009 :  Pastorale universitaire ;
<br />
- 13 février 2009 : Rencontre des jeunes du Petit Séminaire diocésain de Québec ;
<br />
- 27 février au 1er mars 2009 : Camp préinscription du Petit Séminaire diocésain de Québec ;
<br />
- 29 mars 2009 : Récollection - Équipe Notre-Dame.

<br />
					 
<br />

<HR>
<br />
<br />

					 R&Eacute;PONSES AU SAVIEZ-VOUS&#8230; ?
					 <br />
					 
					 <br />
				<A NAME="fondeur">
	
(1) Le fondeur à neige se trouvait entre la "l'usine" (chaufferie) et le couvent des Sœurs dominicaines qui est actuellement le Pavillon Jérôme Demers abritant le Musée de l’Amérique française. Les charrues basculantes tirées par un cheval y déversaient leur neige après les tempêtes. Le Conseil du SME en décida la construction le 5 juin 1911. Il est résolu, lit-on, dans le procès-verbal de la réunion "de faire faire un puisard pour la fonte des neiges près de l'usine". Cette "usine" et sa longue cheminée était située exactement là où se trouve aujourd’hui quelques ruines en pierre sur le dessus du garage sous-terrain dans le jardin français.

<br />
<br />
				<A NAME="donnes">
(2) Au début de son existence, le Séminaire de Québec engage quelques domestiques, puis des ouvriers pour la construction de ses édifices. Il embauche également des travailleurs pour ses fermes et ses moulins. En plus du personnel rémunéré, un petit groupe de domestiques « donnés », œuvre au Séminaire. Les « donnés » sont des hommes et des femmes qui, en échange de leur subsistance, se donnent au Séminaire pour y travailler jusqu’à leur mort et lui confient tous leurs biens. En 1685, le Séminaire rédige un document intitulé Règles communes Des Domestiques Donnés du Séminaire des Missions étrangères de Québec, sous le titre de Jésus, Marie, Joseph et les Saints-Anges. Dix ans plus tard, le Séminaire crée un règlement à l’intention des domestiques donnés qui désirent rester célibataires et obtenir un statut particulier plus proche de celui des prêtres. Ce document, intitulé Règlements pour les Frères Domestiques qui nestant point engagés en famille sont entrés au Service du Séminaire des Missions étrangères de Québec pour y demeurer toute leur vie, établit la communauté des frères donnés. Vers 1730, il ne reste que quelques domestiques donnés et plus aucun ne sera accepté au Séminaire après 1749.


<br />
<br />

<HR>
<BR>
 <BR>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.webzinemaker.com/sme/">webzine SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XXXVI – No 1  février 2009       <br />
              <br />
              <br />
       Tous droits réservés 2009       <br />
              <br />
       Dernière mise à jour 2 février 2009       <br />
              <br />
              <br />
       © Droits réservés
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-36-n-1-fevrier-2009-Vous-serez-des-pasteurs_a248.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>300e anniversaire de la mort de François de Laval. « Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie  »</title>
   <updated>2008-05-28T02:57:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/300e-anniversaire-de-la-mort-de-Francois-de-Laval-Je-suis-le-bon-pasteur-le-vrai-berger-Le-vrai-berger-donne-sa-vie_a192.html</id>
   <category term="Année jubilaire François de Laval 2008" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/933923-1157675.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-05-13T01:47:00+02:00</published>
   <author><name>Cardinal Marc Ouellet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie du cardinal Ouellet à la concélébration eucharistique qui a eu lieu dans la chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec avec la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, les représentantes et représentants des communautés religieuses du Vieux-Québec et les invités des prêtres du Séminaire. Lectures de la fête du bienheureux François de Laval: 2 Tm 4, 1-5 et Jn 10,11-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/933923-1157675.jpg?v=1289459909" alt="300e anniversaire de la mort de François de Laval. « Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie  »" title="300e anniversaire de la mort de François de Laval. « Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie  »" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca/homelie_card_ouellet_fete_fdl_2008.pdf">Version PDF</a>       <br />
       Beaucoup d’initiatives et d’événements rappellent la figure et l’oeuvre de François de Laval, premier évêque de Québec, en cette année jubilaire. Aujourd’hui, en ce 300e anniversaire de sa mort, nous faisons mémoire de sa pâque, de son passage de l’histoire humaine à l’éternité de Dieu et rien ne peut fournir un cadre plus approprié que la célébration de la Sainte Eucharistie, mémorial de la Pâque du Seigneur. Saint Paul nous enseigne que « chaque fois que nous mangeons ce pain et que nous buvons à cette coupe, nous annonçons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne».       <br />
              <br />
       François de Laval a célébré quotidiennement le saint sacrifice de la messe, manière courante de désigner l’Eucharistie à son époque. Sa vie fut marquée par la dimension sacrificielle de l’Eucharistie qu’il incarnait dans ses pénitences et ses mortifications étonnantes, voire excessives, qu’on ne saurait imiter aujourd’hui de la même manière. Jeûnes, veilles, prières, privations, incommodités multiples, dépouillement de ses biens en faveur des pauvres, sa vie et sa mort témoignent d’une existence toute mortifiée qui a impressionné ses contemporains.        <br />
              <br />
       Quelques semaines après sa mort, son fidèle serviteur des vingt dernières années, le Frère Hubert Houssart, a voulu laisser un récit de cette impression que lui a faite le Bienheureux François de Laval. Il écrit : « La consolation qui s’est mêlée parmi la tristesse en voyant un saint mourir en saint après avoir vécu en saint, a été un très grand soulagement à ma peine, aussi bien qu’à celle de tout le Séminaire et de tous les peuples du Canada ». Le bon frère donne beaucoup d’exemples de son abnégation et de ses mortifications qui culminent avec son offrande finale en sacrifice « six jours avant son saint trépas, pour porter la peine de tous les péchés du Séminaire ». Le témoin ajoute : « Sa Grandeur ayant été exaucée par le redoublement de ses douleurs qui furent excessives depuis ce jour-là jusqu’à sa mort, nous avons tous lieu de croire qu’il nous a acquis par ses souffrances des grâces particulières pour éviter le péché et pratiquer la vertu ». Un dicton populaire affirme qu’il n’y a pas de grand homme pour son valet. Frère Houssart fit mentir ce dicton, subjugué qu’il était par les vertus de son maître, par l’intensité et l’immensité de sa charité pastorale.       <br />
              <br />
       Dans sa lettre à Timothée, saint Paul dresse un portrait exigeant du pasteur zélé qu’il souhaite voir réalisé chez son disciple : Audace, courage, patience, persévérance, bon sens et disponibilité à souffrir et à porter jusqu’au bout le ministère. Sa description colle parfaitement à la peau de François de Laval, disciple du Crucifié, qui ne recule devant rien pour suivre le Christ jusqu’au bout. Durement éprouvé par certaines décisions de son successeur, il écrit : « La Providence de Dieu dispose toute chose suavement et toutes ces contrariétés et avortements de nos desseins et projets nous doivent beaucoup servir pour faire mourir en nous tous les mouvements déréglés d’une nature trop mpétueuse».       <br />
              <br />
       Il avait appris à l’école de Saint Ignace, que mourir par la mortification des désirs, même dans les bonnes choses, est un chemin sûr vers la sainteté. « Il nous faut mourir aux trop grands désirs des bonnes choses, même de la gloire de Dieu et du salut des âmes ». Il sait par expérience que le Malin se déguise parfois en ange de lumière pour attirer les âmes ardentes vers des prouesses excessives qui les éloignent de la volonté de Dieu au quotidien, préparant ainsi leur chute dans l’orgueil et le découragement.       <br />
              <br />
       Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Il connaît ses brebis et ses brebis le connaissent. François donna sa vie jour après jour, pendant cinquante ans, cherchant à connaître et à aimer ses brebis. S’il était si ardent à se mortifier de mille et une façons, outre un certain rigorisme de l’époque, n’est-ce pas parce qu’il était possédé par l’Amour divin dont il voulait rayonner la présence et le don ? Familier de Marie de l’Incarnation et de Marie-Catherine de Saint-Augustin, François de Laval se savait habité lui aussi par le mystère trinitaire qu’il voyait reflété dans la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Il confesse humblement : « c’est toute ma paix, mon bonheur en cette vie que de ne (vouloir) point d’autre paradis. C’est le royaume qui est au-dedans de l’âme qui fait notre centre et notre tout ».       <br />
              <br />
       « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père ». Quel mystère abyssal se cache en cette comparaison ! Le bon pasteur connaît, c’est-à-dire aime ses brebis et se laisse aimer par elles, du même amour dont il aime le Père et qu’il est aimé de Lui. L’échange d’amour entre le Père et le Fils dans le Saint Esprit s’écoule pour ainsi dire dans la relation pastorale authentique et lui confère sa beauté, sa joie et sa fécondité. Ce mystère pastoral sied bien à François de Laval, qui a été avare de confidences sur sa vie mystique, mais qui n’avait d’autre idéal que de tout faire pour Dieu seul et d’accomplir en tout sa sainte volonté.       <br />
              <br />
       En ce jour anniversaire de sa mort, le 300e, contemplons en lui la grâce de Dieu à l’oeuvre dans sa vie, sa mort et dans les oeuvres pérennes qu’il nous a laissées. François de Laval, évêque missionnaire, édifie l’Église du nouveau monde sur la Parole de Dieu, proclamée à temps et à contretemps, pour édifier, dénoncer, corriger mais toujours pour instruire dans les vérités de la foi. La vie intérieure qui l’animait depuis ses années de formation le rendait capable d’action et de passion, d’audace et d’humilité, de courage et de générosité, pour nourrir les âmes et secourir les pauvres dans leur détresse. À la fin de sa vie, ayant distribué tous ses biens aux pauvres, et constatant qu’il ne lui restait plus rien, François de Laval s’exclamait ne plus pouvoir vivre puisqu’il n’avait plus rien à donner aux pauvres.       <br />
              <br />
       Cet évêque fondateur a posé aussi comme fondement de l’Église locale son Séminaire, une famille de prêtres bien dotée et soudée par les liens de la fraternité sacerdotale, au service de l’Unique Prêtre, Jésus Christ, Juge des vivants et des morts. Je salue très cordialement cette digne famille sacerdotale, bien enracinée au coeur du presbyterium de Québec, qui porte toujours le flambeau de la foi des pionniers et dont l’enthousiasme pour la refondation du petit Séminaire diocésain constitue un nouveau signe d’espérance pour l’avenir du Séminaire de Québec et de l’Église au Québec.       <br />
              <br />
       Comme évêque en exercice ou comme Monseigneur l’Ancien [c'est le titre qu'on donnait à Mgr de Laval après la nomination de son successeur Mgr de St-Vallier], François de Laval tendait résolument vers la sainteté. Son intense vie de prière en fait foi. Sa sainteté fut pastorale, tout au long de sa longue vie dépensée au service de l’Église. D’abord vécue dans un ministère très actif, elle devint plus passive avec les années et mais toujours plus féconde à travers l’épreuve, la maladie, les mortifications, le détachement, l’abandon et la mort. Sa mort vécue et célébrée au temps pascal témoigne éloquemment de la résurrection du Seigneur. Il voulait que son Séminaire perpétue cet esprit de sainteté et il était prêt à payer de sa propre personne les fautes et les manquements de ses collaborateurs. Quelle générosité à notre égard ! Nous en faisons mémoire avec une gratitude particulière en ce jour anniversaire, le 300ième, de sa mort. N’est-ce pas pour nous l’occasion privilégiée de renouveler notre engagement à la sainteté, à la suite du Christ, dans l’Esprit eucharistique de François de Laval, premier évêque de Québec ?       <br />
              <br />
       À la veille du Congrès eucharistique international, rendez-vous historique de l’Église universelle à Québec, confions la réalisation de cette grande mission à l’intercession de notre bienheureux fondateur, avec l’offrande renouvelée de nos vies, de nos joies et de nos croix. Que l’Esprit de la Sainte Famille continue d’inspirer et de façonner l’Église fondée par François de Laval pour le salut des âmes et pour la plus grande gloire de Dieu. Amen !       <br />
              <br />
       Marc Cardinal Ouellet       <br />
       Archevêque métropolitain de Québec et Primat du Canada,       <br />
              <br />
       6 mai 2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>« Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie  »  - Homélie pour la fête de François de Laval en 2008</title>
   <updated>2009-05-07T19:38:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Je-suis-le-bon-pasteur-le-vrai-berger-Le-vrai-berger-donne-sa-vie-Homelie-pour-la-fete-de-Francois-de-Laval-en-2008_a200.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/956877-1188807.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-05-07T02:00:00+02:00</published>
   <author><name>cardinal Marc Ouellet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie du cardinal Ouellet à la concélébration eucharistique qui a eu lieu dans la chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec avec la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, les représentantes et représentants des communautés religieuses du Vieux-Québec et les invités des prêtres du Séminaire. Lectures de la fête du bienheureux François de Laval: 2 Tm 4, 1-5 et Jn 10,11-16.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/956877-1188807.jpg?v=1289459911" alt="« Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie  »  - Homélie pour la fête de François de Laval en 2008" title="« Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie  »  - Homélie pour la fête de François de Laval en 2008" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca/homelie_card_ouellet_fete_fdl_2008.pdf">Version PDF</a>       <br />
       Beaucoup d’initiatives et d’événements rappellent la figure et l’oeuvre de François de Laval, premier évêque de Québec, en cette année jubilaire. Aujourd’hui, en ce 300e anniversaire de sa mort, nous faisons mémoire de sa pâque, de son passage de l’histoire humaine à l’éternité de Dieu et rien ne peut fournir un cadre plus approprié que la célébration de la Sainte Eucharistie, mémorial de la Pâque du Seigneur. Saint Paul nous enseigne que « chaque fois que nous mangeons ce pain et que nous buvons à cette coupe, nous annonçons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne».       <br />
              <br />
       François de Laval a célébré quotidiennement le saint sacrifice de la messe, manière courante de désigner l’Eucharistie à son époque. Sa vie fut marquée par la dimension sacrificielle de l’Eucharistie qu’il incarnait dans ses pénitences et ses mortifications étonnantes, voire excessives, qu’on ne saurait imiter aujourd’hui de la même manière. Jeûnes, veilles, prières, privations, incommodités multiples, dépouillement de ses biens en faveur des pauvres, sa vie et sa mort témoignent d’une existence toute mortifiée qui a impressionné ses contemporains.        <br />
              <br />
       Quelques semaines après sa mort, son fidèle serviteur des vingt dernières années, le Frère Hubert Houssart, a voulu laisser un récit de cette impression que lui a faite le Bienheureux François de Laval. Il écrit : « La consolation qui s’est mêlée parmi la tristesse en voyant un saint mourir en saint après avoir vécu en saint, a été un très grand soulagement à ma peine, aussi bien qu’à celle de tout le Séminaire et de tous les peuples du Canada ». Le bon frère donne beaucoup d’exemples de son abnégation et de ses mortifications qui culminent avec son offrande finale en sacrifice « six jours avant son saint trépas, pour porter la peine de tous les péchés du Séminaire ». Le témoin ajoute : « Sa Grandeur ayant été exaucée par le redoublement de ses douleurs qui furent excessives depuis ce jour-là jusqu’à sa mort, nous avons tous lieu de croire qu’il nous a acquis par ses souffrances des grâces particulières pour éviter le péché et pratiquer la vertu ». Un dicton populaire affirme qu’il n’y a pas de grand homme pour son valet. Frère Houssart fit mentir ce dicton, subjugué qu’il était par les vertus de son maître, par l’intensité et l’immensité de sa charité pastorale.       <br />
              <br />
       Dans sa lettre à Timothée, saint Paul dresse un portrait exigeant du pasteur zélé qu’il souhaite voir réalisé chez son disciple : Audace, courage, patience, persévérance, bon sens et disponibilité à souffrir et à porter jusqu’au bout le ministère. Sa description colle parfaitement à la peau de François de Laval, disciple du Crucifié, qui ne recule devant rien pour suivre le Christ jusqu’au bout. Durement éprouvé par certaines décisions de son successeur, il écrit : « La Providence de Dieu dispose toute chose suavement et toutes ces contrariétés et avortements de nos desseins et projets nous doivent beaucoup servir pour faire mourir en nous tous les mouvements déréglés d’une nature trop mpétueuse».       <br />
              <br />
       Il avait appris à l’école de Saint Ignace, que mourir par la mortification des désirs, même dans les bonnes choses, est un chemin sûr vers la sainteté. « Il nous faut mourir aux trop grands désirs des bonnes choses, même de la gloire de Dieu et du salut des âmes ». Il sait par expérience que le Malin se déguise parfois en ange de lumière pour attirer les âmes ardentes vers des prouesses excessives qui les éloignent de la volonté de Dieu au quotidien, préparant ainsi leur chute dans l’orgueil et le découragement.       <br />
              <br />
       Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Il connaît ses brebis et ses brebis le connaissent. François donna sa vie jour après jour, pendant cinquante ans, cherchant à connaître et à aimer ses brebis. S’il était si ardent à se mortifier de mille et une façons, outre un certain rigorisme de l’époque, n’est-ce pas parce qu’il était possédé par l’Amour divin dont il voulait rayonner la présence et le don ? Familier de Marie de l’Incarnation et de Marie-Catherine de Saint-Augustin, François de Laval se savait habité lui aussi par le mystère trinitaire qu’il voyait reflété dans la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Il confesse humblement : « c’est toute ma paix, mon bonheur en cette vie que de ne (vouloir) point d’autre paradis. C’est le royaume qui est au-dedans de l’âme qui fait notre centre et notre tout ».       <br />
              <br />
       « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père ». Quel mystère abyssal se cache en cette comparaison ! Le bon pasteur connaît, c’est-à-dire aime ses brebis et se laisse aimer par elles, du même amour dont il aime le Père et qu’il est aimé de Lui. L’échange d’amour entre le Père et le Fils dans le Saint Esprit s’écoule pour ainsi dire dans la relation pastorale authentique et lui confère sa beauté, sa joie et sa fécondité. Ce mystère pastoral sied bien à François de Laval, qui a été avare de confidences sur sa vie mystique, mais qui n’avait d’autre idéal que de tout faire pour Dieu seul et d’accomplir en tout sa sainte volonté.       <br />
              <br />
       En ce jour anniversaire de sa mort, le 300e, contemplons en lui la grâce de Dieu à l’oeuvre dans sa vie, sa mort et dans les oeuvres pérennes qu’il nous a laissées. François de Laval, évêque missionnaire, édifie l’Église du nouveau monde sur la Parole de Dieu, proclamée à temps et à contretemps, pour édifier, dénoncer, corriger mais toujours pour instruire dans les vérités de la foi. La vie intérieure qui l’animait depuis ses années de formation le rendait capable d’action et de passion, d’audace et d’humilité, de courage et de générosité, pour nourrir les âmes et secourir les pauvres dans leur détresse. À la fin de sa vie, ayant distribué tous ses biens aux pauvres, et constatant qu’il ne lui restait plus rien, François de Laval s’exclamait ne plus pouvoir vivre puisqu’il n’avait plus rien à donner aux pauvres.       <br />
              <br />
       Cet évêque fondateur a posé aussi comme fondement de l’Église locale son Séminaire, une famille de prêtres bien dotée et soudée par les liens de la fraternité sacerdotale, au service de l’Unique Prêtre, Jésus Christ, Juge des vivants et des morts. Je salue très cordialement cette digne famille sacerdotale, bien enracinée au coeur du presbyterium de Québec, qui porte toujours le flambeau de la foi des pionniers et dont l’enthousiasme pour la refondation du petit Séminaire diocésain constitue un nouveau signe d’espérance pour l’avenir du Séminaire de Québec et de l’Église au Québec.       <br />
              <br />
       Comme évêque en exercice ou comme Monseigneur l’Ancien [c'est le titre qu'on donnait à Mgr de Laval après la nomination de son successeur Mgr de St-Vallier], François de Laval tendait résolument vers la sainteté. Son intense vie de prière en fait foi. Sa sainteté fut pastorale, tout au long de sa longue vie dépensée au service de l’Église. D’abord vécue dans un ministère très actif, elle devint plus passive avec les années et mais toujours plus féconde à travers l’épreuve, la maladie, les mortifications, le détachement, l’abandon et la mort. Sa mort vécue et célébrée au temps pascal témoigne éloquemment de la résurrection du Seigneur. Il voulait que son Séminaire perpétue cet esprit de sainteté et il était prêt à payer de sa propre personne les fautes et les manquements de ses collaborateurs. Quelle générosité à notre égard ! Nous en faisons mémoire avec une gratitude particulière en ce jour anniversaire, le 300ième, de sa mort. N’est-ce pas pour nous l’occasion privilégiée de renouveler notre engagement à la sainteté, à la suite du Christ, dans l’Esprit eucharistique de François de Laval, premier évêque de Québec ?       <br />
              <br />
       À la veille du Congrès eucharistique international, rendez-vous historique de l’Église universelle à Québec, confions la réalisation de cette grande mission à l’intercession de notre bienheureux fondateur, avec l’offrande renouvelée de nos vies, de nos joies et de nos croix. Que l’Esprit de la Sainte Famille continue d’inspirer et de façonner l’Église fondée par François de Laval pour le salut des âmes et pour la plus grande gloire de Dieu. Amen !       <br />
              <br />
       Marc Cardinal Ouellet       <br />
       Archevêque métropolitain de Québec et Primat du Canada,       <br />
              <br />
       6 mai 2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </entry>
  <entry>
   <title>L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé vicaire épiscopal</title>
   <updated>2009-05-14T02:38:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/L-abbe-Denis-Belanger-pretre-du-SME-est-nomme-vicaire-episcopal_a180.html</id>
   <category term="Nominations" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/896305-1104762.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-03-28T19:43:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/896305-1104762.jpg?v=1289459904" alt="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé vicaire épiscopal" title="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé vicaire épiscopal" />
     </div>
     <div>
      Mgr l’Archevêque a nommé monsieur l’abbé Denis BÉLANGER, prêtre agrégé du Séminaire de Québec, vicaire épiscopal de la Rive-Nord. Monsieur l'abbé BÉLANGER quittera donc les paroisses de St-Yves et et St-Louis-de-France où il oeuvrait depuis dix ans. À partir du mois d'août, il résidera au Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec (1, rue des Remparts). Ses bureaux seront situés dans l'édifice des Services diocésains (1073, boul. René-Lévesque-Ouest).       <br />
              <br />
       Sincères félicitations et que le Seigneur rende fructueux ce nouveau ministère au service de l'Église diocésaine.       <br />
              <br />
       Le Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       Hermann Giguère, ptre, p.h.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/896305-1104813.jpg?v=1289459905" alt="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé vicaire épiscopal" title="L'abbé Denis Bélanger, prêtre du SME, est nommé vicaire épiscopal" />
     </div>
     <div>
      ______________________________________________

<BR><BR>
<a name="denis">Brève biographie</a>
<BR><BR>


Monsieur l'abbé Denis Bélanger a été ordonné prêtre en l'église de Ste-Monique-des-Saules à Québec, le 6 juin 1976, aprés un stage dans cette paroisse comme séminariste.  Il fut, après son ordination, professeur et animateur au Petit Séminaire de Québec.  L'abbé Bélanger est devenu membre agrégé (permanent)  de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec le 10 juin 1987. De 1987 à 1989, il étudia à l'Université d'Ottawa en counseling pastoral et, à son retour, il continua son ministère au Petit Séminaire de Québec. En 1997, il fut nommé curé des paroisses  <a href="http://www.paroissesstlouisstyves.com/"><font color="#800000">de St-Yves et de St-Louis-de-France</font> </a>.

L'abbé Bélanger s'est impliqué activemment dans les JMJ et dans les Montées Jeunesse. Avec une équipe de l'Université Laval, il a mis sur pied, en 2007, un projet de catéchèse chrétienne qui vise à un renouvellement en profondeur de toute la communauté paroissiale. Il a noué des liens très fort avec le "Pardon de St-Yves" de Tréguier en Bretagne. Puisque saint Yves est le patron des avocats et des juristes, la paroisse St-Yves organise  à chaque année un journée spéciale où des membres de ces professions viennent témoigner de leur foi et de leurs engagements. La célébration du 50e anniversaire de la paroisse de St-Yves en 2003 et celle de la paroisse de St-Louis-de-France en 2006 ont été l'occasion de grandes festivités et de rénovations importantes dans les deux églises.


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>François de Laval : pasteur et mystique</title>
   <updated>2012-05-08T03:23:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Francois-de-Laval-pasteur-et-mystique_a64.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/472703-579213.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2006-10-18T03:50:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
2e colloque Raison et Mystère chrétien 14-15 octobre 2006-09-23 Montréal – Fraternités monastiques de Jérusalem NOS FONDATEURS SPIRITUALITÉ ET SAINTETÉ. Conférencier : Mgr Hermann Giguère ptre, p.h. Supérieur général du Séminaire de Québec et professeur titulaire de l’Université Laval à la retraite, samedi le 14 octobre 2006.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/472703-579213.jpg?v=1289459897" alt="François de Laval : pasteur et mystique" title="François de Laval : pasteur et mystique" />
     </div>
     <div>
      Cet essai sans prétention m’a été inspiré en partie par l’Année jubilaire qui a été décrétée par le cardinal Ouellet le 25 septembre dernier pour célébrer en 2008 le 300e anniversaire du décès de François de Laval le 6 mai 1708 et le 350e anniversaire de son ordination épiscopale comme vicaire apostolique de la Nouvelle-France le 8 décembre 1658. Cette Année jubilaire François de Laval 2008 s’inscrira dans le cadre des Fêtes du 400e anniversaire de Québec. Le comité organisateur de l’Année jubilaire veut durant cette année-là revisiter et rajeunir l’image de François de Laval en insistant sur l’audace apostolique d’un jeune évêque de 36 ans qui part comme missionnaire dans des terres inconnues, qui y passera cinquante ans en service pastoral et où il s’éteindra à l’âge vénérable de 85 ans. 

<DIV align="justify">

<div class=Section1>

<p class=MsoNormal style='text-align:justify;text-indent:22.5pt;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><u><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>Plan<o:p></o:p></span></font></u></p>


<p class=MsoNormal style='text-align:justify;text-indent:0.5pt;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>Préambule<o:p></o:p></span></font></p>



<p class=MsoNormal style='margin-left:22.5pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>1.0<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Le chemin de la
« désappropriation »<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:45.0pt;text-align:justify;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>1.1<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Le mouvement essentiel à l’émergence d’un
sujet mystique<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:45.0pt;text-align:justify;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>1.2<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Le parcours de François de Laval</span></font><span
lang=FR-CA style='mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p></o:p></span></p>


<p class=MsoNormal style='text-align:justify;text-indent:22.3pt;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>2.0<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Un abandon « mystique » <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:22.3pt;text-align:justify;text-indent:
22.3pt;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:
bold'>2.1<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>L’abandon à Dieu de François
de Laval<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:22.3pt;text-align:justify;text-indent:
22.3pt;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:
bold'>2.2<span style='mso-spacerun:yes'>  </span><span
style='mso-spacerun:yes'> </span>L’empreinte mystique permanente dans le sujet<o:p></o:p></span></font></p>


<p class=MsoNormal style='margin-left:45.0pt;text-align:justify;text-indent:
-22.5pt;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:
bold'>3.0 <span style='mso-spacerun:yes'> </span>Bien-fondé de cette relecture
de l’itinéraire spirituel de François de Laval<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:22.3pt;text-align:justify;text-indent:
22.3pt;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:
bold'>3.1<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>Les sens du mot mystique<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:22.3pt;text-align:justify;text-indent:
22.3pt;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:
bold'>3.2<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>Mystique et
écrivains/écrivaines mystiques<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-left:67.5pt;text-align:justify;text-indent:
-22.5pt;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:
bold'>3.3 <span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Mystique et sainteté<o:p></o:p></span></font></p>


<p class=MsoNormal style='text-align:justify;text-indent:22.3pt;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>Conclusion <o:p></o:p></span></font></p>


<p class=MsoNormal style='text-align:justify;text-indent:22.3pt;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>Le
14 octobre 2006<o:p></o:p></span></font></p>

<font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;font-family:
"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:
FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'><br
clear=all style='page-break-before:always'>
</span></font>

<HR>


<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:6.0pt;
margin-left:0in;text-align:justify;text-indent:.5in;line-height:150%;
tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
mso-bidi-font-weight:bold'>La préparation de l'Année jubilaire François de Laval 2008 conjuguée à des recherches que j’avais
entreprises en 1981 pour un article de la revue <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Communio<a
style='mso-footnote-id:ftn1' href="#_ftn1" name="_ftnref1" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><b style='mso-bidi-font-weight:normal'><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA;font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:normal'>[1]</span></font></sup></b></span><![endif]></span></sup></span></a></span></i>
où je tentais de brosser les articulations de la spiritualité vécue par le
bienheureux François de Laval, béatifié le 20 juin 1980 par le pape Jean-Paul
II, recherches <span style='mso-spacerun:yes'> </span>que j’ai reprises dans un
article de la revue <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Cap-aux-Diamants<a
style='mso-footnote-id:ftn2' href="#_ftn2" name="_ftnref2" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><b style='mso-bidi-font-weight:normal'><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA;font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:normal'>[2]</span></font></sup></b></span><![endif]></span></sup></span></a></span></i>
et dans mon livre sur François de Laval dans la collection <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>L’expérience
de Dieu<a style='mso-footnote-id:ftn3' href="#_ftn3" name="_ftnref3" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><b style='mso-bidi-font-weight:normal'><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA;font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:normal'>[3]</span></font></sup></b></span><![endif]></span></sup></span></a></span></i>
dirigée par Fernand Ouellet m’a incité à relire l’itinéraire spirituel de
François de Laval et à en proposer une interprétation nouvelle au risque de
bousculer des images anciennes et bien ancrées. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=4
face="Times New Roman"><span style='font-size:14.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>Introduction<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Le jeune évêque de 36 ans qui
débarquait à Québec le 16 juin 1659 portait en lui une maturité spirituelle
déjà remarquable. Lors d’une conférence du Père Alexandre de Rhodes à Paris en
1653 où celui-ci présentait son travail missionnaire en Asie du sud-est, François
de Laval avait littéralement été subjugué ainsi que quelques amis auxquels il
restera lié toute sa vie. Ce serait une trop longue histoire de les suivre un à
un. Il suffit pour notre propos de<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>savoir que François de Laval se signalait par son ardeur au point où
c’est sur lui que se fixa le choix de la Congrégation « De Propaganda Fide »
comme vicaire apostolique au Tonkin en 1653 sous les recommandations entre
autres de saint Vincent de Paul<a style='mso-footnote-id:ftn4' href="#_ftn4"
name="_ftnref4" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[4]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.
Le jeune homme de 30 ans alors n’eut rien de plus pressé que de se préparer à
ce ministère. Comment le faire ? Ses contacts le menèrent à fréquenter un
groupe guidé par un laïc à Caen en Normandie, Monsieur Jean de Bernières-Louvigny<a
style='mso-footnote-id:ftn5' href="#_ftn5" name="_ftnref5" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[5]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
qu’il fréquenta de 1654 à 1658. Ces années furent au dire de son premier biographe,
Bertrand de La Tour, une initiation et un apprentissage spirituels qui le
marquèrent pour toute sa vie<a style='mso-footnote-id:ftn6' href="#_ftn6"
name="_ftnref6" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[6]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Pendant cette période,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>la situation politique et les tracasseries de
tous genres retardaient son départ. Finalement, le 3 juin 1658, la Congrégation
« De Propaganda Fide » par l’intermédiaire d’Anne d’Autriche et
de concert avec le roi Louis XIV demanda au jeune François d’accepter de se
diriger vers la Nouvelle-France où les jésuites, missionnaires avant tout, désiraient
qu’un évêque et des prêtres diocésains prennent en charge le service pastoral
des gens établis sur place : colons, marchands, commerçants, militaires et
communautés religieuses féminines. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>François de Laval issu du Collège
de La Flèche<a style='mso-footnote-id:ftn7' href="#_ftn7" name="_ftnref7"
title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoFootnoteReference><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[7]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
fondé par Henri IV en 1604 après le <span
style='mso-spacerun:yes'> </span>retour des jésuites en France l’année
précédente leur paraissait le candidat idéal. Il était imprégné de l’esprit qui
animait la Compagnie de Jésus, ouvert aux tendances nouvelles et solidement
formé en philosophie et en théologie qu’il avait étudiées au Collège de
Clermont à Paris. Que faire devant cette demande ? François se décida tout
de go : « Servir en Asie ou en Nouvelle-France » qu’importait,
puisque l’appel venait de la même source.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Disponible, il reçut l’ordination
épiscopale le 8 décembre 1658 dans une chapelle aujourd’hui disparue de
l’Abbaye St-Germain-des-Prés à Paris <span style='mso-spacerun:yes'> </span>et il
s’embarqua pour Québec le 12 avril 1659.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:0in 31.5pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>C’est à partir de ce point de
départ où on rencontre un homme encore jeune rempli de rêves et d’audace évangélique
ayant déjà acquis une forte identité spirituelle que nous proposerons une
lecture nouvelle de son itinéraire spirituel. François de Laval a été mêlé à tant
de questions controversées, de querelles même, que celles-ci ont retenu
longuement l’attention des historiens. Son itinéraire personnel de croyant n’a
pas suscité le même intérêt. À la décharge des historiens qui ont précédé, <span
style='mso-spacerun:yes'> </span>il faut dire que François de Laval ne leur a
pas rendu la tâche facile. Les traces de ses grâces personnelles sont peu nombreuses
quoique très éclairantes. Les écrits spirituels sont minimes si on le compare à
ceux de sa contemporaine Marie de l’Incarnation</span><a style='mso-footnote-id:
ftn8' href="#_ftn8" name="_ftnref8" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[8]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'>.<o:p></o:p></span></font></p>


<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:0in 31.5pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>D’où la question qui m’a habité
tout au long de ma réflexion préparatoire à cet exposé : faut-il réserver
la vie mystique et les états mystiques aux écrivains mystiques ? Pourquoi
le bienheureux François de Laval ne ferait pas partie de la famille des
mystiques chrétiens ? En effet, le baptisé doit-il choisir entre « être
mystique » et « être <u>un </u>ou <u>une</u><span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>mystique » ? De là le titre de cet
exposé : François de Laval : pasteur et mystique. Essayons de suivre
avec les moyens que nous avons un itinéraire mystérieux où un sujet mystique émerge
et se constitue.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:0in 31.5pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Notre parcours se fera en trois
temps. Nous commencerons par situer le chemin de « désappropriation »
qu’a suivi François de Laval, chemin essentiel à l’émergence d’un sujet
mystique, puis en second lieu nous verrons apparaître et se consolider ce sujet
mystique chez François de Laval à travers un « pur abandon » qui a toutes
les caractéristiques d’un passage aux états mystiques plus élevés et, enfin,
nous verrons le bien-fondé de cette nouvelle lecture de l’itinéraire spirituel
de François de Laval qui nous posera la question de l’appel à la vie mystique.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=4
face="Times New Roman"><span style='font-size:14.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>1.0<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>Le chemin de la
« désappropriation »<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Les
auteurs anciens devant les détachements, les déracinements et les purifications
qu’ils observaient chez François de Laval les ont lus sur le registre de
l’ascèse, de la mortification, de l’austérité. Ils n’en ont retenu, hélas! que
le caractère moral sans<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>voir que leur
signification pouvait se lire sur un autre registre : celui du
déracinement nécessaire au passage aux états mystiques, celui des purifications
actives et passives du sens et de l’esprit pour reprendre le vocabulaire de
Jean de la Croix et de l’école carmélitaine de spiritualité. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>1.1<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>Le mouvement
essentiel à l’émergence d’un sujet mystique<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:6.0pt;line-height:150%'><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;font-family:"Times New Roman"'>Comment se fait l’émergence
d’un sujet mystique? D’après les écrivains mystiques, le développement d’une
expérience mystique débute par un détachement des biens sensibles puis des
biens intelligibles et se caractérise principalement par le retournement
(conversion) vers Dieu, avec lequel la personne souhaite s'unir par les liens
de la charité dans l’ « union d’amour » qui est une union de
volontés où tout ce que Dieu veut la personne le veut sans conditions<a
style='mso-footnote-id:ftn9' href="#_ftn9" name="_ftnref9" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[9]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>. Pour
ce cheminement fait de « nuits » et de « purifications »
qui préparent la réception de cette « grâce » de vivre sa relation à
Dieu sous le mode mystique les étapes sont nombreuses. Thérèse d’Avila les
décrit sous la forme de « Demeures » en employant l’image du « Château
intérieur », tandis que Marie de l’Incarnation les nomme « États
d’oraison ». Les moments d'intensité, reliés très souvent à une conversion
ou à une découverte de Dieu, ressemblent à première vue à des
« expériences mystiques » mais ils n'en sont pas encore. Ils sont des
étapes préparatoires. Le passage à la sphère mystique, selon tous les maîtres
spirituels chrétiens, survient toujours après une période plus ou moins longue
de « nuits » ou de « purifications ». L'expérience
mystique, dans ce sens, est un aboutissement et non un point de départ.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:6.0pt;line-height:150%'><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;font-family:"Times New Roman"'>L'union transformante ou
l’union d’amour désirée par la personne en cheminement n'est effective que si
la foi et la charité sont à la base de ce désir de la personne qui espère la
venue de ce don, de cette grâce. Ainsi, la vie contemplative et la vie
apostolique sont l'une et l'autre des voies par lesquelles la grâce de Dieu
peut opérer et aboutir à l'expérience mystique. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:6.0pt;line-height:150%'><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;font-family:"Times New Roman"'>L’expérience mystique comme
toute expérience spirituelle suit donc un développement fait de passages, de
« nuits » et il n’y a pas de modèle unique. Ainsi, certaines
descriptions qui placent telle ou telle étape avant telle autre ne se vérifient
pas dans tous les cas. Nous en avons un bel exemple dans l’itinéraire mystique
de Marie de l’Incarnation qui ne respecte pas les descriptions que donne saint
Jean de la Croix. En effet, par deux fois après avoir vécu la grâce du
« mariage spirituel », Marie de l’Incarnation expérimente des
« purifications » ou des « nuits » passives<a
style='mso-footnote-id:ftn10' href="#_ftn10" name="_ftnref10" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[10]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>, alors
que dans le schéma de saint Jean de la Croix, celles-ci devraient normalement
précéder le « mariage spirituel ».<span style='mso-bidi-font-weight:
bold'> <span style='mso-spacerun:yes'> </span><o:p></o:p></span></span></font></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:6.0pt;line-height:150%'><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;font-family:"Times New Roman";mso-bidi-font-weight:bold'>Ce
chemin de purifications n’a pas été épargné à François de Laval. Permettez-moi
d’en tracer maintenant le parcours inspiré par la </span></font><span
lang=FR-CA style='mso-bidi-font-weight:bold'>désappropriation<a
style='mso-footnote-id:ftn11' href="#_ftn11" name="_ftnref11" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face=Times><span lang=FR-CA
style='font-size:12.0pt;font-family:Times;mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-bidi-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[11]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.</span><font
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-family:"Times New Roman";
mso-bidi-font-weight:bold'><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;mso-layout-grid-align:
none;text-autospace:none'><b><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;line-height:150%;font-weight:bold'>1.2<span
style='mso-spacerun:yes'>   </span>Le parcours de François de Laval</span></font></b><span
lang=FR-CA style='mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:
150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>François de Laval situe
la désappropriation sur un plan moral et psychologique d'abord.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>C'est l'abnégation de soi-même selon
l'Évangile, mais dans une perspective de partage et de soutien fraternel. En
effet, même si François de Laval nous a livré peu de choses sur son expérience
intérieure, il ne semble pas exagéré de dire que le chemin de la
désappropriation lui a permis, au témoignage de la bienheureuse Marie de
l’Incarnation, de parvenir à un "sublime degré d'oraison"<a
style='mso-footnote-id:ftn12' href="#_ftn12" name="_ftnref12" title=""><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[12]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:
150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Pour François de Laval
la désappropriation ne réside pas seulement dans ses aspects restrictifs et
privatifs. Elle ouvre un espace de liberté pour le partage et le soutien
mutuel. C'est pour cette raison même que François de Laval va insister sur la
mise en commun des ressources et des biens pour les prêtres de son
Séminaire.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Bertrand de Latour rapporte
ces propos de M. des Maizerets, second supérieur du Séminaire, qui disait que:
"le prélat ne faisait rien de considérable que de concert avec nous
tous.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Nos biens étaient communs avec les
siens.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Je n'ai jamais vu faire parmi
nous aucune distinction du pauvre et du riche, ni examiner la naissance et la
condition de personne, nous regardant tous comme frères"<a
style='mso-footnote-id:ftn13' href="#_ftn13" name="_ftnref13" title=""><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[13]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:
150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>La désappropriation
implique donc toujours un partage matériel en vue de la communion
fraternelle.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>C'est le sens profond de la
donation de ses biens au Séminaire que fit François de Laval en 1680.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Il voulait "que tout le clergé ne fit
qu'une famille" et qu'on ne se départisse jamais "de la
désappropriation qui laisse tout en commun entre les mains du supérieur"<a
style='mso-footnote-id:ftn14' href="#_ftn14" name="_ftnref14" title=""><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[14]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.
Cependant, bien entendu, la désappropriation garde toujours un caractère de
détachement ascétique.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Elle entraîne, en
effet, certaines restrictions et certains renoncements que le bienheureux
François de Laval n'a pas fuis. Le frère Houssart qui fut au service de Mgr de
Laval pendant les vingt dernières années de sa vie se plaît à énumérer les
pratiques concrètes de pénitence du vieil évêque<a style='mso-footnote-id:ftn15'
href="#_ftn15" name="_ftnref15" title=""><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[15]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:
150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Mais au-delà de ces
pratiques, il y a un esprit de dénuement évangélique que François de Laval et
les ecclésiastiques qu'il amène avec lui à Québec en 1659 avaient en
commun.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Ils avaient été formés à l'école
de Monsieur de Bernières à Caen et ils "portèrent dans le Nouveau-Monde
l'esprit qu'ils y avaient pris", dit le premier biographe du bienheureux
François de Laval, Bertrand de Latour<a style='mso-footnote-id:ftn16'
href="#_ftn16" name="_ftnref16" title=""><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[16]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.
Celui-ci parle d'un "grand système de désappropriation" et donne six
maximes spirituelles qui en sont la base.<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>Elles se ramènent à celle-ci: "Nous n'avons pas de meilleur ami que
Jésus-Christ.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Suivons tous ses conseils,
surtout ceux de l'humiliation et de la désappropriation du coeur"<a
style='mso-footnote-id:ftn17' href="#_ftn17" name="_ftnref17" title=""><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[17]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:
150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Dans cette perspective,
la désappropriation ne se limite pas à son côté ascétique, elle porte en
elle-même un jugement de valeur sur la relativité du créé caractéristique du
cheminement mystique<a style='mso-footnote-id:ftn18' href="#_ftn18"
name="_ftnref18" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[18]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.
Monsieur de Bernières avait donné par écrit à ce qu'il appelait l'Ermitage de
Québec ou les frères du Canada des règles dont la première se lit comme suit:
"Dieu est notre centre et notre dernière fin.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Nous sommes créés pour le posséder, non
seulement dans le ciel, mais aussi sur la terre.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Tout le désir de Dieu même est de réunir la
créature au Créateur, séparés par le péché et l'affection aux choses
créées.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>La vie n'est qu'un passage pour
arriver à cette heureuse fin.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Les
Chrétiens ne doivent avoir d'autre objet que de s'écouler en Dieu, comme les
fleuves dans la mer.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>C'est la vérité
fondamentale dont nous devons être fortement persuadés et pénétrés d'une
manière active"<a style='mso-footnote-id:ftn19' href="#_ftn19"
name="_ftnref19" title=""><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[19]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.
On ne peut mieux exprimer ce jugement de valeur sur la relativité du créé. Au
sortir d'une maladie qui avait failli l'emporter, François de Laval réaffirme à
son ami Henri-Marie Boudon (1624-1702) la conviction profonde qui sous-tend son
expérience de Dieu lorsqu'il écrit : "C'est en cet état qu'on reconnaît la
vérité qu'il n'y a que Dieu seul et que tout le reste n'est rien qu'un pur
néant"<a style='mso-footnote-id:ftn20' href="#_ftn20" name="_ftnref20"
title=""><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[20]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:
150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Le bienheureux François
de Laval a tenu toute sa vie à vivre un détachement prononcé qui allait bien
avec son tempérament, mais c'était aussi la conscience très vive de la grandeur
de Dieu qui habitait cette attitude. Pourquoi ne pas y voir l’entrée
progressive dans une voie mystique à laquelle, après bien des purifications, il
s’abandonnera totalement?<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:
150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Dès son arrivée, Marie
de l'Incarnation, à Québec depuis déjà vingt ans, l'avait bien perçu.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Elle écrivait à son fils le 17 septembre
1660: "[Mgr notre Prélat] est infatigable au travail;<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>c'est bien l'homme du monde le plus austère
et le plus détaché des biens de ce monde (...) il est mort à tout cela"<a
style='mso-footnote-id:ftn21' href="#_ftn21" name="_ftnref21" title=""><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[21]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Le jeune évêque est déjà sur un chemin où la
grâce de Dieu pourra se manifester de façon particulière. Le terrain est propice
à l’émergence d’un sujet mystique. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:
150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Poursuivant dans cette
ligne d’interprétation, pouvons-nous aller plus loin et reconnaître le passage
au mode mystique qui assure non seulement l’émergence d’un sujet, mais qui le
confirme et l’établit dans cet état de façon permanente? Voilà maintenant la
question à laquelle je vais tenter d’apporter quelques réponses.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:31.7pt;text-align:justify;text-indent:-31.7pt;line-height:
150%;tab-stops:4.5pt 33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font
size=4 face="Times New Roman"><span style='font-size:14.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>2.0<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>Un abandon
mystique ? <o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>D’entrée de jeu, il faut constater
que dans le cas de François de Laval le passage immédiat aux états mystiques stables
se fait dans un itinéraire de service. Comment alors peut se constituer le
sujet mystique ? Voilà une question que se posait, il y plusieurs années,
le Père Louis Lochet dans un livre où il montrait que l’itinéraire mystique
décrit par Jean de la Croix s’applique totalement à celui de l’apôtre et que
les nuits passives notamment sont le passage obligé de tout apôtre après un
certain nombre d’années sur le terrain<a style='mso-footnote-id:ftn22'
href="#_ftn22" name="_ftnref22" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[22]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>En effet, écrit Louis Lochet,
l’apôtre ou le pasteur est confronté tôt ou tard au dilemme suivant : ou
il continue de bâtir avec ses moyens humains un monde meilleur ou il accepte de
laisser de côté tous ses appuis humains. Devant ce dilemme, il peut se caser ou
s’activer, mais il peut aussi passer à une phase où il abandonne la direction de
tout au Seigneur. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>2.1<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>L’abandon à Dieu
de François de Laval<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>L’abandon de l’apôtre n’est pas
sans résonances existentielles (psychologiques, affectives, spirituelles et
intellectuelles). Cet abandon se prépare de longue main dans des nuits liées au
ministère ou au travail apostolique et impose une restructuration de toute la
personne. C’est ce mouvement que je qualifie de mystique. François de Laval l’a
vécu de la façon suivante : profondément imprégné de l’esprit d’abandon
depuis son séjour à Caen où il se situe dans la tendance mystique du « pur
abandon », du « Dieu seul », il développe cette attitude dans de
multiples choix où il accepte les revirements de sa carrière. Qu’en est-il
alors de son « intérieur » ? Peu de traces. Mais il y en a
quelques-unes qui sont des plus parlantes. Permettez-moi d’en citer l’une ou
l’autre.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Dans
les principaux événements de sa vie, François de Laval recherche promptement
leur signification spirituelle soit pour son oeuvre pastorale, soit dans son
itinéraire spirituel personnel.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Il s'en
ouvre à son ami Henri-Marie Boudon auquel il écrit en 1677: "Tout ce que
la main de Dieu fait nous sert admirablement, quoique nous n'en voyions pas
sitôt les effets.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Il y a bien des années
que la Providence conduit cette Église, et nous par conséquent, par des voies
fort pénibles et crucifiantes tant pour le spirituel que pour le temporel.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Pourvu que sa sainte volonté soit faite, il
ne nous importe"<a style='mso-footnote-id:ftn23' href="#_ftn23"
name="_ftnref23" title=""><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[23]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>"Il
y a longtemps que Dieu me fait la grâce de regarder tout ce qui m'arrive en
cette vie comme un effet de sa providence"<a style='mso-footnote-id:ftn24'
href="#_ftn24" name="_ftnref24" title=""><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[24]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Le "fond de l'âme" du bienheureux
François de Laval émerge avec beauté dans cette phrase qui est des plus
révélatrices de son expérience spirituelle. Il l'a laissé tomber dans une
lettre au P. de la Chaize en 1687 au moment où, démissionnaire, il sollicitait
du Roi la permission de revenir au Canada. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Devant
le refus du Roi de le laisser partir pour le Canada en 1687 il écrira: "Il
est bien<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>juste ... que nous ne vivions
que de la vie du pur abandon en tout ce qui regarde au dedans comme au
dehors"<a style='mso-footnote-id:ftn25' href="#_ftn25" name="_ftnref25"
title=""><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[25]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Je reviendrai sur ce texte un peu plus loin.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Et
devant des tensions qui se font jour entre le Séminaire et le nouvel évêque,
Mgr de St-Vallier, l'évêque démissionnaire retenu à Paris se confie ainsi
durant l'automne 1689 à M. Milon du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris:
"La Providence de Dieu, qui vous inspire de prendre avec tant de bonté
part à notre peine et à nos intérêts, nous oblige plus particulièrement de nous
abandonner entièrement à son adorable conduite et y mettre toute notre
confiance"<a style='mso-footnote-id:ftn26' href="#_ftn26" name="_ftnref26"
title=""><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[26]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Et il continue: "Vous jugerez bien, mon
cher Monsieur, que s'il y a eu jamais une croix amère pour moi, c'est celle-ci,
puisque c'est l'endroit où j'ai toujours dû être le plus sensible, je veux dire
le renversement du Séminaire, que j'ai toujours considéré, comme en effet qu'il
l'est, comme l'unique soutien de cette Église et tout le bien qui s'y fait (
... ).<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Mais au milieu de toutes ces
agitations, nous ne devons pas nous abattre si les hommes ont du pouvoir pour
détruire, la main de Notre-Seigneur est infiniment plus puissante pour
édifier.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Nous n'avons qu'à lui être
fidèles et le laisser faire"<a style='mso-footnote-id:ftn27' href="#_ftn27"
name="_ftnref27" title=""><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
mso-bidi-font-weight:bold'>[27]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Rappelons
ici, à titre d'exemple, les difficultés causées par son successeur, les deux
incendies du Séminaire (en 1701 et 1705), les infirmités dont il a été affligé
pendant les vingt dernières années de sa vie.<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Après
le premier incendie du Séminaire en 1701, le supérieur de Paris témoignera de
la constance qu'ont montrée "nos Messieurs du Canada" et
"surtout Mgr l'ancien Évêque, qui a vu de ses yeux son ouvrage de quarante
ans détruit en peu d'heures, en bénissant Dieu sans verser une larme ni jeter
un soupir, quoiqu'il soit âgé de quatre-vingts ans"<a style='mso-footnote-id:
ftn28' href="#_ftn28" name="_ftnref28" title=""><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[28]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>À
mesure que Mgr de Laval avance en âge, les fruits d'une ouverture amoureuse à
la volonté de Dieu à travers les événements se manifestent dans une constance,
une patience et un abandon qui grandissent.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>Où se situe le passage à l’abandon mystique? </span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>Force nous est de le supposer puisque les écrits n’en font
pas de mention explicite. Il me semble que dans la ligne de l’itinéraire que je
viens de décrire, le passage s’est fait de façon expérimentale lors des
difficultés avec son successeur et avec le Roi au moment de sa démission qui
l’amènent à tout remettre à Dieu et à abandonner tout appui humain. Voir
détruire son œuvre et se voir refuser la permission de revenir en
Nouvelle-France seront pour lui l’occasion d’une remise à Dieu dans la foi pure
et d’un abandon sans retour possible comme dans le cas du mariage spirituel.
L’obscurité et la nuit accompagneront cet abandon, mais ne le remettront jamais
en question. </span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>Je vous cite un des plus beaux textes de François de Laval où
cet état d’âme se révèle avec éclat. Il s’agit d’une lettre écrite aux
directeurs du Séminaire, la communauté de prêtres qu’il avait fondée en 1663.
Il s’ouvre le cœur à ceux-ci qui étaient sa famille spirituelle et qu’il
regardait comme ses frères. Cette lettre est datée du 9 juin 1687. Mgr de Laval
a alors 64 ans et il venait de recevoir la nouvelle que le Roi lui interdisait
de revenir en Nouvelle-France comme il le souhaitait « pour avoir la
consolation de mourir dans le sein de mon Église »<span
class=MsoFootnoteReference><sup> <a style='mso-footnote-id:ftn29' href="#_ftn29"
name="_ftnref29" title=""><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[29]</span></font></sup></span><![endif]></span></a></sup></span>.</span></font><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><font size=2><span style='font-size:10.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt;line-height:150%;font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'><span style='mso-spacerun:yes'>  </span></span></font></i><span
style='mso-spacerun:yes'> </span><font size=2><span style='font-size:10.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt;line-height:150%'><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=p39 style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:0in;
margin-left:35.4pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:0in;line-height:150%'><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;
line-height:150%'>Je n'eus pas plus tôt reçu ma sentence que Notre-Seigneur me
fit la grâce de me donner les sentiments d'aller devant le Très [Saint-]
Sacrement lui faire un sacrifice de tous mes désirs et de ce qui m'est de plus
cher en ce inonde. Je commençai en faisant amende honorable à la justice de
Dieu, qui me voulait faire la mi­séricorde de reconnaître que c'était par un juste
châtiment de mes péchés et infidélités que la Providence me privait de la
bénédic­tion de retourner dans un lieu où je l'avais tant offensé, et je lui
dis, ce me semble de bon coeur et en esprit d'humiliation, ce que le
grand-prêtre Héli dit lorsque Samuel lui déclara de la part de Dieu ce qui lui
devait arriver: « Dominus est, quod bonum est in oculis suis faciat ». <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=p39 style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:0in;
margin-left:35.4pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:0in;line-height:150%'><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;
line-height:150%'>Mais comme la bonté de Notre-Seigneur ne rejette point un
coeur contrit et humilié et que humiliat et sublevat, il me fit connaître que
c'était la plus grande grâce qu'il me pouvait faire que de me donner part aux
états qu'il a voulu porter en Sa vie et en sa mort pour notre amour, en action
de grâces de laquelle je dis un Te Deum avec un coeur rempli de joie et de
consolation au fond de l'âme, car pour la partie inférieure, elle est laissée
dans l'amertume qu'elle doit porter. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=p39 style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:0in;
margin-left:35.4pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:0in;line-height:150%'><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;
line-height:150%'>C'est une blessure et une plaie qui sera difficile à guérir
et qui apparemment durera jusqu'à la mort, à moins qu'il ne plaise à la divine
Providence, qui dispose des coeurs comme il lui plaît, apporter quelque
changement à l'état des affaires. Ce sera quand il lui plaira et comme il lui
plaira, sans que les créa­tures puissent s'y opposer, n'étant en pouvoir de
faire que ce qu'elle leur permettra. Il est bien juste cependant que nous de­meurions
perdus à nous-mêmes et que nous ne vivions que de la vie du pur abandon en tout
ce qui nous regarde au dedans comme au dehors.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=p39 style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:0in;
margin-left:0in;margin-bottom:.0001pt;text-indent:.5in;line-height:150%'><font
size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt;line-height:150%'>Et il continue plus loin :<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=p22 style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:0in;
margin-left:35.4pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:.6pt;line-height:150%'><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;
line-height:150%'>Quoi qu'il en soit, c'est de la main de Notre-Seigneur et de
sa sainte Mère que nous devons tout recevoir comme une grâce bien spéciale, et
je puis dire pour moi la plus grande et la plus précieuse que j'aie encore
reçue de ma vie. Priez-les que j'en fasse un saint usage et j'espère néanmoins
qu'ils me feront la miséricorde de mourir en Canada, quoique j'aie bien mérité
d'être privé de cette consolation. Verumtamen non mea sed Dei voluntas fiat. Je
possède sur cela par sa bonté infinie une paix profonde dans le fond de l'âme.<a
style='mso-footnote-id:ftn30' href="#_ftn30" name="_ftnref30" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[30]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>2.2<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>L’empreinte
mystique permanente dans le sujet <o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>La question maintenant se pose pour François de Laval comme
pour tout chrétien dont on reconnaît la qualité de</span></font><span
lang=FR-CA style='mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>
l’expérience commune de vie chrétienne : son abandon prend-il
véritablement une couleur mystique? L’expérience mystique est-elle hors de
portée dans l’itinéraire d’un pasteur? <o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Une
première réponse se situe dans le cadre du dynamisme inhérent à l’expérience
chrétienne dont la charité-agapè est l’essentiel incontournable. Le progrès
spirituel n’a pas de limite de ce point de vue et ainsi les plus hauts degrés
de charité sont accessibles à tous. C’est la vocation universelle à la sainteté
que François de Sales prônait et que le Concile Vatican II a mis en lumière
dans le chapitre V de la Constitution sur l’Église.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>La sainteté n’est pas la mystique et nombre
de saints et saintes ne semblent pas avoir connu les états mystiques. Leur vie
s’est déroulée dans l’exercice constant des vertus chrétiennes, dans le souci
des autres et dans la fidélité à la prière sans les remous et les nuits qui se
rencontrent dans un itinéraire mystique.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Ceci
étant dit, pourquoi limiter l’appel à la vie mystique à un groupe à part?
Pourquoi en faire une catégorie de baptisés distincte? Reconnaissant la
gratuité de la grâce de Dieu et les limites de nos perceptions, il faut se dire
que la voie mystique est possible pour tous. C’est pourquoi, je tenterai dans
ce deuxième point de montrer la naissance du sujet mystique chez François de
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Laval en utilisant les signes que Jean de la Croix utilise dans ses écrits<a
style='mso-footnote-id:ftn31' href="#_ftn31" name="_ftnref31" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[31]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.
Il y a trois signes qui figurent dans la <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Montée du Carmel</span></i>
et qui sont repris dans un ordre différent dans<i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'> la Nuit
obscure</span></i><a style='mso-footnote-id:ftn32' href="#_ftn32"
name="_ftnref32" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[32]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>. </span></i>Après un bref rappel, j’en ferai une application à
l’itinéraire spirituel de François de Laval.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Jean
de la Croix indique un passage majeur qui transforme les attitudes, les désirs
et les attentes au moment il parle de l’entrée dans les « nuits
passives » caractéristiques des étapes mystiques que Thérèse d’Avila situe
à partir des quatrièmes Demeures. Ce mode nouveau où « Dieu met la
main » se caractérise par un détachement des façons anciennes et humaines
de vivre la relation à Dieu au profit d’un « mode divin » où se joue
le tout pour le tout et où l’issue devant laquelle se trouve le sujet est la
« foi pure ». Tous les appuis humains, toutes les ressources de
l’intelligence (de l’entendement, de l’esprit) et toutes celles des désirs (des
tendances, de l’appétit) deviennent inutiles et il ne reste que le saut dans
l’inconnu de la « foi pure ».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Cette
remise totale à Dieu, à l’Époux dira la mystique sponsale, engendre à travers
maints bouleversements et adaptations un abandon mystique où toute la personne
est prise et impliquée à tous les niveaux de son être et de ses facultés. Le
corps y est même engagé de plein fouet et les descriptions d’une Thérèse d’Avila
ou d’une Marie de l’Incarnation nous en donne un tableau saisissant.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Comment
reconnaître qu’une personne arrive à cet état nouveau dans son cheminement
spirituel? Reprenons les trois signes de Jean de la Croix: la difficulté
de s’adonner à la méditation méthodique, un certain affaissement psychologique
où se manifeste une lassitude et même une forme de dégoût et enfin une
sollicitude amoureuse envers Dieu. </span><span style='mso-bidi-font-weight:
bold'>Les signes que décrit Jean de la Croix proviennent de son expérience et
de ses observations personnelles. Ils ne sont pas des absolus, mais des
critères de discernement. Ils demandent à être complétés par des signes plus
généraux comme, par exemple, le critère de la charité fraternelle et les fruits
de l'Esprit : bonté, joie, amour, longanimité, etc. (Ga 5, 25). En utilisant
ces signes, on doit faire attention à leur présence simultanée, à leur
concomitance, et être sensible au fait qu'ils peuvent apparaître dans des
ordres différents, notamment les deux premiers. Jean de la Croix lui-même ne
les présente pas dans le même ordre selon qu'il s'adresse aux «progressants» ou
aux «commençants». Ainsi dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>La nuit obscure</span></i>
où il se place du point de vue du cheminement dans l'oraison et où il s'adresse
aux « progressants », c'est au niveau de l'impuissance à méditer que l'entrée
dans les voies de la contemplation va commencer par se manifester. Tandis que
dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>La montée du Carmel</span></i><span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>où il s'adresse aux « commençants » et où il
adopte un regard plus global s'intéressant non seulement au cheminement dans
l'oraison mais au cheminement de toute la personne dans la « refonte » de ses
tendances (la partie sensitive – les sens – l'affectivité) et de son
entendement (la partie spirituelle – l'esprit – la connaissance), il met en
tête de liste le «manque de goût» pour le créé. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Si
nous tentons d’appliquer à François de Laval ces trois signes, nous sommes en
manque d’indices vérifiables pour les deux premiers hormis le témoignage de
Marie de l’Incarnation cité plus haut qui affirmait que Mgr de Laval était
rendu à « un sublime degré supérieur d’oraison »<a style='mso-footnote-id:
ftn33' href="#_ftn33" name="_ftnref33" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[33]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.
Concernant la lassitude de tout, même de son ministère, nous n’en avons pas de
traces, ce qui ne l’exclut pas pour autant.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Cependant,
le signe le plus important pour Jean de la Croix, celui de la sollicitude
amoureuse envers Dieu, s’impose avec force. Il est suffisant pour marquer cette
entrée dans le « pur abandon » où tout est remis à Dieu sans
conditions et sans retour. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Ce troisième signe est beaucoup
plus sûr que les deux premiers qui ne sont pas toujours faciles à discerner et
à lire. Il s'agit ici de s'en remettre à Dieu avec amour sans se préoccuper du
reste. Cette « sollicitude amoureuse » est comme une présence à Dieu
qui en donne une connaissance générale, une perception globale qui inspire
toute la vie, qui donne une vigueur dans l'agir, dans l'engagement. C'est le
signe qu'on voit le plus chez les gens qui mènent une vie active dans une
profession, dans une famille etc., ou qui se consacrent à la pastorale ou à
l'apostolat. Il est facilement perçu par l'entourage. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Comme
on l’a vu plus haut, François de Laval a été sans cesse sur le qui-vive sur ce
terrain. L’itinéraire spirituel d’un pasteur le confronte à tout moment à des
choix pastoraux qui ont un retentissement important dans le sujet. Les quelques
textes que j’ai cités l’illustrent à merveille. Le moment que j’ai identifié
comme le seuil irréversible de la consolidation d’un sujet mystique, celui de
1687, ne peut à lui seul rendre compte du statut de ce sujet naissant, mais il
illustre à coup sûr, l’apparition d’un état stable dans lequel l’évêque
démissionnaire vivra le reste de ses jours. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
0in;margin-left:4.5pt;margin-bottom:.0001pt;line-height:150%;mso-pagination:
widow-orphan;tab-stops:4.5pt'><font size=3 face=Times><span lang=FR-CA
style='font-size:12.0pt;line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Pourquoi ne
pas rappeler ici le mot de Bernard Lonergan, pour qui </span><span lang=FR-CA>la
réponse à la question « qui parle? » est « la vie parle ». En
effet, </span></font><font face="Times New Roman"><span lang=FR-CA
style='font-family:"Times New Roman"'>on pourrait peut-être appliquer au type
de situation que je viens de décrire, le concept d’« <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>incarnate
meaning </span></i>», la « signification incarnée », qu’a
développé le Père Lonergan.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Dans un
article de la revue <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Science et Esprit</span></i>.
Pierre Robert la décrit ainsi : <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
0in;margin-left:40.5pt;margin-bottom:.0001pt;text-indent:0in;mso-pagination:
widow-orphan;tab-stops:4.5pt'><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:11.0pt;font-family:"Times New Roman"'>Spontanément,
on identifie le sens au sens des paroles, d'un écrit, d'un texte, celui qui est
porté par le langage. Mais il y a d'autres façons de porter un sens, ainsi les
gestes spontanés de l'intersubjectivité, l'art, le symbole et enfin la
signification incarnée…Ainsi y a-t-il un certain type de sens qui est constitué
par les gestes décisifs, par le sens d'une vie. La signification se trouve
alors dans ces gestes eux-mêmes et dans la trajectoire suivie. Elle est alors
plus pleine et concrète; ainsi est-elle dite incarnée. En ce sens, on dira que
« la vie parle », que tel geste est particulièrement significatif,
qu'il est révélateur. Et plus quelqu'un a cherché à vivre un idéal, plus il a
fait ses choix et orienté sa vie en fonction d'un dessein, plus alors cette vie
se trouve à incarner un sens. La signification s'accroît avec l'engagement
comme, à rebours, une vie laissée à la dérive est menacée d'insignifiance<a
style='mso-footnote-id:ftn34' href="#_ftn34" name="_ftnref34" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:11.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[34]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
0in;margin-left:.5in;margin-bottom:.0001pt;text-indent:0in;mso-pagination:widow-orphan;
tab-stops:4.5pt'><font size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA
style='font-size:11.0pt;font-family:"Times New Roman"'><o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>La
question se pose maintenant du statut de cet état dans la multitude des états
mystiques décrits par les écrivains mystiques. C’est ce que nous allons voir
dans la dernière partie de cet exposé en commençant par cerner de plus près le
terrain de la mystique et ensuite en proposant une interprétation adaptée à un
itinéraire comme celui de François de Laval qui ne peut être classé parmi les</span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'> écrivains/écrivaines mystiques.</span></font><span
lang=FR-CA style='mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p></o:p></span></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-bottom:6.0pt;text-indent:0in;
line-height:150%;mso-pagination:widow-orphan'><b><font size=4 face=Times><span
lang=FR-CA style='font-size:14.0pt;line-height:150%;font-weight:bold'>3.0<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Bien-fondé de cette relecture de l’itinéraire
spirituel de François de Laval </span></font></b><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:
12.0pt;line-height:150%;font-family:"Times New Roman"'><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:22.3pt;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Commençons
par rappeler les sens du mot mystique.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>3.1<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>Les sens du mot
mystique<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:31.5pt;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>Le sens premier du mot réfère
à ce qui est secret, caché (même famille que « mystère »). Dans le
grec profane, l'acception la plus ancienne et commune du mot <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>mystikos</span></i> n'a jamais que ce sens général de
« caché », « secret ». Il ne désigne jamais une expérience
spirituelle. Il a toujours un « sens objectif ». On l'a employé
surtout dans les religions à mystères. Certains chercheurs font dériver le mot
« mystique » du verbe <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>myeô<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span></span></i><span
style='mso-spacerun:yes'> </span>qui a donné « muet » et dont la
racine signifie fermer, parce que les initiés aux mystères devaient garder pour
eux ce qu'ils connaissaient et fermer la bouche<a style='mso-footnote-id:ftn35'
href="#_ftn35" name="_ftnref35" title=""><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[35]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:31.5pt;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>Ainsi, le mot « mystique »
employé comme adjectif<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>en vient à
signifier l'effort de quelqu'un qui cherche la présence de Dieu. L'attention se
porte alors sur la personne, sur le sujet qui découvre la présence cachée de
Dieu dans sa vie, qui essaie de déceler la présence du Christ à travers les
Écritures et la liturgie, et le mot « mystique » en vient à désigner
petit à petit<b style='mso-bidi-font-weight:normal'><span style='font-weight:
bold;mso-bidi-font-weight:normal'> </span></b>« l'expérience intérieure de
la possession de Dieu ». C'est sur ce « sens subjectif »
qu'insiste Denys l’Aréopagite au VI<sup>e</sup> siècle lorsque, dans sa
théologie « mystique », il développe une voie
« apophatique » ou « négative » de connaissance de Dieu qui
est au-delà de toute vision, de toute connaissance. Pour Denys l’Aréopagite,
une théologie « mystique » nous renvoie à la personne elle-même dans
sa quête de Dieu, et, par-dessus tout à « la connaissance du Dieu
mystérieux », c'est-à-dire une connaissance de Dieu non pas tel que nous
le définissent les enseignements des théologiens de métier, mais une connaissance
de Dieu tel qu'il se manifeste de façon indéfinissable dans l'expérience des
personnes individuelles.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:31.5pt;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>Ce sens profond s'est maintenu
par la suite chez de nombreux écrivains chrétiens. Dans les traces de Denys
l’Aréopagite, on parlera volontiers de « connaissance mystique »,
« d'amour mystique », de « vie mystique », etc. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:31.5pt;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>Au XVI<sup>e</sup> siècle, il
se produit un pas important. L'adjectif « mystique » commence à être
employé comme substantif. On ne parle plus seulement d'une « théologie
mystique », d'une « lecture mystique » de l'Écriture, d'une
« vie mystique », mais « d'un mystique » ou « d'une
mystique ». Cela fait une énorme différence et amène à créer de plus en
plus une classe de chrétiens qui serait à part. Il se produit comme un
durcissement de l'aspect subjectif déjà présent dans l'usage ancien. On en
vient insensiblement à « séparer le sujet de l'objet », pourrait-on
dire. Cette coupure et cette brisure, tout en développant l'attention au
langage qui exprime l'expérience mystique, a aussi contribué à mettre le focus
sur les « phénomènes mystérieux ou extraordinaires » qui accompagnent
parfois l’expérience mystique. On en vient même à réduire l'expérience mystique
à ces derniers, au XIX<sup>e</sup> siècle notamment. Les
« mystiques » deviennent un vaste champ de recherche, de terrain
d'observation à partir des phénomènes extraordinaires observables comme
extases, lévitations etc.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:31.5pt;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>En résumé, l’expérience
mystique, dans la tradition chrétienne, désigne simultanément la grâce
elle-même que Dieu fait à une personne, le contenu de celle-ci (les réalités
surnaturelles de la foi), la conscience qu'on peut en avoir, et le mode de
présence de Dieu. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>3.2<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>Mystique et écrivains/écrivaines
mystiques<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:31.5pt;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>Mais comment reconnaître la
naissance et le développement de cette expérience à nulle autre pareille dont
témoignent les textes mystiques? Voilà la question qui se pose. Une façon
courante de faire ce repérage c’est d’investiguer les récits des personnes et
leurs témoignages, notamment concernant leur cheminement dans les voies de la
prière. L’interprète de l’expérience alors sera le dire et le langage puisqu’en
elle-même l’expérience a un caractère indicible, ineffable.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>La question du dire et du langage est-elle
essentielle à l’expérience mystique ? Certains le pensent. </span>Joseph Beaude
exprime cette constatation de façon imagée en écrivant : « La mystique
n'est pas une spécialité d'écrivains. Mais elle rend écrivains ceux qu'elle
pousse à devoir dire<a style='mso-footnote-id:ftn36' href="#_ftn36"
name="_ftnref36" title=""><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[36]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a> ».
</font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>Ainsi chez la personne qui jouit d'une expérience de type
mystique, les mots, les similitudes, les images quoique inaptes à dire la
réalité deviennent un canal privilégié pour communiquer quelque chose de ce qui
est expérimenté par la personne. Autre chose est d’avoir l’expérience, de la
percevoir et de pouvoir l’expliquer constate Thérèse d’Avila et elle s’en
explique longuement au chapitre XII de sa Vie<a style='mso-footnote-id:ftn37'
href="#_ftn37" name="_ftnref37" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[37]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a> Chez
le lecteur et l'observateur le langage deviendra une merveilleuse clef pour
s'introduire dans le champ de la mystique. </span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>Qu’en est est-il lorsque cette clef <span
style='mso-spacerun:yes'> </span>fait défaut ?</span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>Jean de la Croix tout en partageant cette conviction que les
traces de l’expérience mystique prennent forme dans le dire et le langage
principalement constate que ces traces peuvent aussi prendre la forme de ce
qu’il appelle des « effets d’amour ». </span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>En effet, commentant pour Anne de Jésus les strophes
poétiques du <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Cantique spirituel</span></i>, <span
style='mso-spacerun:yes'> </span>il note dans le prologue de son commentaire
qu’il se gardera de réduire les images, les similitudes et les comparaisons
utilisées « à un sens qui ne conviendrait pas à ce que chacun peut
apprécier.  Ainsi, tout en en donnant jusqu'à un certain point
l'explication, je demande qu'on ne se croie pas tenu de s'y attacher <a
style='mso-footnote-id:ftn38' href="#_ftn38" name="_ftnref38" title=""><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[38]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a>».
</span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>Et il ajoute cette phrase riche d’expérience et qui touche
directement notre propos : « En effet, la sagesse mystique qui
opère par l'amour – et c'est d'elle qu'il est question dans ce
chant – n'a pas besoin pour produire dans l'âme ses effets d'amour d'être
entendue d'une manière distincte. Il en va d'elle comme de la foi, qui nous
fait aimer Dieu sans le comprendre<a style='mso-footnote-id:ftn39'
href="#_ftn39" name="_ftnref39" title=""><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[39]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a> ».</span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>C’est ce constat de Jean de la Croix qui nous ouvre une porte
sur une autre façon de reconnaître l’irruption du Tout Autre dans une vie. En
effet, que dire de ces personnes où transparaissent les « effets
d’amour » ? Sans être <u>des</u> mystiques, ne pourraient-elles pas
être mystiques ?</span></font></p>

<b><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:AR-SA;
font-weight:bold'><br clear=all style='page-break-before:always'>
</span></font></b>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=3
face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>3.3<span style='mso-spacerun:yes'>   </span>Mystique et
sainteté<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Pour
répondre à cette question, il faut prendre soin de rappeler que mystique et
sainteté ne sont pas identiques, ni coextensifs :</span><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'> la sainteté ne s'identifie pas à la
mystique, mais les mystiques sont souvent de grands saints. Il reste que
l’expérience mystique chrétienne ne peut se dissocier du dynamisme du baptême, </span>puisque
le dynamisme du baptême n’a pas de frontière.</font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:31.5pt;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none'><font size=3
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:
150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Si nous nous plaçons sur
le terrain de l’expérience chrétienne, il faut tenir fermement à la continuité
de l’expérience chrétienne commune avec l’expérience mystique vécue par un
baptisé. C’est pourquoi, j’ai toujours apprécié une distinction que le Père
André Ravier proposait dans la <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Mystique et les mystiques</span></i></span></font><a
style='mso-footnote-id:ftn40' href="#_ftn40" name="_ftnref40" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2><span style='font-size:11.0pt;
line-height:150%'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:11.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[40]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span lang=FR-CA style='mso-ansi-language:
FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold;font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>.</span></i><span
lang=FR-CA style='mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'> La
distinction du Père Ravier permet de respecter l’éventail des états mystiques
sans enlever à l’expérience commune toute sa densité et sa richesse. La
solution du Père Ravier est simple. Tout en marquant la continuité entre
l’expérience chrétienne commune et l’expérience mystique, ce qui fait de tout
baptisé un mystique en puissance, qu’il appelle la mystique « ordinaire »,
il fait place aux écrits mystiques qui témoignent selon lui d’un chemin qu’il
appelle « trans-ordinaire ». Ces mystiques écrivains perçoivent et
expliquent par un dire</span> « quelle que soit la forme de cette
parole, musicale, discursive, orale ou poétique »<a style='mso-footnote-id:
ftn41' href="#_ftn41" name="_ftnref41" title=""><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[41]</span></font></sup><![endif]></span></sup></a> la grâce offerte à
tous qu’ils ont accueillie dans la foi.<span lang=FR-CA style='mso-ansi-language:
FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p></o:p></span></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA;mso-bidi-font-weight:bold'>Ainsi,
en empruntant les catégories du Père Ravier, on dirait que François de Laval
est amené sur les sentiers d’une vie mystique « ordinaire » par
opposition à une vie mystique « trans-ordinaire » qui émane à travers
les écrivains mystiques.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%'>François de Laval n’est pas un écrivain mystique comme Marie
de l’Incarnation, il est simplement un de ces baptisés qui croit que Dieu est
avec lui et en lui et, par grâce, il a conscience d'une communion avec lui. Il
a la révélation perceptible d'une présence. Il anticipe d'une certaine façon ce
que sera la rencontre avec Dieu dans la gloire du ciel. Il vit une union de
Personne à personne unique que racontent les mystiques sous des images comme
celle du mariage spirituel. Il expérimente dans ses facultés et dans con corps
même la rencontre entre deux êtres mus par un même désir. On pourrait lui
appliquer ce que le Père Louis Roy, professeur au Boston College, écrit de la
conscience mystique qui permet de voir Dieu en toutes choses et toutes choses
en Dieu, et de s'engager dans la société avec une motivation et un détachement
plus respectueux de la nature et des humains<a style='mso-footnote-id:ftn42'
href="#_ftn42" name="_ftnref42" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[42]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.</span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Ainsi, sans enlever rien aux
écrivains et écrivaines mystiques, force nous est de reconnaître qu’un grand
nombre de baptisés et baptisées font la rencontre de Personne à personne dans
l’union d’amour sans pouvoir l’exprimer ou en l’exprimant bien pauvrement et
tout à fait occasionnellement. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Pourquoi, la mystique ne
serait-elle pas ouverte à tous ?<span class=MsoFootnoteReference><sup> <a
style='mso-footnote-id:ftn43' href="#_ftn43" name="_ftnref43" title=""><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[43]</span></font></sup></span><![endif]></span></a></sup></span>
<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Pourquoi pas ? Il en va de la
vérité du choix de vie à la suite de Jésus Christ. <span
style='mso-spacerun:yes'> </span>Fermer les sommets de la vie mystique à la
cohorte des sans noms et des sans voix ne peut rendre compte de l’universalité
de l’appel à la rencontre personnelle avec le Bien-Aimé, Celui en qui le Père a
mis tout son amour. « Depuis le jour où je suis descendu sur lui avec mon
Esprit au sommet du Thabor, en prononçant ces paroles : ‘Celui-ci est mon Fils
bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances, écoutez-le’ (Mt 17, 5),
j’ai mis fin à tout autre enseignement, à toute autre réponse, je les lui ai
confiés. Écoutez-le car je n’ai plus rien à révéler, plus rien à manifester…Si
tu souhaites que je te découvre des choses cachées…jette seulement les yeux sur
lui et tu trouveras renfermés en lui de très profonds mystères, une sagesse et
des merveilles de Dieu suivant cette parole de mon Apôtre ‘En lui qui est le
Fils de Dieu sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science de
Dieu’ »<a style='mso-footnote-id:ftn44' href="#_ftn44" name="_ftnref44"
title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoFootnoteReference><sup><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[44]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>
écrit Jean de la Croix dans un des plus beaux chapitres de la <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Montée du Carmel </span></i>(Livre 2, chapitre 22) dont on lit un
extrait à l’Office des lectures le jour de sa fête le 14 décembre.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
0in;margin-left:.7pt;margin-bottom:.0001pt;line-height:150%'><font size=3
face=Times><span lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:150%;
mso-bidi-font-weight:bold'>Le Père de Lubac dans sa préface au livre <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>La mystique et les mystiques</span></i> se range dans le même camp
lorsqu’il écrit : <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:35.3pt;text-indent:.7pt'><font size=2 face=Times><span
lang=FR-CA style='font-size:11.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>La mystique
chrétienne est dans la logique de la vie de foi. Elle se nourrit d'autre chose
que d'elle-même. Elle reçoit le mystère, non pour être professé des lèvres, ou
pour être compris de la seule intelligence, mais, au sens propre pour être
vécu. [Elle] fait passer le mystère du plan de l'instruction religieuse à celui
de la vie intérieure</span></font><a style='mso-footnote-id:ftn45'
href="#_ftn45" name="_ftnref45" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:11.0pt;
font-family:"Times New Roman"'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:11.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[45]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:11.0pt;
font-family:"Times New Roman"'>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Un fait raconté par Carlo Carretto
à propos de la vie contemplative me revient à l’esprit. À un moine visiteur qui
voyait les novices travaillant aux champs et qui demandait à Carlo
Carretto : « Explique-moi une chose, comment est-il possible de
parler de contemplation lorsque ces jeunes gens reviennent, le dos rompu par la
fatigue, après huit heures de travail, comment est-il possible de
contempler ? », celui-ci répondait : <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:6.0pt;
margin-left:33.15pt;text-align:justify;text-indent:-1.45pt;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font size=2
face="Times New Roman"><span style='font-size:11.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'>On
ne pourrait donc contempler que dans le silence de ton monastère, dans tes
corridors calmes et pacifiques ! Alors les pauvres mamans ne peuvent
devenir contemplatives… ? Et le mineur qui sort de la mine avec un mal de
tête ne pourra être un contemplatif ? S’il en était ainsi Dieu ne serait
pas juste, Un Dieu de ce genre ne m’intéresserait pas, un Dieu qui n’aimerait
pas les pauvres, les paysans, les mineurs, qui n’accorderait pas la
contemplation à une pauvre maman… Je voudrais savoir comment tu contemples,
toi. J’ai l’impression que tu ne contemples rien parce que tu me poses cette
question, parce que tu ne sais même plus ce qu’est la nature de la
contemplation. La contemplation n’est pas un acte intellectuel, elle est un
acte d’amour.<a style='mso-footnote-id:ftn46' href="#_ftn46" name="_ftnref46"
title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoFootnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span style='font-size:11.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[46]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Pourquoi n’en serait-il pas ainsi
de la grâce de l’union mystique ? Un Dieu qui ne se laisse goûter que par
ceux et celles qui peuvent le comprendre et le dire ne m’intéresse pas. Un Dieu
lié à mes mots pour ses visites sans paroles, n’est pas le Dieu de
Jésus-Christ. Un Dieu enfermé dans les réduits du cosmos et des facultés
humaines, n’est pas le Tout Autre, l’Indicible<a style='mso-footnote-id:ftn47'
href="#_ftn47" name="_ftnref47" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[47]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>On le voit, faire place aux
mystiques sans nom n’enlève rien aux écrivains/écrivaines mystiques. Au
contraire, c’est reconnaître la puissance sans limites de la grâce de Dieu dans
une vie sans états extraordinaires, au ras de la vie courante et totalement
imbibée de la présence/absence du Tout Autre.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Oui, François de Laval a été
mystique, même s’il n’a pas été <u>un</u> mystique. Être mystique ou être <u>un</u>
mystique ? La question ne se pose pas dans un itinéraire de sainteté
chrétienne. C’est l’appel à la sainteté qui est premier et celle-ci est ouverte
à tous. Vatican II a rappelé avec à propos que </span>la sainteté chrétienne « s'exprime
différemment en chacun de ceux qui, dans la conduite de leur vie, parviennent
en édifiant le prochain, à la perfection de la charité »<a
style='mso-footnote-id:ftn48' href="#_ftn48" name="_ftnref48" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[48]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span><span style='mso-bidi-font-weight:bold'><span
style='mso-spacerun:yes'> </span>La vocation mystique, partie intégrante de
l’expérience chrétienne commune, ne se transforme en itinéraire mystique
personnel où l’émergence d’un sujet mystique apparaît que par grâce
particulière. Certaines dispositions naturelles peuvent favoriser cette
émergence, mais elle survient, elle advient comme un don que le sujet n’a pas
recherché, qu’il reçoit et accueille dans la foi. Sa vie concrète n’est pas
changée, mais elle devient pour lui ou pour elle<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>un lieu de rencontre du Dieu Autre qui blesse
et comble en même temps que le critère de vérification d’une sainteté qui se
manifeste dans les fruits de charité et de service. « Si je n’ai pas la
charité je ne suis plus qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit… La charité
prend patience… Elle excuse tout… La charité ne passe jamais... Maintenant demeurent
foi, espérance et charité, mais la plus grande d’entre elles c’est la charité »<a
style='mso-footnote-id:ftn49' href="#_ftn49" name="_ftnref49" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA;mso-bidi-font-weight:bold'>[49]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=4
face="Times New Roman"><span style='font-size:14.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'><o:p> </o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:12.0pt;margin-right:0in;margin-bottom:
6.0pt;margin-left:0in;text-align:justify;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;
mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><b><font size=4
face="Times New Roman"><span style='font-size:14.0pt;line-height:150%;
font-weight:bold'>Conclusion<o:p></o:p></span></font></b></p>

<p class=MsoNormal style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify;text-indent:
.5in;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;
line-height:150%;mso-bidi-font-weight:bold'>Loin de moi la prétention de vous
avoir présenté le véritable itinéraire spirituel de François de Laval. Je n’ai
fait que dire ce qui est présent en moi de cet itinéraire inaccessible, car
comme l’écrit saint Augustin au livre XI des <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Confessions</span></i>:
« …</span>tout récit vrai du passé fait sortir de la mémoire non point les
événements passés tels quels, mais des mots conçus d'après les images imprimées
dans l'esprit comme des traces lors de leur passage le long des sens. »<a
style='mso-footnote-id:ftn50' href="#_ftn50" name="_ftnref50" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[50]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.<o:p></o:p></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify;text-indent:
.5in;line-height:150%;tab-stops:33.0pt;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:
none'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:
12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>La lecture de la vie des
saints, la célébration de leur souvenir, la réminiscence de leurs actions, la
vénération de leurs restes etc. apportent beaucoup, mais elles ne suffisent pas
à les rendre actuels. Je me dois d’entrer dans un processus de relecture
spirituelle. Ce processus m'invite à suivre un chemin où se déploie la
dynamique du sujet-interprétant qui reçoit et recueille à travers des traces de
l'expérience passée quelque chose du non-dit, de l’indicible, un<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>"je ne sais quoi", un murmure de la
Source. Lorsque je rappelle la vie de François de Laval (1623-1708) ou de Marie
de l'Incarnation (1599-1672), ou de Marguerite Bourgeoys (1620-1700) ou de Jean
de Brébeuf (1593-1649), je puis en dessiner les contours dans l'espace et dans
le temps, mais je n'ai là que les traces d'un ailleurs qui reste sans cesse
ouvert pour moi, sujet-interprétant. </span></font><font size=2><span
style='font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;line-height:150%'><o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA
style='font-size:12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>La question
de l'actualité d'une expérience spirituelle d'un saint ou d'une sainte nous
renvoie non seulement à lui ou elle, mais elle enclenche un processus de
"réception" en nous. C'est le "sujet-lecteur" qui fait l'actualité
de l'histoire d'une vie, d'un saint, d'une sainte, d'un itinéraire spirituel
passé mais redevenu présent sous une forme autre. <o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA
style='font-size:12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>La mémoire
est la condition même de l'actualité de la présence de nos devanciers. C'est à
partir de la relecture des traces laissées qu'un visage de saint ou de sainte
se dégage avec plus ou moins de netteté pour nous. Ce visage varie comme
peuvent varier les représentations picturales. Les statues et images de Thérèse
de l'Enfant-Jésus en sont une très bonne illustration. Elles ne se présentent
pas comme les photographies d'elle que nous avons, elles les interprètent selon
telle<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>ou telle aspect d’elle. Et que
dire de l’art de l’icône ? Ces variations du visage des saints et des saintes
conditionnent leur actualité. Pas de variations, pas de relectures, absence
d'actualité, traces perdues, saints et saintes ignorés et laissés dans l'oubli.
La mémoire ne serait-ce pas selon un mot paradoxal qu’on prête à Fernand
Dumont «  se souvenir d’où l’on s’en va »<a style='mso-footnote-id:
ftn51' href="#_ftn51" name="_ftnref51" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[51]</span></font></sup></span><![endif]></span></sup></span></a>.<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-top:6.0pt;text-align:justify;text-indent:.5in;
line-height:150%'><font size=3 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA
style='font-size:12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>Il n'y a pas
de mémoire sans agir, sans que nous ne nous disions quelque chose de nous-mêmes
dans les réalisations, les joies, les peines, les inquiétudes, et les
questionnements de notre vie. C’est ce que j’ai essayé de faire bien
modestement dans cette conférence. Le souvenir de François de Laval ne fait
donc pas que célébrer des faits de sa vie, il "reçoit" maintenant et
"raconte" dans notre aujourd'hui ce que, grâce à lui et à sa suite,
nous pouvons et voulons être: des témoins de l'Évangile et des disciples de
Jésus.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Oui! « se souvenir d’où l’on
s’en va ».<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal align=center style='margin-top:6.0pt;text-align:center;
text-indent:.5in;line-height:150%'><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>***<o:p></o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal align=center style='margin-top:6.0pt;text-align:center;
text-indent:.5in;line-height:150%'><font size=3 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:12.0pt;line-height:150%;mso-ansi-language:FR-CA'>
<o:p> </o:p></span></font></p>

<p class=MsoNormal style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify;text-indent:
22.5pt;line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%'><o:p>
Hermann Giguère, ptre, p.h.</o:p></span></font></p>


<p class=MsoNormal style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify;text-indent:
22.5pt;line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%'><o:p>
Supérieur général du Séminaire de Québec et professeur associé à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval</o:p></span></font></p>


<p class=MsoNormal style='margin-bottom:6.0pt;text-align:justify;text-indent:
22.5pt;line-height:150%;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><font
size=3 face="Times New Roman"><span style='font-size:12.0pt;line-height:150%'><o:p>
14 octobre 2006</o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote-list'><![if !supportFootnotes]><br clear=all>

<hr align=left size=1 width="33%">

<![endif]>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn1>

<p class=MsoNormal style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:-.5in;
mso-pagination:widow-orphan lines-together;tab-stops:40.5pt'><a
style='mso-footnote-id:ftn1' href="#_ftnref1" name="_ftn1" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=3 face="Times New Roman"><span
style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[1]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
style='mso-spacerun:yes'>         </span><span class=standardcharacter><b
style='mso-ansi-font-weight:normal'><font size=2 face=Times><span
style='font-size:10.0pt;font-weight:normal;mso-bidi-font-weight:bold'>GIGUÈRE,
Hermann,<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>"Un saint évêque: le
bienheureux François de Laval", dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Communio</span></i>, n. V,
5 (1980) </span></font></b></span><span class=standardcharacter><b
style='mso-ansi-font-weight:normal'><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";font-weight:normal;
mso-bidi-font-weight:bold'>81-89.</span></font></b></span><font size=2><span
style='font-size:10.0pt;mso-bidi-font-weight:bold'><o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn2>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn2' href="#_ftnref2" name="_ftn2" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[2]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>             </span><span
class=standardcharacter><b style='mso-ansi-font-weight:normal'><font
face="Times New Roman"><span style='font-family:"Times New Roman";font-weight:
normal;mso-bidi-font-weight:bold'>GIGUÈRE, Hermann,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span></span></font></b></span>"L'itinéraire
spirituel d'un Bienheureux" dans <i><span style='font-style:italic'>François
de Laval, premier évêque de Québec </span></i>numéro spécial hors série
printemps 1993 de la revue C<i><span style='font-style:italic'>ap-aux-Diamants</span></i>
pp. 16-20.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn3>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn3' href="#_ftnref3" name="_ftn3" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[3]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>             </span><span
class=standardcharacter><b style='mso-ansi-font-weight:normal'><font
face="Times New Roman"><span style='font-family:"Times New Roman";font-weight:
normal;mso-bidi-font-weight:bold'>GIGUÈRE, Hermann,<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span></span></font></b></span><i><span
style='font-style:italic'>L’expérience de Dieu avec François de Laval, </span></i><span
style='mso-bidi-font-style:italic'>Fides, Montréal, 2000,144p.</span></span><span
style='mso-ansi-language:FR'><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn4>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn4' href="#_ftnref4" name="_ftn4" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[4]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>             </span><i><span
style='font-style:italic'>Quebecen.<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>Beatificationis et Canonizationis Ven.<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>Servi Dei Francisci de Montmorency-Laval episcopi Quebecensis (+1708)
Altera nova positio super virtutibus ex officio critice disposita </span></i><span
style='mso-spacerun:yes'> </span>(Sacra Rituum Congregatio, Sectio historica,
93), Polyglottis Vaticanis, 1956, Doc. LXIX, note 1, p. 738-739.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn5>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:
-.5in'><a style='mso-footnote-id:ftn5' href="#_ftnref5" name="_ftn5" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[5]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA><span style='mso-spacerun:yes'>   </span><span style='mso-tab-count:
1'>           </span>On a édité des conférences, des lettres et d’autres
conseils de Jean de Bernières-Louvigny <span style='mso-spacerun:yes'> </span>(1602-1659)
une première fois en 1659, dans lequel on a pu lire les marques d’un semi quiétisme
français. Le capucin Louis-François D'Argentan en a donné une édition nouvelle
sous le titre <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Le chrestien intérieur, ou la conformité
intérieure que doivent avoir les chrestiens avec Jésus-Christ; divisé en huit
livres; tiré des manuscrits de feu de sainte mémoire mr. de Bernières-Louvigny </span></i>qui
fut mis à l’Index des livres prohibés en 1689 dans des circonstances troubles.
Il y figurait encore en 1948. Voir «Bernières-Louvigny, Jean de » dans <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Dictionnaire de spiritualité ascétique et mystique</span></i>, t. I ,
Beauchesne, Paris, 1937, col. 1522-1527. On s’explique ainsi que les racines
mystiques de François de Laval étaient passées sous silence. On cherchait à le
distancer de celles-ci par peur de l’associer à un courant qui n’avait pas
bonne presse. <o:p></o:p></span></p>

</div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style='mso-element:footnote' id=ftn6>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn6' href="#_ftnref6" name="_ftn6" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[6]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA></span>  <span style='mso-ansi-language:FR'><span style='mso-tab-count:
1'>            </span></span><span lang=FR-CA>Bertrand de La<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Tour, <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Mémoires sur la Vie de M.
de Laval, premier évêque de Québec, </span></i>Cologne, 1761, dans <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Altera nova positio, </span></i>p. 732-73440.</span><span
style='mso-ansi-language:FR'><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn7>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn7' href="#_ftnref7" name="_ftn7" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[7]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>             </span>MAILLARD, Jacques
« Le collège de La Flèche : un collège de la réforme
catholique » dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>La Flèche. Quatre siècles
d’éducation sous le regard de l’État</span></i>. Actes du colloque
universitaire 2-3 avril 2004, Prytanée national militaire, La Flèche, 2005,
pp.41-57.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn8>

<p class=MsoNormal style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:-.5in;
tab-stops:.25in;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><a
style='mso-footnote-id:ftn8' href="#_ftnref8" name="_ftn8" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[8]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span style='font-size:10.0pt'><span style='mso-tab-count:1'>       </span><span
style='mso-tab-count:1'>        </span>Les principaux documents concernant
François de Laval ont été rassemblés dans l'ouvrage suivant: <i><span
style='font-style:italic'>Quebecen.<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>Beatificationis et Canonizationis Ven.<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>Servi Dei Francisci de Montmorency-Laval episcopi Quebecensis (+1708)
Altera nova positio super virtutibus ex officio critice disposita </span></i><span
style='mso-spacerun:yes'> </span>(Sacra Rituum Congregatio, Sectio historica,
93), Polyglottis Vaticanis, 1956.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Dans
le cours de l'article, <i><span style='font-style:italic'>Altera nova positio </span></i>désignera
cet ouvrage.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Celui-ci reproduit la plus
ancienne biographie de Mgr de Laval, <i><span style='font-style:italic'>Mémoires
sur la Vie de M. de Laval, premier évêque de Québec, </span></i>de Bertrand de
La tour publiée à Cologne en 1761.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Pour
la vie de Mgr de Laval on pourra se référer avec profit à Auguste GOSSELIN, <i><span
style='font-style:italic'>Vie de Mgr de Laval, </span></i>2 vol., Québec,
1890;<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Émile BÉGIN, <i><span
style='font-style:italic'>François de Laval, </span></i>Québec, 1959 et surtout
à l'excellent article d'André VACHON dans le <i><span style='font-style:italic'>Dictionnaire
Biographique du Canada, </span></i>vol. 11 de 1701 à 1740, Les Presses de
l'Université Laval/University of Toronto Press, 1969, pp. 374-387.<o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn9>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn9' href="#_ftnref9" name="_ftn9" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[9]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA><span style='mso-spacerun:yes'>   </span><span style='mso-tab-count:
1'>           </span><i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Montée du Carmel</span></i>,
livre II, chapitre 5 dans <span style='text-transform:uppercase'>Jean de la
Croix</span>, <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Œuvres,</span></i> traduction par Mère Marie
du Saint-Sacrement, carmélite déchaussée. Édition établie, révisée et présentée
par Dominique Poirot, carme déchaux, Paris, Cerf, 1990, pp. 644-648.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn10>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn10' href="#_ftnref10" name="_ftn10" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[10]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Cinquième état
d’oraison à son entrée au Noviciat des Ursulines en 1631 et Neuvième état
d’oraison</span><span style='mso-ansi-language:FR'> qui s'attache à la période
du 1er août 1639 à l'octave de Noël 1645 couverte par le douzième état
d'oraison</span><span lang=FR-CA><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn11>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn11' href="#_ftnref11" name="_ftn11" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[11]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>GORÉ,
Jeanne-Lydie, « Désappropriation » dans <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Dictionnaire
de spiritualité ascétique et mystique</span></i>, t. III , Beauchesne, Paris,
1957, col. 518-529 <o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn12>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn12' href="#_ftnref12"
name="_ftn12" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[12]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Marie de
l'Incarnation à son fils Dom Claude Martin, 1659, dans <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova
positio, </span></i>p. 53.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn13>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn13' href="#_ftnref13" name="_ftn13" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[13]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Bertrand de
La<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Tour, <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Mémoires sur
la Vie de M. de Laval, premier évêque de Québec, </span></i>Cologne, 1761, dans
<i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova positio, </span></i>p. 740.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn14>

<p class=MsoNormal style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn14' href="#_ftnref14" name="_ftn14" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[14]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span style='font-size:10.0pt'> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Ibidem, </span></i>p. 741-742.<o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn15>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn15' href="#_ftnref15" name="_ftn15" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[15]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre du frère
Houssart à M. Tremblay, prêtre, procureur du Séminaire de Québec dans la ville
de Paris, 1708, dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova positio, </span></i>p.
654.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn16>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn16' href="#_ftnref16"
name="_ftn16" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[16]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Mémoires sur la Vie de M. de Laval..., </span></i>dans Altera<i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'> nova positio, </span></i>p. 716.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn17>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn17' href="#_ftnref17"
name="_ftn17" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[17]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Ibidem, </span></i>p. 716.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn18>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn18' href="#_ftnref18" name="_ftn18" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[18]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span></span><span
style='mso-ansi-language:FR'>Voir par exemple: <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>La montée du
Carmel, </span></i>Livre 1, chapitre 4 et le célèbre chapitre 13, dans Jean de
la Croix, <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>Oeuvres complètes, </span></i>traduites par le P.
Cyprien de la Nativité, éditées et présentées par le P. Lucien-Marie, 4e éd.
revue et corrigée, Desclée, Paris, 1967, pp. 87-91 et pp. 115-118.</span><span
lang=FR-CA><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn19>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn19' href="#_ftnref19"
name="_ftn19" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[19]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Mémoires sur la Vie de Mgr de Laval..., </span></i>dans <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Altera nova positio, </span></i>pp. 732-733.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn20>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn20' href="#_ftnref20"
name="_ftn20" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[20]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Mgr de
Laval à Henri-Marie Boudon, 1689, dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova positio, </span></i>p.
208.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn21>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn21' href="#_ftnref21"
name="_ftn21" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[21]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Marie de
l'Incarnation à son fils Dom Claude Martin, 1660, dans <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova
positio, </span></i>p. 54.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn22>

<p class=MsoNormal style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:-.5in;
mso-pagination:widow-orphan lines-together;tab-stops:.5in'><a style='mso-footnote-id:
ftn22' href="#_ftnref22" name="_ftn22" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[22]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><b
style='mso-bidi-font-weight:normal'><font size=2><span style='font-size:10.0pt;
font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:normal'> <span style='mso-tab-count:1'>            </span></span></font></b><span
class=standardcharacter><b style='mso-ansi-font-weight:normal'><font size=2
face=Times><span style='font-size:10.0pt;font-weight:normal;mso-bidi-font-weight:
bold'>LOCHET, Louis,<span style='mso-spacerun:yes'>  </span><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Fils de l'Église</span></i>, (Foi vivante, 17) Cerf, Paris, 1966, pp.
83-116.</span></font></b></span><b><font size=2 face=Times><span
style='font-size:10.0pt;font-family:Times;font-weight:bold'><o:p></o:p></span></font></b></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn23>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn23' href="#_ftnref23" name="_ftn23" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[23]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Mgr de
Laval à Henri-Marie Boudon, 6 novembre 1677, dans <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova
positio, </span></i>p. 207.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn24>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn24' href="#_ftnref24" name="_ftn24" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[24]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Mgr de Laval
au P. de la Chaise, 1687, dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova positio, </span></i>p.
407.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn25>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn25' href="#_ftnref25" name="_ftn25" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[25]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Mgr de
Laval aux directeurs du Séminaire de Québec, 9 juin 1687, dans <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Altera nova positio, </span></i>p. 411.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn26>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn26' href="#_ftnref26" name="_ftn26" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[26]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Mgr de
Laval à M. Milon, automne 1689, dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova positio, </span></i>p.
452.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn27>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn27' href="#_ftnref27" name="_ftn27" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[27]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Ibidem, </span></i>p. 452.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn28>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn28' href="#_ftnref28" name="_ftn28" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[28]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de M.
Brisacier à M. Charmot, 1er mai 1702, dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova positio, </span></i>p.
619.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn29>

<p class=MsoNormal style='tab-stops:.25in;mso-layout-grid-align:none;
text-autospace:none'><a style='mso-footnote-id:ftn29' href="#_ftnref29"
name="_ftn29" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoFootnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[29]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span style='font-size:10.0pt'><span style='mso-tab-count:1'>     </span><span
style='mso-tab-count:1'>        </span>Lettre à M. de Seigneley, Ministre du
Roi Louis XIV, mai 1687, dans <i><span style='font-style:italic'>Altera nova
positio, </span></i>p. 408.<o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn30>

<p class=p22 style='margin-left:.5in;line-height:normal'><a style='mso-footnote-id:
ftn30' href="#_ftnref30" name="_ftn30" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[30]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>         </span></span><font size=2><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'>Extraits d'une lettre aux directeurs du
Séminaire de Québec<i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>, </span></i>9 juin 1687
dans <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova positio, </span></i>p. 410-416</span></font><span
lang=FR-CA> <o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn31>

<p class=Pourentrerletexte style='margin-top:0in;margin-right:0in;margin-bottom:
0in;margin-left:.5in;margin-bottom:.0001pt;text-indent:-.5in;mso-pagination:
widow-orphan'><a style='mso-footnote-id:ftn31' href="#_ftnref31" name="_ftn31"
title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:
"Times New Roman"'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[31]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;
font-family:"Times New Roman"'> </span></font><font size=2
face="Times New Roman"><span style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-ansi-language:FR'><span style='mso-tab-count:1'>            </span></span></font><font
size=2 face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;
font-family:"Times New Roman"'>La perspective de Jean de la Croix est beaucoup
plus large que celle de Thérèse.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Il
touche l'ensemble de la personnalité et non seulement l'oraison.<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>Il va le faire du point de vue de la
restructuration de la personne par la grâce de Dieu qui fait apparaître la
créature nouvelle dans toute sa splendeur, ce qui l'amène à décrire longuement
les purifications. Il y a peu de mystiques qui ont cette pénétration et cette
analyse des nuits comme Jean de la Croix le démontre dans la description qu'il
fait des purifications passives ou des nuits passives. Il faut noter que Jean
de la Croix s'adresse à des carmélites (et des carmes) qui ont déjà pris une
décision de vivre évangéliquement, qui ont une option fondamentale pour
l'Évangile et pour le Christ. Cette première conversion est toujours supposée
dans ses écrits. </span></font><font size=2><span lang=FR-CA style='font-size:
10.0pt'>En bref, on pourrait décrire ainsi la restructuration de la créature
nouvelle. Au point de départ il y a la décision de servir Dieu (première
conversion) qui est suivie d'une adaptation plus ou moins longue au plan de
l'affectivité ( nuit active des sens) et au plan de l'esprit (nuit active de
l'esprit). Survient alors un passage des plus importants où "Dieu met la
main" en invitant la personne à se livrer totalement et sans retour. Ce
passage est suivi encore là d'une adaptation à un environnement spirituel
nouveau qui se révèle petit à petit. L'affectivité doit s'y ajuster (nuit
passive des sens) ainsi que la partie spirituelle de l'être humain (nuit
passive de l'esprit). Le résultat de ce cheminement et de ces purifications est
l'expérience de l'union transformante avec Dieu, de "l'union d'amour"
(<i><span style='font-style:italic'>Montée du carme</span></i>l, livre II,
c.5).</span></font><font size=2 face=Helvetica><span lang=FR-CA
style='font-size:10.0pt;font-family:Helvetica'><o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn32>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn32' href="#_ftnref32" name="_ftn32" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[32]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='mso-bidi-font-weight:bold;
font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>La montée du Carmel</span></i><span
style='mso-bidi-font-weight:bold'> , L. II, chap. XIII ou XII dans certaines
éditions.</span> et <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>La nuit obscure,</span></i>
<span style='mso-bidi-font-weight:bold'>L. I, chap. IX<span
style='mso-spacerun:yes'>  </span></span><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn33>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn33' href="#_ftnref33"
name="_ftn33" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[33]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>Lettre de Marie de
l'Incarnation à son fils Dom Claude Martin, 1659, dans <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Altera nova
positio, </span></i>p. 53.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn34>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:
-.5in'><a style='mso-footnote-id:ftn34' href="#_ftnref34" name="_ftn34" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[34]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ROBERT, Pierre, « Recherches
sur la notion d'<i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Incarnate Meaning</span></i> chez Bernard
Lonergan», <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>Église et Théologie</span></i>, n<sup>o</sup> 26,
1995, p. 222-223.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn35>

<p class=MsoNormal><a style='mso-footnote-id:ftn35' href="#_ftnref35"
name="_ftn35" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:
footnote'><![if !supportFootnotes]><span class=MsoFootnoteReference><sup><font
size=2 face="Times New Roman"><span style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";
mso-fareast-font-family:"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:
FR;mso-bidi-language:AR-SA'>[35]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span style='font-size:10.0pt'><span style='mso-spacerun:yes'>  </span><span
style='mso-tab-count:1'>           </span><span style='text-transform:uppercase'>Bernard</span>,
Charles André, <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:
italic;mso-bidi-font-style:normal'>Le Dieu des mystiques</span></i>, t 1,
Paris, Cerf, 1994, p. 188.<o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn36>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn36' href="#_ftnref36" name="_ftn36" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[36]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span><span
style='text-transform:uppercase'>Beaude</span>, Joseph, <i><span
style='font-style:italic'>La mystique</span></i>, Paris/Montréal, Cerf/Fides,
collection « Bref », n<sup>o</sup> 27, 1990, p. 35.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn37>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn37' href="#_ftnref37"
name="_ftn37" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[37]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>THÉRÈSE D’AVILA, <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Œuvres complètes</span></i>, Seuil, Paris, pp. <o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn38>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:
-.5in'><a style='mso-footnote-id:ftn38' href="#_ftnref38" name="_ftn38" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[38]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA><span style='mso-spacerun:yes'>  </span><span style='mso-tab-count:
1'>           </span><span style='text-transform:uppercase'>Jean de la Croix</span>,
<i style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;
mso-bidi-font-style:normal'>Œuvres,</span></i> traduction par Mère Marie du
Saint-Sacrement, carmélite déchaussée. Édition établie, révisée et présentée
par Dominique Poirot, carme déchaux, Paris, Cerf, 1990, p. 341.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn39>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:
-.5in'><a style='mso-footnote-id:ftn39' href="#_ftnref39" name="_ftn39" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[39]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA><span style='mso-spacerun:yes'>  </span><span style='mso-tab-count:
1'>           </span><i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Ibid</span></i>. p. 342.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn40>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:
-.5in'><a style='mso-footnote-id:ftn40' href="#_ftnref40" name="_ftn40" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[40]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA><span style='mso-spacerun:yes'>  </span><span style='mso-tab-count:
1'>           </span>RAVIER, André, « <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Vie humaine et vie divine
dans la mystique chrétienne</span></i> », dans <i style='mso-bidi-font-style:
normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>La Mystique
et les mystiques</span></i>, Paris, DDB, 1965, surtout p. 124-128.</span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn41>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:
-.5in'><a style='mso-footnote-id:ftn41' href="#_ftnref41" name="_ftn41" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[41]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA><span style='mso-spacerun:yes'>  </span><span style='mso-tab-count:
1'>           </span>Thérèse <span style='text-transform:uppercase'>Nadeau-Lacour</span>,<b
style='mso-bidi-font-weight:normal'><span style='font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:
normal'> </span></b><i><span style='font-style:italic'>Le temps de l'expérience
chrétienne. Perspectives spirituelles et éthiques</span></i><span
style='mso-bidi-font-style:italic'>,<i><span style='font-style:italic'> </span></i></span>préface
de Jean Ladrière, Montréal/Paris, Médiaspaul, 2002, p. 132.</span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn42>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn42' href="#_ftnref42"
name="_ftn42" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[42]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA><span style='mso-spacerun:yes'>  </span><span style='mso-tab-count:
1'>           </span>ROY, Louis, <span style='mso-spacerun:yes'> </span><i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Le sentiment de transcendance</span></i>, Paris, Cerf, 2000, p. 132.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn43>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn43' href="#_ftnref43"
name="_ftn43" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[43]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>ARMINJON, Blaise,
"La voie mystique est-elle ouverte à tous?", dans <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Christus</span></i>, 142 (1989), 171-181.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn44>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:
-.5in'><a style='mso-footnote-id:ftn44' href="#_ftnref44" name="_ftn44" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[44]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> </span><span style='mso-ansi-language:FR'><span style='mso-tab-count:
1'>            </span></span><span lang=FR-CA style='text-transform:uppercase'>Jean
de la Croix</span><span lang=FR-CA>, </span><i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='mso-ansi-language:FR;font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Montée
du Carmel</span></i><span style='mso-ansi-language:FR'>, livre 2, chapitre 22,
dans </span><i style='mso-bidi-font-style:normal'><span lang=FR-CA
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Œuvres,</span></i><span
lang=FR-CA> traduction par Mère Marie du Saint-Sacrement, carmélite déchaussée.
Édition établie, révisée et présentée par Dominique Poirot, carme déchaux,
Paris, Cerf, 1990,</span><span lang=FR-CA style='mso-ansi-language:FR'> </span><span
lang=FR-CA>p. 736.</span><span style='mso-ansi-language:FR'><o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn45>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn45' href="#_ftnref45"
name="_ftn45" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[45]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA><span style='mso-spacerun:yes'>  </span><span style='mso-tab-count:
1'>           </span><i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Ibid.</span></i>, p. 24.</span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn46>

<p class=MsoNormal style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:-.5in;
mso-pagination:widow-orphan lines-together;tab-stops:.5in'><a style='mso-footnote-id:
ftn46' href="#_ftnref46" name="_ftn46" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[46]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span style='font-size:10.0pt'> <b style='mso-bidi-font-weight:normal'><span
style='font-weight:bold;mso-bidi-font-weight:normal'><span style='mso-tab-count:
1'>            </span></span></b></span></font><span class=standardcharacter><b
style='mso-ansi-font-weight:normal'><font size=2 face=Times><span
style='font-size:10.0pt;font-weight:normal;mso-bidi-font-weight:bold'>CARRETTO,
Carlo., et autres, <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Contemplation,</span></i><span
style='mso-spacerun:yes'>  </span>2e éd., (Ressourcement, 6) Apostolat des
Editions, Paris / Ed. Paulines, Sherbrooke, 1974, pp.132-133.</span></font></b></span><b><font
size=2 face=Times><span style='font-size:10.0pt;font-family:Times;font-weight:
bold'><o:p></o:p></span></font></b></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn47>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-indent:-.5in'><a
style='mso-footnote-id:ftn47' href="#_ftnref47" name="_ftn47" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[47]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> </span><span style='mso-ansi-language:FR'><span style='mso-tab-count:
1'>            </span>C’est dans cette ligne que vont les réflexions de
Jean-Pierre Jossua dans son livre <i style='mso-bidi-font-style:normal'><span
style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:normal'>Peut-on parler de
Dieu ?</span></i> (Petite Bibliothèque de Spiritualité) Labor et
Fides,<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>Genève, 2006 aux pages 93-108,
spécialement pp.99-101.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn48>

<p class=MsoNormal style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:-.5in;
tab-stops:.25in;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none'><a
style='mso-footnote-id:ftn48' href="#_ftnref48" name="_ftn48" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[48]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><font
size=2><span style='font-size:10.0pt'> <span style='mso-tab-count:1'>    </span><span
style='mso-tab-count:1'>        </span><i><span style='font-style:italic'>Constitution
dogmatique "Lumen gentium", </span></i>no 54 dans <i><span
style='font-style:italic'>Vatican II.<span style='mso-spacerun:yes'> 
</span>Les seize documents conciliaires, </span></i>Fides, Montréal, 1966,
p.<span style='mso-spacerun:yes'>  </span>65.<o:p></o:p></span></font></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn49>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn49' href="#_ftnref49"
name="_ftn49" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[49]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span>II Co 13, 1ss.<o:p></o:p></span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn50>

<p class=MsoFootnoteText style='margin-left:.5in;text-align:justify;text-indent:
-.5in'><a style='mso-footnote-id:ftn50' href="#_ftnref50" name="_ftn50" title=""><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[50]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA><span style='mso-spacerun:yes'>  </span><span style='mso-tab-count:
1'>           </span><span style='mso-spacerun:yes'> </span>Saint Augustin, <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Les Confessions</span></i>, livre XI. Trad. nouvelle de Louis de
MONDADON, Paris, Pierre Horay Éd. de Flore, 1954, p. 306.</span></p>

</div>

<div style='mso-element:footnote' id=ftn51>

<p class=MsoFootnoteText><a style='mso-footnote-id:ftn51' href="#_ftnref51"
name="_ftn51" title=""><span class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2
face="Times New Roman"><span lang=FR-CA style='font-size:10.0pt'><span
style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]><span
class=MsoFootnoteReference><sup><font size=2 face="Times New Roman"><span
lang=FR-CA style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman";mso-fareast-font-family:
"Times New Roman";mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language:
AR-SA'>[51]</span></font></sup></span><![endif]></span></span></font></sup></span></a><span
lang=FR-CA> <span style='mso-tab-count:1'>            </span></span><span
style='mso-ansi-language:FR'>Fernand Dumont.(probablement tirée de <i
style='mso-bidi-font-style:normal'><span style='font-style:italic;mso-bidi-font-style:
normal'>Le lieu de l'homme. La culture comme distance et mémoire)</span></i>.</span><span
lang=FR-CA><o:p></o:p></span></p>

</div>

</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Francois-de-Laval-pasteur-et-mystique_a64.html" />
  </entry>
</feed>
