<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.seminairedequebec.org/xml/atom.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.seminairedequebec.org/xml/atom.css" type="text/css" media="screen"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.seminairedequebec.org" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="http://www.seminairedequebec.org/xml/atom.xml" />
 <id>http://www.seminairedequebec.org/</id>
 <updated>2014-10-30T13:59:51+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>46.814776</geo:lat>
  <geo:long>-71.2</geo:long>
  <icon>http://www.seminairedequebec.org/favicon.ico</icon>
  <logo>http://www.seminairedequebec.org/var/style/logo.jpg</logo>
  <entry>
   <title>Homélie pour des funérailles : "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père!" (Jean 14, 1-3)</title>
   <updated>2013-11-05T20:37:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-des-funerailles-Il-y-a-plusieurs-demeures-dans-la-maison-de-mon-Pere-Jean-14-1-3_a559.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5995118-8937577.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-10-28T01:37:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie donnée aux funérailles de monsieur Eddy Lessard à St-Joseph-de-Beauce par Mgr Hermann Giguère, P.H. du Séminaire de Québec le 26 octobre 2013. Textes de l'Écriture : I Jean 3, 14.16-20 et Jean 14, 1-6     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5995118-8937577.jpg?v=1382921633" alt="Homélie pour des funérailles : "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père!" (Jean 14, 1-3)" title="Homélie pour des funérailles : "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père!" (Jean 14, 1-3)" />
     </div>
     <div>
      Quand j’étais plus jeune la mort était une idée, parfois un sujet de réflexion. En d'autres mots, c'était une question philosophique. Mais depuis que j’ai eu à m’occuper d’accompagner des gens en fin de vie et que je suis rendu à un âge certain, la mort est devenu un événement, un événement imprévu parfois, un événement attendu, mais un événement incontournable.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le dépouillement serein devant la mort</span>       <br />
              <br />
       Un grand théologien (le jésuite Karl Rahner) comparaît cet événement à une ascèse, un dépouillement nécessaire qui attend tout le monde un jour. Et aujourd’hui, je vois plein de gens autour de moi qui, à cause de leur grand âge, attendent cet événement, certains avec crainte, d’autres dans la paix et la confiance.       <br />
              <br />
       Je pense que le défunt entrait dans la seconde catégorie. Rendu à 89 ans, il me disait lors de notre dernière rencontre, qu’il était prêt à partir. C’est ce qui est arrivé. Il est disparu paisiblement durant son sommeil.        <br />
              <br />
       Diminué dans sa santé depuis plusieurs années, il s’ajustait à la situation. Il a vécu ses dernières années dans une forme d’abandon remarquable malgré les difficultés rencontrées.       <br />
              <br />
       La vie du défunt vous est connue. La famille était importante pour lui. Une fois marié ce fut son point d’attache continuel. Il était prêt à tout donner pour sa famille. Jusqu’à la fin il a continué ses travaux à la maison. L’été dernier encore c’est lui qui tondait son gazon.        <br />
              <br />
       II-<span style="font-style:italic"> Une demeure de famille</span>       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, il a trouvé une autre famille, une autre demeure. C’est saint Paul qui écrit aux premiers chrétiens « Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes » (2 Corinthiens 5,1)       <br />
              <br />
       Le défunt a vu le Seigneur venir à lui pour toujours. Sa demeure n’est plus faite de main d’homme, n’est plus celle qu’il a construite de ses mains,  elle est une demeure nouvelle, une demeure éternelle. Cette demeure fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé.        <br />
              <br />
       Le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité : « Là où je suis, vous y serez aussi ». Une famille où il a sa place, qui qu’il soit car Dieu l’aime tel qu’il est. Il pose sur lui un regard miséricordieux et bienveillant. Il dit à chacun et à chacune de nous « Tu as du prix à mes yeux et  je t'aime ».       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un amour sans limites</span>       <br />
              <br />
       Le regard de Dieu sur nous est un regard d’amour, d’un amour sans limites. La première lecture tirée de la lettre de l’apôtre Jean nous explique que cet amour de Dieu répandu dans nos cœurs s’exprime en nous tournant vers les autres. C’est lorsque nous aimons que nous passons de la mort à la vie.        <br />
              <br />
       Jésus nous en a donné l’exemple. Il a tout donné. Il a offert toute sa vie pour notre salut. « Il n’y a pas de plus amour que de donner sa vie pour ses amis ». C’est ce qu’a fait Jésus. « Voici ce à quoi nous avons reconnu l’amour, lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. » écrit saint Jean. Ainsi, Jésus est devenu celui qui nous rend capables de vivre en plénitude en laissant le plus d’espace possible  à l’amour dans  nos vies. La vie c’est l’amour : aimer c’est vivre et refuser d’aimer, c’est mourir.        <br />
              <br />
       N’est-ce pas, mes frères et sœurs, un chemin qui doit nous inspirer nous aussi dans notre vie? N’est-ce pas un message dont a besoin notre société, si dure et si égoïste parfois? Oui! Comme le dit saint Jean  :  « Mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité…et devant Dieu nous aurons le cœur en paix. » L’amour est au-dessus de tout et il ne mourra jamais.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Mes frères et sœurs, retenons ceci : Dieu par le baptême nous a ouvert les portes d’une demeure que l’œil ne peut voir et que l’esprit ne peut imaginer, une demeure où celui qui nous attend, le Seigneur Jésus, nous dit : « Venez les bénis de mon Père et assoyez-vous à ma table pour le banquet éternel ».       <br />
              <br />
       Notre messe est l’image de ce banquet éternel. Déjà nous vivons en ce moment, en nous unissant au Christ et en nous unissant les uns aux autres, un amour et une communion qui ne passent pas et qui sont comme les commencements de cette vie bienheureuse qui nous attend et que je vous souhaite à toutes et à tous. Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       26 octobre 2013       <br />
       </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-des-funerailles-Il-y-a-plusieurs-demeures-dans-la-maison-de-mon-Pere-Jean-14-1-3_a559.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie de mariage : « Dieu unit ceux qui s’aiment »</title>
   <updated>2014-02-19T02:32:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-de-mariage-Dieu-unit-ceux-qui-s-aiment_a548.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5782457-8620094.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-08-20T20:27:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le mariage de Véronique et Charles-André à l'église Notre-Dame des Victoires de Québec le 17 août 2013. Textes : I Corinthiens 12, 31-13,8a et Mathieu 22, 35-40 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5782457-8620094.jpg?v=1377030682" alt="Homélie de mariage : « Dieu unit ceux qui s’aiment »" title="Homélie de mariage : « Dieu unit ceux qui s’aiment »" />
     </div>
     <div>
      « Dieu unit ceux qui s’aiment » chantait Édit Piaf. Ce pourrait être le titre de mon homélie qui m’est inspiré par le choix que Véronique et Charles-André on fait pour les lectures qui viennent d’être proclamées qui nous parlent de l’amour, ce qui est tout à fait approprié pour une célébration de mariage comme celle-ci.       <br />
               <br />
       I- <span style="font-style:italic">La place unique de l’amour dans la vie des baptisés</span>       <br />
              <br />
       L’amour! L’amour c’est tout un monde. Dans la première lecture que nous avons entendue, saint Paul en fait une description extraordinaire.        <br />
              <br />
       Il commence par affirmer la place unique de l’amour dans la vie de chacun « S’il me manque l’amour, je ne suis rien ». Rien de moins.       <br />
              <br />
       Et pour être bien sûr qu’on le comprenne vraiment, il continue « J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. » Voilà qui est clair. L’amour est tout. « S’il me manque l’amour, je ne suis rien. »       <br />
              <br />
       Mais pour donner à l’amour la première place dans une vie, il ne suffit pas de le dire, de le savoir dans sa tête, il faut le vivre au fil des jours, dans le quotidien. C’est là que se révèlent les diverses facettes de l’amour. Saint Paul en est bien conscient et il va dans la suite de ce beau texte sur l’amour énumérer quelques signes où on reconnaît le véritable amour.        <br />
              <br />
       Relisons-les dans votre livret et, pendant un moment de silence que nous ferons, choisissez ceux qui correspondent à votre expérience d’amour.        <br />
              <br />
       « L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête; il ne cherche pas son intérêt, il ne s’emporte pas, il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. »       <br />
              <br />
       Moment de silence.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’amour humain, reflet de l’amour de Dieu pour l’humanité</span>       <br />
              <br />
       Vous me direz, c’est la description d’un amour idéal. Oui! Mais  pourquoi ne pas le rechercher cet amour idéal…tout en sachant qu’il ne sera jamais atteint parfaitement, car c’est en aimant qu’on apprend à aimer.        <br />
              <br />
       Véronique et Charles-André, vous avez commencé à vivre une histoire d’amour ensemble depuis quelques années. Vous avez appris à aimer petit à petit. Vous voulez continuer pour tout le temps. Votre geste d’aujourd’hui dans la démarche du mariage veut officialiser ce beau projet devant la société et devant Dieu. Vous vous mariez religieusement parce que vous croyez que votre amour ne se suffit pas à lui-même. Vous croyez qu’il est lié à un amour plus grand, celui de Dieu qui en s’incarnant dans le Christ Jésus a épousé l’humanité lui manifestant qu’Il aime chacun et chacune d’entre nous  comme un enfant chéri, car Dieu est Amour.       <br />
              <br />
       Dans le texte de l’évangile que je viens de lire à la question qu’on pose à Jésus en lui demandant quel est le plus grand commandement, celui-ci répond « C’est l’amour »…un point c’est tout, comme saint Paul qui écrivait : « S’il me manque l’amour, je ne suis rien. »       <br />
              <br />
       Cet amour dont parle Jésus c’est l’amour qui te tourne vers Celui qui t’a donné la vie, Dieu ton Père – le premier commandement - et c’est l’amour qui te fait regarder les autres comme des frères et des sœurs – le second qui lui est semblable.        <br />
              <br />
       Sans l’amour, le monde dépérit. Sans l’amour la violence triomphe. Sans l’amour, les familles se disloquent. Sans l’amour, les cœurs se rétrécissent et se durcissent. Sans l’amour les couples se retrouvent dans les conflits insolubles. Sans l’amour, les enfants manquent d’air etc. Je pourrais continuer encore longuement sur cette lancée…mais, je m’arrête maintenant.       <br />
       .       <br />
              <br />
       Véronique et Charles-André en vous engageant dans le mariage vous serez maintenant pour nous des signes visibles de ce qu’est l’Amour avec un grand « A ». Vous serez ainsi à votre façon des reflets de Dieu qui est Amour. C’est lui qui vous gardera unis pour toujours. Je vous le souhaite ardemment.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration religieuse et civile en même temps du  mariage de Véronique et Charles-André nous permette de nous ouvrir encore plus à ce don de l’Amour qui se manifeste dans toute sa beauté dans l’union conjugale et qui pour les époux baptisés est le signe d’un Amour qui les dépasse, celui de Dieu qui surpasse tout ce qu’on peut imaginer et que l’on connaîtra parfaitement un jour. C’est ce que je souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Amen !</span>       <br />
              <br />
       Il est temps maintenant d’accompagner Véronique et Charles-André dans leur échange de consentements dont nous serons les témoins privilégiés. Je les invite à se lever et à venir me rejoindre en avant.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       le 17 août 2013</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5782457-8620095.jpg?v=1377030393" alt="Homélie de mariage : « Dieu unit ceux qui s’aiment »" title="Homélie de mariage : « Dieu unit ceux qui s’aiment »" />
     </div>
     <div>
      <HR>       <br />
       <b>Notes sur l'église Notre-Dame des Victoires à Québec</b>       <br />
              <br />
       Elle est située sur la Pace Royale qui elle-même occupe en partie le site de l'Habitation construite par Champlain, le fondateur de Québec, en 1608. Sa construction a commencé en 1687 et a été terminée en 1723. À l'origine consacrée à l'Enfant-Jésus, en 1690 elle a reçu le nom de Notre-Dame-de-la-Victoire à la suite de la retraite de l'amiral anglais William Phips. En 1711, elle a été renommée à nouveau, sous le vocable de Notre-Dame-des-Victoires, après la dispersion de la flotte britannique commandée par l'amiral Hovenden Walker.       <br />
              <br />
       Le 9 août 1759, l'église a été détruite lors du bombardement britannique de la Basse-Ville qui a précédé la bataille des plaines d'Abraham. Jean Baillargé, maître charpentier, rétablit la sacristie en 1762 et s'emploie dès l'année suivante à relever l'église de ses ruines. La reconstruction s'échelonne sur plusieurs années pour atteindre son terme en 1766. En 1816, une réfection totale fut confiée à François Baillairgé.       <br />
              <br />
              <br />
       <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-de-mariage-Dieu-unit-ceux-qui-s-aiment_a548.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les funérailles (Jean 14, 1-6) : "La place préparée par Jésus" </title>
   <updated>2013-11-01T03:01:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-funerailles-Jean-14-1-6-La-place-preparee-par-Jesus_a546.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5760382-8587615.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-08-10T16:04:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux funérailles de Carole Bourret-Giroux Église St-Joseph-de-Beauce 9 août 2013. Textes de l'Écriture: I Jean 6, 3-4.8-11et Jean 14, 1-6 par Mgr Hermann Giguère P.H. du Séminaire de Québec     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5760382-8587615.jpg?v=1376143969" alt="Homélie pour les funérailles (Jean 14, 1-6) : "La place préparée par Jésus" " title="Homélie pour les funérailles (Jean 14, 1-6) : "La place préparée par Jésus" " />
     </div>
     <div>
      Carole nous a donné le témoignage d’une fin de vie que nous admirons. Diminuée dans sa santé par une terrible maladie pendant presque un an et demi, grâce à Marc, Annie et Véronique et à ses amis, elle s’est ajustée à la situation avec un abandon remarquable et une sérénité constante même dans les moments plus difficiles. Jamais un mot de refus. Des moments d’émotion vécus lorsque les signes de la progression de la maladie l’empêchait de marcher, de tenir ses petits-enfants dans ses bras, mais toujours vécus dans la sérénité.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un amour enraciné dans celui de Dieu le Père</span>       <br />
              <br />
       Tout au cours de ce cheminement, il y a eu un fil conducteur. C’est celui de l’amour. Saint Paul dans un très beau texte de sa Lettre aux Corinthiens que l’abbé Denis Veilleux a mis en musique écrit: « L’amour prend patience…L’amour supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. »       <br />
              <br />
       Carole a vécu l’amour jusqu’au bout. Elle y a trouvé la force de supporter sa terrible maladie. Son époux et ses filles lui ont déversé des tonnes d’amour eux aussi. Leur demeure a été pendant tous ces mois remplie d’amour.        <br />
              <br />
       Ce faisant, ils s’abreuvaient tous, sans le savoir peut-être ou sans le dire, à la fontaine d’un amour plus grand encore celui de Dieu pour chacun et chacune d’entre nous comme le rappelle la lecture de saint Jean qui vient d’être faite.       <br />
              <br />
       Cet amour de Dieu est un amour de Père qui se penche sur nous et qui nous fait ses enfants, un amour qui nous fait entrer dans la même famille, dans la demeure où il nous attend tous et toutes un jour.        <br />
              <br />
       Pour le chrétien, le mystère de la vie éternelle, c’est le mystère d’une relation vivante avec Celui qui nous a donné la vie et qui nous attend comme un père et une mère attendent leurs enfants. Dieu notre Père  attend ses enfants auprès de Lui.       <br />
               <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une place pour chacun dans la demeure éternelle</span>       <br />
              <br />
       Carole a vu Dieu notre Père venir à elle pour toujours. Il lui avait préparé une place. Sa place est une demeure éternelle qui fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé.        <br />
              <br />
       En effet, le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité.        <br />
              <br />
       Carole a été baptisée, elle est devenue enfant de Dieu et Dieu l’a reconnue et l’a reçue. Il lui a donné la place préparée par Jésus pour elle.        <br />
              <br />
       Cette place préparée par  Jésus, elle s’est construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun. Le chemin de Carole vous est connu. Elle a développé une gentillesse et une affabilité remarquables dans son travail, une application et une régularité appréciées autour d’elle, la constance, la générosité et l’amour pour sa famille. Et quand sa maladie s’est déclarée, elle a manifesté une patience remarquable.        <br />
              <br />
       Au terme de son chemin personnel de vie, Carole, nous renvoie à nous-mêmes : Quel est mon chemin de vie? Comment est-ce que je le vis? Où me conduit-il? Vers quelle place me dirige-t-il dans la demeure éternelle que Dieu m’offre et où il m’attend?        <br />
              <br />
       Ce sont des questions que je vous laisse méditer au cours de notre célébration en écoutant dans votre cœur cette parole extraordinaire de Jésus qui terminait la lecture de l’évangile : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi  ».       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Frères et sœurs, la vie que nous attendons, la place qui nous est préparée sont déjà là. Dans l’Eucharistie nous avons déjà accès à la rencontre avec Jésus dans le partage du pain et du vin, signes du repas éternel où il nous attend pour l’éternité.        <br />
       Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix par la miséricorde de Dieu.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       9 août 2013</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-funerailles-Jean-14-1-6-La-place-preparee-par-Jesus_a546.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« L'amour au coeur de l'évangélisation » - Homélie de Mgr Gaétan Proulx pour la fête de saint François de Sales au Séminaire de Québec (janvier 2013)</title>
   <updated>2013-02-13T23:53:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/L-amour-au-coeur-de-l-evangelisation-Homelie-de-Mgr-Gaetan-Proulx-pour-la-fete-de-saint-Francois-de-Sales-au-Seminaire_a513.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5153657-7691215.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-01-24T03:02:00+01:00</published>
   <author><name>Mgr Gaétan Proulx</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Gaétan Proulx, évêque auxiliaire à Québec, à l'occasion de la fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire de Québec, célébrée au Séminaire par anticipation le 23 janvier 2013 par la communauté des prêtres du Séminaire, l'équipe d'animation du Grand Séminaire, les séminaristes auxquels s'étaient joints leurs invités: les prêtres de la région pastorale de Portneuf/Lorette/Louis Hébert. Textes de l'Écriture: Hébreux 7, 1-03.15b-17et Marc 3, 1-6     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5153657-7691215.jpg?v=1358995000" alt="« L'amour au coeur de l'évangélisation » - Homélie de Mgr Gaétan Proulx pour la fête de saint François de Sales au Séminaire de Québec (janvier 2013)" title="« L'amour au coeur de l'évangélisation » - Homélie de Mgr Gaétan Proulx pour la fête de saint François de Sales au Séminaire de Québec (janvier 2013)" />
     </div>
     <div>
      J’ai l’insigne honneur de présider l’Eucharistie en cette fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire de Québec, en cette année où nous célébrons le  trois cent cinquantième anniversaire de fondation en 1663 par le Bienheureux François de Laval, qui l’a érigé pour servir de Clergé à la nouvelle Église en ce pays, en cette ville de Québec.       <br />
              <br />
       La création du Séminaire de Québec a aussi donné naissance à une communauté de prêtres qui se devait d’être missionnaire tout en mettant un accent particulier sur la vie communautaire et sur l’évangélisation. Ces orientations voulues par le Fondateur se sont maintenues tout au long de ces 350 années. C’est donc, particulièrement cette année, une occasion toute spéciale de rendre grâce au Seigneur.       <br />
              <br />
       Le verset de l’acclamation à l’Évangile me semble résumer l’essentiel de la mission des prêtres du Séminaire, de leur Fondateur, François de Laval et de leur patron secondaire saint François de Sales : «  Jésus proclamait la Bonne Nouvelle et guérissait son peuple de toute maladie ». En effet, les deux François ont eu cette préoccupation de tout mettre en œuvre pour que la Bonne Nouvelle puisse être proclamée, annoncée, et cela aux personnes de toutes conditions, en particulier les plus pauvres. Et c’est aussi la préoccupation principale de Jésus, relatée par saint Marc dans le texte de l’Évangile que nous venons d’écouter. Tout mettre en œuvre pour manifester la tendresse de Dieu qui est sans frontières, qu’aucune loi ne peut arrêter, même pas l’observance du Sabbat. L’objectif de Jésus est clair. Il tourne l’attention de ses interlocuteurs vers la finalité de tous les préceptes : « faire le bien », « sauver une vie » pour empêcher la mort d ‘étendre son empire. Telle est la foi qui vaille au Royaume de Dieu. Jésus veut que la vie puisse circuler entre les hommes, que l’amour reprenne ses droits.       <br />
              <br />
       Cet homme dont la main est paralysée, n’est pas en danger de mort, mais son handicap le met en marge du groupe auquel il appartient, l’empêche de servir les siens comme il voudrait. En le guérissant le jour du Sabbat, Jésus nous rappelle que « la dette de la charité est insolvable » (Rm 13, 8) : et la foi vivante, « agissant par la charité » (Ga 5,6), n’a jamais fini de se mettre en peine. Et c’est en ce sens que Jésus, pour contrer « l’endurcissement du cœur », se tourne vers le malade et laisse parler son cœur compatissant : « Étends ta main » et reprends pleinement ta place dans la vie que ton Père te donne pour manifester pleinement son amour ». Au fond, le Seigneur nous propose de choisir la vie en offrant le pardon et en cherchant la réconciliation, la paix et l’unité, comme il convient à des enfants d’un même Père.       <br />
              <br />
       Chers frères prêtres, en célébrant saint François de Sales, nous rendons grâce au Seigneur parce qu’il a été ce pasteur selon le cœur de Dieu. Il a été un modèle d’apôtre et de pasteur qui avait accueilli l’amour divin dans sa vie. Cet accueil de l’amour divin l’a aidé non seulement dans sa vie spirituelle, mais aussi dans sa vie sacerdotale et pastorale. « Si j’ai le bonheur de ramener quelques hérétiques, dit-il, c’est la douceur qui en a fait la conquête. L’amour a plus d’emprise sur les âmes – je ne dis pas la rigueur – mais que la force même des raisons ».       <br />
              <br />
       Chers frères, s’il y a un langage à adopter pour aujourd’hui, dans notre monde, dans notre Église, dans le contexte de la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, c’est certainement celui de la charité qui demeurera toujours plus fécond. Ce langage qu’a adopté saint François de Sales, nous invite à nous pencher vers ceux et celles qui sont dans la pauvreté, l’humiliation et la souffrance. « Puisque la personne blessée est l’image de Dieu, ne devrions-nous pas, dit-il, nous jeter sur son visage, le caresser et pleurer d’amour pour elle » ? « Le Fils de l’homme est maître du Sabbat ».        <br />
              <br />
       AMEN.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/L-amour-au-coeur-de-l-evangelisation-Homelie-de-Mgr-Gaetan-Proulx-pour-la-fete-de-saint-Francois-de-Sales-au-Seminaire_a513.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour Noël : « La beauté de Noël »</title>
   <updated>2013-01-20T16:57:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-La-beaute-de-Noel_a507.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5068189-7565906.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-23T23:23:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour la Messe de minuit de la fête de Noël, la Nativité du Seigneur, à Chapelle de la Desserte du Lac Poulin au Québec le 24 décembre 2012 par Mgr Hermann Giguère, desservant de la Desserte Notre-Dame du Lac Poulin. Textes de l'Écriture: Isaïe 9, 1-6, Tite 2, 11-14, Lc 2, 1-14.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5068189-7565906.jpg?v=1356308091" alt="Homélie pour Noël : « La beauté de Noël »" title="Homélie pour Noël : « La beauté de Noël »" />
     </div>
     <div>
      Vous êtes ici ce soir pour diverses raisons, n’est-ce pas? Les faire exprimer par les gens... Il y a plusieurs façons de célébrer Noël et ainsi il y a plusieurs Noëls comme vous le voyez. Tous ces Noëls pourraient se ramener à trois.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Noël social</span>       <br />
              <br />
       Le premier s’appellerait le Noël social avec le magasinage, les partys de bureau et l'«Opération Nez Rouge », les rencontres d’amis, le repos et les vacances sans compter les références au solstice d’hiver, aux célébrations de la Hanukkah, le festival des lumières pour les juifs etc. C’est une belle période, mais remarquez bien que nous avons là un signal que le mystère de Noël disparaît de plus en plus de notre imaginaire au Québec.        <br />
              <br />
       Jean Lamarche de Trois-Rivières écrit dans la rubrique « Libre Opinion » du journal Le Devoir du 21 décembre 2012 : « On va acheter des cadeaux aux enfants. Pour nous, Noël c’est surtout l’occasion de dire aux enfants qu’on les aime…[même si je suis agnostique] je peux expliquer à mon gars qui est Jésus et nommer deux des trois Rois Mages et leurs cadeaux sans consulter Google…Des fois, je me dis que si Jésus était venu au monde 2012 ans après Jésus, il trouverait un drôle de mélange de gens qui l’accueilleraient sans trop y croire et des gens qui y croiraient sans trop l’accueillir…Quand même drôle de me voir expliquer à mon gars de six ans que regarder Les douze travaux d’Astérix est une tradition du temps des Fêtes au même titre que les cadeaux; ou son calendrier de l’Avent décoré de personnages des Avengers, dont Thor (le dieu de la foudre de la mythologie nordique). Et quand on parle de la crèche à la maison, c’est surtout pour prévenir la petite dernière de ne pas laisser le chien se sauver avec le boeuf ou l’âne placés sous le sapin. »        <br />
              <br />
       Vous le voyez, l’imaginaire de Noël s’est beaucoup transformé au Québec depuis 50 ans. Dans une entrevue avec Mgr Yvon-Joseph Moreau, évêque de La Pocatière au Québec, le journaliste Philippe Vaillancourt dans son blogue <a class="link" href="http://philippevaillancourt.com/2012/12/noel-a-lheure-du-pluralisme-et-de-la-disparition-des-creches/">« Crayon et Goupillon »</a> écrit : « Il faut dire que depuis quelques années, Noël apporte son lot de soubresauts dans les débats religieux au Québec. Difficulté de trouver des crèches dans les grands magasins, réticence à utiliser la formule « Joyeux Noël », débats successifs sur les crèches et les décorations de Noël dans les lieux publics : les sujets de réflexion – voire de confrontation – ne manquent pas. Même s’il aurait de quoi exprimer une certaine amertume face à l’effacement public de certaines traditions religieuses, Mgr Moreau aborde plutôt ces enjeux avec ‘espérance’ ».       <br />
              <br />
       Ce premier Noël social qui est sécularisé et pluraliste devient de plus en coupé de ses origines. On continue de fêter, mais on ne sait pas trop ce que l’on fête.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Noël culturel</span>       <br />
              <br />
       Le deuxième Noël est un Noël culturel qui s’enracine dans les traditions de cette période : les repas où trônent la dinde et les pâtés à la viande, les discussions animées, les promenades dans la neige, le patinage, la crèche sous l’arbre de Noël, la messe de minuit et bien sûr les cadeaux. Voilà un autre Noël qui lui s’approche un peu plus du mystère de Noël.       <br />
               <br />
       Dans le cas du Noël culturel, il n'y a pas la même coupure que dans le premier cas. En effet, tout vivant une magie de Noël jointe parfois à une nostagie, on continue de se rattacher au mystère de Noël qui est la naissance de Jésus, le Sauveur. C’est pourquoi, en se souhaitant la paix, la joie, l'amour, on ajoute volontiers un « Joyeux Noël ».        <br />
              <br />
       La lumière de la naissance de Jésus, même si elle est faible parfois, continue de paraître sur les visages et dans les rencontres. C’est le rayonnement de cette lumière, croyez-moi, qui vous a amené à cette Messe de Minuit au Lac Poulin, ce soir. Votre Noël a un côté culturel, bien sûr et… c’est très bien, mais votre Noël culturel, dis-je, s’ouvre au Mystère de Noël, à la dimension religieuse de Noël. Voilà ce qui est important.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Noël religieux</span>       <br />
              <br />
       En effet, pour les baptisés c’est le Noël religieux qui a la première place. Noël, on ne le dira jamais assez, est avant tout une fête religieuse, celle de la naissance de Jésus, de la Nativité du Seigneur.        <br />
              <br />
       L’ouverture au mystère de Noël, à sa dimension religieuse, nous fait non seulement regarder la crèche, la mangeoire, où repose un enfant Nouveau-né, mais  elle en retire beaucoup de leçons dont la plus importante est  celle de la Bonne Nouvelle que Dieu est avec nous. Ce Nouveau-né est l’Emmanuel (Dieu-avec-nous). Cette Bonne Nouvelle a rempli de joie les bergers, Joseph et Marie, les Rois Mages, puis par la suite les disciples de Jésus après sa résurrection jusqu’à nous, car Noël n’est pas un événement passé une fois pour toutes, c’est un événement toujours présent.        <br />
              <br />
       Oui. Dieu est avec nous. Malgré les difficultés, les problèmes, le mal dans le monde, nous pouvons être joyeux ce soir car nous savons et proclamons en ce jour de Noël 2012 que l’amour est plus fort que tout, que l’amour ne passe pas, que l’amour est au rendez-vous pour chacun et chacune de nous qui que nous soyons, que la paix est possible, que le pardon est meilleur que la haine. C’est cela la beauté de Noël.         <br />
              <br />
       Oui, on n’en finira jamais de dire et  de proclamer cette Bonne Nouvelle d’un amour sans limites, non d’un amour d’un Dieu  qui du haut de sa grandeur se pencherait sur nous, mais d’un amour qui épouse notre condition humaine dans le Verbe qui se fait chair à Bethléem. pour nous sauver parce que Dieu nous aime.       <br />
              <br />
       Pour terminer ce moment de méditation, tournons-nous avec confiance vers la crèche où est apparu l’Enfant de la promesse, le Bien-aimé de Dieu, le Verbe fait chair et lisons ensemble les paroles de ce vieux noël français intitulé Tout le ciel s’emplit que vous trouvez à la page 37 du Prions en Église :       <br />
              <br />
       1. Tout le ciel s'emplit d'une joie nouvelle; on entend la nuit dire la merveille, fête sans pareille: le Sauveur est né, l'Enfant-Dieu nous est donné.        <br />
       2. Le Seigneur paraît, Verbe de lumière; l'univers connaît la bonté du Père.        <br />
       Dieu sur notre terre vient tracer la voie où chemineront nos pas.        <br />
       3. Avec les bergers, avec tous les sages, c'est le monde entier qui vers lui s'engage pour voir le visage de l'Amour vivant qui pour nous s'est fait enfant.        <br />
       4. Gloire à Jésus Christ, gloire au Fils du Père! Gloire à son Esprit dont l'amour éclaire l'éclatant mystère qui remplit le ciel: Gloire à l'Homme- Dieu, Noël!        <br />
              <br />
       Joyeux Noël !       <br />
              <br />
       Amen !        <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       24 décembre 2012       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-Noel-La-beaute-de-Noel_a507.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Leadeship pastoral et défis actuels dans l'Église de Québec</title>
   <updated>2011-02-23T02:45:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Leadeship-pastoral-et-defis-actuels-dans-l-Eglise-de-Quebec_a372.html</id>
   <category term="Actualité" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2490700-3502974.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-12-03T18:46:00+01:00</published>
   <author><name>Lucien Robitaille</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 18 novembre 2010, cent trente prêtres du presbyterium de la Région pastorale de la Rive-Nord se sont rencontrés à la Maison généralice des Soeurs de la Charité à Beauport (Québec) sous le thème «Leadership pastoral et défis actuels». Mgr Gérald C. Lacroix, administrateur diocésain, les a accueillis en leur rappelant que l'Église de Québec, même si elle était pour l'instant sans archevêque, était remplie de vie et d'élan.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2490700-3502974.jpg?v=1292332377" alt="Leadeship pastoral et défis actuels dans l'Église de Québec" title="Leadeship pastoral et défis actuels dans l'Église de Québec" />
     </div>
     <div>
      Vous trouverez ici un bref résumé de la conférence de l’abbé Lucien Robitaille sur le ministère du prêtre dans la lumière du Mystère pascal. Le texte complet de la conférence de l’abbé Robitaille paraîtra dans un numéro à venir de la revue Pastorale-Québec.        <br />
              <br />
       L’abbé Robitaille invite les prêtres à entrer dans cette « cscade d’amour »qui ruisselle sur le monde par le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus. Il y voit la source de cette sollicitude pastorale qui doit caractériser tous les pasteurs : attention soutenue, soucieuse et affectueuse qui se manifeste dans des paroles de pardon, d’abandon à l’extrême de l’amour comme Jésus sur la Croix.       <br />
              <br />
              <br />
       Rejoignant l’apôtre Paul, qui a vu plusieurs fois des disciples s’éloigner, il constate que pour les prêtres d’aujourd’hui alors qu’ils se renouvelaient sérieusement après le Concile Vatican II au Québec, c’est à ce moment que nos frères et sœurs qui avaient tant reçus eux aussi, comme les disciples de Paul, s’éloignaient.        <br />
              <br />
       La leçon de l’Aréopage à Athènes (I Cor.), dira l’abbé Robitaille c’est que Paul après cet échec a décidé de ne rien savoir que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié et d’en témoigner.       <br />
              <br />
       À la suite de cet exposé, le conférencier invite les prêtres présents à regarder ce qui les interpelle le plus actuellement. L’échange qui suit fait monter des paroles d’espérance et le conférencier souligne, en terminant, que c’est l’Évangile qui demeure toujours premier, sinon les structures prennent le dessus et l’Évangile n’apparaît plus comme une Bonne nouvelle. C’est le règne de l’idéologie qui prend alors toute la place et devient un obstacle qui ne laisse pas de place à cette « cascade d’amour » qui est au cœur du mystère pascal.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ________________________       <br />
              <br />
       <b>Note biographique</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">LUCIEN ROBITAILLE       <br />
       Professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses       <br />
              <br />
       Professeur à l'Université Laval de 1960 à 1998, l'abbé Lucien Robitaille est considéré à juste titre comme le principal artisan du développement des études pastorales et de la théologie pratique, deux disciplines qui se situent aujourd'hui parmi les champs d'excellence de la Faculté de théologie et de sciences religieuses. Spécialiste dans les domaines de l'ecclésiologie, de la sacramentaire, des études pastorales et de la théologie pratique, l'abbé Lucien Robitaille rédige de nombreux articles sur ces questions, sans compter les livres qu'il publie et sa collaboration à de nombreux ouvrages collectifs. Il produit aussi divers guides d'apprentissage ainsi qu'un cours vidéo, La foi des chrétiens, toujours utilisé en enseignement à distance. Encore aujourd'hui, il n'hésite pas, malgré la retraite, à collaborer à des revues professionnelles comme Prêtre et Pasteur et Pastorale-Québec. L'abbé Lucien Robitaille connaît une carrière professorale et un rayonnement remarquables, consacrés à l'intelligence de la foi des chrétiens. Son rôle clé dans la formation des intervenants en pastorale et dans l'élaboration des programmes en théologie pastorale de la Faculté de théologie et de sciences religieuses est à la hauteur de cette réputation. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Leadeship-pastoral-et-defis-actuels-dans-l-Eglise-de-Quebec_a372.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>«  Demeurez dans mon amour » - Homélie pour la messe anniversaire du décès de l'abbé Gaston Savard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2010-02-28T06:01:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Demeurez-dans-mon-amour-Homelie-pour-la-messe-anniversaire-du-deces-de-l-abbe-Gaston-Savard-pretre-agrege-du-Seminaire_a325.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1848304-2525603.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-30T19:32:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie lors de la messe anniversaire pour monsieur l’abbé Gaston Savard (décédé le 2 février 2009) célébrée le 30 janvier 2010 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général au Séminaire de Québec, le samedi, 30 janvier 2010. Textes de l'Écriture: I Jean 3,14.16-20 et Jean 15, 9-17.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1848304-2525603.jpg?v=1289459878" alt="«  Demeurez dans mon amour » - Homélie pour la messe anniversaire du décès de l'abbé Gaston Savard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec" title="«  Demeurez dans mon amour » - Homélie pour la messe anniversaire du décès de l'abbé Gaston Savard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Nous venons d’entendre deux lectures qui illustrent très bien le fond l’âme de notre confrère l’abbé Gaston Savard, votre frère, votre oncle, votre ami. Mettre cette célébration sous le signe de l’amour me paraît être un geste des plus appropriés. L’abbé Savard a su en vivre et le traduire de mille façons jusque dans son testament où il léguait une somme d’argent pour que l’on célèbre des messes aux intentions des membres de sa famille dont il était si proche.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’amour : un chemin de vie</span>       <br />
              <br />
       La première lecture que nous avons entendue, celle de la lettre de saint Jean, nous indique que le chemin de l’amour est un chemin de vie.  « Parce que nous aimons nos frères, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas reste dans la mort ».        <br />
              <br />
       En effet, aimer n’est pas seulement un sentiment, une passion parfois, aimer c’est une proximité, c’est s’approcher de quelqu’un, c’est vivre en sa présence, l’avoir dans son cœur, dans sa pensée, dans ses  préoccupations. C’est en somme prendre du temps avec la personne, c’est aussi de cheminer avec elle, de s’intéresser à elle « non pas avec des paroles et des discours » seulement, mais « par des actes et en vérité ».       <br />
              <br />
       Mère Teresa et Jean Vanier en donnent de magnifiques exemples. Ce dernier à la Retraite internationale des prêtres en septembre 2009 à laquelle j'ai eu le bonheur de participer invitait les prêtres à refaire en silence, au terme de son enseignement, le geste du lavement des pieds. Ce geste pour Jean Vanier concrétise tout le « Aimons-nous les uns les autres ». C'est l'amour en acte et en vérité. C'est  un geste d'amour. « Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'à l'extrême » (Jean 13, 1). .En lavant les pieds de ses disciples, Jésus, dit Jean Vanier,  a montré à chacun d'eux qu'il avait du prix à ses yeux. Il nous invite ainsi à reconnaître en chaque personne le Temple de l'Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Notre confrère Gaston a su vivre ce chemin de l’amour d’une façon simple et continue. Sa famille a été le témoin privilégié de son attachement, de ses attentions et de son affection. Et ses élèves et ses confrères se rappellent avec émotion un homme discret, mais toujours à l’écoute et sans cesse préoccupé de l’autre. Il était toujours prêt à se mettre à genoux et à laver les pieds de ses frères et soeurs.        <br />
              <br />
       Oui, l’amour ne se réduit pas aux sentiments, il dessine pour chacun et chacune un chemin de vie, un parcours de vie avec ses hauts et ses bas, mais toujours habité de gestes, de pensées et de proximité.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un chemin qui résume tout</span>       <br />
              <br />
       Ce chemin de vie qu’est l’amour vécu n’est pas seulement un parcours, mais avec le temps il s’élargit au point de prendre toute la place et se transforme en un lieu où il fait bon demeurer. Le sommet de l’amour c’est d’y être incrusté au point où il n’y a plus d’autres réalités plus importantes. Tout passe par l’amour et tout se résume dans l’amour.        <br />
              <br />
       C’est ainsi que je comprends la phrase de l’Évangile que je viens de lire : « Demeurez dans mon amour ». L’amour ne passe pas. Il transforme tout dès maintenant, avant de s’épanouir pour toujours en vie éternelle, car il vient de Dieu. il est l'amour-agapè comme le nomme saint Jean. Il est plus que l'attirance et l'amitié, il est charité, vie de Dieu répandue en nous. Il est ce regard de Dieu en nous qui maintient l'orientation vers le but et la fin : « ...l'espérance ne déçoit point, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné » (Romains 5, 5). Cet « amour de Dieu » est l'amour dont Dieu nous aime et dont l'Esprit-Saint est un gage. Il est grâce et faveur de vivre dans l'amitié divine. Il produit un « état de grâce » : un « état » rempli de la grâce, de la tendresse, de la faveur de Dieu. Telle est la plénitude que fait surgir l'amour de charité, l'amour-agapè: une plénitude où il fait bon demeurer, une vie à demeure, une vie éternelle.       <br />
              <br />
       En effet, la vie éternelle n’est pas autre que celle que nous vivons déjà. Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean nous invite à vivre maintenant ce que nous vivrons tout le temps : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père je vous l’ai fait connaître » : « Dieu est Amour »       <br />
              <br />
       Ce chemin d’éternité qu’est l’amour est proposé à quiconque veut y entrer. C’est un don qui est fait sans mérite de notre part « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis. »       <br />
              <br />
       Si nous acceptons d’y entrer, comme l’a fait notre confrère Gaston, nous pouvons être sûrs que les fruits fleuriront et qu’ils demeureront.       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de nous faire entre de plus en plus dans ce chemin de l’amour qui ouvre sur un Dieu qui « est plus grand que notre cœur ».        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En refaisant les gestes de Jésus à la dernière Cène, nous nous unissons à Lui, le Ressuscité, établi pour toujours auprès du Père dans la demeure éternelle où l’Amour règne et s’épanouit en plénitude. Nous commençons dans l’amour que nous avons les uns pour les autres une vie qui n’aura pas de fin et que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       30 janvier 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Demeurez-dans-mon-amour-Homelie-pour-la-messe-anniversaire-du-deces-de-l-abbe-Gaston-Savard-pretre-agrege-du-Seminaire_a325.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>«  La maison de beaucoup de monde » - Homélie pour des funérailles (19 décembre 2009)</title>
   <updated>2010-05-26T02:29:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/La-maison-de-beaucoup-de-monde-Homelie-pour-des-funerailles-19-decembre-2009_a316.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1774175-2410486.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-20T01:14:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux funérailles de madame Suzanne Laroche, épouse de monsieur Claude Laroche, ancien contremaître au Séminaire de Québec. Église St-Pierre-aux-Liens (Québec), le 19 décembre 2009 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général du Séminaire de Québec.Textes de l'Écriture: 1 Jean 3, 14.16-20 et Jn, 14, 1-6.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1774175-2410486.jpg?v=1289459876" alt="«  La maison de beaucoup de monde » - Homélie pour des funérailles (19 décembre 2009)" title="«  La maison de beaucoup de monde » - Homélie pour des funérailles (19 décembre 2009)" />
     </div>
     <div>
      Mgr de Laval, le fondateur du Séminaire de Québec, voulait que ses prêtres réunis dans cette communauté ne fassent qu’une seule famille. Cet esprit de famille s’est toujours continué et il s’étend au personnel et aux personnes employées au Séminaire.        <br />
              <br />
       C’est ainsi que chaque année, à Petit Cap au cours de l’automne il y a une fête qui réunit tous les employés pour une journée de fraternité et d’amitié. C’est au cours d’une de ces fêtes que j’ai connu madame Suzanne Laroche.        <br />
              <br />
       Je la revois encore, un peu timide, me présentant un de ses petits-fils qui l’accompagnait. Je sentais chez elle tout l’amour d’une grand-mère et d’une mère.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un amour sans limites</span>       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, je n’ai pas été surpris que l’on choisisse comme texte de la première lecture que vous venez d’entendre le beau texte de saint Jean qui nous dit qu’aimer c’est vivre et que refuser d’aimer, c’est mourir. Aimer d’un amour sans limites, voilà ce que notre sœur a vécu.        <br />
              <br />
       Cet amour sans limites elle l’a répandu autour d’elle, en particulier dans sa famille. Se dépenser pour les autres fut sa préoccupation de tous les instants. Elle fait partie de ces personnes pour qui vivre c’est aimer, c’est se donner. Elle l’a fait avec combien de charme, de patience et de dévouement.       <br />
              <br />
       N’est-ce pas, mes frères et sœurs, un chemin qui doit nous inspirer nous aussi dans notre vie? N’est-ce pas un message dont a besoin notre société, si dure et si égoïste parfois? Le souvenir de madame Laroche nous met les choses à la bonne place, je dirais. Oui! Comme le dit saint Jean :  « Mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité…et devant Dieu nous aurons le cœur en paix. »       <br />
              <br />
       Cet amour sans limites que nous sommes invités à vivre, Jésus l’a vécu le premier et c’est pour cela que sa vie et son message continuent d’être si actuels. On le connaît peu et mal parfois. On se laisse modeler par les médias qui n’en donnent que des approximations et pourtant quelle force et quelle beauté qui rejoignent ceux et celles qui, comme la défunte que nous accompagnons de nos prières, se laissent bien simplement modeler par l’amour qui est au-dessus de tout et qui ne mourra jamais.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une demeure éternelle</span>       <br />
              <br />
       Si nous passons maintenant au texte de l’évangile que j’ai lu il y a un instant, je dois dire que madame Suzanne Laroche a pu avoir un avant-goût, je pense, de la demeure éternelle qui nous attend. Elle avait déjà ici-bas une demeure qu’elle chérissait énormément. Cette demeure c’était  la nature tout entière. La nature des Monts Vallin, les couchers de soleil, les poissons qu’elle ne faisait pas que taquiner, mais qu’elle attendait avec une patience que son mari se plaît à vanter. Nous reconnaissons là ses origines indiennes. Elle aimait deux prières qu’à la fin de la messe on entendra : la première une prière indienne que lira son fils Yves entouré de ses autres fils Denis et Marc et la seconde une prière que madame Laroche récitait tous les jours et que lira Francine, sa belle-fille.       <br />
              <br />
       Cette nature si belle qu’elle aimait, c’est aux Monts Vallin, en particulier, qu’elle la goûtait. J’ai remarqué hier soir au salon funéraire que plusieurs des photos exposées le rappelaient. J’ai été frappé par l’un d’elle qui la montre assise dans le soleil couchant devant la roulotte avec son mari, Claude. Celui-ci me disait que cette photo était une de celle qu’il préférait car c’étaient les moments de paix et de plénitude que Suzanne appréciait le plus. Elle était alors, me disait-il, en paix, pleinement heureuse et détendue.       <br />
              <br />
       Cette paix qu’elle a connue en ces moments forts, elle la trouve maintenant pour toujours d’une façon mystérieuse qui nous surprend, mais qui est bien réelle. « Nous le savons, en effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes » comme le dit saint Paul dans sa lettre au x Thessaloniciens (1Th 4, 13)       <br />
              <br />
       Le baptisé ne se retrouve pas seul après son passage à la maison du Père, il y trouve une « demeure » où il a sa place, une famille où il est chez lui, une table où le Seigneur s’assoit avec lui et l’accueille au banquet éternel.        <br />
              <br />
       Notre sœur en Jésus-Christ, Suzanne,  a vu le Seigneur venir à elle pour toujours. Sa demeure n’est plus faite de main d’homme, elle dépasse la belle nature visible qu’elle aimait tant, elle est une demeure éternelle. Cette demeure fait partie d’une grande maison : « La maison de mon Père peut être la demeure de beaucoup de monde », nous dit Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être proclamé. Le chrétien est entré par le baptême dans une famille dont il fait partie pour le temps et l’éternité : « Là où je suis, vous y serez aussi ». Une famille où il a sa place : « Je pars vous préparer une place »       <br />
              <br />
       Cette place que nous prépare Jésus, elle se construite petit à petit dans un chemin de vie qui est différent pour chacun, un chemin de vie où nous sommes encore engagés, nous qui nous souvenons aujourd’hui de celle qui a été une épouse, une mère, une grand-mère, une amie, une confidente et par-dessus tout une enfant de Dieu par le baptême qui lui a ouvert les portes d’une demeure que l’œil ne peut voir et que l’esprit ne peut imaginer, une demeure où celui qui nous attend, le Seigneur Jésus, nous dit : « Venez le bénis de mon Père et assoyez-vous à ma table pour le banquet éternel ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Notre messe est l’image de ce banquet éternel. Déjà nous vivons en ce moment, en nous unissant au Christ et en nous unissant les uns aux autres, un amour et une communion qui ne passent pas et qui sont comme les commencements de cette vie bienheureuse qui nous attend et que je vous souhaite  toutes et à tous. Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
              <br />
       le 19 décembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/La-maison-de-beaucoup-de-monde-Homelie-pour-des-funerailles-19-decembre-2009_a316.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »</title>
   <updated>2009-12-30T03:24:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-fideles-defunts-En-cette-vie-ou-nous-esperons-le-bonheur-que-tu-promets_a306.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1682371-2269721.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-02T17:26:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2009 ( Année B), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Isaïe 25,6a,7-9; Rm 8,14-17 et Jn 12, 24-28.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1682371-2269721.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      En ce jour de la Commémoration des fidèles défunts, je vous propose cette année trois mots pour guider notre méditation : «mémoire», «espérance», «promesse». Ils rejoignent bien les textes que nous venons de lire.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">« Serviteurs fidèles et avisés »</span>       <br />
              <br />
       Nous faisons mémoire aujourd’hui de façon spéciale de trois de nos confrères qui nous ont quitté au cours de la dernière année. Il s’agit, comme vous le savez, de l’abbé Anicet Gréco, décédé le 15 janvier 2009,  de l’abbé Gaston Savard, décédé le 2 février 2009 et de l’abbé Edmond Labrecque, décédé le 6 mai 2009, en la fête du bienheureux François de Laval, notre fondateur.       <br />
              <br />
       Ils furent, chacun à leur manière, des serviteurs fidèles et avisés en réponse à leur appel au ministère presbytéral qu’ils ont exercé avec générosité dans des tâches nombreuses et variées dans les œuvres du Séminaire de Québec. À l’Université Laval pour l’abbé Gréco, au Petit Séminaire pour l’abbé Savard et au Grand Séminaire pour l’abbé Labrecque.       <br />
              <br />
       En faisant mémoire d’eux nous n’oublions pas aussi tous nos devanciers et tous les membres de nos familles qui nous ont quittés. Notre prière pour les défunts qui nous ont été proches garde non seulement leur mémoire, mais elle manifeste une communion qui défie et transcende le temps et l’espace.        <br />
              <br />
       En lien avec eux nous sommes invités à raviver notre espérance et à vivre aujourd’hui dans la confiance en la promesse d’un bonheur éternel qui nous attend comme le dit si bien la prière après le Notre Père : « Seigneur, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’Avènement de Jésus-Christ notre Sauveur. »       <br />
              <br />
       C’est en m’inspirant que cette prière que j’aimerais commenter maintenant les deux autres mots que j’ai retenus pour notre méditation : «espérance» et «promesse».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">« En cette vie où nous espérons... »</span>       <br />
               <br />
       «Espérance», la toute petite vertu comme la qualifiait  Péguy. «Espérance» qui n’est pas un simple espoir, ni un souhait jeté en l’air sans trop y croire. Petite vertu, peut-être, mais immense mouvement de l’être qui se tend vers l’infini en s’appuyant sur Celui qui ne peut décevoir : le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et le Père de Jésus Sauveur.        <br />
              <br />
       C'est dans ce mouvement de l'espérance que  &quot;la mort est surpassée, détruite pour toujours&quot; nous dit le prophète Isaïe dans la première lecture : « En lui nous espérions, et il nous a sauvés ». Voilà le résultat : non seulement à venir, mais déjà présent en cette vie. En Jésus, l’amour infini du Père nous rejoint, nous renouvelle, nous sauve. Il nous recrée dans une beauté qui resplendit de sa gloire. Le salut nous est donné comme un don et en même temps un gage d’éternité commencée.        <br />
              <br />
       Comme l’explique saint Paul « l’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur; c’est un Esprit qui fait de vous des fils.» Et il continue « Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. » Tout est dit.        <br />
              <br />
       L’espérance chrétienne est ancrée (ne la représente-t-on pas par le symbole de l'ancre dans la tradition iconographique <span style="font-style:italic">voir les notes à ce sujet plus bas</span>) dans cette certitude d’un amour qui n’a pas de limites, qui est sans retour et dont nous vivons maintenant comme l’ébauche de ce que ce sera dans la pleine lumière. Nous pouvons espérer car nous sommes sauvés, devenus fils et héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ.        <br />
              <br />
       Et c’est ici que le terme promesse prend tout son sens.       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">« …le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur »</span>        <br />
              <br />
       La prière que j’ai citée tout à l’heure précise le sens de la promesse. Il s’agit de bonheur (de béatitude disait saint Thomas d’Aquin). Qu’est-ce à dire? Une promesse de plénitude comme on ne peut l’imaginer, une plénitude qui n’arrive pas au terme d’efforts, aussi héroïques soient-ils, mais qui survient comme un don, celui d’une présence, d’une relation vivante et continue « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur ». La promesse c'est le bonheur d'être avec le Christ non seulement maintenant, mais pour toujours lors de son Retour.       <br />
              <br />
       Les premiers chrétiens ont pensé un moment que cette présence qui se vérifierait dans le Retour du Christ serait le lot des nouveaux convertis dans un avenir à mesure humaine, de leur vivant même. Mais saint Paul les a amenés à percevoir que cette présence du Christ glorieux les rejoignait déjà de façon mystérieuse sous un mode de relation personnelle, d’une relation filiale dans laquelle il les invite à plonger avec confiance en fils de Dieu, sans esprit de crainte et sans peur.       <br />
              <br />
       Mystère tout de même que ce que vivent les fidèles défunts pour lesquels nous offrons nos prières. Mystère de cet espace qui précède la Parousie, le Retour du Christ qui nous emportera avec lui, Ressuscité et Glorieux, où « le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages » dans un monde nouveau que nous attendons aujourd’hui dans la foi, mais qui brillera de la Gloire du Père.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En cette célébration nous pouvons porter dans nos « vases fragiles » la certitude que nos défunts connaissent « ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’être humain, tout ce que Dieu prépare pour ceux qui l’aiment » (I Corinthiens 2.9). En refaisant les gestes de Jésus sur le pain et le vin nous redisons et nos proclamons notre espérance appuyée sur  sa promesse « jusqu’à ce qu’il vienne ».         <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 2 novembre 2009</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1682371-2269759.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sculpture dans la pierre qui se trouve dans les Catacombes de Priscille à Rome (IIIe siècle)</span>       <br />
              <br />
       L'ancre est une figure voilée de la croix. Devenue le symbole de l'espérance du salut, elle est associée aux poissons qui dsignent les nouveaux chrétiens. On trouvera plus bas sur une autre image une variation moderne de ce symbolisme. L'ancre, symbole de la stabilité, était  devenue au IIe siècle l'image privilégiée de l'espérance (<span style="font-style:italic">Hébreux</span>, 6, 19). Clément d'Alexandrie dans le <span style="font-style:italic">Pédagogue</span>  nomme l'ancre parmi les signes qu'il recommande aux fidèles de graver sur leurs anneaux. Ce symbole de l'Église paléochrétienne apparaît dans la première moitié du IIe siècle, connaît son apogée au IIIe pour disparaître au cours du IVe siècle (Tome I, vol 2 col 1999-2031 du <span style="font-style:italic">Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie</span>.- Paris : Letouzay et Ané, 1907-1951)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1682371-2270693.jpg?v=1289459873" alt="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" title="Homélie pour les fidèles défunts :  «  En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets »" />
     </div>
     <div>
      Variation moderne d'un artiste québécois, Ulric Bilodeau, pour la patène d'un calice fait par Gilles Beaugrand, orfèvre de Montréal (Canada), en 1962.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-fideles-defunts-En-cette-vie-ou-nous-esperons-le-bonheur-que-tu-promets_a306.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »</title>
   <updated>2010-06-28T23:33:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-fideles-defunts-La-vie-ne-passe-pas-elle-est-transformee_a220.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1096089-1395032.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-11-03T22:10:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la messe pour les confrères défunts au lendemain de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 3 novembre 2008, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. . Textes de l'Écriture: Sg 2, 1-4a.22-2; 3,1-9; Lc 12,35-38.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1096089-1395032.jpg?v=1289459843" alt="Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »" title="Homélie  pour les fidèles défunts : «  La vie ne passe pas, elle est transformée »" />
     </div>
     <div>
      Cette année nous nous réunissons le lendemain de la Commémoration des fidèles défunts puisque celle-ci tombait le dimanche et se célébrait en paroisse. Nous avons tenu à ce que la communauté des prêtres se réunisse autour de la table eucharistique aujourd’hui pour prier ensemble pour nos confrères défunts, en particulier pour monsieur l’abbé Noël Baillargeon décédé le 18 janvier 2008 l’âge de 93 ans et 11 mois et pour qui nous avons célébré une messe des funérailles le 22 janvier suivant  à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Nous ferons mémoire aussi de tous ceux que nous avons connu et de tous nos devanciers qui ont établi et servi le Séminaire de Québec depuis 345 ans maintenant.        <br />
              <br />
       I-<span style="font-style:italic"> Une vie après la mort</span>       <br />
              <br />
       En faisant mémoire de nos devanciers et en priant pour eux, notre solidarité avec les défunts se manifeste de façon simple, mais riche. En effet, c’est dans une relation toujours actuelle, malgré le changement, que se vit cette relation. La prière pour les défunts nous permet d’entrer dans ce réseau d’amour, de paix, de bonheur dont nous faisons partie avec eux. Ils ont franchi une limite qui nous est familière celle du temps et de l’espace. Leur vie, cependant, comme le dit la préface de la messe des défunts, n’est pas terminée, elle est transformée.       <br />
               <br />
       La fête de la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts ont quelque chose en commun. Ces deux fêtes nous parlent d’une même vie, d’une vie transformée, une vie éternelle, une vie après la mort.  Si nous ne croyions pas à une vie après la mort, il serait contre-indiqué de célébrer la fête de la Toussaint  et, encore moins indiqué, de prier pour les défunts.       <br />
                <br />
       Par sa résurrection, Jésus ouvre la voie d’ « un lieu  où le temps s'arrêtera sur nous pour céder le pas à l'éternité ; où l'amour sera total », comme le dit si bellement le Père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison de sa Sainteté.       <br />
              <br />
       Qu’est-ce à dire? Permettez-moi de partager avec vous quelques moments de méditation sur ce thème de la « vie transformée ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une transformation d’un don reçu</span>       <br />
              <br />
       Notre vie ne nous est pas prêtée. Elle nous est donnée. Et ce qui nous est donné nous le recevons. Nous ne sommes pas l’auteur de ce don merveilleux. Benoît XVI le note avec justesse dans son encyclique <span style="font-style:italic">Spe salvi</span> : &quot;La vie dans le sens véritable, on ne l'a pas en soi, de soi tout seul et pas même seulement par soi: elle est une relation&quot;, écrit-Il. Et il poursuit : &quot;Et la vie dans sa totalité est relation avec Celui qui est la source de la vie.&quot; (numéro 27)       <br />
              <br />
       Bien sûr que nous pouvons, comme l’incroyant dont parle le livre de la Sagesse, nous contenter d’une lecture superficielle, à ras de terre. Notre souffle s’évanouit. La pensée s’éteint. Le corps s’en va en cendres. Il n’y a plus rien. Écoutez-le : « Nous sommes nés par hasard, et après, nous serons comme si nous n’avions pas existé : le souffle de nos narines s’évanouit comme la fumée, et la pensée est une étincelle qui jaillit au battement de notre cœur : si elle s’éteint, le corps s’en ira en cendres, et l’esprit se dissipera comme une brise légère. » (Sg  2, 2-3)        <br />
              <br />
       Ne peut-on pas prendre le risque d’aller  plus loin que cette lecture sans espérance? Pourquoi ne pas reconnaître que si la vie nous est donnée, elle l’est « pour le temps et l’éternité »? Avouons que nous ne connaissons pas encore toute la richesse du don reçu. Pourquoi ce don devrait-il disparaître? N’est-il pas plus juste de reconnaître, comme nous le faisons dans la foi, que nous n’avons pas pris encore toute la mesure du don reçu?       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Un don « pour le temps et l’éternité »</span>       <br />
              <br />
       Bien sûr l’expérience commune ne peut être mise de côté et rejetée du revers de la main : notre vie change et par la mort elle échappe à nos certitudes et à nos sensations. Le croyant n’évite ni ne fuit l’angoisse du « devoir mourir ».        <br />
              <br />
       La foi, cependant, nous dit que la vie après la mort existe. « Vita mutatur, non tollitur.» La vie est changée, elle n’est pas détruite. Le don de la vie est un don « pour le temps et l’éternité ». Après le passage de la mort physique, il continue de se déployer encore, de se livrer, dans une beauté que nous ne pouvons imaginer et dans une plénitude inouïe. C’est l’ « amour total » dont parle le Père Cantalamessa.       <br />
              <br />
       Saint Paul n’écrivait-il pas aux Corinthiens : « L’amour ne passera pas » (I Co 13,8), car, voyez-vous, la transformation est déjà commencée. Comme l’expérimente saint Jean de la Croix (1543-1591), le grand docteur mystique espagnol,  nous sommes sur le chemin d’une « union transformante », une « union d’amour » (cf. <span style="font-style:italic">La Montée du Carmel</span>, livre 2, chapitre 4)  avec Celui que l’œil ne peut voir et que les mains ne peuvent toucher, une union vécue ici-bas dans le mystère de la nuit bien souvent, derrière le voile qui atténue sa souveraine splendeur, dans la foi en Celui qui est passé par la mort et que le Père a relevé le rendant puissant pour nous sauver et le faisant le Premier-Né d’une multitude.        <br />
              <br />
       Ces nuits terribles comme celles que nous découvrons dans les écrits intimes de Mère Teresa de Calcutta (<span style="font-style:italic">Viens soit ma lumière.  Les écrits intimes de la &quot;Sainte de Calcutta&quot;</span>, textes édités et commentés par Brian Kolodiejchuk MC - traduit de l'anglais par Cécile Deniard et Delphine Rivet, Éditions Lethielleux, Paris, 2008, 444 pages) sont le signe d’une transformation « totale » que nous attentons dans la foi et l’espérance, attente qui faisait répéter aux premiers chrétiens le célèbre « Maranatha » (Viens, Seigneur, viens).        <br />
              <br />
       Ce qui s’ouvre à nos frères et sœurs défunts au moment du passage par la mort c’est l’ « union transformante » totale. Une plénitude de vie. Une relation d’amour qui les fait dire comme le ferait un nouveau-né : « voilà que j’arrive à la pleine lumière », « c’est donc cela que je vivais déjà sans pouvoir en mesurer toute la beauté ».        <br />
              <br />
       Il arrivera que certains devront encore progresser dans leur marche vers cette union à nulle autre pareille. Ils sont rendus, mais encore éloignés de quelque façon. Ce sont nos frères et sœurs de l’Église « souffrante », « ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés » comme le dit <span style="font-style:italic">Catéchisme de l’Église catholique</span> (numéro 1030). Nous offrons pour eux et pour elles la sainte Eucharistie et nous les portons dans notre prière.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       L’ « amour total », l’ « union transformante » : voilà, mes frères, ce que le croyant expérimente lorsqu’il attend son maître; voilà ce que le croyant confesse quand il dit : « Je crois à la résurrection des morts et à la vie du monde à venir »; voilà ce que le croyant incarne dans les gestes envers le pauvre, l’affamé, le prisonnier, le malade comme le dit l’évangile de Mathieu au chapitre 25. Le croyant que nous sommes, comme disciple de Jésus, entrevoit un monde autre, transformé. Il espère le retour du Maître et il l’attend.        <br />
              <br />
       Le Maître lui aussi l’attend. Il a revêtu la tenue de service, il lave les pieds de ses serviteurs. Il est là à la porte. « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai, je prendrai le repas avec lui et lui avec moi. » (Apocalypse 3, 20).       <br />
              <br />
       Chers frères, c’est déjà ce que nous pouvons vivre dans cette Eucharistie. À travers le signe du Pain et du Vin partagés, laissons nos cœurs s’approcher de celui qui a dit : « Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie, qu’on l’ait en plénitude. » (Jn 10,10).        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 3 novembre 2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 

<!-- remplacé par le javascript  qui précèse le 25 janvier 2009


<FONT STYLE='font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; color: #0000FF; text-decoration: none;'>
<CENTER>
CLASSEMENT DES HOMÉLIES SUR LE SITE INTERNET DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC
</CENTER>
</FONT>

<FONT STYLE='font-family: Trebuchet MS,Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; color: #800000; text-decoration: none;'>
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#defunts">
Commémoration des fidèles défunts</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#dimanches">Dimanches</A>
<br />
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#saints">Fêtes de saints et saintes</A>

<ul/>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fdl">François de Laval</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">François de Sales</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fx">François Xavier</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#minc">Marie de l'Incarnation</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ndd">Notre-Dame des douleurs</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sf">Sainte Famille</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#tous">Toussaint</A>
</ul>

<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#funerailles">Funérailles et défunts</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ic">Immaculée Conception</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#mariage">Mariages</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#cendres">Mercredi des Cendres</A>
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#noel">Noël</A>
<br />
<br />
<A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#autres">Autres occasions</A>
<UL>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#sme">Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#diacres">Aux diacres permanents</A>
<LI><A HREF="https://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#ouellet">Intronisation de Mgr Ouellet</A>
</UL>
</FONT
-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-fideles-defunts-La-vie-ne-passe-pas-elle-est-transformee_a220.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« L'Agneau sans défaut et sans tache » - Homélie aux candidats au diaconat permanent de Québec</title>
   <updated>2009-11-01T02:45:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/L-Agneau-sans-defaut-et-sans-tache-Homelie-aux-candidats-au-diaconat-permanent-de-Quebec_a107.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/594530-725815.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-03-24T21:51:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/594530-725815.jpg?v=1289459899" alt="« L'Agneau sans défaut et sans tache » - Homélie aux candidats au diaconat permanent de Québec" title="« L'Agneau sans défaut et sans tache » - Homélie aux candidats au diaconat permanent de Québec" />
     </div>
     <div>
      24  mars 2007. Samedi de la 4e semaine du Carême  Année C.  Textes de l'Écriture:  Jérémie 11, 18-20; Jn, 7, 40-53.       <br />
              <br />
       Il y a dans l’extrait du chapitre 7 de l’Évangile de Jean que nous venons d’entendre plusieurs acteurs. Regardons-y de plus près, si vous le voulez.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">I -  Un scénario aux multiples acteurs</span>       <br />
              <br />
       D’abord la « foule ». Celle-ci n’est pas monolithique. Certains voient en Jésus « le grand Prophète ». D’autres « le Messie ». D’autres s’interrogent. Ces derniers posent des questions pertinentes pour eux : « d’où vient-il? qui est-il? » La « foule » est divisée à son sujet.       <br />
              <br />
       Si on continue la lecture du texte, ce sont les « chefs des prêtres » (faisant partie de la classe sacerdotale) et les « Pharisiens » (les intellectuels, pourrait-on dire, spécialistes de l’interprétation de la Loi) qui entrent en scène. Leur hostilité vis-à-vis Jésus ne se dément pas. Ils rejettent même ceux qui ne sont pas de leur avis parmi les « maudits » : « Quand à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits! ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Un autre groupe, discret mais observateur fait aussi partie du tableau. Il s'agit des gardes. Leur constat est pragmatique et objectif : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme! »       <br />
              <br />
       Enfin, on retrouve Nicodème dont l’entretien de nuit avec Jésus est bien connu : celui à qui Jésus annonçait qu’il fallait qu’il renaisse de l’Esprit, celui qui, après la crucifixion, se retrouvera avec Joseph d’Arimathie pour ensevelir le corps de Jésus. Ici, il subit les attaques de ses confrères sans broncher, mais sans se prononcer.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II -  Un absent qui ne laisse pas indifférent</span>       <br />
              <br />
       Ce tableau dressé par Jean fait partie du séjour de Jésus à Jérusalem au cours de la fête des Tentes qui avait lieu au mois de septembre et qui ressemblait à notre fête de l’Action de grâces. Encore aujourd’hui, plusieurs juifs à Montréal célèbrent cette fête en dressant des tentes et en rendant grâces pour les récoltes abondantes.        <br />
              <br />
       L’extrait que nous venons de lire suit la promesse de l’eau vive : « Si quelqu’un a soif qu’il vienne à moi et qu’il boive », promesse qui suscite aussi des réactions négatives. « Certains voulaient l’arrêter » (7, 44).  Il en avait été de même un peu plus haut à l’occasion du « Discours sur le Pain de vie » au chapitre 6.       <br />
              <br />
       Dans le texte lu, en plus des personnages dont nous avons parlé, il y en a un qui paraît absent, mais, en fait, il remplit totalement le texte de sa présence. C'est lui qui suscite réactions sur réactions, qui provoque, qui dérange, qui ne laisse pas indifférent. Ce personnage, c'est Jésus.       <br />
              <br />
       Pourquoi suscite-t-il toutes ces réactions? Parce que Jésus continue non seulement d’enseigner, mais il se révèle, il révèle où le Père le conduit. Il n’est pas le Roi glorieux attendu par les Juifs. Il est plutôt &quot;comme l’agneau docile qu'on mène à l'abattoir&quot; comme le dit Jérémie. Le texte de l’antienne de communion le rappelle clairement en citant cette phrase de l’épître de Pierre : « Nous avons été rachetés par le sang précieux du Christ, de l’Agneau sans défaut et sans tache » (1 P 1,19). Ses disciples sont invités à tremper leurs tuniques dans le sang de l’Agneau pour entrer avec lui dans la gloire éternelle (Apocalypse 7, 14).       <br />
              <br />
       Oui, Jésus, l’Agneau de Dieu, est, par le don total de lui-même, le signe de l’amour absolu du Père qui nous aime le premier, d’un amour de prévenance, d’un amour « agapè », comme le développe le pape Benoît XVI dans sa première encyclique.        <br />
              <br />
       « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16). Cet amour-agapè rejoint toutes les personnes telles qu’elles sont malgré leurs limites, leurs faiblesses. Dieu aime chacun tel qu’il est, chacune telle qu’elle est. Il ne pose pas de préalable à son amour gratuit, à son amour-agapè.        <br />
              <br />
       Jésus révèle cette Bonne Nouvelle. Il se donne, disait-il dans le « Discours sur le Pain de Vie », comme Pain de vie, comme nourriture. Il donne sa vie « pour que le monde ait la vie »(Jn 10, 10). Et il incite à le suivre.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">III -  Une question aussi pour nous dans ce temps de carême</span>       <br />
              <br />
       À la fin du chapitre 6, Jean raconte que les gens quittaient par petits groupes après avoir entendu Jésus. Et celui-ci s’adressant aux Douze leur demanda « Voulez partir, vous aussi? » Pierre, prenant la parole lui répondit : « Seigneur, à qui irons-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. »        <br />
              <br />
       C’est la même question qui nous est posée de nouveau dans le chemin du carême où à la suite de Jésus nous montons vers Jérusalem, où nous montons vers Pâques en passant par le Vendredi Saint.        <br />
              <br />
       « Voulez-vous partir, vous aussi? ». « Voulez-vous », comme il est dit dans la dernière phrase du texte, « rentrer chacun chez vous? »       <br />
              <br />
       Chacun et chacune de nous est invité à se poser la question.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration soit l’occasion de renouveler notre acte de foi en Jésus, Seigneur et Sauveur, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, comme nous le redisons à chaque eucharistie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, ptre p.h.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 24 mars 2007       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/594530-1704525.jpg?v=1289459899" alt="« L'Agneau sans défaut et sans tache » - Homélie aux candidats au diaconat permanent de Québec" title="« L'Agneau sans défaut et sans tache » - Homélie aux candidats au diaconat permanent de Québec" />
     </div>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/L-Agneau-sans-defaut-et-sans-tache-Homelie-aux-candidats-au-diaconat-permanent-de-Quebec_a107.html" />
  </entry>
</feed>
