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 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
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 <updated>2014-10-30T14:26:23+01:00</updated>
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   <title>Le prêtre selon un séminariste d'aujourd'hui</title>
   <updated>2013-11-05T20:37:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Le-pretre-selon-un-seminariste-d-aujourd-hui_a552.html</id>
   <category term="Actualité" />
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   <published>2013-09-04T04:38:00+02:00</published>
   <author><name>léandre zéfack</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Léandre a 29 ans. Il est français d'origine camerounaise. Ingénieur en Génie des Matériaux, il est venu travailler au Québec en 2011 et il a vécu un appel à devenir prêtre qui l'a amené au Grand Séminaire de Québec en septembre 2012. Il vient d'être choisi par ses confrères comme président des séminaristes pour l'année 2013-2014. "J'ai commencé, en septembre 2012, écrit-.il, ma première année de formation au Grand Séminaire de Québec dans l’enthousiasme, l’excitation, et l’envie folle de donner ma vie au Christ. J’avais cependant de nombreuses appréhensions quand à la culture québécoise, compte tenu du fait que j’arrivais de France où l’histoire et le vécu religieux sont entièrement différents d’ici, où le programme de formation des grands séminaires est propre aux réalités locales, et autres. " Lire son témoignage sur notre site paru en mars 2013.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5817494-8673382.jpg?v=1378263913" alt="Le prêtre selon un séminariste d'aujourd'hui" title="Le prêtre selon un séminariste d'aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
      Alors que la société connaît de multiples mutations à grande vitesse, on entend souvent dire dans les médias et ailleurs que l’Église doit suivre et s’adapter à son époque, d’où de nombreuses critiques sur la gestion des affaires de l’Église, des accusations à l’encontre des prêtres, religieux et religieuses, et même le rejet de Dieu dans certains cas. Lorsque j’ai fait part à des proches de mon appel vocationnel et de ma décision de suivre le Christ dans le sacerdoce, à plusieurs reprises il m’a été demandé si je n’avais pas peur de m’engager dans une institution aussi ringarde que l’Église Catholique ? Si la baisse des vocations et la désertification des églises ne me faisaient pas peur ? Si le célibat des prêtres ne me faisait pas peur ? Si j’étais conscient que je m’en allais pour devenir un pédophile ? Si ça ne me dérangeait pas de me retrouver dans une institution bornée, sectaire, fermée sur des questions tel l’accueil des personnes homosexuelles au sein de l’Église, l’ordination des femmes, le mariage des prêtres, etc.       <br />
              <br />
       Voilà autant de questions qui m’ont davantage motivé dans mon discernement vocationnel et surtout conforté dans mon choix de suivre le Christ malgré tous ces questionnements et ces critiques contre l’Église. Voilà autant de questions qui ont motivé la rédaction de cet article sur ce qui me semble être le prêtre d’aujourd’hui et de demain pour l’Église et la société, ainsi que le type de prêtre que je désire être plus tard si la vocation au sacerdoce se confirme au terme des années de discernement à venir.       <br />
              <br />
       Le prêtre d’aujourd’hui et de demain, c’est d’abord un « baptisé », un chrétien qui vit pleinement sa foi, qui est enraciné dans une culture, qui vit au milieu d’un peuple. On a longtemps mis le prêtre sur un autre pied d’escale, on même souvent fait de lui un superhomme. Pourtant, c’est un homme simple, un pauvre pécheur, un baptisé qui doit vivre son chemin de conversion au quotidien comme tout chrétien. Ceci signifie que le prêtre n’est pas un homme à part ni un homme extraordinaire, c’est un baptisé. Dans nos communautés chrétiennes, il est donc urgent que nous réapprenions à nous affirmer comme baptisés, et à mettre le prêtre dans cette même « catégorie », que nous acception que c’est un homme simple qui a besoin d’être porté par toute la communauté, et cela à tous les niveaux, que c’est seulement avec sa communauté qu’il vit pleinement sa vocation de prêtre au service de l’Église et du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Le prêtre d’aujourd’hui et de demain, c’est d’abord un serviteur et non un maître. Suivre le Christ dans le sacerdoce c’est devenir un autre Christ, c’est-à-dire marcher à sa suite dans un détachement des choses matérielles pour une recherche sans fin des choses d’en haut. C’est accepter de quitter un certain confort pour vivre une proximité avec les plus pauvres. Un chrétien qui n’a jamais de pauvres à sa table est-ce vraiment un chrétien ? Est-ce vraiment un autre Christ ? Un chrétien qui ne se met jamais au service des autres, qui ne recherche que son propre intérêt est-il véritablement chrétien ? Il est de même pour le prêtre, car comme évoqué précédemment, c’est d’abord un baptisé.       <br />
              <br />
       Le prêtre d’aujourd’hui et de demain c’est d’abord un homme de prière. Pour aller vers ses frères et sœurs, pour se faire serviteur, si le prêtre ne va pas d’abord à la source s’abreuver, comment pourra-t-il avoir les ressources nécessaires pour son ministère ? C’est un homme qui vit une intimité profonde avec le Christ, qui repose sa tête sur le cœur du Christ et porte au Père l’humanité tout entière. Sans la prière, le prêtre n’est rien, il est réduit à un pauvre fonctionnaire qui remplit des tâches, et l’Église devient par la même occasion une simple ONG.       <br />
              <br />
       Le prêtre d’aujourd’hui et de demain est un homme qui vit de la Parole de Dieu, qui s’y conforme. Car la révélation et tous les enseignements du Christ s’y trouvent. C’est en le voyant vivre de cette Parole que toute la communauté chrétienne pourra s’en émerveiller et marcher elle aussi à la suite du Christ.       <br />
              <br />
       Le prêtre d’aujourd’hui et de demain est un homme qui n’a pas peur de refuser d’entrer dans un moule, qui ose aller à contre-courant de tout ce qui va à l’encontre de l’enseignement du Christ : l’Amour. C’est un homme qui refuse toute hypocrisie et dénonce jusqu’au prix de sa vie tout ce qui opprime l’Homme, tout ce qui éloigne l’Homme de son créateur, tout ce qui sépare les Hommes. C’est un homme qui donne sa vie gratuitement pour emmener l’humanité tout entière à Dieu sans distinction de race, de sexe, d’orientation sexuelle, etc. Il n’est pas le juge des  âmes, mais celui qui les emmène au Christ. Il n’est pas l’ami de tous ces types de riches capitalistes qui ont pour seule devise « le profit, peu importe les moyens employés », mais l’ami des pauvres, des petits, des gens sans défense, des personnes marginalisées.       <br />
              <br />
       Le prêtre d’aujourd’hui et de demain est un homme de son temps, qui vit dans le monde sans être du monde, qui vit au cœur des préoccupations politiques, économiques, sociales, etc., des hommes et des femmes de son époque. C’est un homme qui va à la rencontre des autres, qui n’attend pas dans son confort que le monde vienne à lui. Le prêtre n’aura jamais la prétention de changer le monde à sa manière, il doit accepter que les églises soient vides, il doit être un homme d’écoute qui se laisse mouvoir par les motions de l’Esprit-Saint, un homme qui permet que la volonté de Dieu se fasse et non la sienne, qui fait advenir le règne de Dieu.       <br />
              <br />
       Le prêtre d’aujourd’hui et de demain est un homme fidèle à l’Église du Christ et à sa doctrine comme un époux envers son épouse. S’il n’aime pas l’Église et ne la défend pas au prix de sa vie, à quoi lui sert-il d’être chrétien ? C’est donc une attitude que doit avoir tout baptisé, et non pas seulement le prêtre. Mais, ce dernier doit être un exemple. Il doit aimer l’Église avec ses faiblesses et ses forces, et emmener tous les chrétiens et chrétiennes à vivre ce même Amour pour le Corps du Christ que forme l’Église.       <br />
              <br />
       Le prêtre aura beau avoir de grandes qualités humaines, des charismes particuliers, etc., si le Christ, la Parole et l’Amour ne sont pas au centre de sa vie, s’ils ne constituent pas son essence, il demeurera un fonctionnaire et un carriériste. Il est alors un véritable danger pour les âmes dont il a la charge et une plaie pour l’Église du Christ. Car point n’est besoin d’être prêtre pour être au service des autres. De nombreuses personnes se donnent corps et âmes, elles consacrent leur vie pour des causes louables et diverses : humanitaires, écologiques, etc., et font un travail remarquable. Si la vocation sacerdotale vient à être réduite à cela, il ne sera donc pas surprenant que le Christ et son Église soient bafoués et tirés vers le bas.       <br />
              <br />
       Léandre.       <br />
       3 septembre 2013
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Le-pretre-selon-un-seminariste-d-aujourd-hui_a552.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Serviteur de l'Évangile » - Homélie pour l'anniversaire du décès de monsieur l'abbé Henri Beaumont</title>
   <updated>2013-06-13T03:37:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Serviteur-de-l-Evangile-Homelie-pour-l-anniversaire-du-deces-de-monsieur-l-abbe-Henri-Beaumont_a417.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2011-06-11T16:58:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Hermann Giguère, P.H., supérieur général du Séminaire de Québec, lors de la messe anniversaire du décès de monsieur l'abbé Henri Beaumont, prêtre agrégé de la Communauté des prêtres du Séminaire de Québec, à la chapelle du Séminaire le 11 juin 2011 Textes des lectures: Actes 11, 21b-26; 13, 1-3 et Matthieu 10, 7-13 en la fête de saint Barnabé.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3021009-4302993.jpg?v=1306961782" alt="« Serviteur de l'Évangile » - Homélie pour l'anniversaire du décès de monsieur l'abbé Henri Beaumont" title="« Serviteur de l'Évangile » - Homélie pour l'anniversaire du décès de monsieur l'abbé Henri Beaumont" />
     </div>
     <div>
      C’est le souvenir de monsieur <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Deces-de-monsieur-l-abbe-Henri-Beaumont-1920-2010--pretre-agrege-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de-Quebec_a359.html">l'abbé Henri Beaumont</a> (1920-2010) qui nous rassemble ce matin. Il nous a quittés le 22 juin 2010 de façon assez rapide et tout doucement, sans faire de bruit. Cette image d'un homme discret et effacé reste dans nos mémoires.        <br />
              <br />
       Le personnage de saint Barnabé que nous fêtons en ce jour et dont la première lecture nous raconte l'envoi en mission est,  à première vue, à l'opposé de ce que fut monsieur Beaumont. Et pourtant, les deux personnages nous révèlent le coeur de l'Église qui se nourrit de la complémentarité des charismes de ses membres. Le Corps mystique du Christ qui est l'Église est formé de divers membres avec leurs talents, leurs ressources et  leur vocation propre qui en manifestent la beauté et la richesse.       <br />
              <br />
       1- <span style="font-style:italic">Ouvrier de l'Évangile</span>       <br />
              <br />
       On peut dire sans exgération que notre confrère monsieur Beaumont fut comme saint Barnabé un ouvrier remarquable de l'Évangile. Comme lui c'est par l'imposition des mains reçue à son ordination au presbytérat qu'il a été consacré dans sa vocation de prêtre. Comme Barnabé et Paul, il a accepté d'être séparé, mis à part, pour le service de l'Évangile.        <br />
              <br />
       Il n'a pas pour autant laissé de côté les membres de sa famille ici présents. Il fut toujours pour eux un soutien, un conseiller et un confident même dans les moments difficiles. Mais ce que je retiens, c'est la fidélité durable à un appel entendu dans sa jeunesse et à une vocation qui s'est manifesté dans un service auprès des autres qui a pris diverses formes.        <br />
              <br />
       Son intelligence, son discernement et son jugement furent sans cesse mis à contribution dans son enseignement à la Faculté de théologie et de sciences religieuses, auprès des couples, comme juge au tribunal matrimonial diocésain, comme supérieur et directeur spirituel au Grand Séminaire pour ne citer que quelques-uns des terrains où s'est réalisé sa vocation de prêtre.       <br />
              <br />
       2 - <span style="font-style:italic">À l'écoute</span>       <br />
              <br />
       Ouvrier de l'Évangile, monsieur Beaumont, fut aussi comme saint Barnabé, mais à sa façon, un apôtre ouvert aux personnes et aux nouveautés de l'Esprit. On voit dans la première lecture Paul et Barnabé qui prennent du temps avec les gens à Antioche &quot;...pendant toute une année, est-il écrit, ils furent les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable.         <br />
              <br />
       Tel fut monsieur Beaumont : présence assidue et constante; écoute attentive et ouverte; annonce claire et sentie de l'amour de Jésus. Les heures passées à son bureau comme conseiller spirituel furent les plus belles de sa vie, disait-il. À la retraite, il ne cessait de recevoir ceux et celles qui se présentaient.        <br />
              <br />
       Cette facette de la vie de monsieur Beaumont ne le confinait pas dans l'individuel et l'intime, Il a su comme Paul et Barnabé &quot;instruire une foule considérable&quot;, c'est-à-dire guider et encadrer avec compétence et sagesse de nombreux étudiants et étudiantes au cours de sa carrière de professeur d'Éthique et Morale. On pourrait dire de lui ce que l'auteur des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> écrit de Barnabé ; &quot;c'était un homme de valeur, rempli d'Esprit Saint et de foi&quot; (<span style="font-style:italic">Actes, 11, 24</span>).       <br />
              <br />
       3 -<span style="font-style:italic"> Dépouillé et donné aux autres</span>       <br />
              <br />
       Si nous laissons maintenant les paroles de l'évangile de Matthieu résonner en nous, celles-ci, rapportant certaines des consignes données par Jésus à ses disciples, me paraissent s'incarner profondément dans la vie de monsieur Beaumont : surtout son détachement proverbial et son attention au vécu des personnes.        <br />
              <br />
       &quot;Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement&quot; conseille Jésus aux Apôtres. Restez libres &quot;ni or ni argent... ni sac, ni sandales, ni bâton.&quot; Monsieur Beaumont avait bien compris cette consigne. Il fut un homme libre dans sa vie personnelle, dans ses opinions, dans son enseignement, dans ses conseils. &quot;Serviteur de l'Évangile&quot;, il trouvait dans ces Paroles de vie la source de cette liberté.       <br />
              <br />
       &quot;Informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir...rester chez lui...&quot; dit Jésus aux Apôtres. Je trouve dans cette autre consigne de Jésus une illustration du soin que mettait monsieur Beaumont à ne pas s'imposer, à procéder lentement, à regarder les personnes en face, à les accueillir en ce qu'elles étaient sans jamais les juger.        <br />
              <br />
       Son attention au vécu des personnes était proverbiale. Plutôt que de transmettre une théorie, une réflexion abstraite, monsieur Beaumont s'intéressait à la vie concrète, aux situations particulières. Casuiste, disait-on de lui sans être péjoratif, il l'était admirablement. On reconnaissait ainsi son souci continuel d'aller dans les détails des situations pour mieux les peser, les évaluer et porter un jugement équilibré.        <br />
              <br />
       Je m'arrête dans cet éloge qui ne nous éloigne pas cependant des lectures du jour puisqu'il nous donne l'occasion de reconnaître en saint Barnabé dont c'est la fête et en monsieur Beaumont dont nous faisons mémoire d'admirables &quot;serviteurs de l'Évangile&quot; chacun à leur façon.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Baptisés et disciples de Jésus, nous sommes invités à marcher dans la même voie. Les obstacles ne manquent pas. La route est difficile parfois. Comme le prophète Élie nous risquons de manquer de force pour aller jusqu'au bout. La force et la nourriture spirituelle dont nous avons besoin nous les trouvons dans l'Eucharistie.       <br />
              <br />
       Que cette célébration en mémoire de notre frère Henri ravive notre foi, soutienne notre espérance et nous enflamme d'amour. C'est ce que je nous souhaite à tous.       <br />
              <br />
       Amen!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Serviteur-de-l-Evangile-Homelie-pour-l-anniversaire-du-deces-de-monsieur-l-abbe-Henri-Beaumont_a417.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet</title>
   <updated>2010-09-07T23:11:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Serviteur-fidele-et-prudent-Homelie-aux-funerailles-de-monsieur-l-abbe-Henri-Beaumont-par-le-cardinal-Ouellet_a360.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2010-07-02T19:02:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie donnée aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont, prêtre du Séminaire de Québec, le 28 juin 2010 à la Cathédrale Notre-Dame de Québec par le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec et primat du Canada. Textes: 1 Thessaloniciens 4, 13-14.17d-18 et Luc, 12, 35-38.40)     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2194328-3059465.jpg?v=1289459892" alt="« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet" title="« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées.       <br />
       Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.</span>       <br />
              <br />
       Chers confrères, évêques et prêtres,       <br />
       Chers membres de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec,       <br />
       Chers membres de la famille de l’abbé Beaumont, chers amis,        <br />
              <br />
       Nous sommes rassemblés pour un dernier adieu à l’abbé Henri Beaumont, prêtre du Séminaire de Québec, qui est entré au Petit Séminaire de Québec à l’âge de 11 ans, puis au Grand Séminaire jusqu’à son ordination sacerdotale le 15 juin 1946. Il exerça ensuite son ministère sacerdotal comme formateur au Grand Séminaire et comme professeur à la Faculté de théologie de l’Université Laval. Peu de prêtres ont vécu comme lui toute leur vie dans la même institution, dont 64 années de sacerdoce consacrées à l’enseignement, à l’accompagnement spirituel des séminaristes, des prêtres, des couples et aussi des religieuses, car il a exercé un ministère important comme aumônier des Ursulines et des Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux.        <br />
              <br />
       Conseiller recherché, professeur compétent et pasteur très dévoué, l’abbé Beaumont a exercé une influence profonde sur un nombre incalculable de personnes engagées dans la vie de l’Église. Nous sommes tous conscients de perdre une figure de premier plan de notre Église, une figure peu connue peut-être du grand public, mais tellement significative pour la vie spirituelle et intellectuelle de beaucoup d’entre nous. Par son témoignage de longue fidélité et sa manière d’être, humble et discrète, Monsieur Beaumont était en quelque sorte une institution dans l’institution, une référence, un prêtre estimé de tous et un sage très consulté jusque dans son grand âge.       <br />
              <br />
       « Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées ». Ces paroles de l’Évangile me semblent bien correspondre à la vie de ce prêtre remarquable par sa constance et sa sagesse. C’était un homme de foi profonde et de mure réflexion, de tempérament timide et introverti qui fuyait les feux de l’actualité, mais qui gardait la tenue de service par sa disponibilité et la qualité de son ministère. Il priait de façon fervente et assidue. Ses cours et ses homélies étaient toujours soigneusement préparées. Si le ton de ses enseignements pouvait paraître terne à certains, leur contenu impressionnait et rendait réellement service. L’abbé Beaumont était d’une intelligence pénétrante,  très au fait de l’évolution des idées, ouvert d’esprit et de cœur au dialogue, respectueux dans la manière de s’exprimer, surtout quand il formulait quelque réserve sur un livre ou une opinion théologique, notamment dans le domaine de la théologie morale. Les nobles qualités de ce prêtre et ses états de service font honneur à la Faculté de théologie et à la Communauté des Prêtres du Séminaire de Québec qui lui doivent beaucoup.        <br />
              <br />
       Nous nous recueillons au chevet de sa dépouille en pensant au mystère du sacerdoce que la Parole de Dieu éclaire aujourd’hui d’une vive lumière.  « Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Vraiment, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour ». Le prêtre est un serviteur de Dieu au milieu de son peuple. Il représente le Christ Jésus, le Bon Pasteur qui annonce le Royaume, qui s’abaisse pour laver les pieds de ses disciples et qui donne sa vie pour ses brebis. L’abbé Beaumont a servi le Christ, Prêtre et Pasteur, de diverses manières, durant 64 ans de ministère, apportant à ses frères et sœurs la sagesse de l’Église à laquelle il était indéfectiblement attaché. En évoquant la mémoire de ce prêtre rayonnant de bonté, prenons conscience plus profondément de ce que signifie la prêtrise pour l’Église et le monde. Le prêtre est l’homme de la Parole, de la prière et de l’unité. Il rassemble et sanctifie la communauté des croyants au nom du Christ et de l’Église. Ce n’est qu’un pauvre serviteur de la grâce mais il demeure néanmoins indispensable.        <br />
              <br />
       Chers membres de la famille, amis et proches de l’abbé Henri Beaumont, notre Église a besoin de prêtres. Notre Église a un urgent besoin de prêtres, de diacres, de personnes consacrées et de laïcs ardents qui témoignent de l’Évangile en esprit de solidarité et de communion. Devant l’urgence d’une nouvelle évangélisation et l’appauvrissement en ressources, prions le Maître de la moisson, avec humilité et persévérance, d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Notre Église a besoin de prêtres, qui, comme l’abbé Beaumont, sauront apporter un éclairage judicieux sur les questions de théologie morale qui sont souvent délicates, mais nécessaires pour guider la route des baptisés avec une conscience éclairée.        <br />
              <br />
       Gardons vivant le témoignage édifiant de l’abbé Beaumont en devenant personnellement plus engagés pour demander des vocations à la prêtrise et pour les accompagner de notre mieux; encourageons les familles et les communautés chrétiennes à redécouvrir la grandeur et l’importance du sacerdoce ministériel au sein de la mission de l’Église; n’hésitons pas à inviter des jeunes à fréquenter le Petit Séminaire diocésain et à soutenir les candidats qui entrent au Grand Séminaire. C’est la responsabilité de toute la communauté ecclésiale et c’est la nôtre aujourd’hui, en présence de ce serviteur fidèle de l’Évangile, de promouvoir avec une nouvelle ardeur et de nouveaux moyens les vocations au sacerdoce. Puisse le Bienheureux François de Laval, fondateur de notre Église de Québec, obtenir pour nous du Maître de la moisson, des ministres de la Parole et de l’Autel qui soient de la trempe de ce bon prêtre que nous portons à son dernier repos.         <br />
              <br />
       Au moment où nous allons poursuivre l’Eucharistie, rappelons-nous du rôle irremplaçable et unique du prêtre à la messe. Laissons-nous inspirer par les paroles de la Constitution sur la Divine liturgie du Concile Vatican II : « Le Christ est toujours là auprès de son Église, surtout dans les actions liturgiques. Le Christ est présent dans le sacrifice de la messe et dans la personne du ministre, « le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s’offrit alors lui-même sur la croix et, au plus haut point sous les espèces eucharistiques ». (S.C. 7).        <br />
              <br />
       « Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Vraiment, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour ». Chers amis, c’est ce mystère qui s’accomplit maintenant pour nous. Le Maître nous invite à sa table, Il nous sert le mets le plus précieux et le plus inimaginable en nous offrant humblement son corps à manger et son sang à boire, comme remède d’immortalité et nourriture de vie éternelle. Rendons grâces à Dieu. Ce mystère ineffable, c’est par le prêtre qu’il s’accomplit. Amen!        <br />
              <br />
       Marc Cardinal Ouellet       <br />
       Archevêque de Québec et Primat du Canada       <br />
       28 juin 2010.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2194328-3059466.jpg?v=1289459892" alt="« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet" title="« Serviteur fidèle et prudent » - Homélie aux funérailles de monsieur l'abbé Henri Beaumont par le cardinal Ouellet" />
     </div>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Serviteur-fidele-et-prudent-Homelie-aux-funerailles-de-monsieur-l-abbe-Henri-Beaumont-par-le-cardinal-Ouellet_a360.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour la fête de saint Joseph, travailleur - Saint Joseph : homme juste, époux et serviteur fidèle</title>
   <updated>2013-05-09T06:06:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-la-fete-de-saint-Joseph-travailleur-Saint-Joseph-homme-juste-epoux-et-serviteur-fidele_a346.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/2067554-2868650.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-05-01T03:32:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie en la fête de saint Joseph, travailleur, lors de la messe anniversaire pour monsieur l’abbé Edmond Labrecque (décédé le 6 mai 2009) célébrée le 1 mai 2010 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général au Séminaire de Québec, Textes de l'Écriture: Colossiens 3,14-15.17.23-24 et Matthieu 13, 54-58.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/2067554-2868650.jpg?v=1289459883" alt="Homélie pour la fête de saint Joseph, travailleur - Saint Joseph : homme juste, époux et serviteur fidèle" title="Homélie pour la fête de saint Joseph, travailleur - Saint Joseph : homme juste, époux et serviteur fidèle" />
     </div>
     <div>
      J’ai été baptisé à la paroisse de saint Joseph en Beauce et j’ai toujours eu une grande dévotion à saint Joseph. Je me rappelle avec nostalgie les invocations chantées à saint Joseph, protecteur des maisons religieuses à la fin de la prière du soir durant mes études classiques comme pensionnaire. C’est pourquoi, je suis heureux de présider cette messe du premier anniversaire du décès de notre confrère l’abbé Edmond Labrecque en la fête de saint Joseph, travailleur. Cette fête, introduite dans l'année liturgique par le pape Pie XII en 1955, nous permet de nous laisser toucher par cet humble artisan et travailleur que fut saint Joseph. Les mots de la préface qui lui est consacrée au début de la Prière eucharistique m’ont inspiré les réflexions qui suivent.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’homme juste que tu donnas comme époux à la Vierge Marie</span>       <br />
              <br />
       Joseph est reconnu ici comme un homme juste. La richesse de ce terme dépasse l’usage qui en est fait lorsqu’il est appliqué au domaine financier. Dans la Bible le juste est quelqu’un d’accompli, un être épanoui et ouvert. Le juste est loué parce qu’il ne se regarde pas d’abord lui-même. Il porte avant tout son regard sur Celui qui l’a fait et qu’il sert : Dieu son créateur et son protecteur.       <br />
              <br />
       Dire que Joseph fut un homme juste, c’est le situer dans un environnement où ce n’est pas d’abord ce que tu fais, ce que tu gagnes, ce que tu réalises qui compte, mais c’est ce que tu es. C’est mettre de l’avant non pas le faire mais l’être. C’est pourquoi, l’humble artisan, le charpentier, que fut Joseph peut servir de modèle à tous les travailleurs et travailleuses qui demandent avec raison dans notre monde d’être reconnus dans leur dignité de personne humaine et de ne pas être traités seulement comme un ressource interchangeable des entreprises où ils deviennent hélas! parfois une simple monnaie d’échange.       <br />
              <br />
       Joseph, l’homme juste, ne s’est pas renfermé sur lui. Il a accueilli, comme le raconte saint Luc dans son évangile, Marie de Nazareth comme épouse. Il a épousé en elle non seulement la jeune fille qu’il aimait, mais le destin que Dieu lui préparait.  Ce qui l’amena à devenir comme le dit la préface à laquelle je me référais tout à l’heure « le serviteur fidèle et prudent à qui tu confias la sainte Famille ».       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Serviteur fidèle et prudent</span>       <br />
              <br />
       Ce rôle unique de Joseph auprès de Marie et de Jésus en fait une figure exceptionnelle. Tous les parents qui sont ici savent ce qu’il en coûte de temps et d’amour pour qu’une famille s’épanouisse et vive dans l’harmonie et le bonheur. Celle de Joseph, la Sainte Famille, a réalisé à la perfection sa mission en permettant à ses membres d’être ce qu’ils étaient appelés à être de toute éternité.        <br />
               <br />
       Sur les chemins de la vie quotidienne, la famille de Joseph a connu, c’est sûr, des hivers et des étés, des hauts et des bas, des questionnements même, mais Joseph ne mit jamais de côté cette foi et cette confiance en la Parole de Dieu qui se manifestaient dans son cœur et dans son intelligence.       <br />
              <br />
       Nous savons qu’il fut présent à Jésus et à Marie durant l’enfance de Jésus puisqu’on le retrouve avec eux au Temple lorsque Jésus avait 12 ans. On ne connaît pas ce qui s’est passé par la suite. Joseph disparaît du décor et au moment où Jésus commence à prêcher la Bonne nouvelle, il n’est plus question de lui dans les évangiles.        <br />
              <br />
       N’est-ce pas le lot d’un bon serviteur de laisser la place au Maître et de rester dans l’ombre? Joseph s’est réalisé pleinement en donnant à sa façon Jésus au monde. C’est pourquoi, vous remarquerez que les statues et les tableaux de saint Joseph le présente habituellement tenant Jésus dans ses bras (comme celui de Murillo qui illustre ce texte).        <br />
              <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Un modèle pour aujourd’hui et un modèle de toujours</span>       <br />
              <br />
       Je me permets de relier notre confrère Edmond Labrecque à cette image de saint Joseph. Dans sa vie, il fut bien souvent effacé et dans l’ombre, mais il portait, par son ordination comme prêtre, Jésus dans ses mains et il le présentait au monde. Il l’a fait bien humblement, mais quelle belle mission que celle de présenter Jésus au monde.       <br />
              <br />
       C’est cette mission qui nous incombe encore aujourd’hui comme hier. Vous le savez les conditions où nous nous trouvons sont difficiles : décrochage et baisse de la pratique religieuse, apostasies même pour certaines personnes, sécularisation galopante, crise de confiance envers l’Église à cause des scandales liés à la pédophilie etc.        <br />
              <br />
       Le chrétien croyant baptisé chemine à la suite du Christ dans l’histoire humaine et il n’attend pas de changements magiques. Il se met à la suite de Jésus qui a invité les siens à la persévérance et à la confiance, car comme le disait le bienheureux François de Laval « la semence de la Parole de Dieu porte du fruit dans la patience ».       <br />
              <br />
       Nous sommes invités à être aujourd’hui être des semeurs de l’Évangile, d’une Bonne nouvelle qui s’adresse à tous et qui apporte joie, paix, bonheur, compassion, respect qui culminent dans l’amour de nos frères et sœurs, dans le « Aimons-nous les uns les autres comme Dieu nous a aimés. »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de nous faire entrer de plus en plus dans ce chemin de l’amour fraternel qui est le commandement nouveau que Jésus nous a laissé.        <br />
              <br />
       Et que cette Eucharistie où nous nous retrouvons ensemble comme frères et sœurs réunis pas une même foi manifeste à travers les gestes de Jésus à la dernière Cène notre désir de le suivre toujours de mieux en mieux, car « le maître, c’est le Christ; vous êtes à son service » comme le rappelle saint Paul aux Colossiens  dans la première lecture (Colossiens 3, 24).       <br />
              <br />
       Comme le dit si bien l’antienne de communion tirée de cette lecture : « Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Colossiens 3,17).       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       1 mai 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title> « Serviteur du Christ » - Homélie des funérailles de monsieur le chanoine Jean-Charles Racine</title>
   <updated>2010-02-28T05:59:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Serviteur-du-Christ-Homelie-des-funerailles-de-monsieur-le-chanoine-Jean-Charles-Racine_a323.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1834842-2504123.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-23T23:53:00+01:00</published>
   <author><name>Denis Bélanger</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie aux funérailles de monsieur le chanoine Jean-Charles Racine, le 22 janvier 2010, à la Cathédrale Notre-Dame de Québec par Mgr Denis Bélanger, C.S.S., curé de la cathédrale. Textes: 1 Thessaloniciens 4, 13-14.17d-18 et Jean10, 14-16 (le bon Pasteur).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1834842-2504123.jpg?v=1289459878" alt=" « Serviteur du Christ » - Homélie des funérailles de monsieur le chanoine Jean-Charles Racine" title=" « Serviteur du Christ » - Homélie des funérailles de monsieur le chanoine Jean-Charles Racine" />
     </div>
     <div>
      Monsieur Racine avait demandé de ne pas parler de lui à ses funérailles, sauf de dire : prions pour notre frère Jean-Charles Racine qui a essayé d’être le serviteur du Christ.       <br />
              <br />
       Sans doute, rapporter publiquement ces paroles est déjà faire une certaine entorse à son vœu.  Mais assurément, respecter sa demande, c’est contempler non le serviteur, mais le Maître.  C’est tourner notre regard non pas vers le passé, mais devant nous, vers Celui qui est notre avenir et qui est lui-même la vie éternelle : le Christ vivant et ressuscité.       <br />
              <br />
       En effet, l’amour éternel du Père, en Jésus s’est fait homme et l’Esprit Saint l’a semé en nous pour que son germe éclate en vie éternelle.  Nous en faisons l’expérience en nous-mêmes, la vie éternelle est déjà commencée.  Désormais, il en est de l’histoire du monde comme du déroulement des saisons : sous la neige qui a tout figé veille tout de même le printemps, et dans les hivers du monde qui paralysent les cœurs, germe irrésistiblement le renouveau apporté par Jésus.         <br />
              <br />
       Jésus disait : « Moi, je suis le bon pasteur ».  Aucun juif qui l’écoutait ne pouvait se méprendre sur le sens de ses paroles : Jésus reprenait à son compte une image qui, dans l’Ancien Testament, était réservée à Dieu seul : lui était le berger qui fait paître son troupeau; il était le vrai pasteur de son peuple.       <br />
              <br />
       En Jésus, c’est donc Dieu qui est venu rassembler l’humanité pour la guider vers les pâturages de l’éternité.  Jésus connaît chacune des brebis, le secret de chaque vie et il les aime jusqu’à donner sa vie pour elles.  Parmi les baptisés portés et inspirés par la force de cet amour divin, des hommes et des femmes ont consacré leur vie dans un don qu’ils ont voulu sans partage, sans réserve et sans retour.       <br />
              <br />
       Cela était vrai hier, ça l’est encore aujourd’hui et grâce à Dieu, ça le sera demain.  Sans doute, hélas, il y a plus de funérailles de prêtres que d’ordinations.  On aimerait naturellement qu’ils soient plus nombreux, mais quelque soit leur nombre, ils ne sont pas une multiplicité de pasteurs, les uns à côté des autres.  Ils vivent un mystère d’unité non seulement parce qu’ils se rassemblent autour de leur évêque, mais d’abord parce qu’ils se retrouvent en un seul pasteur : le Christ.       <br />
              <br />
       Tout prêtre est conscient de cela et aussi de sa pauvreté par rapport à l’immensité du trésor qu’il est appelé à transmettre.       <br />
              <br />
       Laissé à lui-même, ce qu’un prêtre a fini par comprendre du mystère de l’amour de Dieu se réduirait rapidement à la petitesse de la nature humaine.  Heureusement, c’est l’Esprit Saint et l’Église qui gardent à sa portée l’océan d’amour contenu dans le trésor de la Parole de Dieu. On raconte que saint Augustin s’était étonné de voir un enfant au bord de la mer qui avait creusé un trou dans le sable et qui essayait d’y verser l’océan.  L’enfant lui aurait dit : tu fais la même chose, toi qui essaie de verser dans un cœur humain l’océan de l’amour de Dieu.         <br />
              <br />
       Voilà la mission.  Et les prêtres sont appelés à la grande tâche d’être pasteurs du peuple de Dieu à la manière de Jésus pour que la voix du bon berger passe à travers eux et se répande dans les cœurs disponibles.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, alors que nous prions pour notre frère Jean-Charles qui a essayé d’être le serviteur du Christ, priez aussi pour les prêtres que vous connaissez et qui constatent bien leurs limites personnelles et leur handicap dans le domaine de l’amour, eux qui président la sainte eucharistie en mémorial de ce repas où Jésus a demandé de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés.       <br />
              <br />
       Notre frère Jean-Charles s’est endormi dans la mort.   « Endormi », c’est une belle image de saint Paul parce que si quelqu’un s’endort, c’est qu’il se réveillera.  Nous savons que nos amis défunts restent dans le Christ membres de son corps.  Ils entreront dans l’éternité avec tous ceux qu’ils ont été appelés à aimer et à servir, et le Père dira à chacun comme à tous : entre dans la joie de ton maître, en toi mon enfant, j’ai mis tout mon amour.        <br />
              <br />
       Que la promesse des retrouvailles éternelles garde vivante notre espérance et nous permette de vivre avec plus de sérénité les inévitables épreuves de la vie, de bâtir un monde plus juste en dépit de la grande difficulté que nous avons ici-bas de réaliser une parfaite entente entre les personnes.       <br />
              <br />
       En attente de cet aboutissement dans la lumière et dans la paix, puisse la Vierge Marie déposer dans nos cœurs celui qu’elle a porté dans ses bras pour nous aider à continuer notre route et rendre, chacun pour notre part, le monde meilleur.        <br />
               <br />
       En faisant eucharistie, prions pour notre propre transformation dans l’amour.  Dans toutes ses pages, l’Évangile nous rappelle que nous sommes du transformable à l’infini dans l’amour de Dieu.  Amen.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Denis Bélanger C.S.S.       <br />
       Curé de la cathédrale Notre-Dame de Québec</span>       <br />
              <br />
       Le 23 janvier 2010
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Serviteur-du-Christ-Homelie-des-funerailles-de-monsieur-le-chanoine-Jean-Charles-Racine_a323.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur » - Homélie pour la fête de l’apôtre saint Jacques le Majeur</title>
   <updated>2010-04-07T02:40:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Celui-qui-veut-devenir-grand-sera-votre-serviteur-Homelie-pour-la-fete-de-l-apotre-saint-Jacques-le-Majeur_a291.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1504299-2003893.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-25T22:30:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie donnée en la fête de saint Jacques le Majeur, apôtre, à la Chapelle Notre-Dame du Lac Poulin dans le diocèse de Québec, le samedi 25 juillet 2009 par Mgr Hermann Giguère, prêtre desservant, dans le cadre des festivités du 50e anniversaire de la constitution de la Municipalité de Lac-Poulin . Textes de l'Écriture: 2 Co 4,7-15 et Mt 20, 20-28.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1504299-2003893.jpg?v=1289459864" alt="« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur » - Homélie pour la fête de l’apôtre saint Jacques le Majeur" title="« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur » - Homélie pour la fête de l’apôtre saint Jacques le Majeur" />
     </div>
     <div>
      En juin 1961, nous disent les <a class="link" href="http://pages.infinit.net/rcc/lacpoulin_historique.htm">archives</a> de la Desserte de Notre-Dame du Lac Poulin, la première messe célébrée par l’abbé Jean Poulin l’est dans la salle qui a été construite durant l'hiver, par la municipalité de Lac-Poulin dans le cadre du programme des travaux d'hiver et qui sera vendue par la suite (le 11 avril 1962) à l'Archevêque catholique romain de Québec, au prix de $6265.14 pour qu'elle serve de lieu de culte autour du Lac Poulin et des autres lacs.       <br />
              <br />
       La <a class="link" href="http://pages.infinit.net/rcc/lacpoulin_municipalite.htm#notes">municipalité de Lac-Poulin </a> avait été  constituée en 1959 (le 5 mars 1959) par détachement de celle de Saint-Benoît-Labre. C’est l’anniversaire que nous fêtons aujourd’hui. L’abbé Bolduc et moi sommes des plus heureux de nous associer à ces fêtes. Je l’ai suivi de peu pour aider l’abbé Poulin. Lui a commencé en 1964 et moi en 1969.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Les rassemblements</span>       <br />
              <br />
       Se réunir à l’église pour commencer ces fêtes est une occasion non seulement de rendre grâces, de dire merci au Seigneur, mais c’est aussi une occasion de faire communauté, de vivre des relations vivantes avec ceux et celles qui partagent le même idéal, la même foi.       <br />
              <br />
       Bien sûr que le nombre est moins grand qu’autrefois, mais le cœur est tout aussi brûlant et ouvert. Les deux textes qui viennent d’être lus nous renseignent sur la façon dont nous pouvons non seulement nous retrouver mais aussi faire communauté, nous retrouver comme de véritables disciples de Jésus, comme une famille d’esprit et de cœur.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Devenir des disciples : un idéal accessible </span>       <br />
              <br />
       Cet idéal de devenir des disciples de Jésus demande de se mettre à son écoute, d’entendre son message et de le mettre en pratique le mieux possible dans notre situation de vie. C’est toute une tâche dans nos vies bousculées de diverses façons, alimentées de sollicitations nombreuses à tous les plans : affectif, social, politique, économique. Cette tâche n’écrase pas celui ou celle qui s’y laisse entraîner, au contraire. Devenir disciple  est un idéal accessible malgré notre faiblesse, notre petitesse dira saint Thérèse de l'Enfant-Jésus. Même plus, cet idéal se réalise à travers et dans notre faiblesse.       <br />
              <br />
       Écoutons saint Paul lorsqu’il présente les Apôtres dans la première lecture. Comme saint Jacques que nous fêtons aujourd'hui, ils étaient des gens simples. Saint Jacques et son frère Jean étaient pêcheurs. Saint Pierre et son frère André aussi. C'est ce qui fait dire à saint Paul qu'ils étaient des gens qui étaient conscients de porter des trésors dans des vases fragiles, « des poteries sans valeur », mais, ajoute saint Paul, loin de se décourager, ils reconnaissaient qu’une force et une liberté extraordinaires leur venaient de Dieu lui-même dans leur faiblesse.        <br />
              <br />
       Comme les Apôtres, les disciples de Jésus que nous désirons être expérimentent leur faiblesse, mais ils peuvent s’appuyer sur une force qui ne vient pas d’eux seulement. Ils subissent des épreuves, mais ils ne sont pas écrasés, ils sont désorientés parfois, mais non pas désemparés, ils se sentent combattus, mais pas abandonnés, ils sont même terrassés, mais jamais anéantis.        <br />
              <br />
       Quel soulagement et quelle consolation que d’entendre ces paroles qui s’appliquent à nous de façon particulière dans les années que nous vivons. Oui c’est dans la faiblesse que se manifeste la puissance de Dieu. Nous avons besoin d’y revenir pour ne pas céder au découragement et tourner la page sur Dieu comme bien de nos contemporains l’ont fait.        <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Devenir disciple, c’est servir</span>       <br />
              <br />
       Le texte du passage de l’évangile de saint Mathieu qui rappelle une discussion de la mère de l’apôtre Jacques que nous fêtons aujourd’hui nous permet de saisir que devenir disciples de Jésus ne se fait pas comme se font les promotions et l’avancement dans la société. La mère de Jacques et de Jean qui fut lui aussi un apôtre est une bonne mère. Elle veut le succès de ses fils et les voyant accrochés à ce Jésus qui lui semble destiné à une belle carrière, elle lui demande de ne pas oublier ses fils.        <br />
              <br />
       Jésus engage la conversation avec elle et il lui répond de façon mystérieuse en lui disant qu’ils auront place auprès de lui s’ils le suivent jusqu’au bout : « Ma coupe vous y boirez. ». La mère de Jacques et Jean se réjouit de cette réponse dont elle ne comprend pas sur le coup toutes les implications. Les autres apôtres eux sont offusqués. Et leur mauvaise humeur permet à Jésus de préciser sa réponse en nous donnant la clé nécessaire pour devenir disciples. Devenir disciple de Jésus, c’est se faire serviteur : « Parmi vous…celui qui veut devenir grand sera votre serviteur…le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »       <br />
              <br />
       Cet idéal du service demeure l’idéal du disciple de Jésus. Il nous revient de chercher à le vivre de diverses façons. Ce peut être en privilégiant le service de sa famille, le service des concitoyens, l’aide à des gens dans le besoin, la participation à des associations impliquées socialement etc. L’important n’est pas ce que nous faisons, mais c’est le cœur que nous y mettons, car devenir disciple de Jésus c’est entrer dans une famille où il y a place pour tout le monde et où il y a de l’amour fraternel qui se sent et se voit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Dans cette messe nous voulons vivre cet amour fraternel en nous réunissant autour de la table où nous partageons la Parole de Dieu et le Corps et le Sang de Jésus. Chaque messe nous permet d’entrer de plus en plus avec nos frères et sœurs dans la famille des disciples de Jésus que les apôtres, comme saint Jacques que nous fêtons aujourd’hui, ont contribué à développer et à soutenir ce que nous sommes appelés à faire nous aussi aujourd’hui, Avec eux nous pouvons reprendre le mot de saint Paul dans la première lecture : « Nous croyons nous aussi, et, c’est pourquoi nous parlons. »       <br />
              <br />
       Amen.       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       le 25 juillet 2009       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1504299-2003896.jpg?v=1289459864" alt="« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur » - Homélie pour la fête de l’apôtre saint Jacques le Majeur" title="« Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur » - Homélie pour la fête de l’apôtre saint Jacques le Majeur" />
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     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
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   <title>Serviteur généreux  (Lc, 12, 35-38) pour le cardinal Vachon</title>
   <updated>2009-11-01T02:22:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Serviteur-genereux-Lc-12-35-38-pour-le-cardinal-Vachon_a63.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/463963-569036.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2006-10-05T13:42:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie du Supérieur général du Séminaire de Québec à la Chapelle ardente pour le cardinal Vachon à la Basilique-cathédrale de Québec 4 octobre 2006     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/463963-569036.jpg?v=1289459897" alt="Serviteur généreux  (Lc, 12, 35-38) pour le cardinal Vachon" title="Serviteur généreux  (Lc, 12, 35-38) pour le cardinal Vachon" />
     </div>
     <div>
      Chers frères et soeurs,       <br />
              <br />
       L’héritage d’une personne qui nous quitte ne tient pas uniquement aux choses matérielles qui nous la rappellent, à ses réalisations ou encore aux souvenirs qu’elle nous laisse. Le départ d’un croyant comme fut notre frère en Jésus-Christ, Louis-Albert, nous renvoie aussi à un itinéraire spirituel d’un fils de Dieu et d’un disciple de Jésus.       <br />
              <br />
       Pourquoi alors ne pas en profiter pour recueillir en nous des paroles qui l’ont inspiré et qui ont modelé sa vie toute entière?       <br />
              <br />
       C’est ce que j’ai essayé de faire lorsqu’on m’a demandé de choisir un texte de l’Évangile qui nous permettrait à nous ici présents de reconnaître en quoi le cardinal Vachon a été un disciple de Jésus. Spontanément m’est venu à l’esprit le texte que vous venez d’entendre.       <br />
              <br />
       Pourquoi? Ayant connu le cardinal Vachon à mon entrée au Grand Séminaire en 1958 et par la suite l’ayant eu comme supérieur pendant 16 ans, comme évêque pendant 10 ans et ayant eu la chance de le côtoyer de près, j’ai toujours été fasciné par son esprit de service. L’image du serviteur en train de veiller, attentif aux désirs du Maître, toujours en tenue de service lui sied à merveille. Combien de fois, ne l’ai-je pas entendu dire que malgré ses limites, malgré son âge, si le Seigneur lui indiquait par les autorités une tâche à exercer, il répondait sans hésitation : « Me voici » comme au jour de son ordination? Accepter de devenir évêque à 65 ans après une fructueuse carrière comme recteur de l’Université Laval n’est pas banal et se retrouver à 68 ans à la tête du diocèse de Québec pendant 10 ans relève de cet esprit de service que nous pouvons admirer et imiter.        <br />
              <br />
       Où puiser une telle disponibilité si ce n’est en s’appuyant non sur ses qualités personnelles uniquement mais sur une foi sans faille au Maître à qui on a tout donné?       <br />
              <br />
       Ce Maître ce soir lui dit : « C’est à mon tour de te servir, bon et généreux serviteur vient t’asseoir à ma table et goûter la joie de ma présence pour toujours ».       <br />
              <br />
       Modestement, je n’ai ouvert qu’une petite fenêtre sur un itinéraire spirituel qui pourrait être éclairé par bien d’autres textes de l’Évangile. Il nous revient à chacune et à chacun d’entre nous de laisser l’héritage du cardinal Vachon parler à notre cœur. Je suis sûr qu’il rejoint en nous cette recherche que toutes et tous nous faisons dans ce chemin qui nous conduit vers un ailleurs déjà présent qui se continuera dans une vie éternelle auprès du Père.        <br />
              <br />
       Recevoir un héritage comme celui du cardinal Vachon, c’est croire en la vie nouvelle dans l’Esprit où nous sommes entrés avec le Christ par notre baptême.       <br />
              <br />
       Recevoir un héritage comme celui du cardinal Vachon, c’est marcher dans la foi malgré les questionnements, sûrs de Celui en qui l’on croit : Jésus-Christ, hier, aujourd’hui et demain.       <br />
              <br />
       Recevoir un héritage comme celui du cardinal Vachon, c’est croire en l’Église communauté de croyantes et de croyants, sel de la terre et lumière du monde.       <br />
              <br />
       Recevoir un héritage comme celui du cardinal Vachon, c’est avoir la patience du serviteur qui sème en laissant la croissance dans les mains de son Maître.       <br />
              <br />
       Que Celui que notre frère Louis-Albert a servi avec tant de cœur et tant de talents vienne le recevoir et lui ouvrir la porte pour qu’il s’assoie pour toujours avec Lui.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre, p.h.       <br />
       le 4 octobre 2006       <br />
       _____________________________________       <br />
              <br />
              <br />
       Évangile selon saint Luc Chapitre 12        <br />
              <br />
       35 Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. 36 Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. 37 Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. 38 S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
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