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 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
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 <updated>2014-10-30T14:25:43+01:00</updated>
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   <title>Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : "La porte étroite..."</title>
   <updated>2013-08-27T01:53:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-21e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-C-La-porte-etroite_a550.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2013-08-23T20:34:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C à la Chapelle du Lac Poulin (St-Benoît-Lâbre, Québec) le 25 août 2013 par Mgr Hermann Giguère P.H., prêtre du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture: Isaïe 66, 18-21, Hébreux 12, 5-7 et 11-13, Luc 13, 22-30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5789840-8631266.jpg?v=1377283139" alt="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : "La porte étroite..."" title="Homélie pour le 21e dimanche du temps ordinaire Année C : "La porte étroite..."" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction : une question</span>       <br />
              <br />
       Un quidam demande à Jésus s’il y aura peu de gens être sauvés C’est une question qui a hanté bien des croyants au cours des siècles. À certaines périodes, cette question était tellement présente qu’elle a provoqué de terribles angoisses chez certains.        <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La réponse de Jésus</span>       <br />
              <br />
       Revenons à la question et à la réponse de Jésus. La question posée à Jésus semble bien claire, mais, en fait, posée comme elle l’est, elle est piégée. En effet, le type de l’évangile voudrait se faire dire oui ou non, mais, Jésus dans sa réponse déplace le centre de l’attention du « combien » au « comment ».        <br />
              <br />
       Combien il va y en avoir ce n’est pas la bonne question pour Jésus. La bonne question, c’est « moi, qu’est-ce que je fais pour être sauvé ». Comment? Et Jésus continue en disant que la porte est ouverte actuellement, mais un jour elle sera fermée, Ce qui est important donc c’est d’entrer maintenant dans le salut proposé par Jésus. « Efforcez-vous d’entrer maintenant par la porte étroite…beaucoup chercheront, plus tard à entrer et ne pourront pas, car le maître aura fermé la porte. »       <br />
              <br />
       Voilà le message de Jésus aujourd’hui : il est urgent d’accueillir Dieu dans sa vie. Il faut le faire maintenant et ne pas remettre à plus tard parce que ce sera alors trop tard.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">Une vie éternelle déjà commencée ici-bas</span>       <br />
              <br />
       Pourquoi Jésus nous presse-t-il tellement à ne pas remettre à plus tard de s’occuper de son salut?       <br />
              <br />
       Pour une raison bien simple, mais qui est au cœur de notre foi. C’est la suivante. Notre bonheur éternel, il se commence ici-bas dans l’amour, l’aide aux autres, le dévouement la générosité etc.… toutes les vertus qu'on essaie de pratiquer; patience, humilité, charité etc... enfin dans tout ce qui se vit quotidiennement.       <br />
              <br />
       Il y a une belle comparaison qui le dit très bien. L’enfant dans le sein de sa mère avant sa naissance ne se dit pas : « Je vais attendre plus tard pour me former des yeux parce qu'ici il n’y a pas de lumière ou encore à quoi sert d'avoir des jambes, il n’y a pas de place pour courir ici. » Il ne se dit pas cela parce que dans le sein de sa mère il développe les organes qui lui permettront de jouir pleinement de sa vie près sa naissance.       <br />
              <br />
       Il en est un ainsi pour des chrétiens. Nous devons développer ici-bas les organes spirituels, je dirais, l’amour de Dieu et du prochain, toues ces vertus dont j'ai parlé il y un instant, qui nous permettront de jouir pleinement de la vie avec Dieu pour toujours après notre mort.       <br />
              <br />
       Il faut donc prendre au sérieux le temps présent, ne pas fuir nos responsabilités, car c’est maintenant que se joue notre éternité.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Une relation personnelle avec Jésus à développer</span>       <br />
              <br />
       Si on continue à lire la suite de cet évangile, on remarque qu’une condition est mise pour être sauvés : tu seras sauvé parce que, toi,  tu te seras impliqué personnellement. Il ne te suffira pas, dit Jésus de dire : « J’ai mangé et bu avec toi.. » en d’autres mots, j’ai été à la messe, j’ai fais mes prières, j’ai fait partie d’associations chrétiennes etc. etc. on se connaissait bien…       <br />
              <br />
       Vous savez, on peut bien vivre à côté de quelqu’un pendant plusieurs années sans s’intéresser vraiment à cette personne, à ses besoins, sans l’aimer, sans s’impliquer personnellement. Jésus nous dit que  ce peut être la même chose avec Dieu aussi.        <br />
              <br />
       Et pourtant, s’impliquer personnellement n’est pas si difficile. C’est à la portée de tous et toutes, dit Jésus, même des ceux et celles qui se sentent bien peu de choses : « Des derniers seront premiers et des premiers seront derniers ». C’est le cœur qui compte. Voilà!       <br />
              <br />
       Je pense ici à une dame qui me demandait souvent si tout ce qu’elle avait fait dans le silence pour sa famille, son mari et ses enfants, ça valait la peine. «  Ai-je bien fait, disait-elle? ». Je lui répondais que tout l’amour, toute la générosité qu’on déploie autour de soi, le bon Dieu le voit. C’est pourquoi, des « derniers » aux yeux du monde, sont des « premiers » aux yeux de Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Seigneur Jésus, donne-moi le désir de t’ouvrir toute grande ma porte, car t’accueillir c’est accueillir le salut, te laisser entrer, c’est aussi le moyen d’entrer chez toi, dans ton royaume, dans ton amour. Fais-moi comprendre, dans cette Eucharistie où ta présence vient nous soutenir et nous nourrir spirituellement, que dès maintenant, je dois aussi ouvrir ma porte aux autres, car c’est par cette porte de l’amour que j'ouvre toute grande que tu entreras chez moi aujourd’hui et dans l’éternité.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       le 23 août 2013</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"La voie de la fidélité" - Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 24 mars 2010 - Mercredi de la 5e semaine du Carême Année C</title>
   <updated>2010-09-25T19:47:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/La-voie-de-la-fidelite-Homelie-pour-l-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-24-mars-2010-Mercredi-de-la_a335.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2010-03-25T01:41:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie de Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec lors de l' Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand le 24 mars 2010. Textes de l'Écriture: Daniel 3, 14-20.91-92.95 et Jn, 8, 31-42 (Mercredi de la 5e semaine du Carême Année C).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1962386-2702041.jpg?v=1289459880" alt=""La voie de la fidélité" - Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 24 mars 2010 - Mercredi de la 5e semaine du Carême Année C" title=""La voie de la fidélité" - Homélie pour l'anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec 24 mars 2010 - Mercredi de la 5e semaine du Carême Année C" />
     </div>
     <div>
      Le fil conducteur de mon homélie en ce jour de l’anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec, m’a été inspiré par le thème de l’Année sacerdotale « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre ». Fidélité est un mot riche de multiples sens. Il renvoie à la responsabilité devant ses obligations, à la constance dans ses attitudes et ses choix. Les deux textes que nous venons de lire célèbrent chacun à leur façon les mérites de la fidélité.       <br />
              <br />
       I - <span style="font-style:italic">La fidélité de Dieu qui  sauve</span>       <br />
              <br />
       Les trois jeunes hommes du récit de Daniel, manifestent une détermination qui surprend le roi. Celui-ci pense bien arriver à les faire changer d’avis, mais c’est peine perdue. Il ordonne alors de leur imposer un choix extrême. C’est leur vie elle?même qui sera mise en jeu. Et en se mettant à la place des trois jeunes hommes, on est surpris de les voir réaliser en figure et par anticipation la parole de Jésus « Qui veut sauver sa vie la perdra; mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera » (Mathieu 16, 25).       <br />
               <br />
       C’est bien l’enjeu qui est celui des trois jeunes hommes ici. Point d’hésitation pour eux : « Nous ne lâcherons pas le Seigneur. Nous ne servirons pas tes dieux ».       <br />
              <br />
       Cette fidélité étonne et surprend le roi. Et, elle est marquée par  une réponse de Dieu qui parlera à toutes les générations de croyantes et de croyants au cours des siècles et qui inspirera les martyrs des Macchabées aux premiers martyrs chrétiens jusqu’aux martyrs du 20e siècle que Jean-Paul II honoraient dans une célébration historique au cours de l’an 2000 au Colisée de Rome : la fidélité de Dieu sauve ceux qui mettent leur confiance en lui.       <br />
              <br />
       Le texte de la première lecture nous fait toucher du doigt que la fidélité des personnes provoque celle de Dieu qui se manifeste dans le fait raconté par Daniel avec un éclat incomparable. Le feu entoure les jeunes gens. Il ne les brûle pas. Et les témoins ne peuvent que reconnaître la fidélité du Seigneur qui n’abandonne jamais.       <br />
               <br />
       Dans les situations les plus dramatiques et dans les causes qui semblent perdues le chrétien, comme les trois jeunes hommes,  peut être sûr de la fidélité inébranlable de son Dieu qui l’a montrée tout au cours de l’Histoire du Salut à partir d’Abraham jusqu’à nous et qui continuera de le faire jusqu’au jour du Retour en gloire de son Fils Bien-aimé. Avec Jésus commence cependant une ère nouvelle.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La fidélité du chrétien : une fidélité d’enfant de Dieu et non d’esclave</span>       <br />
              <br />
       En effet, avec l’incarnation du Fils de Dieu, avec la venue du Verbe fait chair – « Et Verbum caro factum est » - nous sommes entrés dans un monde où la relation avec Dieu, n’est plus seulement une fidélité à des devoirs et à des obligations comme le pensent les Juifs avec qui Jésus polémique dans le texte de l’évangile de saint Jean qui vient d’être lu. Cette polémique nous montre qu’il y a un monde entre cette mentalité qui est une mentalité d’esclave et celle que Jésus invite à adopter, une mentalité de fils et de fille de Dieu. Il ne s’agit pas seulement d’une invitation, mais bien de la proclamation d’une vérité qui rend libre.       <br />
              <br />
       En effet, le cœur de la liberté du chrétien c’est la relation à une personne à laquelle il adhère de tout son être et de toute son âme. Cette personne, Jésus, connaît Dieu du dedans, si je puis dire, il est le Verbe de Dieu « …c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. » (Jean 8, 48)  C’est à lui que le Père a dit : « Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. » (Psaume 2, 7) Et cette parole retentit pour chacun et chacune, pour ceux et celles qui accueillent le message de Jésus. « Tu es mon fils, ma fille, tu as du pris à mes yeux et je t’aime » (cf. Isaïe 43, 4 et ss). En effet, écrira saint Paul aux Romains : « Vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rende esclave et vous ramène à la peur, mais un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba,  Père. Cet Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. » (Romains, 8, 15-16)        <br />
              <br />
       Voilà, nous sommes dans un monde autre. Finie la fidélité oppressive basée sur l’exactitude dans la réalisation des obligations de la Loi. Bienvenue la liberté des enfants de Dieu qui, dégagés des chaines du péché par la victoire du Christ, peuvent se tourner vers Dieu avec confiance, sûrs de sa fidélité qui répondra à la leur d’une manière surprenante parfois, toujours constante au fil des jours.       <br />
              <br />
       III -  <span style="font-style:italic">La fidélité à nos racines et à  notre fondateur</span>       <br />
              <br />
       Le fil conducteur de la fidélité qui relie les deux lectures peut servir d’inspiration pour l’anniversaire que nous célébrons, celui de la fondation du Séminaire par le bienheureux François de Laval le 26 mars 1663. En effet, le retour d’un anniversaire comme celui-là ne peut faire autrement que de nous faire voir nos racines comme communauté de prêtres et comme communauté de séminaristes et nous inviter à leur rester fidèles dans les circonstances qui sont celles de notre Église aujourd’hui.        <br />
              <br />
       La créativité de François de Laval dans la fondation du Séminaire est reconnue de tous. Il a voulu, comme il est écrit au dos du feuillet de la célébration, qu’il serve de clergé à cette nouvelle Église et qu’il puisse fournir des sujets pour « aller à toutes rencontres ». Son séminaire était l’assise principale d’une Église locale inspirée des premières communautés chrétiennes. Il ne voulait pas reproduire ici en Nouvelle-France les vieilles Églises d’Europe. Il se sentait libre vis-à-vis les systèmes établis et les règles existantes qui alourdissaient l’Église en France. Il a voulu pour son Église une liberté qui lui permette de se laisser imprégner de l’Évangile dans tout son radicalisme et il a témoigné lui-même d’une fidélité sans faille dans un abandon total qui est le trait le plus marquant de son expérience spirituelle.       <br />
              <br />
       L’histoire du Séminaire, bien sûr, a connu des hauts et des bas. Les attentes du fondateur n’ont peut-être pas toujours été satisfaites, mais le souci de fidélité à son intuition première a toujours animé nos prédécesseurs. Nous sommes les héritiers d’une lignée de personnes qui ont constamment recherché la plus grande gloire de Dieu dans les œuvres et les missions qu’ils ont acceptées et réalisées au service de l’Église qui est à Québec.       <br />
              <br />
       Que  le même esprit continue de nous habiter aujourd’hui, c’est mon souhait le plus cher. Bien sûr qu’il y aura encore des discernements difficiles à faire parfois, mais nous pouvons être sûrs que la fidélité du Seigneur ne nous fera jamais défaut.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette Eucharistie, sacrement de la fidélité de Dieu pour son peuple qu’il nourrit et soutient constamment par le don de Celui qu’il a exalté au-dessus de tout nom, nous permette de suivre la voie de la liberté des enfants de Dieu avec Jésus, par Lui et en Lui.       <br />
               <br />
       Amen !       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
              <br />
       Le 24 mars 2010       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
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  <entry>
   <title>Anniversaire de la fondation du Séminaire (26 mars 1663): Homélie du Supérieur général le 21 mars 2007</title>
   <updated>2010-06-29T03:01:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-26-mars-1663-Homelie-du-Superieur-general-le-21-mars-2007_a106.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2007-03-23T01:24:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/593189-724088.jpg?v=1289459899" alt="Anniversaire de la fondation du Séminaire (26 mars 1663): Homélie du Supérieur général le 21 mars 2007" title="Anniversaire de la fondation du Séminaire (26 mars 1663): Homélie du Supérieur général le 21 mars 2007" />
     </div>
     <div>
      Thème: &quot;Moi aussi, je suis à l’oeuvre&quot;. Textes de l'Écriture:  Isaïe 49, 8-15; Jn, 5, 17-30.       <br />
              <br />
       Le carême de cette année nous présente dans les lectures d’Isaïe l’image du Serviteur. Ce Serviteur a été décrit par les prophètes en de multiples occasions. Dans le texte d’aujourd’hui le prophète Isaïe met dans la bouche de Dieu ces paroles qui s’adressent à lui : « Je t’ai mis à part, je t’ai destiné à être l’homme de mon Alliance avec le peuple… pour dire à ceux qui sont dans les ténèbres ‘Venez à la lumière’ ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">I -  Jésus, Icône et Messager de la tendresse de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Ces paroles introduisent bien la méditation de l’évangile de Jean qui suit. Cette méditation se situe après la guérison du paralysé à la piscine de Bethzatha et après la discussion avec le Juifs sur le sabbat.        <br />
              <br />
       Le prolongement de la méditation de Jean nous amène au coeur de la mission du Serviteur. Et Jésus, avec assurance, l’assume totalement au point où les Juifs lui reprochent non seulement de violer le repos du sabbat, mais de se faire l’égal de Dieu en disant que Dieu est son Père.       <br />
              <br />
       Et pourtant, nous sommes bien au coeur de la mission de Jésus qui est ce Serviteur annoncé par les prophètes et par Isaïe, Icône et Messager de la tendresse de Dieu qui prend pitié, qui, comme une mère, ne peut oublier son petit enfant, ne pas le chérir plus que tout.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, on comprend mieux le sens de la méditation de Jean dont le point central est le jugement? Qu’est-ce à dire?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II - L’oeuvre du salut toujours en action</span>       <br />
              <br />
       Ce terme « jugement » n’a pas beaucoup de résonance spirituelle pour nous, Il nous renvoie spontanément sur la scène judiciaire où les juges prononcent leur sentence ou encore ce mot nous amène sur le terrain du discernement où le jugement fait partie d’une évaluation mesurée et bien pesée des situations vécues.       <br />
              <br />
       Ici, le « jugement » nous fait entrer dans un horizon beaucoup plus vaste et beaucoup plus exigeant. Il nous renvoie à cette activité salvifique de Dieu qui provoque la liberté de la personne, à l’irruption de la Parole de Dieu qui attend des auditeurs et des auditrices qui la mettent en pratique.        <br />
              <br />
       Cette Parole de salut est toujours à l’oeuvre; « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’oeuvre et moi aussi, je suis à l’oeuvre. » Selon la tradition rabbinique, il ne faut pas prendre à la lettre ce que dit le livre de la Genèse du repos de Dieu au septième jour après la Création. Si l’activité créatrice de Dieu prend fin alors, son activité de Juge, son oeuvre pour le salut de l’humanité qui est permanente se continue jusqu’à la fin des temps. Ainsi en est-il pour Jésus qui, devant l’aveugle-né juste avant de le guérir, dira : « Tant qu’il fait jour, il me faut travailler aux oeuvres de Celui qui m’a envoyé »(Jn 9, 4). L’oeuvre du salut donné par la tendresse d’un Dieu qui aime l’humanité comme la mère aime son enfant se poursuit toujours.        <br />
              <br />
       Jésus ici dans ce passage de l’évangile de Jean nous fait voir qu’il ne le fait pas de Lui-même. C’est le Père qui est la source et le maître de la vie. Le Fils agit avec autorité parce qu’Il est en Dieu, qu’Il est de Dieu. Son intimité et son union à Dieu sont telles qu’Il n’a d’autre volonté que celle du Père.        <br />
              <br />
       Comme le Père, Il relève les morts et leur donne vie. Les défunts l’entendront au dernier jour. Mais déjà aujourd’hui, toute personne qui est « morte », qui est emmurée comme dans un tombeau dans sa propre vie limitée, fermée sur elle-même, peut entendre la voix du Fils de Dieu et trouver dans la foi, l’accueil de la parole, la vie véritable qui est ouverture à soi, aux autres et à Dieu.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">III -  Un « jugement » dérangeant</span>       <br />
              <br />
       Voilà le « jugement » dont nous parle l’évangile. Ce « jugement » provient de l’envoi du Fils qui amène les personnes à prendre décision, à se situer vis-à-vis la proposition d’amour et de tendresse de Dieu qui désire faire Alliance non seulement avec la création, la nature et tous les êtres vivants, mais de façon  particulière, avec les êtres pensants et aimants que nous sommes dans une échange amoureux où les coeurs de pierre se transforment en coeurs de chair, où la tendresse et l’amour sont au rendez-vous.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, Jésus ici nous avertit : « Moi, je ne peux rien faire de moi-même; je rends mon jugement d’après ce que j’entends ». Nous sommes renvoyés à notre décision de croire ou de ne pas croire, de recevoir ou de ne pas recevoir la Parole de salut.       <br />
              <br />
       Le temps du Carême est propice à ce « jugement ». Nous sommes amenés par la liturgie à refaire le chemin à la suite du Christ vers l’heure où tout est consommé, à entrer nous aussi dans un abandon confiant à la volonté du Père et à pouvoir dire de plus en plus avec Jésus : « Non pas ma volonté, Père, mais la tienne ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Qu’en cette fête de l’anniversaire du Séminaire, notre fondateur, le bienheureux François de Laval soit notre guide, lui qui a vécu de façon héroïque cet abandon à la volonté de Dieu qui fut au coeur de son expérience spirituelle et que cette célébration nous fasse expérimenter sacramentellement l’œuvre de Dieu à travers ces gestes et ces signes que nous posons pour la gloire de Dieu       <br />
       et le salut du monde.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre, p.h.       <br />
       Le 21 mars 2007.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
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   <title>Une dévotion qui nous fait entrer dans le mystère du salut</title>
   <updated>2010-06-29T02:59:00+02:00</updated>
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   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2006-12-09T04:47:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
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    <![CDATA[
Homélie du Supérieur général à l’occasion du renouvellement du Vœu de l’Immaculée fait depuis 1665 en la fête de l’Immaculée Conception et accueil de trois nouveaux membres agrégés dans la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, le 8 décembre 2006 Textes de l'Écriture: 	Gen 3, 9-15,20; Eph 3,-6, 11-12; Lc 1, 28-42.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/514057-628158.jpg?v=1289459898" alt="Une dévotion qui nous fait entrer dans le mystère du salut" title="Une dévotion qui nous fait entrer dans le mystère du salut" />
     </div>
     <div>
      Cette année encore la fête de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie nous permet de nous ressourcer aux origines du Séminaire de Québec et de nous laisser imprégner de l’esprit qui a présidé à sa fondation. C’est l’occasion pour les prêtres agrégés de renouveler le Vœu de l’Immaculée en vue de l’évangélisation que le bienheureux François de Laval a fait pour la première fois avec le noyau initial des prêtres du Séminaire le 8 décembre 1665. C’est aussi l’occasion cette année d’accueillir dans la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, trois nouveaux membres agrégés : MM. les abbé Claude Jobin, Louis-André Naud et André Gagné qui signeront leur engagement à la suite de l’homélie.
<br />
<br />

Comme vous le savez, le bienheureux François de Laval, notre fondateur, avait une dévotion toute spéciale à Marie et en particulier à l’Immaculée Conception. Arrêtons-nous un peu à considérer les manifestations de cette dévotion pour en retirer tous les fruits possibles pour nous aujourd’hui. 
<br />
<br />

<I>Un regard sur Marie qui rejoint celui du Concile Vatican II</I>
<br />
<br />

Ce qui frappe en premier lieu dans la dévotion mariale de François de Laval, c’est qu’elle a pour nous un caractère actuel. Elle nous amène sur un terrain qui nous est familier depuis le Concile Vatican II. Celui-ci, en effet, après une profonde révision des pratiques de dévotion envers Marie, a resitué la dévotion à Marie dans le mystère du dessein de Dieu dans le chapitre VI de la Constitution du l’Église. En résumé, l’intention de Vatican II a été de "mettre soigneusement en lumière la fonction de la bienheureuse Marie dans le mystère du Verbe incarné et du Corps Mystique" 
<br />
<br />

Incontestablement, la présence de Marie dans la vie de François de Laval répond à cette orientation avec éclat. Nous ne sommes pas en face d’une dévotion particulière avec ses pratiques et ses rites. Nous entrons avec François de Laval dans le mystère du Christ et de l’Église. 
<br />
<br />

En effet, formé auprès de Monsieur de Bernières à l'Ermitage de Caen et orienté vers la fondation d'une nouvelle Église, il a porté toute sa vie un idéal de sainteté qui pour lui s'est confondu avec sa mission de pasteur au service de l'Évangile.  L'unité et l'harmonie de sa vie se sont  faites autour du soutien des communautés chrétiennes sur place et de l’annonce de la Bonne nouvelle « aux habitants de ce pays ».  Et Marie s’est  glissée dans cet horizon tout naturellement.
<br />
<br />

La dévotion à Marie de François de Laval aura donc toujours une orientation apostolique et pastorale. C'est pourquoi, elle s'est épanouie à l'aise au sein des Congrégations mariales où, pour les membres, la dévotion à Marie a «une place toute privilégiée parmi les moyens principaux de poursuivre leur oeuvre de charité et de zèle».  

<br />
<br />

<I>La dévotion à l’Immaculée Conception</I>
<br />
<br />

C’est dans ce contexte que la dévotion particulière au mystère de l’Immaculée-Conception de Marie se présente dans la vie de François de Laval comme un point de référence incontournable Celui-ci nourrit une dévotion solide à ce mystère de Marie. En voici les 
preuves.
<br />
<br />

En 1658, François de Laval sera consacré évêque de Pétrée, Vicaire apostolique en Nouvelle France, en la fête de l'Immaculée.  Ce choix ne semble pas fortuit.  Dans la suite, il marquera de célébrations ou de fondations cette fête de l'Immaculée Conception.  
<br />
<br />

La dévotion à l'Immaculée était à l’honneur dans la colonie.     François de Laval entre volontiers dans ce courant qui a marqué les origines de la Nouvelle France.  En 1664, le 15 septembre, il érige la paroisse de Québec sous le titre de l'Immaculée Conception, puis le 11 juillet 1666 il consacre la nouvelle cathédrale à l'Immaculée Conception et met tout son diocèse sous ce patronage.  En 1665, il reprend avec les prêtres de son Séminaire le voeu à l'Immaculée que les Pères jésuites faisaient depuis 1635.   Enfin en la vigile de la fête de l'Immaculée Conception le 7 décembre 1677, il inaugure le nouvel édifice du Séminaire de Québec. 
<br />
<br />

Citons pour terminer cette énumération, ce merveilleux texte issu des missionnaires du Mississippi  à l’occasion du don d'un ciboire en or à la Mission des Illinois dont le P. Gravier s.j. remercie Mgr de Laval en écrivant: 
<br />
<br />

« C'est votre mission, Monseigneur, puisqu'elle est sous la protection de l'Immaculée Conception de Notre Dame... Et quoique vous ayez toujours été le père de toutes nos missions, celle ci, Monseigneur, vous doit être attachée tout particulièrement et parce que c'est la mission de l'Immaculée Conception de la Vierge et par le beau présent que vous lui faites».
 <br />
<br />

<I>Application pour aujourd’hui</I>
<br />
<br />
 
Que retenir de ce rapide parcours? 
<br />
<br />

En cette fête de l’Immaculée Conception notre regard se tourne vers la richesse du salut apporté au monde, à notre monde par Jésus. Comme Marie c’est en le recevant nous-mêmes d’abord que nous serons ensuite en mesure de le partager avec ceux et celles qui nous sont confiés. La mission qui nous incombe avec urgence et qui incombe à tous les baptisés est celle d’une nouvelle évangélisation. Marie Immaculée peut être pour nous l’étoile de la nouvelle évangélisation, car elle a toujours su conduire à Jésus, le Sauveur comme elle l’a fait tout de suite après l’annonciation en se rendant visiter sa cousine Élisabeth. 
<br />
<br />

Saint Bernard n’hésitait pas à lui donner un titre qui en latin est très évocateur. En effet, dans une homélie célèbre il la compare à une « aqueduc » aqua=eau ducere=conduire. N’est-elle pas celle qui conduit vers le Christ? N’est-elle pas la servante obéissante, qui se fait instrument au service du plan de salut de Dieu? N’est-elle pas ainsi le modèle de ceux et celles qui veulent servir? Le service peut prendre de multiples formes : auprès d’un époux ou d’une épouse, de ses enfants, dans la vie religieuse, dans la vie de prêtre? 
<br />
<br />

Nos confrères qui signeront dans un instant leur engagement comme membres agrégés de la communauté des prêtres du Séminaire le font en offrant leur service à l’œuvre et à la mission du Séminaire pour répondre aux défis que rencontre l’annonce de l’Évangile aujourd’hui et en collaboration totale leur évêque.
 
<br />
<br />
<I>Conclusion</I>
<br />
<br />

Voilà de belles raisons de célébrer le don de Dieu qui nous renouvelle sans cesse la présence de son Fils, Jésus dans le sacrement de l’Eucharistie. Présence vivante, présence toujours nouvelle, présence éternelle.
<br />
<br />
Que Marie toujours attentive à son Fils et toujours tournée vers lui nous aide à laisser pénétrer en nous au cours de cette Eucharistie l’amour du Christ dont nul ne connaît la largeur, la hauteur ou la profondeur, cet amour fou qui lui fait donner sa vie toute entière pour faire la volonté de son Père.

<br /><br />
Amen ! 


<br /><br />
Hermann Giguère, prêtre<br />
Supérieur général du Séminaire de Québec <br />
Le 8 décembre 2006

<br /><br />

     </div>
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