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 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
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 <updated>2014-10-30T14:03:30+01:00</updated>
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   <title>Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec</title>
   <updated>2013-05-02T15:36:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Ma-spiritualite-dans-mon-experience-ecclesiale-et-dans-ma-sollicitude-pastorale-par-Mario-Desrosiers-diacre-et_a530.html</id>
   <category term="Réflexions" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/5408790-8069116.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-11T20:31:00+02:00</published>
   <author><name>Mario Desrosiers</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'abbé Mario Desrosiers, diacre en cheminement vers le presbytérat pour le diocèse de Saint-Jean-Longueuil et séminariste au Grand Séminaire de Québec, nous partage le fruit de son cheminement vers le presbytérat qui lui révêle son identité spirituelle de pasteur. Son témoignage est stimulant et rempli de confiance. Vous verrez la solidité de ses convictions, mais surtout l'esprit de service qui préside à son cheminement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5408790-8069116.jpg?v=1365710054" alt="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" title="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Voici quelques détails sur le parcours de Mario Desrosiers qui n'est pas banal.        <br />
              <br />
       Marié pendant 5 ans et père de deux enfants, son mariage`a été annulé par l'Église en 1987. À partir de ce moment, il continue d'être actif dans l'Église, mais petit à petit la vocation à la prêtrise se présente à lui. Il se dit finalement : pourquoi pas? Ses obligations de père, de futur grand-père ne peuvent-elles pas se conjuguer avec la vocation sacerdotale. "Après ma séparation, nous dit-il, j’ai commencé à m’engager bénévolement en paroisse.  À la suite de mon implication à l’équipe du baptême, ma participation en tant que responsable aux JMJ de 2002, 2005, et en préparation de 2008, ce désir s’est de plus en plus précisé et développé jusqu'au jour où j’ai ressenti à nouveau un germe d’appel.  Cet appel s’est d’abord manifesté vers le diaconat permanent par la raison seulement, mais après un discernement beaucoup plus profond, j’ai redécouvert que c’était bien vers le sacerdoce que le Seigneur me faisait signe.  Aujourd’hui, à la suite des expériences spirituelles développées au Grand Séminaire, durant mon stage pastoral et finalement après un recul, je peux clairement m’appuyé sur des événements et des sentiments ressentis et éprouvés durant le stage et encore davantage depuis que je suis ordonné diacre pour me confirmer que je suis bien appelé au sacerdoce."       <br />
              <br />
       Mario entre au Grand Séminaire de Québec en 2008 pour discerner plus clairement cet appel qu'il ressent. Et voilà qu'il y trouve toutes les réponses attendues. Après deux ans de formation au Grand Séminaire, il commence en 2010 un stage pastoral dans son diocèse à la paroisse <a class="link" href="http://www.lanativite.org/Principal.html">La Nativité de la Sainte Vierge</a> de Laprairie et il est ordonné diacre par Mgr Gendron, évêque du diocèse de Saint-Jean-Longueil le 9 novembre  2012.        <br />
              <br />
       Voir le <a class="link" href="http://virtuel.lecourrierdusud.canoe.ca/doc/hebdo_le-courrier-du-sud/courrier-3avril2013/2013040201/?referrer=http%3A//www.lecourrierdusud.ca/edition-e#25">reportage</a> de l'hebdomadaire <span style="font-style:italic">Le Courrier du Sud </span>qui a rencontré Mario et qui l'a présenté dans son édition du 3 avril.2013 dans le cahier "Style de vie".       <br />
              <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       <b>TÉMOIGNAGE DE MARIO DESROSIERS</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5408790-8069117.jpg?v=1365862263" alt="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" title="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      La majorité des expériences du stage pastoral ont stimulé ma prière et ma relation à Dieu en acquérant une intimité toujours plus grande avec Dieu.   J’ai eu l’occasion d'expérimenter plusieurs domaines ecclésiaux dont les principaux sont la liturgie, la pastorale jeunesse, la pastorale sociale et la pastorale baptismale des petits enfants.  Ces différents domaines m’ont permis de rencontrer des personnes de tout âge, de milieux diversifiés, d’éducation et de professions multiples et de cultures très variées.  À travers ces rencontres, dans la prière et la méditation sur l’amour de Dieu présent au milieu du monde, j’ai pu découvrir un monde en marche vers le Royaume de Dieu que Jésus lui-même est venu instaurer dans notre monde, que les Apôtres ont poursuivi et qui se poursuit encore aujourd’hui.  Je me sens personnellement envoyé vers le monde par les grâces reçues à mon baptême et configurées au Christ : prêtre, prophète et roi.  Et depuis mon diaconat, je me sens appelé au nom de l’Église à poursuivre ce ministère au nom et à la suite de mon évêque diocésain.        <br />
              <br />
       Par le biais des rencontres pré baptismales avec des parents qui demandent le baptême de leur enfant ou des rencontres de jeunes qui se préparent à la Journée Mondiale de la Jeunesse, j’ai pu découvrir davantage un visage de Dieu à travers leurs paroles, leurs valeurs, leurs désirs, leurs ambitions, leurs regards de l’autre, leurs amours et leur spiritualité entre autres.  C’est en reconnaissant davantage Dieu dans les autres que s’est affermi en moi ma spiritualité à ce Dieu trinitaire.  Leurs actions pour le bien de leur famille, de la société et du monde que j’ai découvert en eux m’ont aidé à développer une sollicitude toujours plus grande et plus ancrée en moi et à expérimenter un amour toujours plus universel pour les personnes que Dieu a mis sur mon chemin et vers qui mon évêque m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle.         <br />
              <br />
       L’amour pour le peuple de Dieu qui m’est confié n’enlève rien à l’amour paternel et très profond que je porte pour mes deux enfants et leurs conjoints.  Mes enfants ont toujours une place importante dans ma vie et cela un peu comme au verset 5 du psaume 136 qui dit : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite m’oublie! »  Nous sommes créés à l’exemple de Dieu, juste un peu moindre que des dieux, selon le psaume 8.  Alors à l’exemple de son grand amour qu’il a pour moi et aussi pour l’humanité entière, je crois, et j’en suis sûr par l’expérience déjà vécue en stage, que je peux aimer profondément les miens et le peuple de Dieu en marche qui m’est confié.  Je ne peux pas faire cela seul, mais avec la grâce du sacrement de l’ordre, la prière, l’eucharistie et la force de l’Esprit d’amour de Dieu, rien n’est impossible.        <br />
              <br />
       Pour reconnaître Dieu en moi dans le silence et dans les autres par leurs actes et leurs paroles, il faut qu’il y ait une source vive qui me révèle qui est Dieu.  La meilleure source où Dieu m’est révélé tel qu’il est se trouve dans les Évangiles qui nous rapportent les enseignements et les gestes de Jésus-Christ.  La Parole de Dieu est une nourriture quotidienne pour fortifier ma foi, ma relation intime avec Dieu.  C’est par cette Parole de Dieu méditée, absorbée dans mon esprit que ma relation à Dieu s’intensifie, se raffermit et se concrétise par une fécondité de service auprès de ceux qui me sont confiés.  Lorsque je médite la Parole de Dieu pour préparer une homélie, avant même de réfléchir pour découvrir quel message elle m’inspire à transmettre, je communie moi-même à cette Parole et je la fais mienne.  Aussi, ayant à la travailler, à la décortiquer, à la comprendre, cela fait grandir ma compréhension de Dieu et me centre toujours davantage sur sa vie qui est modèle pour moi et aussi pour ceux à qui je m’adresse.  Je ne peux expliquer les mystères de Dieu seul, mais je ne suis jamais seul, Dieu est toujours là à l’intérieur de moi. C’est à moi de l’écouter et d’en prendre conscience.  J’ai donc besoin pour que cette relation à Dieu s’intensifie que je prenne le temps d’écouter sa Parole, de la méditer et de me sentir accompagné par Jésus et son Esprit Saint pour m’expliquer les écritures et les actualiser pour que notre monde en reçoive le message d’amour et de miséricorde d’un Père, Fils et Esprit habitant au milieu de nous.  En me configurant sur le Christ mort et ressuscité, je peux faire miennes les paroles des disciples d’Emmaüs que Luc nous rapporte au chapitre 24, 29 : « Reste avec nous Seigneur »       <br />
              <br />
       Cette présence de Dieu qui est de plus en plus constante en mon être est fortifiée et soutenue par l’Esprit Saint qui agit en moi.  Je fais appel à lui particulièrement avant de prendre des décisions importantes, de rédiger une homélie, une rencontre de parents ou de jeunes, mais particulièrement avant d’animer une célébration de la Parole ou de présider une célébration du baptême.  Je le prie de m’accompagner durant cette célébration, de me donner et de m’inspirer les Paroles qui seront appropriées pour les gens à qui je m’adresse.  De plus, je demande à l’Esprit Saint qu’il prépare leurs cœurs à cette célébration pour qu’ils la vivent pleinement et qu’ils accueillent toutes les grâces offertes par Dieu.  Donc, Dieu me nourrit de sa Parole qui habite mon cœur.  Celle-ci féconde et cela fait jaillir en moi un amour et une préoccupation humaine et spirituelle pour ceux qui sont sur ma route et avec qui je célèbre les mystères de Dieu.  Cette présence de Dieu en moi me pousse à me préoccuper pas seulement des personnes présentes à nos rencontres, mais aussi des personnes absentes auxquelles nous sommes aussi envoyés, car elles font partie de notre communauté chrétienne et ils sont des fils et des filles de Dieu.       <br />
              <br />
       Ceci crée une unité de vie avec Dieu dans le quotidien de ma vie.  Cependant, je reconnais bien humblement que mes pensées et mes actes ne sont pas toujours ceux de Dieu.  J’ai beau être branché sur Dieu, être à son écoute, je demeure encore trop souvent le pécheur que je suis avec mes limites et mes faiblesses.  Mais par le sacrement de réconciliation et mon désir de toujours rester uni à l’amour miséricordieux du Christ, cela me réconforte et me fait toujours un peu grandir dans mon intimité avec ce Dieu qui nous accueille comme un Père aimant.        <br />
              <br />
       Cette union profonde à Dieu et au Christ ressuscité avec les marques du crucifié ne reste pas seulement dans mon cœur, mais se manifeste dans le quotidien de ma vie.  Je ne peux m’unir au Christ et rester insensible aux joies et aux souffrances de mes frères et sœurs en Jésus.  C’est pourquoi la dignité de la personne est quelque chose de très important et présent en moi.  Cette préoccupation du plus petit, du faible ne me vient pas seulement de moi, mais me vient de l’Esprit Saint qui habite en moi et m’inspire et me pousse à ne pas accepter des situations injustes ou discriminatoires.  Mon appel à devenir prêtre, je l’ai ressenti entre autres pour être au milieu du monde et pour le monde.  Ma relation à Dieu et mon amour pour l’humanité m’amènent à me tenir au courant de la vie du monde par les différents médias d’information et par l’écoute des gens que je rencontre.  Cette union au monde, empreinte de l’amour de Dieu, me fait voir l’humanité sous un autre angle et m’aide à constituer une pensée critique et ajustée à ce même amour de Dieu pour chacun de nous.  L’une de mes motivations, c’est la mission que je me donne dans ce monde si laïcisé, devenir un prêtre au cœur débordant d’amour pour son peuple.         <br />
              <br />
       Je peux donc constater à la suite du stage que mon amour pour l’autre se développe dans une vision universelle qui est au cœur de mes actes et de mes pensées.  Par cette union au Christ par la prière, la méditation et la célébration des sacrements, je sens toujours davantage le Christ qui m’appelle à être Pasteur au cœur du monde en son nom pour poursuivre son œuvre d’amour à travers ma vie dans le monde.  Prenant conscience d’une responsabilité si grande, je me tourne davantage vers la Trinité Sainte qui habite en moi afin de la contempler, la prier et me laisser guider par elle.  Je peux ainsi être fécond pour le Royaume de Dieu et pour ma famille dans un équilibre de vie par mon engagement baptismal qui s’ajuste selon les étapes de ma vie.       <br />
              <br />
       Par cette présence de Dieu en moi et l’influence que cela apporte à ma vie par mes actes et mes pensées, j’affirme que Dieu occupe une place privilégiée dans ma vie.  Il est uni à l’appel de le suivre qu’il me met au plus profond de mon être.  Ce projet qu’il m’a confié de devenir prêtre n’est pas de moi, mais de lui et j’en suis de plus en plus conscient.  Plus je me rapproche de la réponse « Me voici », plus je prends conscience que Dieu par l’action de l’Esprit-Saint me soutient et me donne la force et l’intelligence au quotidien pour poursuivre et répondre oui tout au long de mon ministère.       <br />
              <br />
       Cette identité spirituelle dans mon ministère presbytéral, comme par le passé dans ma vie, se construira par mes rencontres avec le peuple de Dieu, ma prière quotidienne, ma rencontre personnelle avec ce Dieu trinitaire dans le ministère, en me nourrissant de la Parole de Dieu et finalement par mon amour pour ce Dieu trois fois saint et de ses fils et de ses filles biens aimés qui se trouveront sur mon chemin.  Finalement, je crois sincèrement que selon mes capacités, je saurai être un homme de la Parole, un homme des sacrements et un homme au service du peuple de Dieu tel que le propose le concile Vatican II concernant le ministère presbytéral.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nous remercions Mario Desrosiers de nous avoir autoriser à publier ce beau texte tiré d'un travail qu'il a fait dans le cadre du cours du professeur Hermann Giguère sur la</span> <a class="link" href="https://www.carrefourkairos.net/spm/">Spiritualité des Ministères </a> <span style="font-style:italic">au Grand Séminaire de Québec offert par la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval</span> .       <br />
              <br />
       Voir deux autres témoignages tirés de ce cours du professeur Giguère qui sont déjà parus sur notre site :       <br />
              <br />
       - Yves Fournier, <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Annee-sacerdotale-Temoignage-d-un-futur-pretre-mon-identite-spirituelle-de-pasteur-Yves-Fournier_a334.html">Année sacerdotale : Témoignage d'un futur prêtre - mon identité spirituelle de pasteur - Yves Fournier </a>        <br />
              <br />
       - David Labossiere, &quot;<a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Qui-sera-le-pretre-de-demain-par-un-seminariste-du-Grand-Seminaire-de-Quebec_a467.html">Qui sera le prêtre de demain? par David Labossière du Grand Séminaire de Québec&quot; </a>        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/5408790-8069368.jpg?v=1365710656" alt="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" title="Ma spiritualité dans mon expérience ecclésiale et dans ma sollicitude pastorale par Mario Desrosiers, diacre et séminariste du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Le Carême, un passage au désert - Homélie pour le Mercredi des Cendres (17 février 2010) </title>
   <updated>2010-04-02T14:02:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Le-Careme-un-passage-au-desert-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-17-fevrier-2010_a330.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
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   <published>2010-02-13T17:37:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec, 17 février 2010 Année C, par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. Textes de l'Écriture: Joël 2, 12-18; II Corinthiens 5, 20-6,2 et Mathieu 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1882102-2576105.jpg?v=1289459879" alt="Le Carême, un passage au désert - Homélie pour le Mercredi des Cendres (17 février 2010) " title="Le Carême, un passage au désert - Homélie pour le Mercredi des Cendres (17 février 2010) " />
     </div>
     <div>
      J’avais intitulé mon homélie : « Le Carême, un retour au désert », mais après avoir médité ce titre et revu les textes de la liturgie du Carême pour l’Année C, je me suis rangé très volontiers derrière un de nos anciens professeurs de Bible, le Père Évode Beaucamp, qui avait l’habitude de dire : « Mes amis, ne vous méprenez pas, le désert c’est essentiel dans la Bible, mais le désert n’est pas un but, le désert c’est beau à condition qu’on en sorte ».       <br />
              <br />
       Cette réflexion donnera le ton à notre méditation aujourd’hui.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le désert, un lieu hostile</span>       <br />
              <br />
       Dans l’Ancien Testament, le désert regorge de pièges. Il est habité par les démons  (Lévitique 16,10). C’est le lieu où rôdent le Malin et les bêtes malfaisantes (Isaïe 13,21).        <br />
              <br />
       Ce n’est pas un lieu où l’on désire se retirer, si ce n’est pour affronter ces forces mauvaises qui mettent à l’épreuve celui qui s’y risque. Cette terre désolée s'oppose à la Terre promise, comme la malédiction à la bénédiction.        <br />
               <br />
       De même le désert écrase les voyageurs qui s’y retrouvent affamés et assoiffés. Pensez au peuple d’Israël avant qu’apparaissent les cailles et la manne. Pensez à Elie en marche vers l’Horeb (I Rois 19, 8).       <br />
              <br />
       Oui, le désert ne peut pas être un but comme disait le Père Beaucamp. Israël y a vécu quarante ans et il en est sorti pour découvrir un pays où coulaient le lait et le miel. Moïse n’a fait qu’entrevoir ce pays. C’est Josué qui y a introduit le peuple d’Israël.        <br />
              <br />
       Et pourtant, le désert n’a-t-il pas été un passage extraordinaire où Israël, sauvé de l’Égypte par la main de Dieu, a appris à connaître son Dieu, à lui faire confiance, à se remettre entièrement à lui? Ainsi le désert dans la Bible n'est pas seulement une terre de désolation, c'est aussi et surtout un lieu où s’accomplit l'histoire du salut. Car, si Dieu a voulu faire passer son peuple par cette "terre affreuse" (Deutéronome  1,19), c'est pour le faire entrer dans la Terre Promise.        <br />
              <br />
       Voilà la face cachée du désert que les prophètes d’Israël vont chanter et se remémorer avec nostalgie comme le temps des fiançailles de Dieu avec son peuple, le temps de  « ton amour de jeune mariée, lorsque tu me suivais au désert » (Jérémie 2, 2), le temps où Dieu le  soulevait comme un nourrisson tout contre sa joue nouant avec lui des liens de tendresse et d'amour (Osée 11, 4).       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Le désert, le lieu de la rencontre de Dieu</span>       <br />
              <br />
       Sur cette lancée, le désert n’apparaît plus comme un lieu hostile, il devient un lieu propice à la rencontre de Dieu.        <br />
              <br />
       Pourquoi ? Parce qu’il ramène à l’essentiel. Le dénuement de tout, l’insécurité du lendemain, l’horizon lointain ramènent celui qui s’y lance vers lui-même. Il ne peut s’appuyer ses moyens habituels. Il est dépouillé à l’extrême. Et ainsi son cœur s’ouvre à l’Autre au-delà de lui-même, à cette dimension intérieure qui parfois était obnubilée par le bruit et les activités de toutes sortes. C’est ce que le peuple d’Israël a vécu. C’est ce que nous vivons en « faisant désert », en choisissant de passer au désert nous aussi.       <br />
              <br />
       Ramené en nous-mêmes, nous nous retrouvons seuls, mais non pas abandonnés. Nous découvrons une Source d’où surgit la vie. Si l’eau fait défaut, la Parole de Dieu, parole de vie, jaillit en abondance. Notre cœur peut se laisser habiter et nous pouvons renaître.       <br />
              <br />
       Voilà, un passage qui nous est offert cette année dans le temps de la Sainte Quarantaine. Chaque année, le premier dimanche du Carême nous présente Jésus qui affronte ce défi de passer au désert. Il en sort muri et prêt pour une mission qui l’établira, par la mort et la résurrection, Seigneur pour la gloire du Père, puissant pour nous sauver (Romains 1, 5).       <br />
              <br />
       III- <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
        En ce jour du Mercredi des Cendres, notre regard se porte en avant. La liturgie de l’Église nous invite encore à nous tourner vers l’intérieur de nous-mêmes : « Ton père qui voit dans le secret te le rendra ». Ce mouvement vers l’intériorité fait partie de notre passage au désert. Il nous permet d’aller au fond de nous-mêmes, de faire le point, de vivre un abandon à Dieu renouvelé. C’est pourquoi, j’utiliserai tout à l’heure la formule « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » pour accompagner le geste de l’imposition des Cendres.        <br />
              <br />
       Oui, c’est dans nos déserts que Dieu se fait pédagogue et maître de vie. Ces déserts prennent diverses formes : insatisfactions, doutes, nuits, tristesse, maladies, solitude, manque, indigences de toutes sortes. Mais comme pour Israël, c’est là que Dieu nous attend cette année pendant notre Carême. "Se convertir au Christ, croire à l'Évangile, écrit le pape Benoît XVI dans son Message du Carême pour 2010, implique d'abandonner vraiment l'illusion d'être autosuffisant, de découvrir et accepter sa propre indigence..."Ouvrons nos cœurs et disposons-nous à accueillir ce temps de grâce du Carême. Dans les textes liturgiques de l'année C, l'accent est mis sur la conversion et la pardon :  appel de Jésus à la conversion (Luc 13, 1-9);  parabole du  père et des deux fils (Luc 15, 1-3. 11-32); évangile de la femme adultère (Jean 8, 1-11).       <br />
              <br />
       En recevant les Cendres sur nos têtes, reconnaissons que nous avons encore à parcourir une longue marche dans le désert. Le passage à travers celui-ci n’est pas terminé. Nous savons dans la foi que nous verront la terre nouvelle et les cieux nouveaux un jour « car la cité que nous avons ici-bas n'est pas définitive : nous attendons la cité future »  (He 13, 14). Nous les attendons comme Moïse qui a espéré la Terre promise toute sa vie. « Mais c’est de nuit », selon l’expression de saint Jean de la Croix dans le merveilleux poème « La Source ». C’est dans la foi que nous attendons et que nous cheminons à travers nos passages au désert, le cœur rempli d’espérance et les yeux tournés vers en avant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le geste de l’imposition des cendres et notre Eucharistie nous plongent au cœur de l’attente. Pourquoi ? Parce qu’ils nous redisent notre condition d’homme, mortel, limité, marqué par la finitude qui a le regard tourné vers l’infini qu’il connaît dans la foi et qu’il annonce à la suite de Celui qui est passé de la mort à la vie, et qui vit maintenant éternellement « pour Dieu ». « Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant ». (Romains 6, 10)       <br />
              <br />
       Que notre célébration d’entrée en Carême cette année nous ouvre de nouveaux horizons et qu’elle nous fasse entrer avec joie sur le chemin d’éternité. Comme le dit si bien le thème du Carême de cette année choisi par l’équipe du Prions en Église canadien : « Dieu tient parole: confiance! »       <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère P.H.        <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 17 février 2010.</span>       <br />
              <br />
       <HR>        <br />
               <br />
       <b>Avec toi nous irons au désert</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Texte : J. Servel  Musique: Joseph Gélineau Fiche G229</span>       <br />
              <br />
       Seigneur avec toi nous irons au désert,       <br />
       Poussés, comme toi, par l'Esprit (bis)       <br />
       Et nous mangerons la parole de Dieu,       <br />
       Et nous choisirons notre Dieu.       <br />
       Et nous fêterons notre Pâque au désert :       <br />
       Nous vivrons le désert avec toi !       <br />
              <br />
       Seigneur nous irons au désert pour guérir       <br />
       Poussés, comme toi, par l'Esprit (bis)       <br />
       Et tu ôteras de nos cœurs le péché,       <br />
       Et tu guériras notre mal,       <br />
       Et nous fêterons notre Pâque au désert :       <br />
       O vivant qui engendre la vie !       <br />
              <br />
       Seigneur nous irons au désert pour prier       <br />
       Poussés, comme toi, par l'Esprit (bis)       <br />
       Et nous goûterons le silence de Dieu,       <br />
       Et nous renaîtrons dans la joie.       <br />
       Et nous fêterons notre Pâque au désert :       <br />
       Nous irons dans la force de Dieu !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Le-Careme-un-passage-au-desert-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-17-fevrier-2010_a330.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>«  Demeurez dans mon amour » - Homélie pour la messe anniversaire du décès de l'abbé Gaston Savard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec</title>
   <updated>2010-02-28T06:01:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Demeurez-dans-mon-amour-Homelie-pour-la-messe-anniversaire-du-deces-de-l-abbe-Gaston-Savard-pretre-agrege-du-Seminaire_a325.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1848304-2525603.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-30T19:32:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie lors de la messe anniversaire pour monsieur l’abbé Gaston Savard (décédé le 2 février 2009) célébrée le 30 janvier 2010 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général au Séminaire de Québec, le samedi, 30 janvier 2010. Textes de l'Écriture: I Jean 3,14.16-20 et Jean 15, 9-17.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1848304-2525603.jpg?v=1289459878" alt="«  Demeurez dans mon amour » - Homélie pour la messe anniversaire du décès de l'abbé Gaston Savard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec" title="«  Demeurez dans mon amour » - Homélie pour la messe anniversaire du décès de l'abbé Gaston Savard, prêtre agrégé du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Nous venons d’entendre deux lectures qui illustrent très bien le fond l’âme de notre confrère l’abbé Gaston Savard, votre frère, votre oncle, votre ami. Mettre cette célébration sous le signe de l’amour me paraît être un geste des plus appropriés. L’abbé Savard a su en vivre et le traduire de mille façons jusque dans son testament où il léguait une somme d’argent pour que l’on célèbre des messes aux intentions des membres de sa famille dont il était si proche.       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">L’amour : un chemin de vie</span>       <br />
              <br />
       La première lecture que nous avons entendue, celle de la lettre de saint Jean, nous indique que le chemin de l’amour est un chemin de vie.  « Parce que nous aimons nos frères, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas reste dans la mort ».        <br />
              <br />
       En effet, aimer n’est pas seulement un sentiment, une passion parfois, aimer c’est une proximité, c’est s’approcher de quelqu’un, c’est vivre en sa présence, l’avoir dans son cœur, dans sa pensée, dans ses  préoccupations. C’est en somme prendre du temps avec la personne, c’est aussi de cheminer avec elle, de s’intéresser à elle « non pas avec des paroles et des discours » seulement, mais « par des actes et en vérité ».       <br />
              <br />
       Mère Teresa et Jean Vanier en donnent de magnifiques exemples. Ce dernier à la Retraite internationale des prêtres en septembre 2009 à laquelle j'ai eu le bonheur de participer invitait les prêtres à refaire en silence, au terme de son enseignement, le geste du lavement des pieds. Ce geste pour Jean Vanier concrétise tout le « Aimons-nous les uns les autres ». C'est l'amour en acte et en vérité. C'est  un geste d'amour. « Ayant aimé les siens, il les aima jusqu'à l'extrême » (Jean 13, 1). .En lavant les pieds de ses disciples, Jésus, dit Jean Vanier,  a montré à chacun d'eux qu'il avait du prix à ses yeux. Il nous invite ainsi à reconnaître en chaque personne le Temple de l'Esprit Saint.       <br />
              <br />
       Notre confrère Gaston a su vivre ce chemin de l’amour d’une façon simple et continue. Sa famille a été le témoin privilégié de son attachement, de ses attentions et de son affection. Et ses élèves et ses confrères se rappellent avec émotion un homme discret, mais toujours à l’écoute et sans cesse préoccupé de l’autre. Il était toujours prêt à se mettre à genoux et à laver les pieds de ses frères et soeurs.        <br />
              <br />
       Oui, l’amour ne se réduit pas aux sentiments, il dessine pour chacun et chacune un chemin de vie, un parcours de vie avec ses hauts et ses bas, mais toujours habité de gestes, de pensées et de proximité.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Un chemin qui résume tout</span>       <br />
              <br />
       Ce chemin de vie qu’est l’amour vécu n’est pas seulement un parcours, mais avec le temps il s’élargit au point de prendre toute la place et se transforme en un lieu où il fait bon demeurer. Le sommet de l’amour c’est d’y être incrusté au point où il n’y a plus d’autres réalités plus importantes. Tout passe par l’amour et tout se résume dans l’amour.        <br />
              <br />
       C’est ainsi que je comprends la phrase de l’Évangile que je viens de lire : « Demeurez dans mon amour ». L’amour ne passe pas. Il transforme tout dès maintenant, avant de s’épanouir pour toujours en vie éternelle, car il vient de Dieu. il est l'amour-agapè comme le nomme saint Jean. Il est plus que l'attirance et l'amitié, il est charité, vie de Dieu répandue en nous. Il est ce regard de Dieu en nous qui maintient l'orientation vers le but et la fin : « ...l'espérance ne déçoit point, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné » (Romains 5, 5). Cet « amour de Dieu » est l'amour dont Dieu nous aime et dont l'Esprit-Saint est un gage. Il est grâce et faveur de vivre dans l'amitié divine. Il produit un « état de grâce » : un « état » rempli de la grâce, de la tendresse, de la faveur de Dieu. Telle est la plénitude que fait surgir l'amour de charité, l'amour-agapè: une plénitude où il fait bon demeurer, une vie à demeure, une vie éternelle.       <br />
              <br />
       En effet, la vie éternelle n’est pas autre que celle que nous vivons déjà. Jésus dans le texte de l’évangile de saint Jean nous invite à vivre maintenant ce que nous vivrons tout le temps : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père je vous l’ai fait connaître » : « Dieu est Amour »       <br />
              <br />
       Ce chemin d’éternité qu’est l’amour est proposé à quiconque veut y entrer. C’est un don qui est fait sans mérite de notre part « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis. »       <br />
              <br />
       Si nous acceptons d’y entrer, comme l’a fait notre confrère Gaston, nous pouvons être sûrs que les fruits fleuriront et qu’ils demeureront.       <br />
              <br />
       Demandons au Seigneur de nous faire entre de plus en plus dans ce chemin de l’amour qui ouvre sur un Dieu qui « est plus grand que notre cœur ».        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       En refaisant les gestes de Jésus à la dernière Cène, nous nous unissons à Lui, le Ressuscité, établi pour toujours auprès du Père dans la demeure éternelle où l’Amour règne et s’épanouit en plénitude. Nous commençons dans l’amour que nous avons les uns pour les autres une vie qui n’aura pas de fin et que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       30 janvier 2010</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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