<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.seminairedequebec.org/xml/atom.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.seminairedequebec.org/xml/atom.css" type="text/css" media="screen"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
 <subtitle><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.seminairedequebec.org" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="http://www.seminairedequebec.org/xml/atom.xml" />
 <id>http://www.seminairedequebec.org/</id>
 <updated>2014-10-30T13:43:14+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>46.814776</geo:lat>
  <geo:long>-71.2</geo:long>
  <icon>http://www.seminairedequebec.org/favicon.ico</icon>
  <logo>http://www.seminairedequebec.org/var/style/logo.jpg</logo>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année A (Mathieu 13, 44-46) - Paraboles de la perle et du trésor - Témoins: André Frossard et Charles de Foucauld</title>
   <updated>2014-09-03T02:56:00+02:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Mathieu-13-44-46-Paraboles-de-la-perle-et-du-tresor-Temoins_a605.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/6821663-10423359.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-07-24T23:00:00+02:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie à la Chapelle du Lac Poulin et à la Chapelle du Lac Raquette par Mgr Hermann Giguère P.H., recteur de ces dessertes le 27 juillet 2014 pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année A. Textes: I Rois 3, 5.7-12, Romains 8, 28-30 et Mathieu 13, 44-46 (lecture brève : paraboles de la perle et du trésor).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6821663-10423359.jpg?v=1405629889" alt="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année A (Mathieu 13, 44-46) - Paraboles de la perle et du trésor - Témoins: André Frossard et Charles de Foucauld" title="Homélie pour le 17e dimanche du temps ordinaire Année A (Mathieu 13, 44-46) - Paraboles de la perle et du trésor - Témoins: André Frossard et Charles de Foucauld" />
     </div>
     <div>
      En quelques lignes nous avons aujourd’hui un enseignement merveilleux concernant la rencontre avec Dieu dans notre vie, car le Royaume des cieux dont il est question c’est en réalité Dieu lui-même. Cette rencontre de Dieu est comparée ici à un trésor caché dans un champ et aussi à un marchand qui cherche de belles perles       <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">La parabole du trésor</span>       <br />
              <br />
       Dans la première parabole, celle du trésor caché, on peut comprendre que Dieu se laisse découvrir souvent comme par hasard dans notre vie. Cela peut survenir au moment où on s’y attend le moins de façon imprévue même, à l'occasion d'un décès, d'une séparation, d'un coup de téléphone, d'une rencontre, que sais-je?  Et alors, il se fait comme une lumière éclatante, surprenante même pour la personne intéressée. On parle alors d'une conversion qui surprend les proches et qui change la vie de la personne.       <br />
              <br />
       C’est ce qui est arrivé à un grand journaliste français, ami du pape Jean Paul II, André Frossard, qui raconte sa conversion dans une petit livre qui a eu un grand succès et dont le titre est « Dieu existe, je l’ai rencontré ». André Frossard raconte que c’est dans la vingtaine qu’il a découvert son trésor. Rien ne le préparait, semble-t-il, à cette découverte. Son père était secrétaire du parti communiste français. À la maison il n’était pas question de religion. Puis u jour qu’il attendait un de ses amis catholique, il est entré dans une église où il y avait l’adoration du Très Saint Sacrement. Et là s’est produit la rencontre avec Dieu qui est venu vers lui.  Dieu s’est révélé à lui d’une manière si forte qu’en sortant de l’église, il dit à son ami, je suis catholique moi aussi maintenant. Je crois en Dieu. Dieu existe. Tout est là. André Frossard a découvert alors un trésor. Il ne s’en préoccupait pas, mais c’est Dieu lui-même qui est venu au- devant de lui, qui s’est révélé à lui.       <br />
              <br />
       Mais revenons à la parabole. Une fois le trésor découvert, qu’est-ce que fait celui qui l’a trouvé : il vend tout et achète le champ où il l’a trouvé. C’est sur cela que Jésus insiste. Dieu est un trésor qui fait pâlir tout le reste à côté de lui. La rencontre de Dieu demande qu’on engage tout ce qu’on a et même tout ce qu’on est. Ailleurs dans l’évangile, Jésus dit  « Vous ne pouvez servir deux maître ». Hélas!, comme le remarquait le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris, il arrive qu’on ne le fait pas toujours, on négocie, on  y va à moitié…Et pourtant, le message de Jésus est clair : il faut se détacher de tout pour acquérir ce bien précieux comme le fait celui qui a trouvé le trésor, qui vend tout et achète le champ où il l’a trouvé.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La parabole de la perle</span>       <br />
              <br />
       Dans la seconde parabole, il est encore question de la rencontre de Dieu dans notre vie, mais là on peut songer plutôt à quelqu’un qui est à la recherche de Dieu, comme le marchand qui cherche toujours de plus belles perles.        <br />
              <br />
       Ici l’insistance de Jésus est mise sur la nécessité de chercher Dieu. Dieu se révèle parfois sans qu’on le cherche comme pour André Frossard, mais souvent aussi il se révèle au terme d’une longue recherche « Cherchez, cherchez sans vous lasser et vous trouverez  » dit Jésus ailleurs dans l’Évangile. Lorsque nous cherchons, nous nous posons des questions. C’est très bon de le faire. Et il ne faut pas abandonner avant d’avoir vraiment trouvé la perle précieuse.        <br />
              <br />
       Je pense ici à un missionnaire qu’a béatifié le pape Benoît XVI le 13 novembre 2005. Son nom est Charles de Foucauld. Vous en avez peut-être entendu parler. Il est mort assassiné en 1917 alors qu’il vivait comme ermite dans le désert du Sahara en Algérie. Orphelin de père et de mère, devenu adulte il avait tout laissé de la religion de son enfance. Il devint militaire et explorateur en Afrique.  Il va explorer le Maroc et il est toujours en recherche d’un bonheur qui lui échappe malgré ses succès. IL fait, raconte-t-ti plus tard, souvent cette prière : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse. Après plusieurs années, grâce à une de ses cousines, il fait la rencontre de Dieu à l’âge 28 ans. Il trouve la perle précieuse et il  écrit : « Aussitôt que je crus qu’il  avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui. »        <br />
              <br />
       Comme le marchand, Charles de Foucauld,  a compris au cours de sa recherche qu’il faut tout donner pour garder cette perle précieuse.        <br />
              <br />
       III – <span style="font-style:italic">Application </span>       <br />
              <br />
       Est-ce qu’il arrive encore aujourd’hui ce qui est arrivé à André Frossard ou à Charles de Foucauld? La réponse est oui.        <br />
              <br />
       Dieu se manifeste dans nos vies simplement, mais réellement. Quand tu aides ta mère malade, quand tu écoutes ta fille qui pense au divorce, quand tu ne dors  pas à cause de ton garçon parti au loin… tu rencontres Dieu?  Dieu est là dans la vie de tous les jours.       <br />
              <br />
       Il nous revient d’avoir l’œil ouvert pour le voir comme le marchand qui recherche des perles.        <br />
              <br />
       Il nous revient d’avoir une oreille attentive pour l’entendre qui nous appelle à l’improviste parfois, qui nous offre le trésor de sa présence et de son amour pour nous.        <br />
              <br />
       Jésus à  travers les parabole du trésor et de la perle, nous invite à choisir Dieu. Et la première lecture nous montre que ce choix qu'a fait Salomon  apporte sagesse et paix. Bien des choses peuvent nous distraire, mis au fond de notre cœur, il y a ce désir de Dieu, de bonheur, qui ne trouve son épanouissement que si on consent à mettre Dieu à la première place dans notre vie. Dans cette eucharistie, demandons au Seigneur de nous rendre attentifs à le reconnaître lorsqu’il se révèle à nous et demandons aussi la grâce de rester toujours des « chercheurs, chercheuses de Dieu » dans notre vie.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Séminaire de Québec       <br />
       23juillet 2014       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-17e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Mathieu-13-44-46-Paraboles-de-la-perle-et-du-tresor-Temoins_a605.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : "Aux carrefours des païens de notre temps"</title>
   <updated>2014-02-03T16:02:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Aux-carrefours-des-paiens-de-notre-temps_a574.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/6263679-9359470.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-01-25T14:57:00+01:00</published>
   <author><name>Marc Bouchard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie donnée à la Résidence Cardinal-Vachon à Québec le 26 janvier 2014 par monsieur le chanoine Marc Bouchard, prêtre du Séminaire de Québec. Textes de l'Écriture : Isaïe 8, 23b-9,3 ; 1 Corinthiens 1,110-13.17 ; Matthieu 4,12-23.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/6263679-9359470.jpg?v=1390659107" alt="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : "Aux carrefours des païens de notre temps"" title="Homélie pour le 3e dimanche du temps ordinaire Année A : "Aux carrefours des païens de notre temps"" />
     </div>
     <div>
      Vous avez sûrement remarqué que le récit de saint Matthieu, que je viens de proclamer, reprenait un passage de la première lecture, un texte du prophète Isaïe que nous avons entendu lors de la messe de la nuit de Noël.  Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée.        <br />
              <br />
       Jésus vient d’apprendre que Jean Baptiste a été arrêté. On voit bien que la vie n’était pas facile pour ceux qui osaient prendre la parole en public et proclamer la vérité. On s’empressait de les faire taire. Pour un charpentier du modeste village de Nazareth, c’aurait pu être là une bonne raison pour rester chez lui bien tranquille et s’en tenir à son métier qui devait le bien faire vivre.        <br />
              <br />
       Mais Jésus, voyant qu’on avait emprisonné son cousin, qu’il aimait et admirait, prend la décision de quitter le village sans problème de Nazareth, pour aller s’établir à Capharnaüm. Pourquoi à Capharnaüm ? Comme le récit le dit bien, Jésus veut être là où il y a du monde, là où ça bouge, là où il y a de la vie, dans la périphérie, comme dit le pape François. Capharnaüm, ville très active, se trouve en effet à être située sur une route importante sur laquelle circulent de nombreuses caravanes et où  se retrouvent des gens de diverses nations et races. On va jusqu’à appeler cette ville, le carrefour des païens.       <br />
              <br />
       On voit que Jésus veut pouvoir annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle, à toutes sortes de gens. Dans l’évangile de dimanche dernier, qui nous racontait son baptême par Jean, Jésus était présenté comme celui qui venait pour le salut du monde. Il se rend donc là où des pécheurs, quels qu’ils soient, ont à découvrir le chemin du salut. À tous ces gens il dit : Convertissez-vous !, l’appel que Jean-Baptiste faisait entendre à tous ceux et celles qui venaient se faire baptiser.         <br />
              <br />
       Et nous alors ? Allons-nous demeurer frileusement entre nous, dans nos petites assemblées de catholiques pratiquants ? Ou bien, allons-nous être de vrais disciples de Jésus et devenir suffisamment audacieux pour prendre la parole aux carrefours des païens de notre temps ? Plus que jamais le monde de chez nous a besoin d’entendre le message de l’Évangile et qui d’autres que nous peuvent le lui faire entendre.        <br />
              <br />
       Il est sûr que cela n’est pas facile, car tout comme Jésus, tout comme les apôtres et les premiers chrétiens, nous nous retrouvons dans un monde païen qui ressemble beaucoup à celui de Capharnaüm. Elle est terminée la chrétienté, cette société dont on pouvait dire qu’elle était chrétienne, cette société où tous étaient identifiés comme chrétiens et devaient se comporter en conséquence. Il n’existe plus ce Québec chrétien que nous avons connu, il est du passé ce temps où presque tous, toutes étaient présents à la messe du dimanche.       <br />
              <br />
              <br />
       L’Église a perdu ce pouvoir qu’elle avait depuis fort longtemps, soit depuis le 4e siècle, lorsque les empereurs Constantin puis Théodose en ont fait la religion de l’état. Une société laïque, c’est un phénomène très récent. Ce temps où la société était chrétienne, nous l’avons connu, mais nous devons bien constater qu’il n’en est plus ainsi, que ce temps-là est terminé et qu’il ne reviendra pas. Peut-être qu’il est mieux qu’il en soit ainsi parce que la situation actuelle nous contraint à  revenir à l’essentiel, à prendre conscience qu’être chrétien, c’est d’abord être  disciple de Jésus.        <br />
              <br />
       Disciples de Jésus, on ne peut dire cela sans penser à l’Évangile. Jésus a commencé sa mission en appelant des hommes à venir l’aider, du monde bien ordinaire, des pêcheurs. Et tout de suite après eux, des femmes vont aussi se mettre à sa suite. Tous les évangiles nous parlent de ces disciples qui ont formé les premières communautés chrétiennes.       <br />
              <br />
       Quand Jésus va quitter ses apôtres le jour de l’Ascension, il ne leur dira pas de faire des chrétiens, ce mot-là n’existait pas, il va leur dire : Allez, partout faites des disciples. D’ailleurs le mot « chrétiens » veut dire disciples du Christ. On parle beaucoup actuellement de nouvelle évangélisation, cela veut dire réentendre l’appel du Seigneur à faire des disciples.       <br />
               <br />
       On a parlé, cette semaine, de l’unité du peuple chrétien, de l’unité des Églises. En ce qui concerne l’essentiel de la foi, de grands pas ont été faits et les rapprochements sont réels à ce niveau. Le chemin qui reste à faire, c’est celui de se reconnaître tous disciples du même Maître, Jésus, et de se mettre à la même école, celle de la Parole de Dieu, de l’Évangile. Cela signifie qu’au-delà des différences historiques, culturelles, linguistiques, liturgiques, les chrétiens, catholiques, orthodoxes, anglicans, protestants se retrouvent unis dans la même mission, celle que Jésus leur a confiée.        <br />
              <br />
       Dans le récit évangélique de ce dimanche, nous est rappelé encore une fois cet appel du Seigneur : Convertissez-vous ! C’est dans le cœur de chaque personne, dans notre cœur à chacun, chacune de nous que cela doit d’abord se réaliser. Pour que le règne de Dieu vienne, que sa volonté se fasse, il faut d’abord que nous, disciples du Seigneur, soyons les premiers à nous convertir.        <br />
              <br />
       Une conversion nous est demandée actuellement : ne pas regretter le régime de chrétienté que nous avons connu, ne pas rêver à son retour, aimer le monde dans lequel nous vivons, et nous engager ensemble dans l’évangélisation du monde qui est le nôtre. Nous nous réjouissons du Pape que Dieu vient de donner à notre Église, remarquons qu’il ne cesse pas de nous le tout premier appel de Jésus, cet appel qu’il est allé faire entendre tout d’abord dans cette ville des païens qu’était Capharnaüm, et c’est dans cette qu’il s’est établi avec ses premiers disciples.         <br />
              <br />
       Le pape François a donné comme titre à sa première lettre adressée au catholique La joie de l’Évangile. Notre vie quotidienne dit-elle que nous sommes heureux d’être chrétiennes, chrétiens, disciples du Christ ? Ne serait-ce pas d’abord par ce témoignage qu’il nous est possible de collaborer à la mission du Christ ?        <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Chanoine Marc Bouchard       <br />
       Séminaire de Québec</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-le-3e-dimanche-du-temps-ordinaire-Annee-A-Aux-carrefours-des-paiens-de-notre-temps_a574.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>«  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » - Homélie pour le Mercredi des Cendres (9 février 2005)</title>
   <updated>2010-02-28T06:00:00+01:00</updated>
   <id>http://www.seminairedequebec.org/Convertissez-vous-et-croyez-a-la-Bonne-Nouvelle-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-9-fevrier-2005_a331.html</id>
   <category term="Allocutions/homélies" />
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1886200-2582825.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2005-02-09T23:37:00+01:00</published>
   <author><name>Hermann Giguère</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Homélie pour le Mercredi des Cendres au Séminaire de Québec,le 9 février 2005, par l'abbé Hermann Giguère, supérieur général. Textes de l'Écriture : Joël 2, 12-18, II Corintiens 5, 20-6,2 et Mathieu, 6, 1-6.16-18.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1886200-2582825.jpg?v=1289459879" alt="«  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » - Homélie pour le Mercredi des Cendres (9 février 2005)" title="«  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » - Homélie pour le Mercredi des Cendres (9 février 2005)" />
     </div>
     <div>
      Lorsque nous sommes dans le tourbillon de la vie active remplie de toutes sortes d’obligations, le rythme de celle-ci est marqué par des temps forts comme le début d’une nouvelle année scolaire, le début des vacances, etc. Dans une vie de retraité où les activités sont moins nombreuses, le rythme peut manquer de nouveauté apparemment.        <br />
              <br />
       Quoiqu’il en soit de notre situation, tous nous nous retrouvons dans un autre rythme plus intérieur marqué par l’année liturgique. En effet, celle-ci est faite de divers temps forts qui nous permettent d’entrer dans le « temps du salut ».        <br />
              <br />
       Le carême est un de ces temps forts incontournables de la vie chrétienne dans lequel nous sommes invités à entrer à travers cette célébration et avec le geste de l’imposition des cendres.        <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Le carême revient </span>       <br />
              <br />
       Oui le carême revient… encore une fois. Un carême de plus dans nos vies. Il ne vient pas répéter celui de l’an dernier, ni ceux des précédentes années. C’est le premier jour d’une longue marche. Il rappelle celle du peuple hébreu dans le désert pendant 40 ans. Une marche où, tendu vers la Terre Promise, il a découvert la présence toute spéciale de son Dieu qui cheminait à ses côtés, une présence qu’il a parfois oubliée, qu’il a même critiquée, mais qui s’est imposée comme la seule qui puisse le faire vivre pleinement.        <br />
              <br />
       Premier jour d’une longue marche aussi pour Jésus qui s’est retiré pendant 40 jours au désert au début de son ministère public. Moment de décision, de tentations, mais aussi triomphe d’une foi et d’une confiance totale en Dieu.        <br />
              <br />
       Premier jour d’une longue marche pour chacun de nous qui sommes invités à refaire simplement encore une fois le parcours des ces 40 jours, qui nous permet de pousser plus loin notre marche vers l’ultime Pâques.        <br />
              <br />
       C’est le temps de nous laisser poser des questions du genre de que fais-tu de ta vie? Que deviens-tu? Qu’est-ce qui est important pour toi? Comment accueilles-tu la Parole de Dieu aujourd’hui?        <br />
              <br />
       Chacun fait évidemment de son carême ce qu’il veut bien. Le geste de l’imposition des cendres qui le commence nous permet ce soir d’entrer en nous et d’ouvrir un espace de réponse personnelle.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">L’appel à la conversion </span>       <br />
              <br />
       Vous vous souvenez de la formule qui accompagnait l’imposition des cendres et qui a été utilisée jusqu’à Vatican : « Souviens-toi que tu es poussière  et que tu retourneras en poussière».        <br />
              <br />
       Elle est toujours dans le Missel et elle rappelle avec justesse la réalité de la mort qui fait partie de la condition humaine. Elle centre l’attention sur cette réalité, et c’est bien d’y penser. Plusieurs ici, en raison de leur âge avancé, se voient dans l’obligation de l’envisager non seulement comme une hypothèse lointaine, mais comme une réalité plus proche. Et c’est bien ainsi.        <br />
              <br />
       Le Concile Vatican II a introduit une autre formule pour accompagner l’imposition des cendres que nous utiliserons ce soir : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » tiré de saint Marc (Mc 1, 15) qui la présente comme le cœur de la prédication de Jésus. Cette dernière formule nous fait voir que la mort n’est pas le dernier mot de notre vie. Le dernier mot, c’est la vie, la vie nouvelle annoncée et apportée par Jésus.        <br />
              <br />
       Dans la formule de Vatican II, l’accent est mis sur la conversion. « Se convertir » c’est « se tourner vers », « se tourner vers » quelqu’un, le Christ. La conversion n’est jamais complètement acquise. Au contraire, elle est mouvement sans cesse projeté en avant. Elle est « chemin », « route », « pèlerinage ». Elle nous engage à la suite de ces grands chercheurs de Dieu que furent les patriarches et les prophètes.        <br />
              <br />
       III-  <span style="font-style:italic">« Croyez à la Bonne Nouvelle » </span>       <br />
              <br />
       Sur cette lancée de la « conversion », le « pèlerinage » du carême met devant nous le message de la Bonne Nouvelle. « Se convertir à quoi? ». « Croyez à la Bonne Nouvelle ». Quelle Bonne Nouvelle? Tant et tant de lectures de celle-ci sont faites. Des études scientifiques, des reportages, des travaux d’exégètes ou de théologiens la scrutent de toutes parts.        <br />
              <br />
       Cette année, le parcours proposé par la liturgie durant le carême nous entraîne dans un chemin baptismal avec les trois textes bien connus de saint Jean, qui nous présentent l’épisode de la Samaritaine le 3e dimanche du carême, celui de l’aveugle-né le 4e dimanche et celui de la résurrection de Lazare le 4e dimanche.        <br />
              <br />
       Ce parcours baptismal complété par les lectures de chaque jour nous permet de revenir aux réalités essentielles de notre vocation de baptisé et de disciple de Jésus.        <br />
              <br />
       À travers les symboles de la soif apaisée, de la vue transformée et de la vie retrouvée nous découvrons la richesse de la source d’eau vive qu’est le Christ, la lumière qu’est pour nous sa Parole qui éclaire et la joie de la communion dans sa vie de Ressuscité que Lazare, revenu à la vie, annonce et proclame.        <br />
              <br />
       Oui, un autre carême revient… il nous offre un parcours d’initiation catéchuménale dans lequel nous aurons grand profit à entrer puisque nous ne pouvons jamais dire que nous avons été au fond du mystère du Christ car, comme le dit saint Paul : « nul ne connaît la profondeur, la hauteur, la longueur, la largeur de l’amour du Christ ».        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Laissons-nous entraîner dans la marche vers Pâques qu’est le carême et profitons-en pour refaire ce chemin d’initiation au mystère du Christ en nous unissant à tous ceux et celles qui se préparent au Baptême dans la nuit de Pâques. Que le geste de l’imposition des cendres nous aide à entrer symboliquement dans cette marche et que ce carême nous permette d’être plus assidus à la prière, à l’aumône et au jeûne, comme la tradition nous y invite.        <br />
              <br />
       Amen!        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Hermann Giguère, prêtre       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       le 9 février 2005       <br />
              <br />
              <br />
       HG/mdb        <br />
              <br />
              <br />
       Dernière mise à jour 9 février 2005 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=https://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.seminairedequebec.org/Convertissez-vous-et-croyez-a-la-Bonne-Nouvelle-Homelie-pour-le-Mercredi-des-Cendres-9-fevrier-2005_a331.html" />
  </entry>
</feed>
