Séminaire de Québec
Société de prêtres diocésains fondée en 1663 par le Bienheureux François de Laval, premier évêque de Québec




BULLETIN D'INFORMATION DE LA SOCIÉTÉ DES PRÊTRES DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC

Sceau du SME représentant la Sainte Famille
SME-Info Volume 35 numéro 4 novembre 2008

Des pèlerins heureux...

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Archives des bulletins antérieurs

MOT DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL

Une ANNÉE JUBILAIRE se termine. La clôture de cette année consacrée à François de Laval aura lieu le lundi 8 décembre 2008 sous la présidence de son 23e successeur, le Cardinal Marc Ouellet, à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec.

François de Laval a séduit de nombreuses personnes cette année. Vous lirez le témoignage de Luc qui a marché « sur les pas de François de Laval » en France. Il me semble que la figure de François a subi une cure de jeunesse. Le vieil évêque, sans cesse dans l’esprit de nos devanciers, fait place au jeune missionnaire, nouvellement ordonné évêque, arrivant à Québec à 36 ans rempli d’audace évangélique et de zèle apostolique au service de cette Église naissante à laquelle il consacre 50 ans de sa vie. Permettez-moi de souhaiter que la dévotion au Bienheureux François de Laval continue de se développer et qu’un jour nous puissions l’invoquer comme saint canonisé.

Avec ce numéro du SME-Info s’annonce le temps de l’Avent et le temps de Noël. Je profite de l’espace qui m’est offert ici pour souhaiter à tous les personnes amies qui nous lisent et à toutes celles qui portent la mission du Séminaire de Québec dans leurs prières et dans leur cœur un très Joyeux Noël et une Année 2009 remplie de belles surprises.

Que la bénédiction du Seigneur descende sur vous et y demeure à jamais.

Bonne lecture.

Mgr Hermann Giguère P.H.

NOMINATION

  • Monsieur l’abbé André Gagné, recteur du Petit Séminaire diocésain et membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire, a été choisi comme membre coopté au Conseil du Séminaire pour un mandat de deux ans se terminant le 30 juin 2010.




    LA MAISON DU COIN : Rénovation qui pose question ?

    Sous le titre « Mais il ne reste qu’une enveloppe » voici l’article paru dans la rubrique Point de vue du journal Le Soleil, le mercredi 22 octobre 2008 que notre confrère Georges Marceau, fervent protecteur du patrimoine, a fait parvenir au journal . Le 2, côte de la Fabrique avant les transformations

    Bien sûr, il est trop tard maintenant. La transformation est faite. Le nouveau Pavillon d'accueil du Musée de l'Amérique française et du Centre de la francophonie des Amériques est terminé. Mais il y a des choses qui doivent être dites. La vérité a des droits, surtout après les affirmations faites par les architectes français Franklin Azzi et Paul Grether dans l'article de Julie Lemieux du journal Le Soleil (vendredi, 17 octobre 2008, p. 2). Les architectes ont affirmé que « les boiseries de l'ancien hall ne dataient que de 30 ans et n'avaient pas de valeur réelle… On a fait l'analyse du bâtiment et des anciennes menuiseries qui existaient et on n'a pas considéré ça comme du patrimoine. »

    Voilà pour l'opinion des architectes français du nouvel édifice. Il est pourtant possible de voir les choses autrement. Tout d'abord, cette maison de 1838 est l'œuvre de l'architecte Thomas Baillairgé (1791-1859) que Jérôme Demers qualifie du « plus grand architecte du Bas-Canada ». Jérôme Demers (1774-1853) fut un prêtre du Séminaire de Québec, professeur, directeur du Petit et du Grand Séminaire, procureur et supérieur général. On a donné son nom au pavillon principal du Musée de l'Amérique française.

    En 1974, la Banque Provinciale du Canada, qui occupait l'édifice, a effectué une rénovation importante de la maison. C'est probablement à cela que réfèrent les architectes français lorsqu'ils parlent des « boiseries qui ne dataient que de 30 ans ». Voici ce qu'en dit la Banque Provinciale dans un dépliant publicitaire de 1974: « …la Banque Provinciale, consciente de l'aspect historique de la maison du coin, décide d'en assurer la rénovation. On fait alors appel à un bureau d'architectes bien connu de Québec pour diriger les travaux car, en raison de son architecture, le bâtiment requiert une attention particulière. Il fallait respecter des normes consistant à conserver et même à restituer à celui-ci son caractère d'époque.» Dans cette rénovation, la mezzanine au dessus du rez-de-chaussée constituait « l'élément majeur de cette réalisation… La maison du coin retrouva un air de jeunesse tout en conservant le cachet d'une époque qui fait partie de notre patrimoine. »

    Ce témoignage sera confirmé en 1989 par quatre architectes de Québec, Nicole Allard, Manon Fortin, Luc Noppen et Katia Tremblay, qui ont publié un opuscule historique intitulé Thomas Baillairgé, 1791-1859, Éditions Continuité, Québec. Dans cet ouvrage, à la page 4, les architectes, après la visite de la Maison du coin, disent ceci:  « La Maison Baillairgé, qui se prêterait bien à une extension du Musée du Séminaire, abrite aux étages une architecture d'une rare qualité et surtout en bon état de conservation. On y retrouve notamment un impressionnant salon ovale, un escalier circulaire, des moulures intéressantes et de beaux plafonds en bois. »

    Pourtant, d'après les architectes français, les boiseries « n'ont pas de valeur réelle », ne peuvent être considérées comme « du patrimoine ». Qui a raison ? Était-il nécessaire de tout détruire, même les planchers, les plafonds, les murs, les structures, etc. ? Il ne reste maintenant qu'une enveloppe extérieure en pierre. Même les fenêtres sont fausses:  elles sont constituées de grands panneaux de verre plat scellés recouverts d'un quadrillé artificiel imitant les anciennes fenêtres à carreaux.

    À ce sujet, le Séminaire, il y a une vingtaine d'années, a dû remplacer toutes les fenêtres de l'aile de la Procure. Comme de telles fenêtres ne sont plus fabriquées, il a fallu les faire fabriquer à la main par des ébénistes au coût de 800 $ chacune. Ce sont là les exigences d'une authentique restauration historique. Le nouveau Pavillon d'Accueil du Musée de l'Amérique française et du Centre de la francophonie des Amériques fera sans doute l'admiration des visiteurs. Il est ultramoderne et « fonctionnel », mais ce n'est plus un édifice historique et ce n'est plus le joyau qu'avait construit Thomas Baillairgé.

    l'abbé Georges Marceau
    Prêtre agrégé du Séminaire de Québec





    UN PÈLERINAGE AVEC FRANÇOIS DE LAVAL QUI FUT UN CHEMIN INTÉRIEUR EXTRAORDINAIRE

    Aux membres du Conseil du Séminaire et aux prêtres du Séminaire de Québec

    Voilà deux mois que l’aventure du pèlerinage « Sur les pas de François de Laval » qui a eu lieu du 10 au 19 août 2008 dans le cadre de l’Année jubilaire François de Laval est terminée. La décantation est donc assez avancée pour commencer à distinguer les divers fruits qui demeurent après une si riche expérience. Bien entendu, je n’ai pas l’intention ici de faire la liste exhaustive de mes souvenirs, mais plutôt de tenter d’entrer dans l’essentiel, dans la substantifique moelle, dirait Rabelais.

    En 2000, sur la Place Saint-Pierre, un Jean-Paul II vieillissant demandait à la foule de pèlerins de la JMJ qui ils étaient venus rencontrer. Le Pape ? Le Souverain Pontife avait rapidement dirigé nos regards vers le Ressuscité, le Christ vivant. J’aurais le goût de me poser la même question pour ce voyage en sol français : qui étais-je allé rencontrer ? D'emblée, la réponse semble aller de soi : François de Laval, premier évêque de Québec et de la Nouvelle-France. Et, l’itinéraire ayant été tracé et réfléchi de mains de maîtres, j’ai effectivement découvert cet homme extraordinaire, homme de Dieu, homme de convictions, homme de luttes, homme de souffrances. En cela, chaque arrêt dans les villes et bourgades qui ont marqué sa vie m’a permis de mieux saisir et comprendre tant la fougue que la foi de cet évêque.

    Cependant, si je ne revenais qu’avec une meilleure compréhension du personnage de François de Laval, je n’oserais appeler ce voyage un « pèlerinage ». Or, il semble que le premier évêque de mon pays ait des affinités avec le successeur de Pierre. Je crois aujourd’hui qu’en suivant sa trace, j’ai aussi parcouru un chemin plus intérieur. Comme si Monseigneur de Laval m’avait, à son tour, pointé le Christ ressuscité. Cela s’est fait tout en douceur, presque à mon insu. Sans trop m’en apercevoir, je suis entré en moi-même, j’ai même réussi un peu de ménage – question de faire un peu plus de place au Seigneur. Les temps forts de ce côté ont été, pour moi, les divers lieux d’échanges avec les autres pèlerins, la messe au Mont-Saint-Michel et le temps de prière à Saint-Germain-des-Prés, lieu d’ordination épiscopale du bienheureux François de Laval.

    D’autres moments ont été chargés de sens, d’émotions, voire de grâces. Je ne saurais passer sous silence l’accueil touchant et magnifique des paroissiens et des châtelains de Montigny-sur-Avre. La ville de La Flèche n’était pas en reste sur ce point : on se souviendra longtemps de monsieur Ménard, guide du Prytanée militaire (ancien Collège des Jésuites) et véritable admirateur de l’ancien élève devenu évêque! La ville de Caen est sans doute celle qui m’a fait vivre le plus d’émotions, notamment en raison de la visite du Mémorial pour la Paix.

    Évidemment, il m’est impossible de faire état de tout ce que j’ai vécu au cours de ce pèlerinage. Ces quelques mots, au fond, se veulent un témoignage de ma gratitude. Vous m’avez permis de vivre des temps de réflexion et de rencontres importants, dans une période de ma vie où cela m’était plus nécessaire que je ne l’aurais cru. Je tiens également à souligner la qualité notoire de nos trois accompagnateurs. Grâce à eux, nous avons eu un périple agréable, équilibré et qui sache respecter la vitesse de croisière (intérieure et physique) de chacun. Réussir cela avec dix jeunes adultes, leaders dans leurs milieux et habitués de diriger eux-mêmes des groupes relève de l’exploit. Bravo ! 

    Soyez assurés que ce que j’ai vécu durant ce pèlerinage demeurera une expérience marquante dans ma vie de foi. Puisse votre fondateur, le bienheureux François de Laval, continuer de veiller sur vous dans votre mission d’évangélisation. Encore une fois, merci.

    Luc Létourneau,
    Participant au Pèlerinage « Sur les pas de François de Laval » et enseignant au secondaire





    SAVIEZ-VOUS … ?
    - quand le Séminaire a-t-il obtenu l'eau courante de l'aqueduc municipal de Québec? Et où prenait-il son eau auparavant ?
    Réponse 1 à la fin du Bulletin.
    - que quatre banques ont occupé le 2 , côte de la Fabrique (Pavillon GuillaumeCouillard). Pouvez-vous les nommer ?
    Réponse 2 à la fin du Bulletin.





    DATES À RETENIR

    - 8 décembre 2008 : à 16 h renouvellement du Vœu de l’Immaculée fait depuis 1665 à la chapelle du Pavillon Jean-Olivier-Briand et à 16 h 30 clôture de l’Année jubilaire François de Laval 2008 à la Cathédrale présidée par le Cardinal Marc Ouellet ;
    - 23 décembre 2008 : échange de vœux avec les employées et employés du Séminaire ;
    - 28 décembre 2008 : fête de la Sainte Famille, patronne principale du Séminaire ;
    - 12 janvier 2009 : début des cours à l’Université Laval ;
    - 21 janvier 2009 : Fête anticipée de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire (24 janvier). Concélébration eucharistique présidée par Mgr Jean-Pierre Blais, évêque auxiliaire. Invités : Prêtres de la région pastorale Louis-Hébert/Loretteville/Portneuf ; 11 février 2009 : célébration communautaire de l’Onction des malades ;
    - 2 au 7 mars 2009 : semaine de lecture à l’Université Laval ;
    - 25 mars 2009 : Anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec (26 mars 1663). Concélébration présidée par Mgr Maurice Couture et repas festif.

    ACTIVITÉS

    CENTRE D'ÉVANGÉLISATION QUÉBEC IXTHUS
    - 6 décembre 2008 : Party de Noël avec Mathieu Lippé comme artiste invité ;
    - 31 janvier 2009 : Spectacle de Sylvain Lavoie et de Louis-Martin Lanthier ;
    - 10-12 avril  2009 : Triduum pascal  ;
    - 25 avril 2009 : 3e édition du projet Théâtre pour les nuls ;
    - 5 mai 2009 : Lancement Émergences 4.

    Voir le site internet pour le proramme détaillé: www.quebecixthus.com

    MAISON FRANÇOIS DE LAVAL À PETIT CAP
    - 1er décembre 2008 : Ressourcement - Équipe Québec IXThUS ;
    - 9 au 11 janvier 2009 : Rencontre Vivre et Aimer ;
    - 16 au 18 janvier 2009 : Rencontre des jeunes du Petit Séminaire diocésain de Québec ;
    - 23 au 25 janvier 2009 : Pastorale universitaire ;
    - 13 février 2009 : Rencontre des jeunes du Petit Séminaire diocésain de Québec ;
    - 27 février au 1er mars 2009 : Camp préinscription du Petit Séminaire diocésain de Québec ;
    - 29 mars 2009 : Récollection - Équipe Notre-Dame.




    RÉPONSES AU SAVIEZ-VOUS… ?

    (1) Le puits a été abandonné en 1857. Jusqu'à cette date, le Séminaire prenait son eau dans le puits de la cour des petits, marqué aujourd'hui de deux cercles concentriques. Ce puits avait été creusé en 1713. Avant cette date, le Séminaire et les propriétaires antérieurs (Guillaume Couillard et Louis Hébert) devaient aller chercher leur eau en bas de la petite côte dans un puits situé approximativement à l'entrée principale du Pavillon Jérôme-Demers actuel (ancien couvent). Quand on considère l'incommodité d'aller chercher et de transporter chaque jour l'eau nécessaire pour les travaux du ménage et de la cuisine, on comprend pourquoi les gens prenaient rarement des bains...

    (2) 1895: The Quebec Bank, succursale de la banque du même nom dans la basse-ville sur la rue St-Pierre. Sur le coin opposé, s'ouvre alors la pharmacie "Laroche & Co. Druggists" avec les mots encore visibles du côté de la rue Ste-Famille, "Apothecaries' Hall", dans une maison que le Séminaire vendra en 1909. 1917 : Banque Royale du Canada ; 1931 : Banque Provinciale du Canada ; 1980 : Banque Nationale du Canada, nouveau nom de la précédente ; 1988 : Mercerie Laflamme, présentement "Louis Laflamme", en bas de la côte de la Fabrique ; 2002 : Musée de l'Amérique française.




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    Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général
    Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction




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    Dernière mise à jour 9 décembre 2008






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