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Textes liturgiques du jour

Pavillon Casault Université Laval


Ce site est ouvert aux étudiantes et étudiants qui suivent les cours du professeur Hermann Giguère. Il est aussi accessible aux personnes qui manifestent un intérêt pour les questions abordées. Nous vous demandons de respecter la propriété intellectuelle des textes qui figurent ici dans les divers sites.
© COPYRIGHT 2014 Hermann Giguère (Québec)



DERNIÈRES HOMÉLIES


SITE GÉOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE DU
SÉMINAIRE DE QUÉBEC (SME)

Vue aérienne du site du Séminaire de Québec en 2007
Cliquez ici pour des éléments plus détaillés de l'histoire du Séminaire de Québec comme liste des supérieurs etc.

Dates de construction des édifices sur les lieux du site du Séminaire de Québec autrefois connu sous le nom de Séminaire des Missions-Étrangères de Québec


Vue aérienne du site historique du Séminaire de Québec en 2007
Cliquez sur la vignette pour une image plus grande
(Courtoisie de Sam Bouchard)

Nom Date de construction Transformations
0. Maison de Mme Veuve Couillard

tracé dans la Cour du Vieux Séminaire

Achetée en 1668 par Mgr de Laval pour loger les élèves du Petit Séminaire
démolie en 1678
1. Premiers édifices
sur le site au nord de ce qui est aujourd'hui l'Aile de la Procure
1675-1677
[1]
1701-1705-1822
2. Aile de la Procure
le "grand bâtiment du Séminaire"
1678-1681[2] 1701-1705-1865
3. Chapelle intérieure 1694-1696 1701-1705-1822
4. Aile de la Congrégation 1707 agrandie en 1822
chapelle de la congrégation en 1825 par Thomas Baillargé
5. Chapelle extérieure 1750 1888: incendiée et rebâtie
6. Élargissement de ce qui est actuellement l'Aile des Parloirs vers le nord i.e. vers la Cour intérieure 1822-1823
7. Ancien Grand Séminaire 1827
architecte: Jérôme Demers
1865 partiellement démoli
8. La Maison du coin
(2,Côte de la Fabrique)

Notes historiques

1838
architecte: Thomas Baillargé
Cet édifice donne accès au Pavillon d'accueil du Musée de l'Amérique française [la Chapelle extérieure] et loge le Centre de la francophonie des Amériques
9. Agrandissements 1865-1875
10. Faculté de médecine
(Université Laval)

1854

agrandie en 1922
11. Pavillon Camille-Roy

construit pour l'Université Laval
Architecte: Charles Baillargé

1855-1856 1875: ajout des lanternes
Architecte: Ferdinand Peachy
12. Résidence des étudiants [aujourd'hui le Pavillon Jérôme-Demers]
Cet édifice loge le Musée de l'Amérique française qui conserve et met en valeur les collections du Séminaire de Québec.

ajout d'une chapelle
1855








1883



1901: résidence des soeurs dominicaines
1980: musée du Séminaire
1998: Modifications au musée
13. Pavillon Jean-Olivier-Briand
remarquable par son Grand Escalier
construit pour le Grand Séminaire

Résidence des prêtres
et Grand Séminaire jusqu'en 1959, puis Résidence des prêtres seulement et depuis 1997 de nouveau Grand Séminaire et Résidence des prêtres
1880 à plusieurs reprises
14. Pavillon des facultés
(Université Laval)

1913
15. Pavillon des classes devenue l'Aile du Secondaire puis depuis 2004 le Pavillon Lucien-Godbout
1920

16. Faculté de droit
(Université Laval)

1932

17. Pavillon Jean-Olivier Briand - Espace actuel occupé par le Grand Séminaire au 5e et au 6e étage
1997
Transformations à l'intérieur seulement

__________________________________

[1]Simoneau apporte des preuves archéologiques pour se démarquer des opinions reçues qui "injustement", écrit-il au numéro 4 du texte plus bas, associaient ces constructions à l'actuelle Aile des parloirs. Le terme "injustement", nous apparaît "injuste" pour des devanciers qui, comme Mgr Maheux, monsieur l'abbé Honorius Provost et monsieur l'abbé Noël Baillargeon, témoignaient d'une tradition ancienne et constante. On comprend bien cependant que Simoneau ne peut plus les suivre étant données ses découvertes. Pour mémoire voici un texte de Baillargeon qui demeure intéressant pour les dimensions du corps de logis qu'il donne, même si la localisation traditionnelle que rapporte Baillargeon ne peut plus tenir aujourd'hui selon Simoneau. Texte de Baillargeon sans les notes: "Mgr de Laval, rentré à son tour le 30 du même mois [septembre 1675], donna aussitôt le signal de commencer les travaux. La construction du Petit Séminaire dura deux ans. Le bâtiment était situé sur l'emplacement même où s'élève encore aujourd'hui l'aile sud du vieux Séminaire, mais il n'en occupait que la partie ouest,soit la section qui abrite au rez-de-chaussée les parloirs et le secrétariat et, auxétages supérieurs, les salles des écoliers du cours secondaire. Ce corps de logismesurait cent soixante-dix pieds de long environ sur trente pieds de large, les murscompris. Il ne comportait qu'un seul étage et était coiffé d'un toit brisé àdouble rangée de lucarnes. L'entrée principale était placée à l'extrémité est de lamaison et l'on traça jusqu'à la côte de la basse ville un petit chemin qui finit pars'appeler la rue du Parloir. On ignore, malheureusement, la disposition exacte desautres locaux. Les offices, la cuisine et le réfectoire devaient occuper, sans doute,le rez-de-chaussée, à la suite de la porterie, tandis qu'à l'étage se trouvaient lachambre du directeur, les salles d'étude et de récréation, ainsi que l'atelier, car lerèglement obligeait tous les écoliers à « quelque Mestier pour s'occuper hors deleurs Exercices. En outre, il est probable que sous les combles s'alignaient leschambrettes des pensionnaires." (Baillargeon, Noël, Le Séminaire de Québec sous l'épiscopat de Mgr de Laval, PUL, Québec, 1972, pp. 80-81.)



[2]Simoneau donne 1677 comme début des travaux. Nous avons conservé 1678, puisque la première pierre ne fut posée qu'en mai de cette année-là comme l'indique Baillargeon dans le texte qui suit [nous avons supprimer les notes]: "La bénédiction de « la première pierre du grand bâtiment du Seminaire »[l'édifice du Petit Séminaire dédié à l'Enfant-Jésus dont parle Simoneau plus bas au numéro 2 actuellement l'Aile de la Procure],présidée par Mgr de Laval, eut lieu dès le mois de mai 1678 et l'on commençaaussitôt une neuvaine en l'honneur de la sainte Famille « à laquelle il fut dédié ».Un peu en retrait de la maison Couillard qui avait été préalablement démolie, et surle site même de « l'aile de la Procure » du Séminaire actuel, commença de s'éleverun grand corps de logis. On mit trois ans à le construire. Le bâtiment mesurait «deux cents dix pieds de face sur trente cinq pieds de large y compris deux petitspavillons estans aux deux bouts » et qui excédaient « d'environ vingt pieds du costédu jardin». En raison de l'inégalité du terrain, on comptait du côté de la courintérieure deux étages seulement, comme pour le Petit Séminaire, mais il y en avaittrois à l'arrière, du côté du jardin, et même quatre, «du costé du Nord-ouest faisantface sur la Basse Court ». Le toit à mansarde, identique à celui du Séminaire del'Enfant-Jésus, était couronné d'un petit clocher, dit du règlement, comme on le voitsur les gravures de l'époque. Au reste, les deux séminaires ne différaient pas l'un de l'autre ni des autres édifices religieux du voisinage qui tous consistaient en de vastes rectangles de maçonnerie couverts de toits à bâtière ou à mansarde et hérissés de nombreuses cheminées. LeSéminaire de Québec et le collège des Jésuites, les monastères des Ursulines et desHospitalières furent conçus dans le même esprit que « la maison québecoise,longue, peu profonde, enduite de mortier d'un ton ocre clair, coiffée d'une hautetoiture recouverte de bardeau, percée de fenêtres allongées à volets». Presquetoute l'architecture conventuelle des xviie et xviiie siècles s'inspire de la mêmetradition."(Baillargeon, Noël, Le Séminaire de Québec sous l'épiscopat de Mgr de Laval, PUL, Québec, 1972, pp. 84-85.)






Voci ce qu'en disent Nive Voisine et Christina Cameron dans L'Encyclopédie canadienne.

"Les bâtiments du séminaire sont construits conformément aux principes architecturaux du XVIIe siècle : des ailes ou des pavillons entourent des cours intérieures où l'on entre par un portail couvert. Quoique la construction des bâtiments du quadrilatère principal s'échelonne du XVIIe au début du XXe siècle, l'ensemble présente des traits typiques de l'architecture des bâtiments publics du régime français : maçonnerie de moellons enduite de stucco ou de crépi, fenêtres à  battants à  petits carreaux de vitre, toits à  forte pente garnis de lucarnes et cheminées massives intégrées à  des murs coupe-feu surélevés. L'aile de l'intendance,[NDLR dont le nom officiel est l'"Aile de la Procure" comme elle est désignée plus haut] construite de 1678 à  1681 et restaurée en 1866 après un incendie (sa cuisine voûtée est demeurée intacte), et la chapelle de Mgr Briand, dont le retable a été délicatement sculpté en 1785-1786 par le menuisier Pierre Émond, en sont des éléments remarquables."

Auteurs: NIVE VOISINE et CHRISTINA CAMERON

L'Encyclopédie canadienne © 2006 Fondation Historica du Canada




Séquence du développement physique du site historique du Séminaire de Québec selon Daniel Simoneau

Les numéros renvoient au plan qui est à la fin. Pour le 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013, ont été réalisées des reconstitutions 3D du site du Séminaire de Québec à travers les âges en collaboration avec l’École d’architecture de l’Université Laval, François Dufaux, architecte et professeur, Alexis Ruelland, étudiant à la maitrise et Jean-Marc Bock, illustrateur. Les notations qui accompagnent les images sont inspirées de David Mendel, Le Séminaire de Québec, un patrimoine exceptionnel, Editions Sylvain Harvey, 2013.
On peut voir ces images en cliquant ici


Note du webmestre: Les premières constructions commencèrent en 1675 après le retour de Mgr de Laval (2e voyage en France). Ces constructions furent rendues possibles par l'échange de l'Ile d'Orléans pour la seigneurie de l'Île Jésus, (Ville de Laval aujourd'hui), faite le 24 avril 1675, qui fournit l'argent nécessaire. Elles se firent, selon Simoneau, au nord de ce qui est aujourd'hui l'Aile de la procure. Voir la note 1 plus haut. Nous avons mis entre crochets dans le texte qui suit certaines précisions qui sont nôtres. Elles ne font pas partie du texte de Daniel Simoneau.

1. Le Petit Séminaire [dédié à l'Enfant Jésus] construit en 1677 [3] constituera plus tard l'extrémité nord de l'aile de la Procure. Sa portion qui excédait la face ouest de l'aile de la Procure sera détruite en 1759 et ne sera pas reconstruite. Une description du Petit Séminaire, attribuée à Frontenac et que l'on a qualifiée d'exagérée et malveillante, indique que l'édifice était à quatre étages, possédait des fenêtres en embrasures, des murs épais, des caves voûtées et un toit recou- vert d'ardoise. Toutes ces caractéristiques concordent avec les éléments archéologiques retrouvés.

2. L'aile de la Procure construite en 1681 venait intégrer l'édifice du Petit Séminaire. Cet ensemble architectural sera incendié en 1701 puis encore en 1705. Il sera reconstruit puis rehaussé d'un étage en 1866, une année après que l'édifice ait été encore une fois détruit par un incendie.

3. La tour des Nords fut construite vers 1690 et abritait les lieux d'aisance. On y accédait initialement par la portion ouest du Petit Séminaire. Suite à la destruction de cette dernière en 1759, on construisit une cage d'escalier (n° 10 sur le plan) contre son mur est.

4. Édifice construit entre 1692 et 1693 et injustement associé jusqu'à récemment au Petit Séminaire [Cette partie porte actuellement le nom d'Aile des parloirs]. Il s'agit vraisemblablement des nouveaux logis que l'on avait construits à cette époque. Il sera élargi et rehaussé d'un étage en 1822.

5. Édifice construit en 1693 qui venait fermer la cour des Petits [actuellement la Cour du Vieux Séminaire] du côté nord. Détruit lors des bombardements de 1759, il ne sera pas reconstruit. Sa fonction est indéterminée, mais les caractéristiques de ses vestiges montrent qu'il ne s'agissait pas d'un édifice de même gabarit que les précédents.

6. La chapelle intérieure qui fut construite en 1693 venait faire le lien entre l'édifice 4 et l'aile de la Procure. Elle sera détruite lors de l'incendie de 1701 et reconstruite seulement en 1749.

7. Les parloirs construits avant 1707 puis reconstruits en 1822 sur un plan plus vaste [Cette partie porte le nom maintenant d'Aile de la Congrégation à cause de la chapelle qui s'y trouve et où les élèves, membres de la Congrégation mariale récitaient l'Office de la Ste Vierge].

8. Le puits de la cour des Petits apparaît vers 1710 et disparaît totalement à la fin du XIXe siècle. Ce puits n'a rien à voir avec le puits de la famille Couillard pas plus qu'avec l'élément identifié dans les textes historiques comme étant la citerne. Cette dernière était située à l'intérieur de la portion ouest du Petit Séminaire.

9. Cette portion de la propriété sera d'abord occupé par des groupes de dépendances dès le début du XVIIIe siècle. C'est là que sera érigée, vers 1715, la boulangerie qui sera utilisée, après rénovation, comme parloirs vers 1730. Enfin, l'édifice sera transformé en chapelle, la première chapelle extérieure, vers 1750. Cette dernière sera détruite par un incendie en 1888 pour être remplacée par celle que nous voyons aujourd'hui.

10. Cage d'escalier pour donner accès à la tour des Nords qui apparaît peu après 1759.

11. Le Grand Séminaire construit en 1827 et détruit par un incendie en 1865. Une partie seulement sera reconstruite.

12. En 1822 on procéda à l'élargissement vers le nord de l'aile des Parloirs.

13. Pavillon de l'Université Laval [aujourd'hui le Pavillon Camille-Roy] dont la construction débute en 1855.

14. Le pensionnat [aujourd'hui le Pavillon Jérôme-Demers] construit lui aussi en 1855 sera agrandi en 1865 et augmenté d'une chapelle en 1883. Il abrite aujourd'hui le Musée de l'Amérique française.

15. Le nouveau Grand Séminaire [cet édifice se nomme actuellement le Pavillon Jean-Olivier Briand et il héberge depuis 1997 la Résidence des prêtres et le Grand Séminaire] construit en 1878 et qui deviendra par la suite l'aile des Prêtres [la Résidence des prêtres de 1960 à 1997, le Grand Séminaire étant déménagé à Ste-Foy de 1959 à 1979, puis à Sillery de 1979 à 1997].

16. L'aile du Secondaire construite en 1920.

pp. 104-105

tiré de Daniel Simoneau
Sous la direction de William Moss
Le site du séminaire de Québec : 140 ans de recherches archéologiques,
(Cahiers du CELAT, 22)
Université Laval,
Québec
ISBN 978 2-920576-94-0, 2008
122 pages.
_______________________

[3]Note du webmestre: On détruisit pour ce faire la maison de Mme Couillard achetée en 1668 et qui se trouvait dans ce qui est la Cour du Vieux Séminaire actuellement. Voici ce qu'écrit Baillargeon:"Un peu en retrait de la maison Couillard qui avait été préalablement démolie, et sur le site même de « l'aile de la Procure » du Séminaire actuel, commença de s'éleverun grand corps de logis. On mit trois ans à le construire." (Baillargeon, Noël, Le Séminaire de Québec sous l'épiscopat de Mgr de Laval, PUL, Québec, 1972, p. 84.)






Préparé par Mgr Hermann Giguère P.H.Supérieur général du Séminaire de Québec

avec la collaboration de monsieur le chanoine Laurent Tailleur, ex-archiviste du Séminaire et de monsieur l'abbé Georges Marceau, tous deux membres agrégés de la société des prêtres du Séminaire de Québec


  • Dernière mise à jour : 30 octobre 2008. Corrections mineures et ajout du lien à la vidéo produite par l'École d'Architecture de l'Université Laval : 2 avril 2016