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Mis à jour 10 septembre 2006



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NOUVELLES BRÈVES

06/09/10   PRÊTRES EN DEVENIR Une vie avant le sacerdoce


Le New-Yorkais Benjamin Martin, le Texan Morgan Rice et le Sherbrookois Martin Bolduc symbolisent les prêtres de demain.Photo Jocelyn Bernier, Le Soleil Ils ont fin vingtaine, début trentaine, un passé d'ingénieur, d'informaticien, de mécanicien. Une vie rythmée par le 9 à 5, des cartes de crédit et, parfois même, une blonde depuis plusieurs années. Leur projet a mis du temps à mûrir, mais un jour, ils se lancent et annoncent la nouvelle à leurs proches : «C'est décidé, je rentre au Grand Séminaire pour devenir prêtre.»

À l'heure où les ordinations sont en chute libre, que le Vatican est attaqué pour ses positions conservatrices, Le Soleil a rencontré quatre futurs serviteurs de Dieu qui dépoussièrent certaines idées reçues.

Martin Bolduc, le Sherbrookois, Benjamin Martin, le New-Yorkais, et Morgan Rice, le Texan, symbolisent les prêtres de demain. Des prêtres qui auront déjà eu une blonde pendant 10 ans, comme Martin. Des prêtres qui auront déjà possédé une luxueuse Audi TT décapotable, comme Morgan ou suivi des cours de littérature comme Benjamin.

Ils n’ont pas été touchés par la grâce, ni reçu d’appel divin. Leur vocation n’était pas non plus coulée dans le béton dès le plus jeune âge, comme leurs prédécesseurs. Par contre, ils ont tous trois grandi dans une atmosphère familiale pieuse, la foi a grandi en eux, au point de les pousser à décider, un jour, de changer de vie.

Morgan Rice était ingénieur dans le domaine du chauffage et de la climatisation depuis six ans quand il a sauté le pas : « J’avais un bon travail, une vie agréable, mais quelque chose me manquait. » Fervent pratiquant depuis son enfance, Morgan cherchait un domaine où il pourrait réellement s’accomplir. C’est en devenant prêtre qu’il pense y arriver.

Pareil pour Martin Bolduc. Après 10 ans de vie commune, et « même si ça allait bien », cet ingénieur informaticien annonce à sa blonde qu’il la quitte pour rentrer dans les ordres : « Ç’a a été le plus délicat, ça l’a rendue malheureuse. Mais, elle a été extraordinaire et a fini par comprendre », confie-t-il avec encore une pointe d’émotion dans la voix. C’était il y a un an. Depuis, il est entré au Grand Séminaire de Québec et devrait être ordonné prêtre dans six ans.

Pour nos deux Américains, l’été passé en stage au diocèse de Québec touche à sa fin. En septembre, c’est le retour au séminaire de Toronto qui est au programme. Il ne leur reste donc que quelques jours pour peaufiner l’élaboration du site Internet du 49e Congrès eucharistique international qui se tiendra à Québec en juin 2008. En tant que séminaristes basiliens (rattachés à saint Basile), ils se destinent à devenir prêtres-enseignants dans des institutions religieuses, aux quatre coins de la planète.

Place aux convictions

Est-ce parce qu’on va devenir prêtre que l’on doit s’astreindre à un devoir de réserve ? Pas le moins du monde, à écouter nos trois séminaristes donner leur point de vue sur l’actualité. « Ceux qui se battent au nom de la religion détournent le message de Dieu pour en manipuler d’autres et les amener à se sacrifier », proclame Martin Bolduc, à propos de l’Irak et du Liban. « George Bush donne un autre exemple de manipulation quand il dit que c’est Dieu qui parle en lui », ajoute Morgan Rice. Le séminariste texan déplore les ambiguïtés du président américain : « Je suis d’accord avec lui au sujet de l’avortement, mais s’il pense vraiment que la vie est sacrée, alors il devrait interdire la peine de mort. »

Pour d’autres questions, les séminaristes semblent plus tiraillés. Martin Bolduc confie avoir des amis homosexuels et la position de l’Église, telle que véhiculée dans les médias, le chicote. Il cherche donc des éclaircissements et découvre que la position du Vatican est axée sur le respect des homosexuels, mais que l’Église ne peut adhérer à une pratique sexuelle qui n’aboutit pas à la vie. « Le rôle de l’Église, c’est de transmettre la parole de Jésus, pas d’adoucir ou de transformer son message pour plaire aux gens », conclut-il.

Lire aussi :
Une première en 13 ans
Une formation classique de sept ans
Le Padre des cadets



Paru dans le journal "Le Soleil" du 16 août 2006 dans la rubrique VIVRE ICI
Mathias Marchal dans le journal "Le Soleil" du mercredi 16 août 2006



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