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Décès du cardinal Louis-Albert Vachon, archevêque émérite de Québec et prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec

Armoiries du cardinal Vachon
« Par-dessus tout la charité »


Ce matin, vendredi le 29 septembre 2006, à 10h, à l'âge de 94 ans et 7 mois est décédé Monsieur le cardinal Louis-Albert Vachon, cardinal de la Sainte Église Romaine et archevêque émérite de Québec. Il fut supérieur général du Séminaire de Québec et recteur de l’Université pendant de nombreuses années. Qu’il soit présent dans vos prières ainsi que les membres de sa famille.

Des détails suivront dans les jours qui viennent.

REQUIESCAT IN PACE

Le Supérieur général,
Hermann Giguère, ptre p.h.

Le 29 septembre 2006.




Photo du cardinal Vachon

Monsieur le cardinal Louis-Albert Vachon
Archevêque émérite de Québec


Naissance 04/02/1912
Presbytérat 11/06/1938
Épiscopat 14/05/1977
Cardinalat 25/05/1985


Le Cardinal Louis-Albert Vachon, archevêque émérite de Québec, est né le 4 février 1912 à Saint-Frédéric-de-Beauce et fut ordonné prêtre le 11 juin 1938.

Docteur en philosophie de l'Université Laval en 1947 et docteur en théologie de l'Angelicum en 1949, il fut professeur de philosophie de 1941 à 1947 à l'Université Laval et profeseur de théologie de 1949 à 1955.

Supérieur du Grand Séminaire de Québec de 1955 à 1959, il devint vice-recteur de l'Université Laval en 1959, puis recteur de 1960 à 1972. Nommé évêque titulaire de Mesarfelta et auxiliaire de Québec le 6 avril 1977 et ordonné le 14 mai suivant, il fut appelé le 4 avril 1981 à succéder au Cardinal Maurice Roy au siège métropolitain et primatial de Québec. Il a accueilli en cette qualité le Pape Jean-Paul II lors de son voyage pastoral au Canada en 1984.

Au cours du Consistoire du 25 mai 1985, Jean-Paul II l'a créé cardinal sous le titre de Saint-Paul-de-la-Croix. Le 17 mars 1990, il renonça au gouvernement pastoral de l'archidiocèse de Québec.


29 septembre 2006



Hommage du recteur de l'Université Laval, M. Michel Pigeon, à l'occasion des funérailles du cardinal Louis-Albert Vachon, le jeudi 5 octobre 2006, à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec

______________
Monsieur le Cardinal,
Monseigneur le Supérieur du Séminaire de Québec,
Chers collègues,
Chers amis,

Le décès du Cardinal Vachon nous donne l'occasion aujourd'hui de rappeler la grande place qu'il a occupée au sein de notre collectivité. La région de Québec vient de perdre non seulement un pasteur, mais aussi un universitaire.

Je me permettrais de dire que, lorsqu'il est devenu recteur de l'Université Laval en 1960, c'est le savant, c'est l'homme qui aimait la connaissance qui est devenu recteur. Il voyait l'importance de la formation, l'importance de la recherche. Son action a énormément contribué à faire de l'Université Laval la grande institution qu'elle est devenue aujourd'hui.

Il faut bien avoir à l'esprit toute l'intensité des transformations que l'Université Laval a connues durant les douze années où Monseigneur Vachon a été recteur, au moment même au le Québec vivait ce que l'on a appelé sa Révolution tranquille.

Pendant son rectorat, le campus universitaire a vu s'élever la plupart des pavillons qui façonnent, encore aujourd'hui, son identité. C'est aussi au cours de son rectorat que l'Université Laval est devenue une institution complètement autonome. Le recteur Louis-Albert Vachon a donc présidé à tout un ensemble de réformes, qui ont touché autant le développement des études et de la recherche que celui des méthodes de gestion et des infrastructures de l'Université.

Comme vous pouvez l'imaginer, ce n'est pas toujours simple d'être recteur. Monseigneur Vachon a su occuper cette fonction avec une intelligence et un doigté remarquables.

Pour le recteur Vachon, l'Université devait être principalement consacrée au développement et à la transmission de la connaissance dans tous les domaines du savoir, et être en même temps au service de la collectivité. Il a même déclaré, et je cite, que "l'Université est appelée à réviser constamment la vision qu'elle se fait d'elle-même […] la réforme de l'Université n'a de sens que continue et permanente, tandis que la stagnation équivaut à une mort lente." Fin de la citation. Quarante ans après, cette vision est toujours pertinente et actuelle.

J'ai eu le privilège de connaître personnellement Monseigneur Vachon. Plusieurs d'entre vous l'ont bien connu aussi. Nous pouvons tous affirmer qu'il était un homme exceptionnel, avec de grandes qualités de cœur.

Homme de vision, humaniste, savant, Monseigneur Vachon a été un grand artisan du progrès de l'Université Laval et de la place qu'elle occupe aujourd'hui, tant dans la société québécoise, que sur la scène nationale et internationale. Tous les membres de la communauté universitaire se joignent à moi pour lui rendre ce dernier hommage.

le 5 octobre 2006




CHOIX D'ARTICLES DE JOURNAUX

La dernière messe du cardinal Vachon (Le Soleil, 05 octobre 2006)

La famille du cardinal Vachon avait demandé que la cérémonie soit simple. Elle n’avait probablement pas prévu que le pape Benoît XVI lui rendrait hommage par la voix de son nonce apostolique au Canada, Mgr Luigi Ventura, que 25 évêques, de partout au Canada, concélébreraient la messe avec l’archevêque et cardinal Marc Ouellet et que la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec serait pleine jusqu’aux trottoirs de dignitaires laïques, de fidèles, de curieux et de journalistes.

Lisant un message du pape Benoît XVI, Mgr Ventura a qualifié le cardinal Vachon de « pasteur zélé et d’homme de foi et de culture ». Il a aussi transmis la bénédiction apostolique du pape à tous ceux qui participaient à cette cérémonie par la présence ou par le cœur.

Né le 4 février 1912, à Saint-Frédéric de Beauce, Louis-Albert Vachon était le seul garçon d’une famille de six enfants. Il fut ordonné prêtre en 1938 par le cardinal Villeneuve. Il a été recteur de l’Université Laval durant 12 ans, de 1960 à 1972. Il a été nommé archevêque de Québec et primat du Canada en 1981. Il a quitté ses fonctions en 1990 pour des raisons de santé (Parkinson, dit-on dans l’entourage de sa famille). Il avait été nommé cardinal par le pape Jean-Paul II, en 1985.

Parmi la foule, outre sa famille immédiate, on reconnaissait la lieutenant-gouverneur Lise Thibault, l’archevêque anglican de Québec, Bruce Stavert, deux anciens maires de Québec et l’actuelle : Gilles Lamontagne, Jean Pelletier et Andrée Boucher, l’ancien archevêque de Québec Maurice Couture, le cardinal Turcotte de Montréal et l’archevêque de Saint-Jérôme et président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, Mgr Gilles Casabon.




Ce maître de haut calibre par Louis O'Neil, Théologien émérite, Université Laval tiré de cyberpresse.ca, 11 octobre 2006

Il y a bien peu à ajouter aux témoignages qu’ont rendus au regretté cardinal Louis-Albert Vachon le cardinal Marc Ouellet, Michel Pigeon, recteur de l’université Laval, les professeurs Jacques Racine et Thomas de Koninck et de nombreux autres citoyens. Je me limiterai pour ma part à souligner la stature d’intellectuel chrétien de celui qui vient de nous quitter et le rôle historique joué par l’institution pionnière à laquelle il appartenait.

J’ai connu Louis-Albert Vachon, philosophe et théologien, alors que j’étais étudiant en théologie. Ce fut une chance - une grâce - pour moi d’avoir pu profiter de l’enseignement de ce maître de haut calibre et celui d’autres professeurs de grande culture qui oeuvraient dans son entourage, tant au Séminaire de Québec que dans les Facultés de théologie et de philosophie.

Des noms me reviennent en mémoire : Paul-Emile Gosselin, Gérard Dumouchel, Benoît Garneau, Ernest Lemieux, Lionel Audet — devenu plus tard évêque auxiliaire de Québec — Maurice Dionne, Charles de Koninck, Emile Simard, Emmanuel Trépanier et combien d’autres. Ces maîtres étaient des croyants, mais aussi des praticiens de la raison investigatrice, des adeptes d’une rationalité qui inspirait une démarche intellectuelle étrangère à toute forme de fondamentalisme religieux. Louis-Albert Vachon se rattachait à cette école de pensée qui trouvait dans le Séminaire de Québec un milieu réceptif et aussi un précieux soutien matériel. Un milieu qui, durant des décennies, a abrité les racines et permis plus tard aux ailes de se déployer dans le cadre d’une institution universitaire dynamique.




Louis-Albert Vachon, cardinal humaniste (Le Soleil, 11 octobre 2006) par L’abbé Tran Tam Tinh, Ph.D., SRC,Professeur émérite de l’Université Laval

«Bonjour monsieur le curé!» ( Puis à part ): «Quel dommage ! Beau garçon perdu !» Ce fut l’exclamation de la femme de ménage d’un de mes professeurs parisiens, quand elle ouvrit la porte pour accueillir Mgr Vachon. Nous étions en 1963.

Mgr Vachon, recteur de l’Université Laval, est venu à Paris pour me recruter comme professeur d’archéologie classique, pour le programme qu’il était en train de créer. Comme cette femme, plusieurs de ses amis européens étaient impressionnés non seulement par sa prestance, mais aussi par son ouverture d’esprit. Comme recteur, il désirait développer à l’Université Laval les sciences humaines, que certains universitaires modernes jugaient «non rentables» (sic) .

Je garde encore gravé dans ma mémoire le souvenir du jour où Mgr Vachon, recteur de l’Université Laval, inaugura, en 1969, notre Maison de fouilles archéologiques à Chypre. Mgr Makarios, archevêque et président de la République de Chypre, était là, accompagné des autorités politiques et scientifiques locales. Un seul invité de marque brilla par son absence. C’était l’ambassadeur du Canada. Mgr Vachon exprima sa noble désapprobation par une phrase qui en dit long : «Si nous étions l’Université de Toronto, il serait ici».

En 1989, un comité, composé des professeurs Maurice Lebel, Anicet Greco, Marie Odile Jentel et moi-même, avait offert en son honneur un volume de MELANGES auquel avaient contribué 59 savants canadiens et internationaux. Nous l’avions rencontré pour lui demander son avis. Il sourit gentiment et nous dit avec son sens de l’humour : «J’aimerais que parmi les auteurs figurent aussi des collègues féminines». Il reçut enfin les MELANGES avec beaucoup de sincérité et d’humilité: «Merci de me donner ce beau cadeau. C’est quelque chose d’éternel. Je suis plus heureux de recevoir ce volume que si on donnait mon nom à une rue».

J’aimerais évoquer d’autres souvenirs d’amitié et de grandeur d’âme de ce grand humaniste et homme d’Eglise, mais c’est trop personnel. «Au revoir, cher Cardinal Vachon ». RIP.




Le cardinal Vachon, visionnaire et pragmatique(Le Soleil, 03 octobre 2006)

Avec le décès du cardinal Louis-Albert Vachon, la région de Québec vient de perdre non seulement un grand ecclésiastique, mais aussi un grand universitaire. Grâce à ses qualités de visionnaire et à son pragmatisme, le recteur Vachon a beaucoup contribué à faire de l'Université Laval la grande institution d'enseignement et de recherche qu'elle est aujourd'hui.

Durant les douze années où monseigneur Vachon fut recteur, soit de 1960 à 1972, le Québec a vécu de profondes transformations sociales. C'est dans cette période de bouillonnement d'idées nouvelles et de changements qu'il a, entre autres, piloté le transfert des principales activités de l'Université, du Quartier latin vers le tout nouveau campus de Sainte-Foy. Souvenons-nous, par exemple, que la construction des pavillons Alexandre-Vachon et Adrien-Pouliot s'est terminée en 1962, celle du Charles-De Koninck en 1964, du Paul-Comtois en 1967 et du Jean-Charles-Bonenfant en 1968. C'est aussi au cours de cette période qu'il a fait accepter, par le Conseil du Séminaire, le principe que l'Université devienne autonome et, dans les mots de Jean Hamelin, «maître chez elle». Il a également présidé à toute une série de réformes touchant autant le développement des études et de la recherche que la modernisation des méthodes de gestion. Le 1er septembre 1971, la nouvelle Charte de l'Université est entrée en vigueur.

Pour le recteur Vachon, l'Université devait être principalement consacrée au développement et à la transmission de la connaissance dans tous les domaines du savoir, et être en même temps un outil de service à la collectivité. Il a même déclaré que «l'Université est appelée à réviser constamment la vision qu'elle se fait d'elle-même (...) la réforme de l'Université n'a de sens que continue et permanente, tandis que la stagnation équivaut à une mort lente.» Il est à la fois étonnant et rassurant de constater, quelque quarante ans plus tard, que cette vision est encore pertinente et actuelle.




Le cardinal Louis-Albert Vachon est décédé (Le Soleil, 29 septembre 2006)

Le cardinal Louis-Albert Vachon est décédé ce matin à l'âge de 94 ans. Il a été un homme influent dans la région de Québec tant à l’Université Laval (1960-1972) dont il fut le dernier recteur religieux qu’à titre d’archevêque de Québec (1981-1990).

Il a joué un rôle majeur lors de la venue du pape Jean Paul II en septembre 1984. Alors que les services protocolaires canadiens exigeaient que le pape commence sa visite à Ottawa, Mgr Vachon s’est opposé vivement et exigé que la visite commence à Québec, siège primatial de l’Église canadienne et lieu d’origine du catholicisme au pays. Jean Paul II est arrivé à Québec le 9 septembre pour terminer sa visite à Ottawa. Quelques mois plus tard, en mai 1985, il était élevé au rang de cardinal.

Le 10 juin 1986, en compagnie du maire de Québec Jean Pelletier et du recteur Jean-Guy Paquet, il accueillait Mère Teresa de passage pour une visite de 24 heures.

Si, pour bien des gens, le cardinal donnait l’impression d’être un homme de la bourgeoisie, il pouvait tout aussi bien rencontrer des chefs d’État et des diplomates dans les grands restaurants de Québec que manger un sandwich assis par terre au milieu d’un groupe de jeunes à un rassemblement comme celui de « Pas d’chair Pas d’Os » au séminaire Saint-Augustin au milieu des années 1980.

Parmi les dossiers chauds qu’il a eu à traiter, le cardinal Vachon avait révoqué le statut d’association pieuse de l’Armée de Marie, en 1987. Ce geste lui avait valu les foudres de la fondatrice du mouvement, Mme Marie-Paule Giguère. Il avait été appuyé à l’époque par le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, aujourd’hui Benoit XVI. Le décret n’a jamais été levé depuis.

En 1990, à cause des changements dans la pratique religieuse, le cardinal Vachon exigeait dans un guide pastoral que tous les couples désireux de se marier dans le diocèse de Québec selon les préceptes de l'Église catholique s'inscrivent à un cours de préparation au mariage.

Biographie

Selon les données du diocèse de Québec, le cardinal Vachon est né le 4 février 1912 à Saint-Frédéric-de-Beauce et fut ordonné prêtre le 11 juin 1938. Docteur en philosophie de l'Université Laval en 1947 et docteur en théologie de l'Angelicum de Rome en 1949, il fut professeur de philosophie de 1941 à 1947 à l'Université Laval et professeur de théologie de 1949 à 1955. Supérieur du Grand Séminaire de Québec de 1955 à 1959, il devint vice-recteur de l'Université Laval en 1959, puis recteur de 1960 à 1972.

Nommé évêque titulaire de Mesarfelta et auxiliaire de Québec le 6 avril 1977 et ordonné le 14 mai suivant, il fut appelé le 4 avril 1981 à succéder au Cardinal Maurice Roy au siège métropolitain et primatial de Québec. Il a accueilli en cette qualité le Pape Jean-Paul II lors de son voyage pastoral au Canada en 1984. Au cours du Consistoire du 25 mai 1985, Jean-Paul II l'a créé cardinal sous le titre de Saint-Paul-de-la-Croix. Le 17 mars 1990, il renonça à sa charge pastorale de l'archidiocèse de Québec.




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