Site web de la Desserte estivale du Lac Poulin


Chapelle du Lac Poulin

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Heures des messes estivales:
  • Dimanche 9h30


  • Desservant (curé):
  • l'abbé Hermann Giguère

  • Syndics (marguilliers):
  • Claude Giguère
  • Huguette Giroux-Binet
  • Grégoire Turcotte

  • Adresse postale
    1, rue des Remparts
    Québec, (Qc)
    G1R 4R7
    Adresse du site web:
    www.lacpoulin.ca.tc
    Courriel:
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    Tél:(418)692-2491
    Fax:(418)692-4345




    Courtoisie Carrefour Kairos

    Pour informations et commentaires


    © Droits réservés
    Dernière mise à jour
    23 décembre 2012


    Extraits des homélies

    13e dimanche ordinaire 1 juillet 2001; Suivre sa vocation

    Extraits de "Signes d'aujourd'hui"


    "SUIS-MOI!" Deux petits mots qui ont suscité des millions de vocations. Quel adolescent généreux n'a pas été fasciné par cet appel ferme mais respectueux? Quel chrétien, un jour ou l'autre, n'a pas connu cette valse-hésitation où se sont affrontés le désir et la peur de suivre un tel Maître? Combien, au soir de leur vie, ont regretté de n'avoir suivi le Christ qu'à distance et avec calcul? Rien d'étonnant: il n'est pas facile de suivre Celui qui est le Chemin: voie royale vers les cimes, mais aussi sentier humble et escarpé.


    Le chemin exaltant du dépassement


    Le Christ, dit l'Évangile, marche courageusement, magnifiquement vers Jérusalem. Il sait pourtant qu'il marche vers sa mort, vers la Croix où, sur ce haut lieu de l'amour, il sera "glorifié". Dès lors, suivre le Christ, c'est marcher sur le chemin exigeant du calvaire
    parce qu'il conduit à la vie de Pâques. Ce n'est pas avancer en traînant les pieds, c'est aller d'un pas décidé sur la route où l'homme est appelé à se grandir, à se dépasser. Sans regarder derrière soi vers les facilités abandonnées.

    C'est que le Christianisme n'est pas une religion de planqués ou de poules mouillées, une installation sur le dunlopillo du confort, un laisser-aller au fil de l'eau des modes, une fuite devant les risques. Le Christianisme n'est pas de la guimauve ou du sirop de framboise. Il est invitation à décoller et à monter toujours plus haut.


    Le sentier de l'humilité

    Si le christianisme est la "voie sacrée" des soldats du Seigneur marchant vers la Gloire, il n'est pas pour autant, sinon au terme, une avenue triomphale et royale, mais un sentier étroit et sans éclat.

    Il n'est pas la religion triomphaliste de la conquête armée. Et le Christ morigène ses apôtres qui veulent employer l'artillerie lourde de l'au-delà pour convaincre les mécréants qui ne les ont pas accueillis.

    L'Église n'utilise pas les techniques affinées de la publicité "pas assez, diront certains" pour séduire médiatiquement. Infiniment respectueuse, elle n'impose pas ses convictions, mais les propose.

    De plus, comme le Christ qui n' "'a pas une pierre ou' reposer sa tête", elle n'utilise pas pour convaincre la puissance de l'argent. Quoi qu'on en dise parfois, ses prêtres et religieux et religieuses n'ont pas des salaires ou des retraites de PDG... ou de footballeurs

    L'Église d'ailleurs n'est-elle pas plus crédible et plus belle quand elle se fait l'humble et pauvre servante de l'humanité?





    14e dimanche ordinaire 15 juillet 2001: Et qui donc est mon prochain?


    Voici une autre parabole propre à saint Luc, l'évangéliste de la bonté, de la miséricorde, du souci des pauvres, de l'accueil des païens et des exclus.

    Selon son habitude, Jésus n'y va pas de main morte pour décrire ce qu'il ne faut pas faire: il choisit deux biblistes, deux spécialistes de la parole et du service de Dieu que nos tribunaux modernes condamneraient pour crime de “non-assistance à une personne en danger”. De leur point de vue, les deux auraient pu justifier leur “non-assistance” par le droit divin: en vertu de leurs fonctions, ils devaient conserver la pureté rituelle, et ne pas “toucher au sang”, qui avait selon la Loi un caractère sacré.

    Jésus rejette fortement cette conception légaliste au profit de l'amour. Il répète la phrase célèbre du prophète Osée: “C'est l'amour que je désire et non les sacrifices.”(1) La parole de Dieu a déjà mis en lumière l'importance de la “pratique” dominicale, de la prière, du culte communautaire des chrétiens. Mais la parabole du bon Samaritain nous redit que la “pratique” du souci des pauvres et des blessés de la vie peut devenir prioritaire.

    “Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?” Ceci est au coeur de la bonne nouvelle. Alors la réponse apparaît dans toute sa force: Pensez aux gens qui vous font le plus peur ou qui vous répugnent le plus. Il importe de trouver les moyens de leur rendre sur la terre leur juste part de bonheur.

    Le prêtre et le lévite sont passés à côté de l'essentiel et Jésus raconte que c'est l'hérétique, l'étranger, l'exclu qui a fait preuve de pitié. L'homme méprisé et impur, sur qui Jacques et Jean voulaient faire tomber le feu du ciel un chapitre plus haut (Luc, 9, 52-55), c'est lui qui vibre à l'unisson du coeur de Dieu.

    “Et qui donc est mon prochain?” lui a demandé le légiste. Jésus nous enseigne qu'il nous appartient de devenir le prochain des autres. Comment? En étant “saisis de pitié” comme Dieu lui-même est “saisi de pitié” envers nous.

    Ce verbe “splagkhnizomai” se retrouve dix fois dans le Nouveau Testament. Il vient de “splagkhna”(2), qui désigne les entrailles, le sein maternel, le coeur. Il s'applique au bon Samaritain, mais surtout à Jésus devant la détresse des blessés, des malades, des foules laissées comme des brebis sans berger.

    (1) Osée 6, 6. Voir l'usage qu'en fait Jésus en saint Matthieu 9, 13; 12, 7; 23, 23. (2) Saint Luc (2, 78) joint ce mot au verbe eleeô, d'où vient le Kyrie eleison. Cela donne: dia splagkhna eleous theou èmôn, grâce à la pitié, ou à la tendresse miséricordieuse de notre Dieu. C'est la clé du troisième évangile. Bernard Lafrenière, c.s.c.

    Mis à jour le 10 juillet 2001




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