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Heures des messes estivales:
Samedi 19h
Dimanche 9h30
Desservant (curé):
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Syndics (marguilliers):
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Dernière mise à jour 27 juillet 2001
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17e dimanche du temps ordinaire
ANNÉE C
29 juillet 2001
Commentaires
bibliques des Lectures
Marie-Noëlle Thabut
Le tome 6 de l'Intelligence des Ecritures est paru
:
Il
s'agit donc des commentaires de toutes les lectures des dimanches du temps ordinaire
pour l'année C.
Page-titre
Tiré du site internet des évêques de France.
COMMENTAIRES BIBLIQUES DES LECTURES
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PREMIERE LECTURE - Genèse 18, 20-32
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Les trois visiteurs
d'Abraham allaient partir pour Sodome.
20 Le Seigneur dit : "Comme elle est grande, la clameur qui monte de
Sodome et de Gomorrhe ! Et leur faute, comme elle est lourde !
21 Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur
venue jusqu'à moi. Si c'est faux, je le reconnaîtrai."
22 Les deux hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu'Abraham
demeurait devant le Seigneur.
23 Il s'avança et dit : "Vas-tu vraiment faire périr
le juste avec le
pécheur ?
24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment
les faire périr ? Est-ce que tu ne pardonneras pas à cause
des
cinquante justes qui sont dans la ville ?
25 Quelle horreur, si tu faisais une chose pareille ! Faire mourir le
juste avec le pécheur, traiter le juste de la même manière
que le
pécheur, quelle horreur ! Celui qui juge toute la terre va-t-il rendre
une sentence contraire à la justice ?"
26 Le Seigneur répondit : "Si je trouve cinquante justes dans
Sodome, à
cause d'eux je pardonnerai à toute la ville."
27 Abraham reprit : "Oserai-je parler encore à mon Seigneur,
moi qui
suis poussière et cendre ?
28 Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour
ces
cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ?" Il répondit
: "Non, je ne la
détruirai pas, si j'en trouve quarante-cinq."
29 Abraham insista : "Peut-être en trouvera-t-on seulement quarante
?"
Le Seigneur répondit : "Pour quarante, je ne le ferai pas."
30 Abraham dit : "Que mon Seigneur ne se mette pas en colère,
si j'ose
parler encore : peut-être y en aura-t-il seulement trente ?"
Il répondit
: "Si j'en trouve trente, je ne le ferai pas."
31 Abraham dit alors : "Oserai-je parler encore à mon Seigneur
?
Peut-être en trouvera-t-on seulement vingt ?" Il répondit
: "Pour vingt,
je ne détruirai pas."
32 Il dit : "Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je
ne parlerai
plus qu'une fois. Peut-être en trouvera-t-on seulement dix ?"
Et le
Seigneur répondit : "Pour dix, je ne détruirai pas la
ville de Sodome."
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Nouveauté, là encore, à la surface du globe ! Désormais, un homme intervient
dans les projets de Dieu. Malheureuement, la lecture liturgique ne nous fait
pas entendre les versets précédents, là où l'on voit Dieu, parlant tout seul,
se dire à lui-même : "Maintenant que j'ai fait alliance avec Abraham, il est
mon ami, je ne vais pas lui cacher mes projets." Manière de nous dire que
Dieu prend très au sérieux cette alliance ! Voici ce passage : "Les hommes
se levèrent de là et portèrent leur regard sur Sodome ; Abraham marchait avec
eux pour prendre congé. Le Seigneur dit : Vais-je cacher à Abraham ce que
je fais ? Abraham doit devenir une nation grande et puissante en qui seront
bénies toutes les nations de la terre, car j'ai voulu le connaître..." Et
c'est là que commence ce que l'on pourrait appeler "le plus beau marchandage
de l'histoire". Abraham armé de tout son courage intercédant auprès de ses
visiteurs pour tenter de sauver Sodome et Gomorrhe d'un châtiment pourtant
bien mérité : "Seigneur, si tu trouvais seulement cinquante justes dans cette
ville, tu ne la détruirais pas quand même ? Sinon, que dirait-on de toi ?
Ce n'est pas moi qui vais t'apprendre la justice ! Et si tu n'en trouvais
que quarante-cinq, que quarante, que trente, que vingt, que dix ?..."
Quelle audace ! Et pourtant, apparemment, Dieu accepte que l'homme se pose
en interlocuteur : pas un instant, le Seigneur ne semble s'impatienter ; au
contraire, il répond à chaque fois ce qu'Abraham attendait de lui. Peut-être
même apprécie-t-il qu'Abraham ait une si haute idée de sa justice ; au passage,
d'ailleurs, on peut noter que ce texte a été rédigé à une époque où l'on a
le sens de la responsabilité individuelle : puisque Abraham serait scandalisé
que des justes soient punis en même temps que les pécheurs et à cause d'eux
; nous sommes loin de l'époque où une famille entière était supprimée à cause
de la faute d'un seul. Or, la grande découverte de la responsabilité individuelle
date du prophète Ezéchiel et de l'Exil à Babylone, donc au sixième siècle.
On peut en déduire une hypothèse concernant la composition du chapitre que
nous lisons ici : comme pour la lecture de dimanche dernier, nous sommes certainement
en présence d'un texte rédigé (dans sa forme définitive) assez tardivement,
à partir de récits beaucoup plus anciens peut-être, mais dont la mise en forme
orale ou écrite n'était pas définitive.
Dieu aime
plus encore probablement que l'homme se pose en intercesseur pour ses frères
; nous l'avons déjà vu un autre dimanche à propos de Moïse (Ex 32) : après
l'apostasie du peuple au pied du Sinaï, se fabriquant un "veau d'or" pour
l'adorer, aussitôt après avoir juré de ne plus jamais suivre des idoles, Moïse
était intervenu pour supplier Dieu de pardonner ; et, bien sûr, Dieu qui n'attendait
que cela, si l'on ose dire, s'était empressé de pardonner. Moïse intervenait
pour le peuple dont il était responsable ; Abraham, lui, intercède pour des
païens, ce qui est logique, après tout, puisqu'il est désormais porteur d'une
bénédiction au profit de "toutes les familles de la terre". Belle leçon sur
la prière, là encore ; et il est intéressant qu'elle nous soit proposée le
jour où l'évangile de Luc nous rapporte l'enseignement de Jésus sur la prière,
à commencer par le Notre Père, la prière "plurielle" par excellence : puisque
nous ne disons pas "Mon Père", mais "Notre Père".. Nous sommes invités, visiblement,
à élargir notre prière à la dimension de l'humanité tout entière.
"Peut-être
en trouvera-t-on seulement dix ?" (Ce fut la dernière tentative d'Abraham.)
"Et le Seigneur répondit : Pour dix, je ne détruirai pas la ville de Sodome."
L'histoire ne dit pas pourquoi Abraham n'a pas osé descendre plus bas. Il
faudra attendre Jérémie pour que les croyants découvrent qu'il suffit d'un
seul juste pour sauver toute une ville : "Parcourez les rues de Jérusalem,
regardez donc et enquêtez, cherchez sur ses places : Y trouvez-vous un homme
? Y en a-t-il un seul qui défende le droit, qui cherche à être vrai ?Alors
je pardonnerai à la ville." (Jr 5, 1). Et le quatrième chant du serviteur
annonce bien le salut de toute l'humanité à travers la souffrance acceptée
par un seul : "Sitôt reconnu juste, il dispensera la justice, lui, mon Serviteur,
au profit des foules, du fait que lui-même supporte leurs perversités." (Is
53, 11). Chrétiens, nous savons nommer le Juste qui, par sa vie donnée, sauve
effectivement toute l'humanité.
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PSAUME 137 ( 138 )
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1
De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les
paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges,
2 vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves,
au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
3 Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir
en mon âme la
force.
6 Si haut que soit
le Seigneur, il voit le plus humble ; de loin, il
reconnaît l'orgueilleux.
7 Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre, ta main s'abat
sur mes ennemis en colère.
Ta droite me rend
vainqueur.
8 Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour
:
n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.
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DEUXIEME LECTURE - Colossiens 2, 12 - 14
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Frères,
12 par le baptême, vous avez été mis au tombeau avec
le Christ, avec lui
vous avez été ressuscités, parce que vous avez cru
en la force de Dieu
qui a ressuscité le Christ d'entre les morts.
13 Vous étiez des morts, parce que vous aviez péché
et que vous n'aviez
pas reçu la circoncision. Mais Dieu vous a donné la vie avec
le Christ :
il nous a pardonné tous nos péchés.
14 Il a supprimé le billet de la dette qui nous accablait depuis
que les
commandements pesaient sur nous : il l'a annulé en le clouant à
la
croix du Christ.
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EVANGILE - Luc 11, 1-13
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1 Un jour, quelque
part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda : "Seigneur, apprends-nous à
prier,
comme Jean-Baptiste l'a appris à ses disciples."
2 Il leur répondit : "Quand vous priez, dites : Père,
que ton nom soit
sanctifié, que ton règne vienne.
3 Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
4 Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons
à tous ceux
qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation."
5 Jésus leur dit encore : "Supposons que l'un de vous ait un
ami et
aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : Prête-moi trois
pains :
6 un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.
7 Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : Ne viens pas
me tourmenter
! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes
couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain,
8 moi je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les
donner par
amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de
cet ami, et il lui donnera
tout ce qu'il lui faut.
9 Eh bien, moi, je vous dis : demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous
trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte.
10 Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour
celui
qui frappe, la porte s'ouvre.
11 Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui
lui demande
un poisson ?
12 Ou un scorpion, quand il demande un oeuf ?
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses
à
vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit
Saint à
ceux qui le lui demandent ?"
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"Seigneur, apprends-nous à prier" avait demandé un disciple : la réponse de
Jésus donne donc le modèle de toute prière chrétienne ; mais s'il faut "rendre
à César ce qui est à César..." (Mt 22, 21), comme le disait Jésus lui-même,
il nous invite certainement à retrouver en toute simplicité les racines juives
de la prière qu'il nous a lui-même enseignée. Car, en réalité, Jésus n'a pas
inventé les mots de cette prière : ils viennent tout droit de la liturgie
juive, et plus profondément, des Ecritures. A commencer par le vocabulaire
qui est très biblique : "Père, Nom, Saint, Règne, pain, péchés, tentations..."
Chacun de ces mots porte le poids de la Révélation progressive de Dieu à son
peuple.
De nombreux groupes chrétiens ont pris l'habitude de réciter en finale du Notre Père la formule "Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire" : cette finale (qu'on appelle "doxologie"-parole de louange-) est présente dans certains manuscrits de l'évangile de Matthieu ; elle reproduit probablement une formule pratiquée dans la liturgie chrétienne dès le premier siècle. Elle remonte encore beaucoup plus loin : c'est certainement une formule très ancienne puisque le premier livre des Chroniques (1 Ch 29, 11) la met sur les lèvres de David mourant : "A toi, Seigneur, la grandeur, la force, la splendeur, la majesté et la gloire ; car tout ce qui est dans les cieux et sur la terre est à toi. A toi, Seigneur, la royauté et la souveraineté sur tous les êtres."
-"Jésus était en prière" : Luc aime montrer Jésus en prière : à son Baptême (3, 21) ; à la Transfiguration (Lc 9) ; au moment du choix des Douze (Lc 6, 12) ; "J'ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas" (Lc 22, 32) ; à Gethsémani (Lc 22, 41-45) ; il aimait se retirer dans des lieux déserts pour prier (Lc 5, 16). - Nous avons noté abondamment les ressemblances entre le Notre Père et les prières juives : encore faut-il préciser que ce sont les prières juives qui précèdent la prière chrétienne et non l'inverse.
- A propos de la prière, enfin, il est toujours bon de méditer l'image proposée par Denys l'Aréopagite : Il imagine un bateau sur la mer ; sur le rivage il y a un rocher, sur le rocher un anneau, sur le bateau un autre anneau, une corde les relie : "L'homme qui demande est dans l'attitude de celui qui, debout dans un bateau, saisit le cordage attaché au rivage et tire dessus. Il n'attire pas à lui le rocher, mais se rapproche, lui et son bateau, du rivage."
Présentation
Hermann Giguère
Grand Séminaire de Québec
27 juillet 2001
Mis à jour le 27 juillet 2001
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