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Chapelle du Lac Poulin

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Heures des messes estivales:
  • Samedi 19h
  • Dimanche 9h30


  • Desservant (curé):
  • l'abbé Hermann Giguère

  • Syndics (marguilliers):
  • Claude Giguère
  • Huguette Giroux-Binet
  • Grégoire Turcotte

  • Adresse postale
    1, rue des Remparts
    Québec, (Qc)
    G1R 4R7
    Adresse du site web:
    www.lacpoulin.ca.tc
    Courriel:
    lacpoulin@ca.tc
    Tél:(418)692-0645
    Fax:(418)692-0280




    Courtoisie Carrefour Kairos

    Pour informations et commentaires


    © Droits réservés
    Dernière mise à jour
    10 juillet 2001





    15e dimanche du temps ordinaire

    ANNÉE C

    15 juillet 2001



      PREMIERE LECTURE - Deutéronome 30, 10 - 14


      Moïse disait au peuple d'Israël: "Ecoute la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses ordres et ses commandements inscrits dans ce livre de la Loi ; reviens au Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme.Car cette Loi que je te prescris aujourd'hui n'est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte. Elle n'est pas dans les cieux, pour que tu dises: 'Qui montera aux cieux nous la chercher et nous la faire entendre, afin que nous la mettions en pratique ?' Elle n'est pas au-delà des mers, pour que tu dises : 'Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher et nous la faire entendre, afin que nous la mettions en pratique ?' Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton coeur afin que tu la mettes en pratique.



      Réflexions tirées du commentaire de Marie-Noëlle Thabut:

      Le livre du Deutéronome se présente comme le dernier discours de Moïse, son testament spirituel en quelque sorte : il n'a pas été écrit par Moïse lui-même puisqu'il répète à de nombreuses reprises : Moïse a dit, Moïse a fait... Mais l'auteur use de beaucoup de solennité pour résumer ce qui lui semble être l'apport majeur de Moïse. Juqu'ici, chaque fois que nous lisions le Deutéronome, nous avons rencontré une très grande insistance sur la fidélité à la pratique des commandements ; nous la retrouverons ici ; ce sera mon premier point ; mais le deuxième point majeur sera la certitude que Dieu lui-même changera un jour le coeur de l'homme, de tout
      homme...

      ...dans le Deutéronome, d'abord, chez Jésus, ensuite, le grand message très positif de la Bible: la Loi est à notre portée, le mal n'est pas irrémédiable ; l'humanité va vers son salut : un salut qui consiste à vivre dans l'amour de Dieu et des autres, pour le plus grand bonheur de tous. Mais, l'expérience aidant, on a appris aussi que la pratique d'une vie juste, c'est-à-dire en conformité avec ce projet de Dieu est quasi-impossible aux hommes s'ils comptent sur leurs seules forces. Et la leçon est toujours la même : Jésus répond à ses disciples : "Aux hommes c'est impossible, mais à Dieu, tout est possible." (Mt 19, 26). Le Deutéronome dit la même chose, et c'est le deuxième point que je mentionnais en commençant. Puisque son peuple est
      désespérément incapable de fidélité, c'est Dieu lui-même qui transformera son coeur : "Le Seigneur ton Dieu te circoncira le coeur, pour que tu aimes le Seigneur et que tu vives." (Dt 30, 6). Par "circoncision du coeur", on entend l'adhésion de l'être tout entier à la
      volonté de Dieu. On a longtemps espéré que le peuple lui-même atteindrait cette qualité d'adhésion à l'Alliance "de tout son coeur, de toute son âme, de toutes ses forces" (comme dit la fameuse phrase du "Shema Israël", la grande profession de foi, Dt 6, 4); mais il a bien fallu se rendre à l'évidence ; et des prophètes comme Jérémie, Ezéchiel prennent acte qu' il y faudra une intervention de Dieu : "Je déposerai mes directives au fond d'eux-mêmes, les inscrivant dans leur être ; je deviendrai Dieu pour eux, et eux, ils deviendront un peuple pour moi." (Jr 31, 33).



      PSAUME 18 (19)

      La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ;
      la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples.

      Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le coeur ;
      le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard.

      La crainte qu'il inspire est pure, elle est là pour toujours ;
      les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables :

      plus désirables que l'or, qu'une masse d'or fin,
      plus savoureuses que le miel qui coule des rayons.



      DEUXIEME LECTURE - Colossiens 1 , 15 - 20


      Le Christ est l'image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature, car c'est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur laterre, les êtres visibles et les puissances invisibles : tout est créé par lui et pour lui. Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui. Il est aussi la tête du corps, c'est-à-dire de l'Eglise. Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, puisqu'il devait avoir en tout la primauté. Car Dieu a voulu que dans le Christ, toute chose ait son accomplissement total. Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix.



      EVANGILE - Luc 10, 25-37


      Pour mettre Jésus dans l'embarras, un docteur de la Loi lui posa cette question : "Maître, que dois-je faire, pour avoir part à la vie éternelle ?" Jésus lui demanda : "Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ?" L'autre répondit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même." Jésus lui dit : "Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie." Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus: "Et qui donc est mon prochain ?" Jésus reprit : "Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.' Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ?" Le docteur de la Loi répond : "Celui qui a fait preuve de bonté envers lui." Jésus lui dit : "Va, et toi aussi, fais de même."



      Réflexions tirées du commentaire de Marie-Noëlle Thabut:


      En fait, à travers le portrait du Samaritain, Jésus nous propose sa propre image, lui qui dispense sans compter compassion et guérison. Alors, si on demande à Jésus "Qui donc est mon prochain ?", il nous répond 'A toi de décider jusqu'où tu acceptes de te faire proche.' Et si l'on se pose la question : 'Pourquoi le Samaritain nous est-il donné en exemple ?' la réponse est toute simple : 'Parce qu'il est capable d'être saisi de pitié.' A nous aussi, Jésus dit : "Va, et toi aussi, fais de même." Sous-entendu, ce n'est pas facultatif : "Fais ainsi et tu auras la vie" avait-il dit à son interlocuteur un peu avant ; Luc répète souvent cette exigence de cohérence entre parole et actes : c'est bien beau de parler comme un livre (c'est le cas du docteur de la Loi, ici), mais cela ne suffit pas : "Ma mère et mes frères, disait Jésus, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique." (Lc 8, 21). Et là, notre capacité d'inventer est sollicitée : si les dimensions du cercle de notre prochain dépendent de notre bon vouloir, et si les considérations de catégories sociales et de convenances doivent céder le pas à la pitié (ce qui semble bien être la leçon de cette
      parabole), alors, il ne nous reste plus qu'à inventer l'amour sans frontières !


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      Complément

      Si la question "Quel est le plus grand commandement ?" se retrouve dans les évangiles de Matthieu et de Marc, la parabole du Bon Samaritain, en revanche, est propre à Luc. On notera également que chez Luc, c'est le docteur de la Loi qui donne lui-même la réponse "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu... et ton prochain comme toi-même." Alors Jésus reprend : "Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie."

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      Origine: Site internet des évêques de France


      Mis à jour le 10 juillet 2001






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