Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663

           

"Inventer des façons nouvelles de servir l'Évangile" - Bulletin d'information SME-Info Vol. 40 n. 4, décembre 2013

Mot du Supérieur général, remerciements de l'abbé Félix Roberge, le prêtre selon un séminariste d'aujourd'hui, le monument du 350e par Lucienne Cormet, dates à retenir, etc. Version PDF



Julie Lemieux, Agnès Maltais, Maka Koto, Lucienne Cornet, Mgr Maurice Couture, abbé Jacques Roberge, Françoise Mercure, Régis Labeaume (Photo Daniel Abel)
Julie Lemieux, Agnès Maltais, Maka Koto, Lucienne Cornet, Mgr Maurice Couture, abbé Jacques Roberge, Françoise Mercure, Régis Labeaume (Photo Daniel Abel)
MOT DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL

Nous sommes déjà rendus au terme des Fêtes du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec. Nous avons eu l’occasion de revisiter les grands moments de notre histoire, la fondation par François de Laval, le rôle du Séminaire dans l’établissement de l’Église en Nouvelle-France, les fondations du Grand Séminaire, du Petit Séminaire et celle de l’Université Laval, etc. Le Séminaire a connu plusieurs tournants dans son histoire et il a toujours su se laisser interpeler par les événements. Au départ, ses prêtres étaient plutôt des missionnaires prêts à être envoyés dans tous les coins du pays pour annoncer l’Évangile. Après la Conquête, les prêtres du Séminaire sont devenus des éducateurs et des enseignants. Malgré ce changement d’orientation en apparence, le Séminaire a toujours été fidèle à sa vocation première, celle d’être au service de l’Église et de ses fidèles.

Le rappel de ce riche passé ne risque-t-il pas de nous écraser quelque peu? Il ne faudrait pas nous laisser envahir par de tels sentiments, même si nos ressources humaines diminuent. Comme François de Laval et nos prédécesseurs, nous devons demeurer à l’écoute des signes des temps, à l’écoute des besoins de notre Église et envisager l’avenir non seulement avec optimisme, mais avec espérance. Rappelons-nous qu’au lendemain de la Conquête, la communauté comptait uniquement cinq prêtres et que les édifices du Séminaire étaient en ruine…

Au cours de la prochaine année, et particulièrement lors de la journée de ressourcement du mois d’octobre prochain, nous prendrons quelques moments pour faire un retour sur les Fêtes du 350e et réfléchir sur ce que pourrait être le Séminaire de Québec dans l’avenir. Pas facile d’entrevoir l’avenir… Chose certaine, si le Séminaire veut demeurer fidèle à ses origines et à son histoire, il devra inventer des façons nouvelles pour demeurer au service de l’Église.

Jacques Roberge, ptre


Nominations

● Monseigneur Eugène Tremblay, évêque émérite d’Amos et membre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, a été choisi comme membre coopté du Conseil du Séminaire pour un second d’un mandat de deux ans.

Dates à retenir

● 6 décembre 2013 : Clôture des Fêtes du 350e anniversaire de fondation du Séminaire de Québec. Concélébration eucharistique présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec, vœux de l’Immaculée conception et banquet traditionnel.
● 8 décembre 2013 : Ouverture de la Porte Sainte pour marquer le lancement de l’Année jubilaire de la fondation de la paroisse Notre Dame de Québec en 1664.
● 9 décembre 2013 : Fête de l’Immaculée conception avec Mgr l’Archevêque à la Cathédrale à 19 h 30.
● 29 décembre 2013: Fête de la Sainte Famille, patronne du Séminaire de Québec. Concélébration eucharistique à la Cathédrale à 9 h 30, santé et repas festif.
● 22 janvier 2014 : Célébration anticipée de la fête de saint François de Sales, patron secondaire du Séminaire (24 janvier). Concélébration eucharistique à 16 h suivie d’une santé à la Salle des prêtres ainsi que d’un repas festif. Invités: Prêtres de la région pastorale de Rive-Sud, Amiante/Lotbinière/Bois-Francs.

Activités pastorales
Maison François-de-Laval à Petit-Cap

● 3 décembre 2013 : Pastorale. Ville de Québec.
● 10 au 12 janvier 2014: Activités de ressourcement, Centre Agapê.
● 24 au 25 janvier 2014: Pastorale universitaire.
● 31 janvier au 2 février 2014: Rencontre du groupe « Vivre et Aimer ».

Des remerciements de l’abbé Félix Roberge

Le 26 avril dernier, je quittais le Séminaire pour me rendre en voiture à Edmonton (Alberta). Ce fut un très beau voyage de huit jours au cours duquel mon père et moi avons parcouru plus de 4 000 Km et traversé cinq provinces...Mon départ du Séminaire fut abrupt. En trois semaines, la Branche des aumôniers des Forces canadiennes m'a demandé de quitter Québec et de déménager à Edmonton pour me préparer à une nouvelle mission en Afghanistan.

Ce n'est pas sans regret que j'ai dû vous quitter. Lors de mon arrivée au Séminaire, j'avais 25 ans. Je venais tout juste d'être ordonné prêtre. Et le bon Dieu m'a fait un beau cadeau en permettant que l'on m'ouvre lorsque j'ai frappé, et qu'on me donne lorsque j'ai demandé (Mt 7, 7). Je me cherchais un endroit où demeurer et la Providence a permis que je me trouve des confrères avec qui habiter. Ces frères prêtres sont devenus des amis.

Vous côtoyer pendant presque deux ans fut pour moi une grâce. Chacun de vous, à sa façon, m'a fait grandir. L'homme et le prêtre que je suis aujourd'hui, c'est en partie à vous que je le dois. Être à vos côtés m'a permis de tisser des liens particuliers de charité apostolique, de ministère et d'amitié qui caractérisent notre union dans le presbyterium. J'ai été au sein d'une ambiance spirituelle de vraie fraternité et de délicatesse. Et tout cela m'a rendu heureux. Merci !

... Avec mon cœur en feu de jeune prêtre, j’ose maintenant vous laisser en vous disant, à vous qui allez me manquer : que la Providence rende ferme votre foi, joyeuse votre espérance, et constante votre charité. Que Dieu vous bénisse, vous protège et vous garde. Merci à vous tous de m'avoir accueilli au sein de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec. Je me suis senti chez moi. Demeurons unis dans la prière.

Félix Roberge, prêtre
Aumonieur militaire


Le monument du 350e de la fondation du Séminaire de Québec par Lucienne Cornet

Dévoilé le 15 octobre 2013, le monument soulignant le 350e du Séminaire de Québec est situé le long de l'allée menant à l'entrée de la cour intérieure du Séminaire, au 1, côte de la Fabrique et est l’oeuvre de madame Lucienne Cornet. Le monument a été subventionné par le Séminaire de Québec auquel se sont unis la Commission de la capitale nationale du Québec et la Ville de Québec qui ont accepté de participer à l'érection de cette œuvre commémorative soulignant les 350e ans de la fondation du Séminaire de Québec..

L'œuvre intitulée “Entre terre et ciel” se décrit comme une colonne à section carrée terminée par un chapiteau, supportant un clocher surmonté d'une croix, traversant une série de cercles dessinant la structure d'une sphère armillaire. L’inscription d’un texte de Mgr François de Laval parcours un des cercles : « Ce que la main de Dieu fait nous sert admirablement bien quoique nous n’en voyions pas si tôt les effets»
Pour madame Françoise Mercure, présidente de la Commission de la capitale nationale, il était tout naturel pour la Commission de s’associer à un tel projet : « Ça fait partie du volet promotion de notre mandat, ce qui nous permet de faire ressortir l’aspect patrimonial. Nous avons défrayé les coûts de l’aménagement de l’œuvre et nous avons participé au comité de sélection de l’artiste qui a créé l’œuvre, Lucienne Cornet». Profitant de cette occasion, le ministre Maka Kotto a procédé à la désignation de la date de fondation du Séminaire de Québec, le 26 mars 1663, comme la date d’un événement historique national au sens et en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

L’archevêque émérite de Québec, Mgr Maurice Couture, a procédé à la bénédiction de l’œuvre. La plupart des prêtres du Séminaire étaient présents pour cette cérémonie ainsi que monsieur le maire Régis Labeaume, madame la ministre Agnès Maltais, monsieur le ministre Maka Koto et le recteur de l’Université Laval, autrefois œuvre du Séminaire, monsieur Denis Brière.


Savez-vous… ?

-… quand les édifices du Vieux Séminaire de Québec ont été reconnus comme monuments historiques ? Réponse 1 la fin du Bulletin.

-… qui a rassemblée les reliques de la Chapelle extérieure, aujourd’hui la Chapelle du Musée de l’Amérique francophone ? Réponse 2 à la fin du Bulletin.


Le visage du prêtre selon un séminariste d’aujourd’hui
Merci à Léandre Zefack, séminariste du diocèse de Québec au Grand Séminaire de Québec.., pour cet article stimulant. Léandre a 29 ans. Il est français d'origine camerounaise. Ingénieur en Génie des Matériaux, il est venu travailler au Québec en 2011 et il a vécu un appel à devenir prêtre qui l'a amené au Grand Séminaire de Québec en septembre 2012. Il vient d'être choisi par ses confrères comme président des séminaristes pour l'année 2013-2014.

Intuitivement, comme une abeille est attirée par le pollen des fleurs, l'être humain, à mon avis, attend, intuitivement, du Christ, et de ses représentants, cette fragrance, ou cette odeur de la suavité, de la douceur et de l'humilité. La barre est haute pour le prêtre, nous en convenons!

Retenons trois aspects essentiels de la vie et du ministère du prêtre. En premier lieu, la proximité avec le Christ ne peut se vivre dans le secret de sa chambre. Elle doit, pour le prêtre, à mon avis, oser s'incarner, avant tout dans les relations extérieures. Cela transparaîtra dans sa prédication où il se réappropriera le langage chrétien, de façon à mieux se comprendre lui-même et à mieux se dire aux autres. Le deuxième aspect consistera pour le prêtre, à accepter d'accorder une place plus grande à l'Esprit Saint qui souffle où il veut. Autrement dit, il doit sortir d'un certain conformisme, rigidité ou intransigeance que certains pasteurs adoptent dans l'exercice de leur fonction pour faire sienne la grande liberté de l'Esprit qui accomplit des miracles qui sortent de «l'ordinaire» de nos attentes ou catégories. Il lui faut inventer de nouvelles façons d'évangéliser, de faire entendre la Parole. Il y a beaucoup à inventer…dans les limites du raisonnable, bien entendu!!! Enfin, en troisième lieu, le prêtre se doit de cultiver une relation d'amitié avec le Christ, de l'ordre de celle qu'ont eue les Apôtres avec le Christ. Il importe qu'il soit heureux, et qu'il témoigne authentiquement de sa joie d'être chrétien et pauvre pour le royaume, plutôt qu'aigri. Les fidèles et les païens ont un urgent besoin, tout comme moi, de découvrir la bonté et la joie du Christ, à travers des prêtres qui peuvent en témoigner. Un Christ qui aimait les gens, qui aimait manger, boire, parler, rire, se réjouir avec eux.

Bref, le prêtre se doit d'être à la fois du monde et à la fois étranger à ce monde, figure d'espérance de joie profonde, signe des bonheurs à venir auprès du Christ pour ceux et celles qui vendant tout ce qu'ils ont, se mettent à sa suite.

Landre Zefack, séminariste

Réponses au Saviez-vous… ?

1) Le 17 janvier 1969, le gouvernement québécois classe les édifices du Vieux Séminaire de Québec monuments historiques. Le plus ancien de ses bâtiments a été construit en 1675. Les bâtiments du Séminaire de Québec sont construits conformément aux principes architecturaux du XVIIe siècle : des ailes ou des pavillons entourent des cours intérieures où l'on entre par un portail couvert. Quoique la construction des bâtiments du quadrilatère principal s'échelonne du XVIIe au début du XXe siècle, l'ensemble présente des traits typiques de l'architecture des bâtiments publics du régime français : maçonnerie de moellons enduite de stucco ou de crépi, fenêtres à battants à petits carreaux de vitre, toits à forte pente garnis de lucarnes et cheminées massives intégrées à des murs coupe-feu surélevés. L’aile de la Procure construite de 1678 à 1681 et restaurée en 1866 après un incendie (sa cuisine voûtée est demeurée intacte) et la chapelle de Mgr Briand, dont le retable a été délicatement sculpté en 1785-1786 par le menuisier Pierre Émond, en sont les éléments les plus remarquables avec la chapelle de la Congrégation.

Lors du classement des édifices du Séminaire comme monuments historiques le Séminaire de Québec profite alors de subventions du gouvernement québécois pour réaliser des travaux de restauration. Au cours des années 1980, l’Université Laval participe financièrement au réaménagement de son école d’architecture, installée dans le Vieux Séminaire en 1988 et complète ainsi les travaux de restauration du séminaire, entrepris dans les années 1970.

2) Ces reliques proviennent de diverses sources. Celles de saint Clément et de saint Modeste furent données à Mgr de Laval en 1689. Les ossements proviennent du cimetière St-Cyriaque à Rome. Ce sont des ossements de martyrs inconnus, c’est pourquoi, ne connaissant pas leur nom, on leur attribua pour les identifier aux fidèles les noms assez communs dans l’église ancienne de Clément et Modeste. Auprès de l’autel ces reliques prenaient place déjà dans la chapelle construite en 1750. Au fil des ans, le Séminaire s’est enrichi d’une collection importante de reliques. Auprès de l’autel de saint Charles Borromée est conservée l’étole de ce saint que Mgr Briand avait reçue en cadeau. Entre 1882 et 1885, Mgr Calixte Marquis, curé de St-Célestin où il érige la Tour des martyrs rapporte d'un voyage en Italie et en Terre Sainte une impressionnante collection de 5000 reliques. Cet ancien élève du Séminaire est toujours demeuré attaché à son Alma mater. Et après l’incendie de la chapelle en 1888, il fait don au Séminaire d’une partie importante de sa collection. Et ainsi dans la reconstruction de la chapelle on décide de leur donner une place importante en les intégrant dans la décoration, en créant des ensembles consacrés aux confesseurs, aux martyrs, aux vierges etc. Les 12 petites chapelles latérales de la chapelle sont alors ornées de plusieurs reliquaires. Avec ses quelque 600 pièces, cet ensemble singulier constitue la plus importante collection de reliques au Canada. La présence de nombreux reliquaires ne sert pas seulement à exposer les reliques elles-mêmes, mais constitue un élément essentiel de la décoration de l’édifice. Une visite sur place permet de se rendre compte de ce fait. L’importance muséale des reliquaires au-dessus de chacun des autels et de chaque côté du maître-autel est évidente.





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SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XL – No 4, décembre 2013

Dimanche 17 Novembre 2013
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